Pensées d’enfants

Quand j’étais petite et que je prenais un bain je nettoyais les joints du carrelage pour qu’ils soit tous blancs, évidement ma mère n’était pas très d’accord… (toute la saleté coulait dans le bain.)

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Hipollène c’est la petite en rouge

Quand j’étais petite, dans le bain j’utilisais du shampoing ou du bain moussant pour me transformer en Père Noël (cheveux, sourcils et barbe – la barbe c’était toute une technique…) ou en Hipollène.

Quand j’étais petite, mon compagnon de jeux principal était une peluche (que j’utilisais comme une poupée… mais c’était une peluche.) [L’avantage inconscient -je crois- de la peluche c’est qu’elle est plus légère que la poupée, pas de beaucoup sûrement mais pour moi ça devait être significatif : mes parents m’ont rappelé que j’avais été déçue par une poupée dont j’avais beaucoup rêvé -elle était super belle, disait maman, pleurait, buvait au biberon et ronflait !- parce qu’elle était trop lourde…

Quand j’étais petite et qu’on roulait sur l’autoroute j’aimais que mon père double et je ne voulais surtout pas que la voiture redouble ensuite… Mais c’était un jeu silencieux : je voulais savoir qui allait gagner la course.

Quand j’étais petite, je voyais toujours une face de chat sur le devant des voitures.

Quand j’étais petite, à la pompe à essence je m’amusais à comparer les chiffres du prix et du volume et à voir quand chacun changeait et l’écart qui se creusait.

Quand j’étais petite, j’adorais voir mon père laver la voiture ou laver les vitres (et vous imaginez bien qu’il ne le faisait pas souvent. Une fois par an grand maximum…)

 

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Impossible de retrouver le canard à salopette verte qui symbolise le Pizza Pai de mon enfance…

Quand j’étais petite, pour mes rdv médicaux nous allions dans une grande ville à 2/3h de chez moi. Il y avait tout un rituel : le rdv était l’après-midi, donc j’arrivais avec ma mère avant midi et nous allions manger à Pizza Paille. Je choisissais mon menu et je me sentais grande parce que c’était en self-service (comme la cantine des collégiens et lycéens.) Je prenais toujours Vittel fraise en boisson avec une paille décorée d’un palmier.

 

Quand j’étais petite, la première minute sur les épaules de mon père me faisait toujours très peur (le temps que je m’adapte, après c’était génial… mais la première minute … !)
Bien sûr jamais je ne l’aurais avoué, mais, bien sûr, il le savait (en même temps, quand tu t’agrippes c’est que tu n’es pas tranquille, et malgré tous mes efforts je ne pense pas que j’étais hyper-discrète 🙂 )

Quand j’étais petite, en décembre, j’aimais m’endormir en regardant l’arc-en ciel clignotant au plafond (formé par la guirlande lumineuse du sapin)

Même si la raison est venu s’interposer un petit peu (je ne nettoie plus systématiquement les joints du carrelage, je n’utilise plus de bain moussant pour me transformer en Père Noël, et je ne monte plus sur les épaules de mon père !) je pense encore à tout cela à chaque fois que je suis face à ces mêmes situations. Je redeviens une petite enfant le temps d’une fraction de seconde… (et parfois ça prend le dessus : quand je mets une masse de shampoing pour devenir Hippollène, quand je vois l’arc-en-ciel au plafond….)

Et vous quels sont les souvenirs qui vous ramènent en enfance ?

Est-ce que vous vous laissez faire ?

 

Si j’étais …

Je suis une fan des portraits chinois du coup, forcément, quand j’ai lu celui d’Élodie , j’ai immédiatement sauté sur l’occasion…

♥ Si j’étais une fleur ? Un tournesol, parce qu’il regarde toujours le soleil selon la légende, et même si j’ai un doute sur la véracité du fait, je retiens la poésie… et je souhaite diriger ma vie comme ça : en regardant autant que possible vers le soleil…
((et, en plus, à chaque fois que la question florale revient dans un portrait chinois je pense à Harold et Maud et à cet extrait-là (précisément))…

♥ Si j’étais une partie du corps humain ? Ma main droite… Je sais pas me débrouiller sans elle. (j’ai dû réfléchir sur ce coup-là quand même…)

♥ Si j’étais un pays ? aucun ne me vient à l’esprit spontanément… En général je suis plutôt tournée vers la culture et la langue espagnole, en ce moment je ne pense qu’à l’Irlande et sinon j’aime beaucoup mon propre pays aussi ! (l’herbe n’est pas toujours plus verte chez le voisin !)

♥ Si j’étais un paysage ? La mer, avec une plage de sable ou de galets; peu m’importe… Tout ce qui compte, c’est les vagues qui viennent inlassablement se briser en bout de course, juste devant alors que dans le lointain l’horizon reste, stable et immuable.

♥ Si j’étais un peintre ? Marc Chagall : parce que c’est coloré, poétique et imparfait (c’est-à-dire qu’il reste du fouillis de l’ambiguité, du non-fini… qui laisse beaucoup de place à l’imagination.)

 Si j’étais une couleur ? Le bleu Oh ben ça alors, quelle suprprise ! C’est une couleur qui a beaucoup de nuances, je ne saurais choisir ma favorite… Chacune a son charme et son utilité…
Le bleu, c’est la couleur du ciel ensoleillé, la couleur de la mer des beaux jours, c’est donc une couleur solaire, mais plus discrète que le jaune, un peu comme moi
En surfant je suis tombée là-dessus, je suis donc assez cohérente !

Comme le ciel bleu ou la mer qui ouvre les horizons, le bleu et ses nuances (turquoise, cyan…) est une couleur étroitement liée au rêve, à la sagesse et à la sérénité. Le bleu est l’écho de la vie, du voyage et des découvertes au sens propre et figuré (introspection personnelle). Comme l’eau qui désaltère, le bleu a un petit côté rafraîchissant et pur qui permet de retrouver un certain calme intérieur lié aux choses profondes. Le bleu est symbole de vérité, comme l’eau limpide qui ne peut rien cacher.

Le bleu c’est aussi une couleur très importante en peinture qui a donné lieu à des œuvres magnifiques (je ne suis absolument pas subjective…) (je vous prépare un joli diaporama 🙂 )

♥ Si j’étais un instrument de musique ? Le violoncelle, c’est un instrument magnifique très chaleureux et doux mais aussi puissant et vibrant, et avec une grande tessiture … mais je ne suis pas du tout objective…

♥ Si j’étais un dessert ? La mousse au chocolat : le chocolat est déjà un péché-mignon à lui tout seul, en mousse c’est l’apogée !

♥ Si j’étais une citation ? J’ai un énorme problème, j’adore les citations, j’ai beaucoup de mal à en choisir une seule, j’envisage d’ailleurs de créer une rubrique citations sur le blog (j’oublie généralement les citations très rapidement mais j’aime malgré tout garder trace de celles qui me parlent…) [Pour une fois, ça m’intéresserait d’avoir vote avis : si l’idée vous plait, je peux partager mes citations inspirantes ici, sinon je continuerai à les écrire dans mon cahier…] [ Regardez comme c’est magnifique j’ai créé un sondage rien que pour ça ! Si autre jour, précisez dans autres, réponse multiple possible]

Bref, voici une citation (qui serait d’Albert Einstein) qui me correspond plutôt bien :

« Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide. »

Blogger recognition award

J’ai été nommée par Pomdepin pour un tag, Blogger recognition award, qui se déroule en 4 points :

Pour commencer, je remercie Pomedepin de m’avoir nommée. (Hop un point !)

Pour continuer, je raconte l’histoire de ce blog : J’ai créé ce blog un soir sur un accès de folie soudaine : je n’ai jamais été du genre expansif, encore moins avec les inconnus, je suis ce qu’on appelle une introvertie… Alors pourquoi diantre ouvrir un blog ?
Parce que j’ai toujours aimé écrire, parce que j’avais déjà remarqué le pouvoir thérapeutique de l’écriture par les courriers que j’écrivais avec des amis mais que je n’avais jamais réussi à tenir un journal intime sur la durée faute de retour et aussi parce que j’étais (et je suis) toujours agacée par une impression d’écrire que des niaiseries…

J’avais donc l’idée de créer un blog, qui soit une sorte de journal de bord-journal intime qui parle ! Mais je n’avais aucune idée de ce dont j’allais bien pouvoir parler …

Puis finalement l’inspiration est venue seule : j’ai philosophé, raconté ma vie, noté mes petits bonheurs, parlé de mon handicap, présenté des œuvres d’arts, critiqué des films et expositions et dit des bêtises… (d’ailleurs, n’hésitez pas à me dire si un sujet évoqué jadis vous intéresserait, je ne l’écrirais pas forcément pour autant, mais une petite piqûre de rappel ne fait pas de mal…) Et je suis devenue accro…

Voilà pour le deuxième point, passons maintenant au troisième : mon conseil aux débutants. Écrivez pour votre plaisir, pas pour les autres ou pour faire le buzz, les « j’aime » viendront de toute façon.
(ça pourrait paraitre paradoxal avec ce que je viens d’exposer plus haut, mais ne vous y trompez pas : j’ai toujours écrit pour mon épanouissement personnel, c’est les autres ((vous en fait)) qui ensuite sont venus à moi et ont apprécié.) Et si un peu de reconnaissance fait toujours plaisir (elle m’empêche de penser que j’écris quelque chose de vain, d’inutile), je n’écris pas dans ce but.

Enfin, nous voilà au quatrième et dernier point, la nomination de 6 candidats pour prendre le relais (rien n’est obligatoire bien sûr mais jouer c’est chouette !)

  1. Le souffleur de mots,
  2. Buline,
  3. Lottichan,
  4. Renée-Lise,
  5. Quatre fois par jours.

J’ai bien envie de connaitre l’histoire de votre blog !

La sixième place est pour celui qui veut se lancer sans que je l’ai nommé (parce qu’en parcourant ma longue liste d’abonnements, j’ai pas eu d’illumination.)

Un jour-un livre #31

Merci à Anickanouck et Buline pour leurs suggestions…
Pour le dernier billet de la série je me suis dit que je pouvais me lâcher et ne pas donner un seul livre… C’est malin parce que du coup j’y ai passé du temps alors que plein d’autres occupations m’attendent (faire ma valise en est une, au hasard…) et du coup je n’ai pas le temps de vous mettre des photos pour égayer un peu tout ça… mea culpa !

  • Un livre qui me fait voyager, me fait découvrir un pays

J’en ai déjà évoqué un au cours du mois : De la part de la princesse morte de Kénizé Mourad, à la suite de celui-ci j’ai aussi dévoré Le jardin de Badalpour qui me fait voyager de la même manière et je viens d’emprunter un autre roman de cette même écrivaine, Dans la ville d’or et d’argent, toujours dans le  même but (ces trois histoires ont pour cadre principal l’Inde (et la Turquie) du XIX° siècle.)

J’avais aussi beaucoup aimé C’est moi qui éteins les lumières de Zoyâ Pirzâd. Assez étonnamment j’ai eu l’impression de voyager alors que l’essentiel du récit se déroule à l’intérieur d’une maison. Sauf que c’est en Iran et que l’on découvre la culture, les coutumes et la cuisine de ce pays en filigrane…

Enfin, tout à fait dans un autre genre, Yann Arthus-Bertrand n’a pas son pareil pour faire voyager notamment, La terre vue du Ciel et La Terre racontée aux enfants.

 

  • un livre qui m’emmène carrément ailleurs.

Un livre m’amène toujours ailleurs, le carrément a donc son importance… et là encore je ne vais pas me limiter à un livre puisqu’il s’agit d’un ensemble écrit par Pierre Bottero :

Le Pacte des Marchombres qui compte 3 tomes Ellana,  La prophétie et L’Envol

La quête d’Ewilan avec 3 autres tomes

Le monde d’Ewilan avec encore 3 tomes.

Dans ces 9 livres on croise les mêmes personnages dont les histoires s’entremêlent, dans un monde totalement imaginaire. Cet auteur avait un don pour t’embarquer dans un autre monde, son monde…
Par ailleurs il y a aussi Les Âmes Croisées, son dernier ouvrage, qui est aussi dans un monde totalement différent.

 

  • un livre qui me fait paraitre intelligente

Plusieurs fois j’ai lu des livres « qui n’étaient pas de mon âge » et plusieurs fois j’ai étonné des gens en leur disant que je les avais lus.  2 exemples m’ont marquée.

Une journée d’Ivan Denissovitch  d’Alexandre Soljenitsyne.
je l’ai lu quand j’étais au lycée, en première, et cela a étonné ma professeure d’histoire quand je lui en ai parlé (si elle savait que je n’ai pas réussi à finir le Journal d’Anne Frank elle aurait peut-être été moins admirative…)

Tout est langage de Françoise Dolto.
J’ai du le lire au début du lycée il me semble et c’est pareil quand j’en parlais à mes profs ils étaient surpris que je lise ça de moi même et plus récemment c’est une amie élève à Sciences Po qui en parlait avec sa prof et celle-ci trouvait ça étonnant que je lise cela…
Tout ce qui est psychologie m’a toujours intéressé, la psychanalyse entre dans le lot.
Je ne dis pas que tout peut et doit être analysé et expliqué par la psychanalyse mais certains aspects sont très intéressants. Tout n’est pas à garder mais tout n’est pas à jeter non plus, le problème c’est que l’on tombe trop facilement dans les extrêmes (c’est comme le débat allopathie/homéopathie… tout le monde presque reconnait que l’arnica a des effets bluffants ! mais l’homéopathie n’a pas réponse à tout, il en de même de la psychanalyse, tout trouble psy ne doit pas être traité par la psychanalyse !)
Ainsi je pense que Freud va beaucoup trop loin (j’ai lu des extraits d’Essais sur la Psychanalyse) mais cela est assez compréhensible, il a voulu pousser la logique de la théorie qu’il avait fondé jusqu’au bout. Quand on est le premier on essuie des plâtres, c’est facile de juger rétrospectivement. Françoise Dolto avait déjà une approche plus modérée. Ce livre m’a marqué par tout ce qu’il m’a appris sur la construction de l’enfant, la construction de l’identité.

  • Un livre à faire découvrir à des enfants de primaire

La rivière à l’envers de Jean-Claude Mourlevat. C’est un livre que j’avais justement découvert grâce à mon instituteur en CM2 et que j’avais beaucoup aimé.

Bon, l’écrivain est connu donc tu connais peut-être déjà… Le problème c’est que quand je me suis mise à chercher d’autres idées, une avalanche m’est tombée dessus et j’ai été incapable de choisir… ça me donne une idée pour un prochain article (voire une rubrique) mais il faudra patienter jusqu’en 2016… (sinon je peux aussi donner sèchement la liste mais vous n’aurez pas mon avis, toujours très éclairé et éclairant…)

Un jour-un livre #30

Mon livre préféré de ces 12 derniers mois sans aucune hésitation :
36 chandelles de Marie-Sabine Roger.

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C’est un roman de la même écrivaine que
La tête en friche
(que je n’ai pas lu, mais vu au cinéma, excellentissime !)
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36-chandelles

Ce livre est drôle, très drôle.
Je me suis plusieurs fois marrée toute seule (discrètement quand même, n’abusons pas…)
en le lisant dans le bus et je me suis plusieurs fois franchement marrée dans mon lit !

Ce livre est plein de pépites. Pépites de rire (je me répète un peu je sais, mais ça ne fait pas de mal…), pépites de vie, pépites d’amour, pépites d’émotions,…

Ce livre a une histoire complétement loufoque (même style que Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, pour ceux qui connaissent. Mais en plus court.) mais une très belle histoire. C’est très imaginatif, inventif. L’écriture est fluide et vivante, très agréable à lire.

Ce livre est beau, ce livre fait du bien, ce livre fait rire énormément, ce livre est à lire !!! (oui quand j’aime le faire savoir et j’aime que le partage porte ses fruits… alors je le fais à fond.)

 

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NB : à force de faire des articles avec une présentation inventive, j’ai peur que cela ne devienne illisible (petite pensée particulière aux lecteurs dyspraxiques…) Le problème c’est que, même en étant directement concernée, je ne peux pas m’en rendre compte toute seule (je connais ce que j’écris, ça fausse le jugement, l’appréciation.) Si c’est le cas, ici ou ailleurs, n’hésitez surtout pas à le signaler par un petit (ou un long) commentaire !