Recherche achats éthiques

Bonjour lecteurs et lectrices !

Mes torchons, que j’ai récupéré chez mes parents en partant à Paris, montrent de gros signes de faiblesse, j’aimerais en acheter des nouveaux… Sauf que je suis exigeante ! J’aimerais acheter des torchons (et tant qu’à faire s’il y a aussi des serviettes de bain et de table, je craquerais sûrement aussi) :

  • en textile bio (plutôt coton, ou chanvre ou lin)
  • éthiques (faits en France ou en Europe ou certifiés commerce équitable.)
  • si possible en magasin : 1) j’aime bien voir et toucher les trucs avant de me décider ; 2) ça économise les frais de ports ;  3) en ce moment j’essaie de faire la chasse aux achats internet (m’enfin ça c’est surtout pour contrer Amazon, Google et tutti quanti… avec le bio équitable ça devrait aller.)
  • Plutôt jolis, quand même.

Pour une fois, je suis prête à y mettre le prix. Des idées ?

(En fait, je suis en train de craquer pour ce site-là… Mais je me laisse un délai de réfléxion, ne serait-ce que pour choisir… Et je prends les idées quand même !)

(C’est la fin de la frénésie d’écriture, je devrais vous laisser tranquilles cette semaine 😉 )

Publicités

Férié ?!

Le 1er novembre est un jour férié, par tradition catholique, pour la Toussaint (donc Fête de Tous les Saints, à ne pas confondre avec le Jour des Morts qui est, dans la liturgie catholique, le 2 novembre.) (Parce que oui, la République Française est laïque – elle resptecte donc, au moins en théorie, toutes les religions- mais elle est historiquement de tradition catholique.) Mais bon, je peux comprendre que cela ne signifie rien pour certains et qu’ils aient envie de supprimer ce jour férié, comme tous les autres qui ont trait à la religion (Pâques, l’Ascension, la Pentecôte, Noël) (ouais, Noël aussi c’est religieux, à l’origine.)

Bref, j’ai pas l’habitude de parler religion  et catholiscisme et rassurez-vous ça s’arrête ici. C’est juste l’introduction pour bien souligner ce qui m’énerve.

Le 11 novembre aussi est un jour férié. En commémoration de l’armistice de la Premiière Guerre Mondiale. Là la religion n’entre aucunement en compte, on parle juste d’Histoire. Comme le 8 mai, commémoration de l’armistice de la  Seconde Guerre Mondiale, le 14 juillet, commémoration de la prise de la Bastille et enfin, le 1er mai pour la « fête du Travail ». (J’ai failli l’oublier celui-là, coincidence ?) (Il y a un article intéressant par-là.)

Pourtant, même pour des faits purement historiques, qui devraient donc avoir du sens pour tous, le jour férié est en train de disparaître.

Petit point étymologique et lexical : férié est un adjectif qui provient du latin « feriatus » c’est-à-dire « oisif » pour une personne. Le verebe « ferier » a ensuite été utilisé au Moyen-Âge pour signifier « fêter, chômer ».

A l’heure actuellle, en l’occurence les jours fériés sont effectivement des jours de fêtes (religieuses) ou commémorations (historiques), en tout cas des jours où l’on chôme (normalement.)

D’ailleurs, c’est même la définition du TFLI (ici) :

Caractérisé par la cessation du travail, et lié à la célébration d’une fête (civile ou religieuse).

Hé bien moi j’ai l’impression que ces jours fériés disparaissent petit à petit, année après annnée.

D’ailleurs, c’est bizarre, le Larousse est plus prudent (là) :

Se dit d’un jour de fête légale en principe chômé.

Je note trois faits particuliers.

  • On oublie l’origine du jour férié. Il devient l’occasion d’un week-end prolongé, d’une pause dans la semaine ou de l’admiration du défilé. Mais on oublie la signification de la date, l’importance de la commémoration.
  • On oublie d’autant plus la signification-fonction du jour férié qu’on fait des ponts. (Le « jeudi » 11 novembre de l’année X est férié en commémoration de la signature de l’armistice de la guerre de 14-18. On chôme donc ce jour-là pour la commémoration mais pourquoi chôme-t-on le vendredi 12 ? Pour faire un week-end prolongé. Exit l’importance du jour férié.
  • Pour finir (vous devez l’avoir vu venir depuis longtemps) : de plus en plus de magasins sont ouverts sur les jours fériés. Ce ne sont donc plus des jours fériés (chômés)…. Ou alors seulement pour les plus riches ?

Ça m’a d’autant plus choquée aujourd’hui samedi 11 novembre.

** Attention je suis reprise par ma frénésie de peut-être dans les lignes qui suivent** (Je note au passage que c’est une manière pour moi de tempérer une trop forte émotion de type colère.)

Peut-être parce que du coup je ne voyais mon propre intéret d’avoir un jour chômé dans la semaine.

Peut-être parce que j’ai d’autant plus vu la bêtise, l’hypocrisie : d’un côté certaines administrations font de longs ponts tandis que de l’autre des magasins ouvrent sur des jours fériés, même lorsque c’est un samedi.

Peut-être parce que si, comme j’ai pu le dire au début, je comprends qu’un jour férié « religieux » n’est pas de signification pour tous, je ne comprends pas qu’on efface ainsi une commémoration historique. (2016 centenaire de la bataille de Verdun, 2017 centenaire de la bataille de la Marne… L’année prochaine centenaire de l’armistice… ça va changer(a) quelque chose ?)

Ou peut-être que mes études, à forte connotation historique, sont en train de me monter à la tête…

Bref, cette société capitaliste, consumériste et de loisirs m’excagace de plus en plus. Je comprends de moins en moins. Je sais pas si c’est une vue de l’esprit, qu’à l’échelle humaine on ne peut pas se rendre compte, qu’en fait ça a toujours été un peu comme ça… J’ai l’impression d’être une grande réac’ en pensant qu’on est en train de perdre le sens de l’Histoire, que « c’était mieux avant ». (Et pourtant, cette phrase m’énerve tellement !!)

** Message de service. **

Avec cet article (et son intro) j’ai grande crainte d’attirer les grands coincés de « c’était mieux avant », « c’est plus ce que c’était », « tout se perd ma pauvre dame », « vous êtes des paiens / mécréants allez bruler en enfer »… Pas la peine vous pouvez passer votre chemin. Je garde ma République mixte, laïque, ouverte, tolérante et tout ça qui ne vous plait pas.

**Fin de la communication.**

Pour conclure, au cours de la rédaction de l’article je me suis posée deux questions :

  1. pourquoi et depuis quand le 31 décembre est-il férié ? Célébration de la nouvelle année ? (ça ne me réconcilie pas avec la nouvelle année, ça, dis-donc.) (D’ailleurs, c’est marrant, il y a des anciens articles sur lesquels mon avis a dû évoluer, notamment ceux que j’ai écrit sur le sujet du handicap, mais alors celui-là pas du tout. Je pourrais le réécrire tout pareil.)
  2. Est-ce que l’effacement des jours fériés au profit du capitalisme (sans mauvais jeu de mots) est purement français ou ça se retrouve dans d’autres pays ? (Je pense surtout aux pays occidentaux.)

Toutes les réponses sont bienvenues…

Grande réfléxion sur… les vêtements

Récemment (par-là) je parlais de mon rapport compliqué avec ma garde-robe. Ça m’a fait pas mal cogiter depuis un certain temps (l’année dernière surtout je crois…) de plusieurs points de vue.

  • le rapport à mon corps
  • oser affirmer mes goûts
  • l’importance (ou non-importance) de l’apparence
  • des questions éthiques et écologiques de consommation

Petit à petit ça a fait son chemin… Cet été et cette rentrée marquent un grand changement.

Plantons le décor. Je voulais de nouveaux t-shirts, cet été j’ai profité des nombreuses brocantes et dépôts vente pour en chercher d’occasion. J’ai eu beaucoup de chance j’en ai trouvé beaucoup. Et je me suis rendue compte que parfois le vêtement me va tellement bien je n’ai aucun doute, il me va bien. Je n’avais même pas besoin d’un avis extérieur pour me décider. J’ai alors décidé de n’acheter que les vêtements pour lesquels je n’avais ce « coup de cœur ». Parce que j’en ai conclu que si j’avais besoin de l’approbation d’un tiers c’est que ça ne m’allait pas / ne me plaisait pas autant. La moindre hésitation = pas d’achat. Parce que l’hésitation se poursuit toujours une fois rentrée chez moi. Je ne me sens pas encore prête à porter un t-shirt avec inscription / avec un motif particulier ? Tant pis je ne l’achète pas. Plus tard peut-être, mais pour l’instant ça ne sert à rien.

Ça peut paraître bête mais j’ai toujours eu à faire des compromis sur la manière de m’habiller quand j’étais enfant. Coup de cœur = achat n’est pas une manière habituelle de réfléchir. Tout simplement parce que quand il y a des besoins particuliers ça devient des contraintes. Or là il y en avait beaucoup. Économiques d’abord : on achetait d’occasion ou en soldes, ou le moins cher possible. Santé ensuite : la chaussure doit tenir le pied, etc, etc… Autonomie et confort ensuite : des vêtements / chaussures simples à enfiler seule (pas avec 36 000 boutons riquiqui ni une fermeture-éclair trop fine) (le riquiqui et la sensibilité de la fermeture éclair évoluent avec la motricité bien sûr.) Des vêtements / chaussures qui ne font pas de frottements (que je supporte assez mal), des pantalons assez souples ou larges (indispensable pour pouvoir mettre mes attelles). Bref, on achète ce qui va, le goût passe après. Je n’ai (mes parents n’ont) jamais acheté des vêtements / chaussures qui ne me plaisaient pas. Mais ça me plaisait plus ou moins, j’ai appris à mettre mon goût en sourdine. Lors d’une après-midi shopping, très rapidement la réponse à la question de départ -« ça te plaît ? »- n’est plus « ah oui ! vas-y passe, j’essaie ! » mais « ouais ça va, passe, je vais essayer ». Parce que t’en as plein les pieds d’avoir piétiné dans tous les magasins pendant des heures, plein les oreilles de la musique d’ambiance, plein la tête de toutes ces chaussures tellement belles mais que tu ne pourras jamais mettre, bref il y a enfin une paire qui te va, c’est le miracle ! Donc si elle est pas trop moche, voire assez jolie, même si ce n’est pas le coup de cœur, ben tu l’achète. Bon, les chaussures c’est le cas extrême, qui continue encore aujourd’hui d’ailleurs. Mais pour les vêtements ça a été pareil un temps. Un peu moins chasse au miracle, peut-être, mais tout de même assez pénible, surtout que là l’essayage est plus long et fatigant. En plus de ça (cerise sur le gâteau) l’appréciation de mes parents en termes de convenance et de mode entraient aussi en jeu et on n’était pas toujours d’accord… Or ce sont eux qui détenaient le porte-monnaie, donc s’ils n’étaient pas d’accord avec un achat, évidemment…

J’ai compris ce problème (l’habitude à faire des compromis, à ne pas fonctionner sur le coup de coeur) cet été.

2° constat de cet été :  maintenant :

  1. je gère mon budget
  2. j’ai déjà une garde-robe de base qui n’a pas besoin de change pas (je ne grandis plus, héhé !)
  3. je n’use/ tâche pas mes habits aussi vite
  4. j’ai plus de facilité à enfiler certains trucs
  5. j’ai le droit d’avoir des goûts et des habitudes différentes de mes parents (3° constat de cet été)

je peux donc acheter différemment (sans culpabilité) ! Parce que oui, bien sûr, j’achetais déjà un peu différemment depuis mon arrivée à Paris. Mais toujours avec quelques arrières-pensées…

Et donc maintenant je fonctionne au coup de cœur. (Sauf pour les chaussures où je sais que hélas ça ne fonctionnera pas tout le temps…) Et donc, j’achète plus rarement. Et donc si j’achète plus rarement, je peux me permettre d’acheter hors soldes. Et à un prix peut-être plus important qu’ils ne l’auraient fait eux.

Voilà, voilà. Juste la révolution, donc. 🙂

Dans la lignée de tout ça j’ai voulu faire du tri dans mon armoire. Bon, là, c’est plus difficile. Parce que même si ça n’était pas un coup de cœur à l’origine, je me suis attachée à certains vêtements et j’hésite à les donner même si je sais que je ne les porte plus actuellement. J’hésite parce que « oui mais si… ». J’essaie de me convaincre que « si » un jour j’ai de nouveau envie d’un pantalon blanc, eh bien ce jour-là j’en rachèterait un. Oui mais si c’est un besoin -de pantalon blanc- et pas une envie, et qu’il n’y a pas le temps de faire les magasins ? Et si je ne retrouve pas un qui me plaît autant ? Bon…
Bien sûr, la probabilité que j’ai besoin d’un pantalon blanc du jour au lendemain est assez faible, et la probabilité que je ne trouve pas de pantalon blanc qui me plaise aussi (on en trouve assez facilement partout, ça n’est pas une couleur révolutionnaire…) mais pour l’instant le petit diable de mon cerveau a gagné. Je vais arrêter le rangement de mon armoire et me contenter de donner 2 pantalons et une jupe durement éjectés …

Affaire à suivre donc…

(D’autant plus que je n’ai pas du tout parlé de l’aspect rapport au corps alors que c’est un peu pour ça que je me mettais au clavier… l’arnaque !)

Sortir du cercle vicieux

Sachant que je fais constamment l’éloge de « la part du colibri » ce serait abusé de ne rien faire… Et en plus, l’idée d’être empêché d’un projet (en particulier dans les études) par l’argent ça m’énerve… Donc voilà. Si vous pouviez au moins le lire, voire – soyons fous – participer à la cagnotte. (Certes, vous ne la connaissez pas… Moi non plus. Mais avec un peu d’imagination vous pouvez en faire un symbole de revanche contre cette société capitaliste qui marche sur la tête, ou bien un symbole de votre première action « reconnue » de colibri, ou bien un symbole de votre envie de promouvoir la naturopathie… Bref, soyons inventifs ! 🙂 )

Le problème de la réorientation, lorsqu’on est en recherche d’emploi, c’est que ça nous rend dépendant de trop de facteurs : Le bon vouloir de Pôle Emploi, de Cap Emploi ou d’autres organismes comme l’Agefiph : ils ont généralement leur propre carnet de formations, choisies en fonction de secteurs qu’ils jugent porteurs, et ça s’arrête […]

via Une cagnotte pour tenter de sortir la tête de l’eau ? — Une diplômée dans la ville

Les soldes, un plaisir ?

Chaque été c’est la même chose, chaque été je re-découvre les difficultés que j’ai à m’habiller et chaque année je re-découvre que vouloir faire les soldes ne me fait pas du bien, en fait…

En hiver, maintenant ça se passe plutôt bien : pas besoin de se poser de questions, c’est normal de porter des jeans en hiver. J’ai même quelques pantalons « autres » (de couleur marron surtout). Pour les hauts aussi c’est assez simple, je n’ai pas de mal à trouver des t-shirts qui me conviennent et avec des jeans ce n’est pas difficile à assortir. En plus, j’adore les pulls et gilets. Bref en hiver tout va bien.

Mais dès qu’arrive la saison de l’été avec les températures chaudes le casse-tête commence : je cumule les problèmes.

  • La visibilité des attelles

Je n’aime pas montrer mes attelles et pourtant j’en ai besoin la plus grande partie du temps. Il faut donc que je trouve des habits légers (pour ne pas trop mourir de chaud) qui les cachent. Pendant plusieurs années cette recherche était difficile, tout ce que je trouvais ne me plaisait pas ou me semblait vieillot / démodé. ça s’améliore parce que la mode des pantalons « fluides » se répand. J’ai maintenant 3 pantalons de ce style qui me plaisent beaucoup. Ajoutons à cela 2 autres pantalons au tissu léger et une sorte de jean d’été (tissu jean gris clair et forme plus aérée) plus anciens qui correspondent certainement moins au canon de la mode mais que j’aime personnellement tellement et qui sont si confortables que j’arrive à dépasser cette idée. Ensuite, un pantalon blanc très léger mais que je n’arrive plus à mettre parce que j’ai trop peur de le salir et 2 autres pantalons au tissu léger marron, que je n’aime pas mettre car j’ai l’impression d’être un sac à patates. Il faudrait que j’arrête de les garder en pensant qu’un jour ils me serviront… (Pour la mi-saison j’ai aussi un pantalon noir au tissu assez souple, mais c’est quand même trop chaud pour être mis en été.) Pendant longtemps, même en dehors de la question des attelles je détestais les shorts parce que je détestais mes jambes, depuis le lycée ça va beaucoup mieux : j’ai 4 shorts (1 gris, 1 écru et 2 marron) et un pantacourt (marron). Évidemment je ne les porte que lorsque que je n’ai pas mes attelles OU lorsque je suis en famille (depuis 2-3 ans j’arrive à ce que mes attelles soient visibles quand je suis en famille, comme si le fait d’être accompagnée m’offrait une protection aux regards… Enfin, c’est surtout que ça me permet de penser à autre chose qu’à ça…) J’ai aussi quelques jupes : une courte (donc même configuration que les shorts), deux mi-longues (qui laissent les attelles un peu visibles pour qui m’observe attentivement mais ça ne saute pas aux yeux donc ça va) et des robes (la plupart sont courtes.)

  • L’harmonie vêtements-chaussures

Pour les jupes et les robes, qu’elles montrent ou pas les attelles je suis gênée par les chaussures : je trouve que jupe / robe + converses c’est moche. Ma mère m’a soutenu plusieurs fois l’inverse. Sauf que, sans être totalement à côté de la plaque, ce n’est pas non plus une experte en matière de mode ET elle pourrait dire ça pour me décomplexer. Ça ne me convainc donc pas du tout ! (Je suis une grande complexée des robes, il y a tellement de belles robes, mais je ne les mettrais jamais, à quoi ça me servirait ?!)

Mais comme si ça ne suffisait pas il n’y a pas que les vêtements du bas qui me posent question, les hauts aussi !

  • Un problème d’assurance : sur les autres OUI, sur moi NON

Le nombre de t-shirts où je me dis « oh c’est super beau… mais jamais je n’oserais porter ça » quand je le vois en magasin ou sur internet OU  « ouah j’aime beaucoup son t-shirt… mais ça ne m’ira jamais » est faramineux. Je ne mets pas de débardeurs à fines bretelles car je trouve que ça me fait de grosses épaules, et PIRE je n’arrive pas à me dire que je pourrais porter un t-shirt avec certains motifs. Comme si ça faisait enfantin / ridicule / pas sérieux. Par exemple celui-là que je trouve pourtant super beau (la page de mon panier reste ouverte dans l’attente de mon paiement) et aussi tous ceux-là. Pourtant il y a bien des gens qui les portent ! Et à chaque fois que je les vois, je me dis qu’ils sont beaux, ça devrait suffire… Bref… (ça vous semble ridicule ces dessins ?)

  • Problèmes de confort et de facilité

Le confort est primordial dans mon choix de vêtements, ce qui ne colle pas toujours avec la mode ni même avec mes goûts : je ne porte pas de bustiers ou t-shirts sans épaules parce que je trouve ça inconfortable mais je trouve ça tellement beau ! La facilité d’utilisation aussi : si je ne peux pas enfiler un t-shirt toute seule ou que j’y passe 10 minutes parce que je me perds dedans, c’est inutile de l’acheter ! J’accepte ces deux faits assez facilement, ça ajoute juste des contraintes qui font que j’ai l’impression que je ne pourrais jamais ressembler aux filles bien habillées que j’admire.

  • A tous ces problèmes sus-cités qui relèvent plus du physique s’ajoutent deux problèmes plus psycho-éthiques.

Entre des finances non extensibles et une philosophie de vie qui s’oppose à la sur-consommation, mes parents m’ont toujours poussé à réfléchir chaque achat : est-ce que j’ai vraiment besoin de ça ? est-ce que je suis vraiment sûre qu’il me plait que je vais le mettre ? Combien d’argent je suis prête à y mettre ? A chaque fois que j’ai envie d’acheter des vêtements pour me faire plaisir je suis donc rattrapée par une sorte de culpabilité de dépenser. Et comme j’ai en même temps envie d’acheter de manière plus éthique… c’est plus cher ! Bonjour le cercle vicieux… C’est pour ça que mes parents nous emmenaient plutôt dans des friperies / brocantes / à Emmaüs : on n’achète un vêtement en seconde vie donc on ne participe pas à la demande…  Sauf que du coup, on trouve plus difficilement encore ce que l’on recherche exactement… Re-bonjour cercle vicieux. Ça a aussi participé à mon complexe d’être démodée… Quand tu n’as pas des vêtements neufs et de marque, c’est forcément nul… C’est difficile de se défaire de cette idée qui a été si souvent soulignée.

Pour finir, je n’aime pas faire les magasins quand il y a plein de monde : faire les magasins c’est déjà fatiguant parce qu’on piétine beaucoup, avec le monde c’est pire. Donc je fais sur internet. Sauf que du coup, je ne peux pas essayer : donc je me décourage d’autant plus. (Et si je me trompais de taille, et si ça ne m’allait pas vraiment ? Et 10 euros de taxe c’est tellement abusé…)

(L’état de ma page internet est un bon résumé : après avoir supprimé trois articles sur 5, j’ai fermé l’onglet modetic et j’ai la page de Bonobo en attente mais elle va suivre le même chemin. (Si j’ai le courage j’irais voir direct en magasin.))

Ne pas acheter est encore la meilleure manière de faire des économies… C’est aussi le meilleur moyen de ne pas avoir une garde-robe qui me convient vraiment.

Chaque été je redécouvre cette déception – frustration après m’être dit « Oh, cette année je m’achèterais bien un t-shirt pour remplacer celui-ci et un t-shirt de plus qui puisse aller avec ce pantalon ». Ça va se finir par un achat en période hors-soldes si j’ai un coup de cœur en passant : donc cher et non-éthique, formidable, je m’exaspère.

Certes, ce n’est que de l’apparence, c’est pas très important. Sauf que les vêtements sont quand même importants pour se sentir bien. Et même si on s’en fout totalement (il fut un temps -lointain-, c’était mon cas, je mettais ce dans quoi j’étais bien, tout simplement) ce n’est pas le cas de la majorité dans la société actuelle… Donc ça nous retombe dessus. (Je suis déçue, quand même, de remarquer à quel point le regard des autres impacte sur mes décisions en terme d’habillage…)

Bref, pour la confiance en soi on repassera, pour le moment détente/bien-être aussi, et le plaisir des soldes tout ça, connaispas !