Aide à la décision : sondage !

Bon, passons aux choses sérieuses, maintenant que j’ai passé ma soutenance et envoyé le dossier, j’ai du temps pour écrire (et DORMIR et faire la vaisselle et passer la serpillère et lire et ranger et aller à la piscine et aller voir des expos et … réviser pour mon dernier oral.)

Et donc je me retrouve avec une foultitude de brouillons entamés qui me plaisent tous autant les uns que les autres. Donc : un nouveau sondage. (après tout le dernier était en mars, c’est loin 😀 )

De quoi voudriez-vous que je parle ?

Nombre de réponse limité à 3, n’hésitez pas à ajouter un commentaire ou faire une suggestion.

 

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En mars, un sondage…

Voilà, ça y est je suis de nouveau stressée parce que je me sens sous pression et donc je procrastine à fond. ( C’est très intelligent parce que du coup alors que j’avançais bien maintenant je stagne et je me mets sous pression toute seule… Vraiment très intelligent… Je ne me comprends pas…)
Du coup, histoire d’au moins faire quelque chose d’intéressant en attendant d’arriver à faire quelque chose de productif, je pense à écrire ici.

J’ai déjà en projet d’écrire mes petits bonheurs de printemps (ça pourrait avoir un effet miraculeux, on peut toujours essayer 🙂 ) et un article sur l’accessibilité d’une exposition du musée du quai Branly (mais pour ça il faut déjà que je prenne le temps d’aller la visiter…) Donc je ne vous les propose pas dans le sondage.

Le sondage porte sur des sujets plus sérieux et rébarbatifs (bon, l’accessibilité c’est sérieux mais comme l’expo semble super, ça compense.)

Vous avez deux choix possibles, ce qui est surtout destiné à vous permettre de me dire dans le sondage même (donc en restant anonyme si c’est important pour vous) à quel aménagement vous pensez si vous cochez « un autre aménagement scolaire ». Bien sûr ça permet aussi aux indécis de garder deux choix. (Mais bon, ça ne doit pas être très difficile de contourner la limite posée…)

La question est donc : quel sujet vous intéresse le plus ? (et donc quel sujet voulez-vous voir le plus rapidement ?)

Ps : rien à voir mais si vous avez envie de regarder un film, je vous conseille Attitudes sur pluzz (site de replay gratuit et légal, ici). Il est visible encore 3 jours.

Et j’ai oublié : les acteurs sont bons !

Il y a quelques petites incohérences (une fille qui monte se balader en montagne en short-collant et sweat-shirt pendant un petit moment alors qu’il y a de la neige au sol et des crevasses… sans avoir l’air de se geler…) Mais ça ne m’a pas empêchée de beaucoup aimer. (Attention cependant, c’est triste. De la belle tristesse teintée de joie et de bonnes choses mais triste.)

Sinon pour les inconditionnels de Maigret Bruno Cremer, on retrouve régulièrement des épisodes sur replay.fr (autre site de replay gratuit et légal.)

Expression et pudeur

Aujourd’hui j’ai envie de parler de comment je parle… (C’est pas clair, je sais, attendez, je m’explique.) Comment je m’exprime à l’écrit, comment je m’exprime à l’oral, qu’est-ce que j’exprime à l’écrit, qu’est qu’est ce que j’exprime à l’oral, comment je choisis ce que je dis et ce que je tais et pourquoi. Au delà de l’opposition écrit-oral, il y aussi « dans ma vie quotidienne/sur le blog ».

Il y a des choses que j’exprime assez facilement (de plus en plus facilement en fait) ici, mais que j’aurais dû mal à aborder avec mes amis proches, même à l’écrit. Parce que le lieu et l’espace ne me semblent pas appropriés.

Parenthèse : C’est un peu comme la nudité : à la piscine je suis en maillot, ça ne pose (presque) pas problème (il y a des jours où la pudeur et les complexes reviennent comme des bouffées de caleur sans qu’on sache trop pourquoi, mais globalement c’est de plus en plus facile avec la pratique régulière…) Mais personne de sensé n’aurait l’idée de se balader en maillot dans la rue ! (En France, hors contexte touristique des villes côtières en été.) Tout simplement parce que la piscine est le lieu où il est normal d’être en maillot, pas la rue…

De la même manière que j’accepte très bien de me déshabiller devant un médecin dans son cabinet ou dans un hôpital, mais j’aurai plus de mal à me déshabiller devant des inconnus dans un autre contexte. (Même si la personne me dit qu’elle est médecin : ça ne passe pas si le contexte n’est pas médical -soit dans le lieu soit dans le temps [imaginons que nous sommmes dans un maison mais que j’ai un pépin de santé qui nécessite que je me déshabille là devant le médecin, ça passerait.]) Fin de la parenthèse.

Bref, pour en revenir au propos de départ, de manière générale et systématique je suis beaucoup plus à l’aise pour m’exprimer à l’écrit qu’à l’oral (et c’est loin d’être la première fois que je le clame ici !) Parce que c’est posé, parce qu’il n’y pas le regard de l’autre en face, parce que j’ai le temps de relire et de modifier ce que bon me semble, le temps d’organiser et de ré-organiser. Le temps de réfléchir aux mots parfaitement adéquats.

Mais même à l’écrit (par mail par exemple) il y a des choses dont je ne parle pas : mes sentiments et mes émotions (mes émois divers et variés) typiquement. Je me sens toujours niaise ou pleurnicharde (c’est selon) quand je partage ce genre de choses.

Vous lecteurs de mon blog, vous êtes donc des grands privilégiés. Tout simplement grâce à l’anonymat que permet Internet. Je suis une personne en chair et en os, les personnes qui me lisent et me répondent sont en chair et en os, mais nous ne nous voyions pas : pas de regard, de jugement, ni aujourd’hui où n’écrit ce message ni demain, ni après-demain. Parce que nous ne nous verrons jamais. Et même lorsque vous écrivez un commentaire, éventuellement une critique / remise en question, c’est beaucoup plus facile à digérer grâce à une sorte de distanciation. Car vous ne voyez de moi que des morceaux choisis, et pas 24h/24h 7j/7, ni même 3 jours par semaine pendant 3 heures.(Même avec une très bonne façade on ne maitrise tout ce que l’on montre aux autres, parce que parfois ça déborde sans qu’on le veuille ou même simplement parce qu’on est pas conscient de tout !)

hqdefaultEt pourtant, même ici, « il y a des mots que je ne dirais pas » parce que quand même c’est public. Et parce que pour l’écrire et le publier (-> public !) il faut tout de même l’assumer un minimum. Que la honte laisse une petite place à l’acceptation. Ou que l’intimité laisse une petite place à la distanciation. Parfois c’est trop honteux (de mon point de vue), parfois c’est trop intime.

 

Il y a aussi des choses que je ne publie pas ici mais dont je parle à mes proches en chair et en os car cela ne concerne pas que moi, pas que ma vie, mon histoire et mon intimité.

D’ailleurs, réflexion faite, il y a des choses dont je parle à l’oral mais pas à l’écrit, à cause du temps de réflexion de l’écrit mais aussi encore à cause de cette idée de temps et d’espace approprié. Il y a des sujets lourds et sensibles que l’on évoque pas dans un mail, comme ça, entre les autres nouvelles, mais dont on peut parler au détour d’une conversation entre amis, parce que le sujet arrive sur la table et que spontanément ça sort.Ça dépend du moment, du besoin d’en parler, des amis. (Je pense aux sujets que typiquement je n’évoquerais jamais ici, mais aussi à mon handicap par exemple…)

Le handicap fait partie de ces sujets étrange : à l’écrit il apparait beaucoup sur ce blog, c’est LE lieu et espace approprié pour en parler (en plus, ça permet de sensibiliser en même temps, ça rajoute une motivation au simple effet thérapeutique.) Mais il n’apparait pas dans mes messages écrits- car cela tomberait comme un cheveu sur la soupe– à moins qu’une question ne soit posée….

À l’oral, j’en parle –maladroitement– quand on me pose une (ou plusieurs) question(s) directe(s). Ou alors j’en parle en pointillés dans ma vie quotidienne avec mes amis. Quand le moment s’y prête. Mais la plupart des choses que ces-derniers savent de mon handicap c’est ce qu’ils ont observé en me côtoyant. Ils le savent donc plus ou moins intuitivement et précisément. Ils savent : que je préfère éviter autant que possible les escaliers mais que je peux (suffisamment pour les prendre souvent malgré tout.) ; que je ne cours que rarement et avec une motivation à la clé ; que j’ai un équilibre farceur ; qu’il faut m’aider à m’arrêter dans les situations soudaines ; que je marche plus lentement ; que parfois je tombe sur les fesses sans prévenir ; que j’ai l’œil qui part parfois en promenade sans me demander mon avis ; que je ne suis pas faite pour les nuits blanches. (J’ai testé : les nuits blanches je ne connais pas, moins de 5h ça ne fonctionne pas, je me rendors après avoir éteint mon réveil. Moins de 6h je pique du nez dans la journée.) ; que je porte des attelles pour tous les grands trajets ; que j’ai une séance de kiné une fois par semaine ; que je suis sujette aux maux de dos ; que j’ai un sens de l’orientation ridicule ; que je suis assez maladroite. D’ailleurs tous ces symptômes ils les connaissent mais ils ne pensent pas forcément que c’est dû un handicap global. Probablement qu’ils ne voient pas tous, tous ces symptômes comme des éléments de mon handicap, mais simplement comme des caractéristiques de ma personnalité. Et même si parfois cette vision des choses me complique un peu la vie, c’est très bien comme ça. C’est très bien que chaque ami découvre à son rythme au fur et à mesure de l’avancement de la relation. C’est très bien qu’ils voient mon handicap de manière parcellaire et dispersée et non pas comme un gros bloc qui fait peur. C’est très bien, que certains de ces symptômes soient fondus dans ma personnalité (la maladresse, les soucis d’orientation…)

Bon, par contre c’est nul, je n’avais pas prévu que le handicap prenne autant de place dans cet article, et comme je finis dessus, forcément vous n’allez retenir que ça ! Mais non, mais non ! (vision inclusive et dispersée du handicap on a dit !) Je cherche un autre paragraphe à ajouter ou à changer de place… Mais c’est pas possible, rien d’autre à dire et tout est à sa place… Bon. Alea jacta est.

 

La majoration de temps (le 1/3 temps !)

Article s’inscrivant dans la série des aménagements scolaires. J’ai créé une catégorie dédiée rien que pour eux.

C’est l’aménagement qui est pour moi le plus utile mais sans doute aussi le plus difficile à mettre en place pendant l’année scolaire (en particulier à partir du collège) puisqu’il y a les contraintes de l’emploi du temps : quand une heure de cours est finie, elle enchaine sur la deuxième ! Toutefois il faut toujours le mettre dans le PPS, cela permet que les profs soient conscients de la difficulté et du besoin et donc plus attentifs et possiblement plus conciliants (pour laisser 5 minutes de plus à la fin par exemple) et pour que cela soit ça tout de même mis en place quand c’est possible. 

Souvent est évoquée en remplacement de cette majoration de temps impossible, une suppression de certaines questions. Mesure que j’ai toujours mal acceptée et donc jamais revendiquée en cours (puisque généralement les profs n’y pensent pas tous seuls.) Cependant, j’ai quelques souvenirs de profs du lycée qui me l’ont proposé et où j’ai « cédé » parce que je me rendais bien compte que je n’aurais pas le temps.  Mais je l’acceptais très mal puisque je vivais ça comme une injustice vis-à-vis de mes camarades, imaginez que tous les élèves aient séché sur cette question que je n’avais pas faite ? Pourquoi ils seraient plus pénalisés que moi qui n’avait pas plus les connaissances ? – Je note aujourd’hui que je n’ai jamais pensé dans le sens inverse : si je ne savais pas répondre à la Question 1 que je devais faire mais que je connaissais parfaitement la réponse à la question 8 que je ne devais pas faire…- Cette impression d’injustice était soigneusement entretenue par mes camarades qui ne comprenaient pas cette mesure (que ce soit la majoration du temps -pourquoi elle pourrait rester 5 minutes et pas moi ? – que pour la suppression d’une partie du sujet.)

Encore aujourd’hui, je trouve la majoration du temps très justifiée (je suis plus lente, si je veux produire un devoir de bonne qualité, je dois pouvoir aller à mon propre rythme -sinon, l’esthétique sera la première à en pâtir et on sait combien cela influence le correcteur, voire compte dans la notation.) Mais pas la suppression des questions (je veux/dois être évaluée sur le même contenu que tous !)

Parenthèse importante : Le tiers-temps est très bien connu des concernés, des centres d’examens, des médecins… Par contre dès qu’on en parle à un prof, on a l’impression qu’il tombe des nues et n’en a jamais entendu parler. Je rappelle donc le principe : un tiers du temps initial de l’épreuve est ajouté. Exemples :

  1.  une dissertation en 3h -> l’élève dispose de 4h (parce que 1/3 de 3 c’est 1 donc 3 (temps initial) + 1 (majoration) = 4.)
  2.  Un exercice d’une heure, ça donnera 1h20. 1/3 d’une heure = 1/3 de 60 minutes = 20 minutes ! Donc 1h +20 minutes.
  3. Pour un exercice de 15 min -> 20 min.
  4. Quand le temps n’est pas divisible par 3 on arrondit, généralement au-dessus.

Le tiers-temps pour les examens je l’ai dit c’est la base, il me semble que tous les élèves ayant un aménagement aux examens en ont un. D’abord pour des raisons pratiques : tous les élèves avec aménagement sont réunis dans une salle, imaginez qu’il faille demander à une partie de partir… ça ne serait pas vivable. Cependant, la raison principale c’est que le 1/3 dépasse la simple idée de lenteur. Le tiers-temps ça sert à pouvoir aller au toilettes plus souvent, à faire des pauses si c’est nécessaire, à avoir le temps d’un soin, à prendre son temps si on est brouillon (du fait de la dyspraxie, par exemple.), à se relire X fois pour un dyslexique, (liste absolument non exhaustive)

Fin de la parenthèse.

C’est pour moi un aménagement vital, qui me permet d’écrire à mon rythme donc bien proprement et sans me crisper. J’aurais du mal à m’en passer aujourd’hui. Pourtant ça n’est pas inné. Je pense que tous les élèves ont un jour rêvé d’avoir plus de temps pour une épreuve, le tiers-temps est un aménagement qui fait beaucoup de jaloux. Mais en fait ce n’est pas simple et pas sans inconvénient.

Parce que les épreuves durent généralement les épreuves durent 3 ou 4h ce n’est donc pas que quelques minutes en plus pour terminer rapidement sa conclusion (ce dont rêvent les élèves) mais vraiment un temps en plus qu’il faut savoir exploiter (et non, ce n’est absolument pas fait pour écrire plus !) Il faut donc d’abord apprendre ce qui nous prend du temps, apprendre à faire les épreuves dans ce temps là (quand tu as l’habitude de faire tes devoirs de 3h en 3h05, le jour de l’épreuve tu le fais en 3h10 ou 15 alors que tu aurais pu le faire en 4h en stressant moins, sauf que tu es conditionné.) Et puis il faut véritablement chercher tout ce à quoi ça peut servir : aller au toilettes, relire plus sa copie (pour un dyslexique), faire un brouillon bien détaillé avant de passer au propre, écrire bien proprement, faire retomber la pression, colorier la surface de la carte de façon appliquée, colorier une surface de carte 2 fois plus importante (du fait de l’agrandissement), prendre bien son temps pour souligner les titres, relire le texte et les questions plusieurs fois pour être sûr de n’avoir rien raté (pour un dyslexique ou dyspraxique), souligner les éléments importants du texte et poser les stylos sans précipitation (quand rien ne tombe, c’est plus agréable et ça enlève de la pression.), réfléchir à l’orthographe d’un mot (pour un dyslexique). Bref ça permet plein de choses. Pour moi ça apporte surtout de la tranquillité (le temps de me poser, de réfléchir) et un plus grand soin.

Idée que j’aime bien pour expliquer mon besoin du tiers-temps : quand on ne sait rien, on ne sait rien, le temps n’y changera rien (à part mouliner les idées noirs ou broder.) En revanche, quand on sait, il faut du temps pour mettre tout cela en forme, le poser bien proprement ; ça me permet de dissocier la tâche de la réflexion, et celle de l’écriture. Les deux me demandant de la concentration. Si je n’ai pas le temps qu’il faut la qualité de mon travail sera moindre.

Plus on est habitué au tiers temps mieux on s’en sert (parce qu’on apprend petit à petit à gérer le temps imparti, le temps qui nous est nécessaire pour chaque chose. C’est très bête, mais je sais aujourd’hui que pour une dissertation en 3h j’ai systématiquement besoin d’une heure pour préparer mes idées au brouillon + écrire l’intro et la conclu au brouillon. Puis un peu moins d’une heure pour chaque partie. Si je mets plus d’une heure au départ, je sais que je suis en retard.)
Pour les dissertations au lycée je ne m’en souviens plus mais j’avais aussi mes repères temporels. Mais j’insiste c’est très difficile à mettre en place, parce qu’en classe tu entends le discours général (au bout de … minutes il faut que vous ayez fini votre brouillon.), qui ne conviendra pas.Et pendant tous les exercices de l’année tu dois fonctionner selon ce schéma qui ne te correspond pas.

Enfin, au-delà du problème d’apprivoisement, il y a un autre inconvénient auquel on pense bien peu. Les conséquences sur les temps de repos.  Je prends l’exemple du bac parce que ça m’avait particulièrement frappé.

Le lundi : épreuve de philo le matin : 8h-12h > 8h-13h20, épreuve de littérature l’après-midi je crois qu’elle débutait à 14h30. Sauf qu’il faut être en salle avant. (14h15, je crois sans certitudes) et que, toute embrumée que j’étais, le temps de sortir de la salle et de retrouver mes amis à midi, j’ai commencé à manger à 13h45. Je n’ai pas eu le temps de me reposer autant que je le souhaitais.
La logique voudrait que les élèves plus fatigables aient plus de temps pour se reposer… Mais cette belle théorie est mise à mal par le tiers-temps (et alors là je ne vous parle même pas d’un élève qui a besoin de soins sur l’heure de midi…)

Pour finir le tiers-temps c’est génial mais ça a des limites : en prépa il y a des dissert’ de 6h. Si on applique le tiers-temps à la lettre ça donne une épreuve de 8h ! Peut-on vraiment tenir 8h ? Déjà au bout de mes 5h20 j’avais l’impression de comater…8h ça me laisse songeuse… Mais j’imagine qu’on s’y habitue et repousse les limites… (c’est aussi pour ça que s’entrainer pendant l’année est intéressant : s’habituer à tenir sur la longue durée.)

Cependant, comme je le disais en introduction, l’aménagement est un droit pas une obligation. Si l’élève a fini avant, il peut sortir avant. ça m’arrive, rarement, mais ça m’arrive. (Soit que je n’ai rien à dire, soit au contraire que l’épreuve était particulièrement facile pour moi.)

Le temps passe sur la blogosphère…

3 ans.

WordPress, magnifique robot intelligent, m’informe que cela fait 3 ans -jour pour jour- que j’ai ouvert ce blog.

C’est assez fou. Je me rappelle de l’excitation mêlée d’un peu d’inquiétude que je 11664993_163157674188_2ressentais alors : est-ce que je vais avoir des choses à raconter ? Est-ce que ce sera vraiment intéressant ? (Parfois j’en doute mais d’autres posts ont bien marqué leur utilité… ça compense.) Est-ce qu’il va vraiment des gens qui vont s’arrêter et me lire ??? (Bah, 3 ans après il semblerait donc que oui…) Est-ce que je vais tenir sur la durée ? (3 ans c’est pas mal, je trouve et je n’envisage pas d’arrêter de sitôt…)

Quand j’ai ouvert ce blog il y a 3 ans je le concevais comme une sorte de journal intime ou plutôt carnet de bord (les choses vraiment intimes je les garde pour moi) qui serait interactif. Je comptais sur cette interactivité pour le faire durer, n’ayant jamais réussi à garder un journal intime actif  bien longtemps. Je crois que c’est assez réussi 🙂

dragons-loyalty-awardLe Dragon’s Loyalty Award prend encore plus de sens …

(Ça me fait drôle parce que la blogosphère c’est comme un grand cercle d’amis, mais avec l’avantage que quand l’un s’en va ça fait beaucoup moins mal que dans le monde réel…) (C’est drôle que ça soit su rapproché 🙂 )

Il y a 3 ans j’ouvrais ce blog sans vraiment savoir où ça me mènerait. Un journal intime interactif. Un endroit où raconter ma vie. LE truc que je ne sais pas faire en chair et en os : raconter ma vie. Parler de moi. Je voulais écrire, sans trop savoir quoi, m’exprimer sans trop savoir comment.

Ça fait 3 ans. 3 ans que je parle de moi et d’autres choses. De ce que je ressens, de ce que j’expérimente, de ce que je vis, de ce que j’aime ou pas…

Ça fait 3 ans que j’en reçois tous les effets inattendus : j’ai plus de confiance en moi, je sais mieux distinguer ce que j’aime ou pas, ce que je veux ou pas, j’ai guéri certaines blessures psychologiques par le seul poids des mots et enfin j’ai informé sur le handicap (l’IMC et la dyspraxie en particulier) et sur l’accessibilité.

3 ans. Et ça continue… csz84hpvthnf3cstsf-uk5cz8ji

N.B. : J’écris beaucoup en ce moment parce que je sais qu’avec les fêtes et les partiels je ne vais pas avoir beaucoup de temps à consacrer au blog jusqu’à la mi-janvier. Je sais que ça va me manquer, alors je me défoule… L’efficacité pour la suite reste à (é)prouver…