« De Rouille et d’os » de Jacques Audiard

Il est passé récemment à la TV, je l’ai donc regardé pour la … 4° ou 5° fois. (Quand j’ai commencé à rédiger, c’était un peu plus récent 😉 )

J’aime beaucoup ce film (ça explique que je le regarde encore 😉 ).

932285

Pourquoi je l’aime ?

Déjà, généralement j’aime bien Audiard, ses scénarios et sa manière de filmer me plaisent généralement beaucoup. En plus, même si je ne suis pas fan de Marion Cotillard, je trouve que dans ce film elle joue très bien, et Matthias Schoenaerts alors là c’est l’apothéose (je suis fan, il est beau et il joue super bien.) Tout ça pour dire que les deux personnages principaux sont très bien joués… Et les autres ne gâchent rien.

Mais bon, au-delà, si j’ai regardé ce film plusieurs fois, c’est parce que je suis fascinée par l’histoire et les personnages. (Analyser la psychologie des personnages, les comprendre, c’est quelque chose que je fais beaucoup avec ce genre de film.)

Ici, je ne m’identifie absolument pas aux personnages, leur vie est vraiment très éloignée de la mienne, je ne connais pas cette précarité et cette violence, ni cette volonté de draguer tout le temps pour savoir que je plais, ni cette sexualité à outrance.

Pourtant le film est tellement bien fait que j’arrive à me sentir proche des personnages ou, tout du moins, à les comprendre dans une certaine mesure. Il y a vraiment une grande profondeur psychologique.

En plus, il y a une réelle réflexion sur la sexualité. Ce que je vais dire peut sembler paradoxal et pourtant : c’est montré de manière très crue et en même temps très respectueuse. C’est la première fois, ou une des premières fois, où j’ai vu des scènes de sexe qui ne me faisaient pas sentir « voyeuriste » ou gênée. Parce que c’est extrêmement bien filmé et que ça sert un propos construit, réfléchi.

Ensuite, j’aime beaucoup la profondeur des personnages. Tous les ressorts de leur réflexion et leur évolution sont montrés. On peut les voir ou pas, les comprendre ou pas, mais ils sont là, suggérés, et je trouve ça très fort. Tout semble très vraisemblable. On imagine très bien que ça se passe effectivement plus ou moins comme ça pour une personne qui est amputée. De même, bien que ce ne soit pas ma vie, j’imagine très bien d’anciens camarades avoir vécu dans dans cette pauvreté et cette violence. Or, c’est pour moi l’un des rôles du cinéma et de la littérature, que ça me fasse rêver / m’échapper de ma vie quotidienne, tout en gardant une illusion de réalité, une vraisemblance qui fait que je peux entrer dans cet « autre monde » ou cette « autre réalité » (même si c’est de la science-fiction ). Je trouve que c’est très réussi.

Et pourtant, il n’y a qu’un moment qui fait écho à quelque chose que j’ai moi-même vraiment vécu : lorsqu’elle est en boite. Elle est alors gênée, elle ne se sent pas à sa place, elle aimerait cacher ses prothèses. Cette gêne, cette impression de ne pas être à sa place et de montrer quelque chose que l’on voudrait cacher, ça me parle beaucoup. Le sentiment d’abandon qui transparait quand il part, aussi.

Le film n’est tout de même pas parfait, (il en faudrait pour que je juge quelque chose de parfait !) je retiens en particulier deux points noirs :

  • D’abord je trouve dommage que la dépression soit limitée à  » je ne sors pas de chez moi, je ne prends pas soin de moi, je suis seule » et hop ça se règle dès que quelqu’un arrive et me fait sortir et voir le soleil.
  • Ensuite, je trouve aussi dommage que la reconstruction passe forcément par le fait de retrouver des jambes et que le coût de celles-ci soit éclipsée assez rapidement (en une phrase : l’appareilleur parle de » pieds suédois qui ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale »)

Cela répond certainement à une certaine forme de réalité mais ça conforte aussi certains clichés. Dommage que le scénariste n’ait pas pu dépasser cela…

Pourquoi le regarder autant ?

Je dis qu’il y a tous les ressorts pour nous permettre de comprendre… Malgré ça il y a tout de même des éléments qui restent mystérieux pour moi, même après 4 ou 5 visionnages : je commence à peine à comprendre comment elle a pu changer d’avis sur la boxe et accepter d’être son « dealer ». Et je ne comprends toujours pas pourquoi il décide de continuer la boxe après s’être cassé les mains, ce final reste pour moi un mystère complet. (Si quelqu’un a une explication je prends.)

D’habitude quand je ne comprends pas quelque chose comme ça, ça me bloque, ça m’énerve, là non. Je pense simplement que je n’ai pas saisi toutes les clés, et je suis prête à le revoir encore et encore. (Pas sûre cependant que j’en comprendrais plus ainsi.)

Si je suis prête à le regarder encore tant et plus, c’est aussi parce que je suis extrêmement touchée par le personnage d’Ali. On pourrait dire qu’il est dur, rude, vulgaire, impoli, irrespectueux, mais finalement je le vois surtout comme quelqu’un de très entier, très authentique. Il pense quelque chose il le dit, il veut quelque chose il le fait. Il ne s’emberlificote pas dans des hésitations, dans des bonnes manières. J’admire cette simplicité, cette authenticité, même si évidemment on aurait envie qu’il y ait la violence en moins. Cette violence n’est que le fruit de son histoire, son enfance, son vécu, elle n’empêche pas la sensibilité qui se révèle au fur et à mesure.

Je serais capable de regarder ce film un million de fois juste pour cette authenticité. C’est ce que j’en retiens le plus (avec tout le processus de recherche et reconstruction de Stéphanie aussi.)

« Le Passeur » de Lois Lowry

ATTENTION : Je ne donnerai pas la quatrième de couverture, elle dit beaucoup trop à mon goût, il ne faut pas la lire avant d’avoir lu l’histoire (heureusement pour moi ce livre était dans la bibliothèque de ma soeur et je connaissais l’auteur, je me suis donc contentée des premières lignes pour décider de me plonger dedans.)

Dans ce qui suit je ne révèle absolument pas l’histoire, je donne juste le début et mon sentiment (très positif) pour donner envie de le lire !

C’est le deuxième livre de cet auteur que je lis, c’est le deuxième que j’apprécie grandement.

cvt_lelue_7816

source : Babelio

Le premier, L’Elue je l’ai lu il y a plusieurs années (au collège) j’en garde un bon souvenir. Un souvenir de réflexion, de réflexion philosophique, le souvenir d’une belle histoire, le souvenir d’une héroine à laquelle je me suis pas mal identifiée (une jeune fille handicapée à la jambe qui marche donc en boitant.)

 

Dans cette seconde histoire j’ai retrouvé un autre monde inventé, une autre belle histoire, une autre réflexion philosophique, un autre héros très intéressant (même si je ne m’y suis pas autant identifié, là n’est pas l’important…)

L’histoire

Cela se passe dans un village / une communauté appartenant au futur. Dans ce monde tout est réglé, codifié. Le matin on fait telle chose, le soir telle chose, en décembre il se passe tel évènement, à huit ans on fait tel truc et à neuf tel autre truc, quand une personne dit quelque chose on doit répondre une autre chose bien précise. Bref, tout est bien codifié pour le bien-être et la sécurité de tous. C’est tout poli / polissé / lisse / neutre / bienveillant.

Et donc, ce livre raconte l’histoire d’un garçon de onze ans dans ce monde.

Pourquoi j’ai aimé et pourquoi je le conseille ?

Pendant ma lecture j’ai pensé à Descartes et ses Méditations métaphysiques, à Platon aussi. J’ai pensé à tout plein de notion abordées en Terminale pendant mon cours de philosophie ( d’ailleurs j’ai regretté de ne pas l’avoir lu cette année-là ça aurait pu nourrir bon nombre de dissertations), je me suis posée énormément de questions, je me suis révoltée un peu aussi.

L’histoire est poétique, belle, juste (dans le sens de « bien-vue »), effrayante, triste… mais surtout très philosophique.

J’avais peur de la fin, peur d’être déçue, finalement je l’ai trouvée juste parfaite, bien à l’image de toute l’histoire. C’est assez admirable de la part de l’écrivaine d’avoir réussi à me contenter pour la fin. Parce que plus j’aime un contenu, plus il est facile de me décevoir 😉

Pour finir, je le conseille à toutes les personnes qui s’interrogent sur le futur, sur la perfection, sur le passé, sur le poids de l’histoire et sur le poids des mots, sur les émotions, sur l’importance des décisions et du choix, sur le hasard, sur les émotions… (à toutes les personnes qui se questionnent donc 😉 )

Je sais que comme L’Elue il est catégorisé littérature jeunesse mais il dépasse de loin ce cadre (j’ai envie de lire tous ses autres livres… Mais je vais me laisser le temps de digérer celui-là déjà !)

 

 

Rétrospective : petits bonheurs de juin

Le mois de juin c’est les derniers partiels (les oraux) puis le repos bien mérité (avec une vie amicale et culturelle débridée…)

En juin, rappelez-vous la météo était complètement folle (il n’y a pas que moi qui était débridée), et pendant que certains souffraient de grandes inondations, moi je me réjouissais des gros orages et averses qui éclataient d’un coup et j’ai découvert le Zouave de l’Alma à cette occasion. (J’ai l’air d’une grosse égoïste dit comme ça… J’étais en révisions, ça passe comme excuse ?)

Le mois de juin c’était les oraux, ce qui est peu réjouissant au premier abord et pourtant : ils étaient bien organisés (ça change) donc sans stress ajouté, et, cerise sur le gâteau, pendant ces oraux j’ai reçu des félicitations en direct, pour un devoir particulièrement réussi et apprécié (c’est le genre de compliment qui fait doublement plaisir puisque qu’au simple plaisir du compliment s’ajoute le plaisir de savoir que c’est juste et mérité, que le travail a été considéré à sa juste valeur…)

Ensuite, bien évidemment, c’était les vacances, ce qui est un bonheur en soit.

J’ai choisi délibérément de rester tout le mois de juin à Paris pour profiter de ma solitude, ma liberté et mon temps libre.

La météo a continué à faire sa capricieuse : de la pluie…de la pluie…de la pluie… DU SOLEIL… de la pluie… des nuages… un temps gris… DU CIEL BLEU

Comme il pleuvait, je suis allée au cinéma, j’ai vu Julietta de Pedro Almodovar. (La fin est dure et inattendue mais Ohlala que c’est beau ! -même là que je vous ai dit ça, si vous le regardez ce sera toujours dur et inattendu, je n’ai rien spoilé…)

J’ai découvert le Théâtre de Poche, avec une pièce magnifique…

J’ai découvert la Philarmonie lors des journées portes ouvertes, c’est un beau lieu, j’ai appris plein de trucs sur son fonctionnement (acoustique et régie), j’ai assisté à un concert d’orgue très intrigant, j’ai discuté, j’ai assisté à un concert de percussions tout aussi original.

J’ai passé un samedi extra au Musée du Quai Branly (chanson russes, guide-conteuse, toit-terrasse avec belle vue et bougies)

Je suis allée au musée Rodin voir une superbe exposition d’art contemporain (une des rares fois de ma vie j’ai trouvé que de l’art contemporain ça pouvait émouvoir), puis j’ai continué par la visite du musée que j’ai encore plus aimé : je trouve certaines œuvres super émouvantes, elles parlent beaucoup à ma sensibilité… et c’est un musée accessible.

Pour bien terminer la visite, il y a là-bas un très beau jardin avec pleeein de fleurs, j’ai donc pris pleeein de photos (je suis accro aux photos de fleurs.)

J’ai lu un livre dans mon lit (Cette histoire-là d’Alessandro Baricco, j’ai beaucoup aimé, merci AnnickAnouck pour la découverte !)

J’ai bu un très bon capuccino avec un bon cheescake, dans un endroit très agréable (tellement que j’y suis retournée deux fois depuis, le coup de cœur n’a pas été démenti, je vais me ruiner !)

Et puis, comme il faisait beau aussi de temps en temps, j’ai pris des photos, des photos et encore des photos…

Tout ça c’était la dimension culturelle, et généralement solitaire, de mon mois de juin mais ce mois a aussi été plein d’amitiés.

Il y a eu une ballade nocturne avec M. et N. (Paris la nuit avec des amis, c’est le top…), il y a eu un coup de téléphone de C., avec des vacances en perspective… (ça fait partie des petits bonheurs des vacances !). Il y a eu un message de B., encore en vadrouille et toujours attentive. Il y a eu beaucoup de bavardages et de rires autour d’un repas coréen. Il y a eu une crêpe au chocolat avec M. C’est bien quand les amis vont bien ! (Ceux que tu n’avais pas vus depuis longtemps et qui vont encore mieux que quand tu les avais laissé ou ceux qui n’allaient pas bien la semaine d’avant, c’est pareil, bien pareil.). Il y a eu une carte postale de B., j‘adore les cartes postales (autant les écrire que les lire…). Enfin, il y a eu un super repas aux côtés de E., M, N et C. (du bien aux papilles et au cœur en même temps, que demander de plus !)

°°°

C’est étrange de repenser à tout ça maintenant. ça semble si loin alors qu’en fait pas tellement. Mais il s’est passé tellement de belles choses entre temps ! Et ça semble si proche alors qu’en fait pas tellement. Tellement de choses on changé entre temps ! 3 mois. 2 mois de vacances, 1 mois de rentrée.

Je ne traduirez pas mes 2 mois d’été et de vacances en petits bonheurs ici. Parce qu’il y aurait trop à dire, parce que c’était tellement bien que j’aurais du mal à le transcrire ici, parce que je ne veux pas tout raconter et que j’aurais l’impression de trahir la réalité en ne racontant que la moitié. Ils sont tous bien notés dans mon carnet et gravés dans ma tête. C’était très très très super. Je ne l’oublierais pas de sitôt.

Par contre le mois de septembre va suivre (peut-être couplé avec octobre…)

Les Jeux Paralympiques

J’en savais déjà quelque(s) chose(s). Mais j’étais loin de me douter d’une telle richesse.

Je savais que les Jeux Paralympiques étaient divisées en catégories de handicap elles-mêmes sous-divisées selon le degré de handicap. Je connaissais les catégories, plus ou moins. Mais j’ignorais l’étendue des sports existants  dans chaque catégorie.

Je savais que des personnes non ou mal-voyantes pouvaient faire de la course ou du foot, mais je ne connaissais pas la natation, ni le lancer de poids, ni le saut en longueur, ni le vélo de piste, ni le judo.

Je savais qu’il existait du tennis et de l’escrime fauteuil mais je n’en avais jamais vu (et vraiment ça vaut le coup ! Le tennis surtout, je trouve ça beaucoup plus intéressant et spectaculaire que le tennis normal !)

En fait, voilà : il  y a des choses que je savais, que j’avais déjà vues et que j’ai revues avec plaisir (Marie-Amélie Lefur est géniale !), des choses que je savais mais que j’ai vu pour la première fois et qui m’ont impressionnée (le céci-foot, le tennis-fauteuil,…) et des choses que je ne savais pas et que j’ai découvert avec grand plaisir (le judo par des personnes non/mal-voyantes, le foot à 7, …)

J’ignorais que des personnes ayant une déficience intellectuelle participaient, que des personnes de  petite taille participaient et surtout (ce qui m’intéresse 🙂) que des  personnes ayant eu un AVC ou des IMC participaient. Parce que, oui, il y a des IMC qui font du sport de haut niveau ! (J’ai vu de la course, du foot (foot à 7 donc) et du lancer de poids (pour des IMC plus lourdement handicapés).

Rio2016_AO

En bref, je savais probablement plus qu’une personne lambda (certains ne connaissent même pas l’existence de ces Jeux…) mais je ne savais quand même pas grand chose, ou vaguement. La rediffusion de beaucoup d’épreuves des Jeux Paralympiques de Rio à la TV a été l’occasion d’en apprendre beaucoup et de m’enrichir.

En particulier, vous l’aurez compris; en découvrant donc tous ces sportifs de haut niveau IMC (Infirmes Moteurs Cérébraux) (Il me semble plus juste de dire « sportifs de haut niveau IMC » que  « IMC sportifs de haut niveau ».)

Donc je les ai découverts et…. Ils m’ont impressionnée. Fascinée même.
Rien ne prédestine ces gens à faire du sport. Rien de rien. C’est même contradictoire. Mais ils y vont quand même… C’est génial…
Moi j’ai appris à cultiver mes points forts, mes qualités et mes capacités, pour pallier mes points faibles. Eux pas du tout. Ils ont une faiblesse… et ils foncent dedans. . Ces gens ils se battent contre vents et marées pour un objectif qui est tout sauf intuitif. Ça moi j’ai appris à le faire bien tard. (En gros, ces gens poussent le conseil de Coluche à l’extrême)

« Ce que l’on vous reproche, cultivez-le »

Bien sûr je suis aussi impressionnée par les sportifs qui se remettent au sport de haut niveau après un accident (je vous ai déjà dit mon admiration pour Marie-Amélie Lefur ?) mais ça n’est pas pareil à mes yeux. Ils ont déjà eu l’expérience du sport et du plaisir que ça leur procure, ils ont déjà développé ce goût avant. Vraiment je ne dis pas que je ne les admire pas : il faut bien du courage pour se dire qu‘on peut encore, il faut bien de la confiance pour se dire que oui, on peut retrouver un niveau équivalent voire meilleur à celui d’avant. En quelque sorte eux aussi ils foncent dedans. Sauf que je vois ça aussi comme une manière de renouer avec leur ancienne vie, un défi qui permet de remonter la pente. (Mais peut-être que je me trompe.) Peut-être même que je devrais être plus admirative encore, en fait. Parce que quand ils reprennent après l’accident, ils prennent le risque d’être déçus. Déçus parce qu’ils ne réussissent pas à retrouver un niveau qu’ils savaient avoir avant. Alors qu’une personne IMC elle ira juste au plus haut qu’elle peut. Pas d’avant pour comparer.
Juste le présent, et le futur peut-être encore meilleur.

En fait au fond, les sportifs handicapés de naissance et ceux handicapés par accident sont probablement finalement très proches : il y a la même volonté de défi,  la même volonté d’aller au-delà de la barrière imposée par le physique.
La même volonté d’aller au-delà des préjugés.

C’est vrai, ils sont très proches, sauf que l’affectif joue aussi sur mon jugement.

Quand je les vois je ne peux m’empêcher de m’identifier à eux. De penser à toutes les barrières qu’ils ont dû surmonter depuis tout petits pour en arriver là. D’essayer de comparer, en imagination, leur point de départ et leur maintenant. Et surtout, je sais (ou je crois savoir, puisqu’au fond, justement, je n’ai pas tout leur entraînement qui fait la différence) aussi ce qu’ils continuent de braver à chaque instant de leur course. La hantise du faux-départ, le mauvais équilibre, les trébuchements, la mauvaise coordination, les muscles qui se raidissent et se tétanisent. Tout ça. Et je ne peux m’empêcher de me demander comment ils en sont arrivés là. Eux que rien ne destinaient à ça, un jour ils se sont dit « Bah oui, je vais faire de la course / du foot en compétition » Logique.
(C’est un de mes regrets dans le programme TV. Dans ce que j’ai vu (je n’ai pas tout vu, loin de là) il n’y a pas eu le témoignage d’une personne handicapée de naissance. Que des personnes handicapées par accident. Dommage. J’aurais vraiment entendre leur explication de comment ils en sont arrivés là…)

Du coup, voilà, c’était ma révolution-révélation de l’année : il y a des gens comme moi qui font de l’athlétisme ou du foot. C’est LA preuve que notre handicap ne nous définit pas. Je suis IMC, eux aussi. Je n’ai jamais eu envie de jouer au foot ou de faire de l’athlétisme. Eux si. Et ils en font. Voilà. Ce n’est pas parce que je suis IMC que je ne fais pas de foot, c’est parce que je n’aime pas.

Moi je vais rester à la piscine et au vélo de campagne. Eux ils font du foot, de la course ou du lancer de poids en compét’.

(Sont-ils plus proches de moi, IMC comme eux, ou de sportifs de haut niveau comme eux non handicapés ? Pas de réponse. Sans doute équidistants. C’est pourquoi je préfère dire Sportifs de haut niveau IMC, c’est beaucoup plus valorisant !)

Ce sont mes héros.

L’intelligence … Qu’est-ce que ça veut dire ?

Albert Jacquard, biologiste et généticie, parle d’intelligence, de douance, (de « surdoué » et HQI), de notre incroyable cerveau, de l’idiotie et de l’effet des paroles sur les enfants.

Une vidéo GE-NIALE ! J’aime cet homme ! À regarder du début jusqu’à la fin, en ouvrant grand les oreilles ! À partager, à voir et à revoir jusqu’à la connaitre par cœur !

http://apprendreaeduquer.fr/vraie-intelligence/

 

NB :  » Généralement on dit que ceux qui sont surdoués y arrivent mieux et c’est vrai, ça se vérifie » dit la journaliste…
Alors non, hein, ça ne se vérifie pas toujours, certains dit élèves dit « surdoués » à cause du calcul de leur QI n’y arrivent pas du tout à l’école !