Dublin #3 : Et moi alors ?

Je vous ai donné beaucoup d’informations mais je n’ai parlé de moi qu’en filigrane… Mais, comment j’ai vécu mon voyage en fait ?

Super bien !!!

Pour commencer, aucun problème à l’aéroport… Il faut dire que voyager sans bagage en soute c’est vraiment plus facile et moins stressant ! (Il faut que je m’en rappelle pour les prochains petits voyages : restreindre le bagage c’est casse-tête mais ça vaut vraiment le coup !)

Là-bas (deux heures de vol c’est vraiment pas long surtout quand avec le « décalage horaire » tu as l’impression de rajouter une heure à ta journée !)( ça a un côté surréaliste dans ma tête : décollage 13h-arrivée 14h, durée de vol : 2h !! ben voyons, c’est tout naturel 😀), là-bas donc, je retrouvais une amie en Erasmus, je n’avais donc pas besoin de chercher un logement, ni de m’inquiéter de l’organisation pratique ni de me soucier de mon orientation spatiale pourrie (je ne l’ai pas quittée d’une semelle 😀 mon amie je veux dire…) Tellement de stress en moins ! (Vous vous rappelez ce que je vous avais raconté ici et ?)

D’ailleurs, je dois dire qu’au delà du voyage et de la découverte, ce séjour fut un chouette moment amical. Ça compte dans les bons souvenirs que j’en garde !

J’ai eu une chance inouïe : en 4 jours il n’y a pas eu de pluie ! Juste un petit crachin à la fin en guise d’au-revoir…C’était quand même plus pratiques pour toutes nos pérégrinations…

Je garde un très grand souvenir de la bibliothèque de Trinity, de la Chester Beatty Library et de notre passage sur la côte irlandaise (on peut rejoindre la côte très rapidement et facilement en train.)

Mes billets d’avion étant pas très chers et les musées étant gratuits, je me suis un peu lâchée sur les souvenirs… Pourtant je ne suis pas du genre consommatrice mais là… j’ai fait exception… Que des petits trucs mais plein ! Cartes postales, cartes à jouer, livres, magnets, sous-verres… J’ai presque autant dépensé en billets d’avion qu’en souvenirs…

J’ai aussi beaucoup aimé parcourir les rues du centre-ville (Dublin est une ville assez petite en fait… heureusement pour moi ! 😀)

J’ai beaucoup marché : je savais que ça en valait la peine et je voulais vraiment en profiter à fond, du coup j’ai un peu repoussé mes limites sur ces quelques jours… Pour compenser je dormais beaucoup (sieste systématique en fin d’après-midi avant de ressortir le soir) et je ne regrette absolument pas ! Surtout que cette escapade m’a fait tellement de bien au moral que finalement la semaine suivante je n’étais pas aussi fatiguée que je le craignais (ou je n’ai pas ressenti la fatigue… C’est possible aussi…)

Ce voyage je l’ai surtout apprécié parce que c’était une belle découverte culturelle. C’est pour ça que j’aime les voyages : voire la diversité des modes de vie, des habitudes vestimentaires, culinaires et tout le reste… Tous les petits détails qui font la différence… (tous ces petits détails dont je vous ai parlé en première partie …)

Je m’aperçois d’ailleurs que j’ai oublié de vous parler  de l’accent irlandais ! Absolument charmant / très mignon (je vous laisse choisir l’expression que vous préférez…)

Pour conclure, on ne me change pas : les pubs irlandais c’est trop génial  et la Guiness c’est très très bon !!!

 

Voilà voilà j’ai dit tout ce que j’avais à dire sur Dublin…
J’ai plein d’autres articles sur plein d’autres sujets en réserve…
Ça arrive tout doucement, l’un après l’autre !

Un jour-un livre #15

Pour aujourd’hui je me suis beaucoup creusée la tête sans trouver, ça m’a presque énervée parce que j’ai l’impression que ça m’arrive tout le temps de m’identifier à un personnage/de me reconnaitre dans une situation, une histoire… Et là précisément quand je cherche, forcément, je ne trouve rien…

Mais pour finir il me semble que j’en ai trouvé un (ah ben tiens, j’en ai trouvé un autre… Mais je le garde pour un autre jour.. Suspens…)

Totto-chan : La petite fille à la fenêtre de Tetsuko Kuroyanagi

totto-chan

C’est un livre que personne ne connait, et c’est bien dommage… en même temps, c’est normal, il n’est pas occidental ! C’est l’histoire  (vraie) d’une petite fille très attachante et intelligente mais qui pose un problème : elle est très agitée en classe ! Elle se fait finalement virer de son école. Elle arrive alors dans une école assez originale… qui va très bien lui convenir.

Je me reconnaissais assez bien dans cette petite fille* (je suis donc attachante et intelligente !) et, comme elle,  j’ai moi aussi changé d’école : je suis passée d’une école très stricte où je ne rentrais pas dans le moule à une autre beaucoup plus ouverte et inventive où je me suis sentie très bien (mais je ne suis pas faite virer, c’est mes parents qui ont décidé et tout de même nous ne faisions pas cours dans des vrais bâtiments…)

*En effet, il me semble (souvenirs d’une lecture assez lointaine) que j’avais retrouvé certains de mes traits de caractère : une façon de se lier aux autres enfants, une façon de voir la différence, le franc-parler (#point contradictions : je suis timide, mais  quand je connais un minimum la personne en face, en bien ou en mal, il y a des phrases qui sortent. Et quand je connais vraiment bien la personne, et que nous nous entendons bien, je peux même devenir très bavarde…)

Mis à part cette identification, j’avais aussi beaucoup aimé ce livre pour la découverte de la culture japonaise.

 

 

 

 

L’aprentissage de l’amitié

Peut-être qu’en lisant mon titre vous vous êtes posés des questions…

Comment ça « l’apprentissage de l’amitié » ? Depuis quand ça s’apprend, l’amitié ?

Ben depuis que suis née ! Depuis que je le dis ! Depuis longtemps !

En effet, l’amitié a longtemps été (notez le passé) pour moi une grande problématique, source de beaucoup de réflexions, de déceptions et de tristesse…

Je n’avais aucun mal à me lier avec les autres, j’étais toujours très souriante et dynamique, ce qui fait qu’en général, à la fin de la journée de rentrée, je connaissais au moins les 2/3 de la classe. Par « connaître » je veux dire que l’on avait un peu joué/parlé ensemble, que j’avais apprécié le contact, et que le soir j’en parlais à mes parents (en les nommant par leurs prénoms…) Ainsi mes parents ont longtemps (toujours?) eu l’idée que je m’entendais avec tout le monde et que j’avais beaucoup de copines. Or en réalité, la plupart des copains de rentrée ne me parlaient rapidement plus, ou plutôt ne voulaient plus jouer avec moi. Parce que j’étais différente, sûrement un peu extraterrestre par certains aspects (certaines pensées plus mûres, des préoccupations différentes, une conception différente de la vie) et aussi par ce que j’étais lente et sûrement un peu bizarre physiquement (l’œil qui part, les pieds en dedans et les genoux pliés…) (et que personne n’a jamais pris le temps de leur expliquer…) Je n’étais donc pas une bonne camarade de jeux et ça tout de suite ça joue sur les amitiés … En plus de ça j’étais très sérieuse, très appliquée et impliquée en classe, et j’étais très surveillée par mes parents et professeurs (je devais être placée dans les premiers rangs et de toute façon j’étais toujours plus lente). Tout le monde me considérait donc comme une fayotte, une chouchoute, une privilégiée… ça n’aide pas non plus à construire des amitiés… (et je n’ai pas besoin de vous dire que l’idée que je sois « privilégiée » est un petit peu surfaite…)
Ces généralités concernent ma scolarité de la maternelle jusqu’au lycée (oui, oui), cependant en maternelle et primaire j’avais quand même un petit noyau d’amies, mais les choses se sont gâtées au collège, pour plusieurs raisons.

A la fin de ma sixième (première année du collège), j’ai déménagé dans une autre ville, à plusieurs centaines de km, j’ai alors quitté mon noyau dur d’amies qui me soutenaient et me protégeaient. En plus je suis arrivée dans une petite classe ou ils se connaissaient déjà presque tous, les réseaux d’amis étaient donc déjà constitués… Ajoutez à cela que c’est une classe de jeunes de 12/13 ans et vous avez mon environnement…. (Pour ceux qui n’aurait pas suivi : moi, petite jeune fille différente, au physique étrange, qui bénéficie de certains aménagements, bonne élève appliquée qui se place au premier rang et a toujours des bonnes notes + plusieurs groupuscules de jeunes ados idiots (forcément, ça va ensemble) …)

Et moi j’ai fait comme d’habitude, (NB : l’adolescence m’est inconnue, je n’ai jamais fait de crise d’ado, quand je vous dis que je suis un peu extraterrestre) le premier jour j’ai fait connaissance avec les 2/3 de la classe (je ne me suis pas occupée à la bande du fond qui avait l’air peu intéressée par l’école...) et je suis repartie avec mes bonnes impressions…
Seulement voilà, connaître les gens est une chose, être leur amie en est une autre… Je pouvais leur dire bonjour, parler cinq minutes, partager un moment de la récré, mais fallait pas exagérer non plus, je n’entrais jamais dans les confidences, j’avais rarement une personne qui s’empressait d’aller à côté de moi en cours… Alors vous pensez bien que quand une fille de la classe a commencé à se rapprocher de moi, j’ai de suite sauté sur l’occasion ! Et nous sommes devenues « les meilleures amies du monde » : on restait ensemble à la récré, on s’asseyait à côté en cours et … je l’aidais quelquefois (de plus en plus souvent le temps passant) pour les devoirs (ben oui j’avais beau être lente, j’étais une bonne élève !)
et ça a duré 3 ans c’est long 3 ans… J’ai quand même eu quelques crises de rébellion car plusieurs fois je n’ai pas été d’accord avec ses faits et gestes, ou alors elle m’accusait de choses que je n’avais pas faites, ou de faire des choses qui ne lui plaisaient pas… Mais je revenais toujours plus ou moins vite vers elle, d’une part parce qu’elle me racontait toujours un tas de bobards dans ce but (sinon elle aurait perdu sa bonne poire, son singe savant, son maître particulier !) et aussi parce que je me disais toujours que ses quelques défauts valaient mieux que la solitude… (en bref je me persuadais que c’était une amie car je ne voulais pas rester seule…)

En troisième (dernière année de collège), les choses se sont un peu arrangées car il y avait eu à la fin de l’année précédente une accusation que je n’avais pas pu avaler et je me suis rapprochée d’une autre fille qui ne s’entendait plus avec ses anciens amis, ainsi j’ai pu m’éloigner un peu de « l’élément toxique » sans me retrouver seule… Mais ça n’était quand même pas la joie…

Ma grande chance a été de ne pas aller ensuite dans mon lycée de secteur (pour des raisons d’accessibilité) j’ai ainsi été séparée de cette élève toxique mais aussi du reste de la classe (dont les uns ne m’aimaient et les autres ne m’appréciaient pas particulièrement, pour les premiers c’était réciproque pour les seconds un peu plus blessant pour moi…) En réalité ce n’est véritablement qu’à ce moment là que je me suis rendue compte à quel pont cette »amitié » avait été néfaste pour moi (ma mère m’avait pourtant mise en garde, alors qu’elle ne savait pas tout -c’est une des rares fois où elle s’est aperçue que quelque chose clochait du côté amical et je me répète, elle ne savait/réalisait pas tout- mais je n’avais pas voulu l’écouter…)

Je me suis donc retrouvée dans un nouvel établissement où je pouvais repartir de zéro (je n’arrivais pas au milieu d’un cycle, ainsi les groupes au sein de la classe n’étaient pas encore constitués).
Et j’ai recommencé, comme d’habitude : le premier jour je connaissais la moitié de la classe… Pendant la première moitié de l’année tout s’est plutôt bien passé, j’avais des copains/copines à côté de moi en cours, pas toujours les mêmes, j’allais manger avec un groupe de copains à la cantine ou à la cafet’ le midi (ça a été ma première véritable transgression ma mère voulait et pensait que je mangeais tous les midis à la cantine, un repas équilibré…) Les choses se sont gâtées au cours du 3ème trimestre (ou peut-être à la fin du deuxième je ne sais plus trop) : une des filles du groupe m’a « demandé » d’arrêter de les « coller », en gros alors que je pensais faire partie de leur groupe, être une de leur amies, je n’étais pour eux (en tout cas pour au moins deux d’entre eux) qu’une camarade qui était un peu trop collante et envahissante… ça a été une grosse claque, difficile à encaisser, et de nouveau j’ai du faire face à ma pire ennemie, la solitude… En outre, ce rejet a ravivé les blessures passées non encore cicatrisées et j’ai eu beaucoup de mal à croire de nouveau en la possibilité de nouvelles amitiés, en ma capacité à être aimable,…

Toutefois, le système du lycée m’a permis de la vivre différemment et plus facilement : en dehors des cours je pouvais aller quand je voulais au CDI pour lire ou écrire des mails (à ma grande amie d’enfance et à ma marraine, mes seules confidentes), ou faire mes devoirs, je pouvais aussi lire sur un banc au soleil, sortir me balader ou retrouver mes camarades de latin (qui appartenaient à une autre classe) pour discuter ou écouter de la musique Celles-ci semblaient prêtes à m’accueillir, mais je n’osais pas m’aventurer trop loin et j’ai pensé aider mon intégration par quelques mensonges sur mes goûts, mes activités… (une mauvaise habitude que j’avais commencé à prendre au collège) (elles s’en sont, je crois, assez rapidement rendu compte mais ne m’en ont pas tenu rigueur, je ne les en remercierais jamais assez …) Bref la liberté rendait la solitude (relative) beaucoup plus supportable…

Mais j’ai quand même été bien contente de trouver de nouveaux amis potentiels en rentrant l’année suivante (en première), et effectivement cette année là s’est assez bien passé, j’avais toujours beaucoup plus de mal à penser que mes camarades étaient des amis mais j’avais suffisamment de bonnes relations pour ne pas être seule…

Et cela a continué ainsi en Terminale, l’année suivante, petit à petit (très petit) j’ai repris un peu confiance en moi, en mon amabilité, j’ai appris à arrêter de mentir, à redevenir moi, à m’affirmer.

Seule ombre au tableau, dans la seconde moitié de la terminale, j’ai peu à peu construit une amitié assez exclusive avec une fille au détriment des autres, je m’en suis rendue compte assez tard, quand d’autres me l’ont fait remarquer à la fin de l’année… J’ai mis longtemps à comprendre comment j’avais pu en arriver là… J »ai pensé que j’avais réitéré le schéma du collège, que j’étais encore une fois devenue la cinquième roue du carrosse… Aujourd’hui, après moult réflexions (car ça m’a un peu « hanté » quand même…) je pense que effectivement j’ai été pour elle un moyen de combler un vide affectif (elle avait par ailleurs beaucoup d’amis mais peu dans ce lycée et encore moins dans la classe…) mais ça n’est pas grave. Parce que ça n’a pas été aussi destructeur, tout simplement parce qu‘elle m’appréciait vraiment pour ma personnalité et pas pour mon savoir (elle était elle-même très intelligente), j’étais considérée en tant que sujet, personne et non en tant qu’objet, et ça c’est très important, et elle m’a aussi beaucoup apporté en retour : elle m’a aidé à m’affirmer, à m’épanouir, à faire des projets…  En conclusion de tout ça je peux dire que même si ça été court (1 an après la fin du lycée nous avons perdu contact), c’était une amie… Le seul problème de cette amitié était son caractère exclusif (et même si ce serait trop long à expliquer, je sais d’où il vient et je sais qu’il faut que je m’en méfie…)

Ne pensez donc pas que je finis sur une note négative : le lycée, et en particulier les 2 dernières années, a été pour moi le début de l’ouverture et de l’épanouissement, la période où j’ai pu panser les blessures passées et reprendre confiance en moi, et j’en garde dans l’ensemble un très bon souvenir…

J’en reviens au début de mon discours et à mon titre (vous avez vu comme tout ça est bien rodé ?) Pour moi l’amitié a été un véritable apprentissage, avec des hauts et des bas, des échecs et des réussites… et d’ailleurs, depuis ça va vraiment vraiment très très bien …. Je vous en parle la prochaine fois !

Troubles dys…partie 1

Voilà un article qui explique extrêmement bien ce qu’est la dyspraxie ou plutôt ce que sont les dyspraxies … Je suis moi-même concernée plus particulièrement par la dyspraxie visuo-spatiale.

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De nombreux « troubles dys » existent, certains plus connu comme  la dyslexie, mais ils en existent d’autres souvent moins connus : dyspraxie, dysorthographie, dysgraphie, dyscalculie, dysphasie, troubles dysexécutifs (aussi appelé trouble des fonctions exécutives), TDA(H)…

Chez nos loulous TSA, on peut ( même très souvent) être confrontés à ces troubles « dys », à ceci prêt que dans le cas de nos loulous TSA ces troubles découlent directement de leur profil cognitif « particulier ».

A la maison on a fait le tour de quasiment tous ces troubles « dys » avec notre trio extraordinaire, entre autre dyspraxies, dysgraphie, troubles dysexécutifs, dysorthographie, dyscalculie… Aujourd’hui nous allons donc aborder la dyspraxie ou plutôt  les dyspraxies .

La dyspraxie késako???

La dyspraxie est un trouble neuro-développemental qui se manifeste par une difficulté ou l’impossibilité à automatiser et planifier des gestes. Elle n’est pas due à un manque d’entrainement ou de motivation, elle entraîne lenteur et fatigabilité. C’est un trouble…

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Comment témoigner ?

J’ai ajouté il y a peu sur ce blog, une page qui regroupe plusieurs liens internet parlant de l’infirmité motrice cérébrale, la cause de mon handicap…. Depuis (et même avant mais là le texte prend forme) j’hésite à poster un texte. Mon but est d’y montrer mon vécu, mon expérience de ce handicap, différent de ce qu’on lit la plupart du temps parce que j’ai une forme assez légère… elle est souvent écartée, sous-estimée, peu évoquée… Comme si   sa légèreté la rendait plus négligeable … J’ai donc envie de témoigner pour dire que ça existe, pour que si un jour une autre personne a la même impression d’isolement que moi, elle se sente moins seule….

Mais j’hésite, parce que je sais que ça va montrer toutes ces contradictions, que je n’arrive pas à éviter mais que je n’aime pas : j’aimerais être reconnue comme personne handicapée mais je veux être normale, faire comme tout le monde, ne pas avoir besoin d’aide, faire aussi bien que tout le monde… Je veux être reconnue comme étant en situation de handicap mais je ne veux pas être plainte, je ne veux pas ME PLAINDRE : JE SUIS HEUREUSE COMME JE SUIS ! Et pourtant je sais que ce texte ressemble à une plainte … pourquoi un tel besoin de reconnaissance ? alors que je suis heureuse et que j’ai ce qui me tient le plus à cœur : l’autonomie ! Pourquoi ? je ne sais pas … depuis que j’ai ces déboires avec la MDPH cette question de reconnaissance, qui m’avait obsédée pendant tout le collège, revient en force … et je n’ai toujours aucune réponse.

Je veux être reconnue comme ayant un handicap, et pourtant les paroles qui m’ont le plus marquée (positivement) sont celles de 2 personnes qui m’ont dit (avec des années, des km et une profession les séparant) que j’étais NORMALE ! oui mais … il y a tout le contexte derrière… En me disant ça, toutes les 2, elles voulaient souligner que j’avais raison de me battre pour avoir mon autonomie et que je pouvais effectivement faire aussi bien que tout le monde… elles ne niaient absolument pas l’existence de mon handicap mais savaient que j’étais capable de le dépasser… ce qui est radicalement différent … mais ça n’explique pas pourquoi ce besoin de reconnaissance…. Pourquoi je ne peux pas me satisfaire de le savoir moi, et puis voilà ?

Voilà … encore une fois mettre les idées par écrit m’a bien fait réfléchir, je sais ce que je vais faire ! (je remarque encore une fois touts les de l’écriture… c’est vraiment formidable ! :) )

J’ai donc dans mes brouillons un texte qui raconte les difficultés que je rencontre au quotidien… Texte que je ne publierais pas aujourd’hui, parce que mon but ici n’est pas de me plaindre, je préfère voir la vie en rose et donner des sourires…. 🙂

Alors, je vais reprendre ce texte par petits bouts et le transformer en quelque chose de plus joyeux … je ne sais pas comment mais maintenant que l’idée est là je vais y réfléchir ….

Le fait est qu’habituellement : soit j’en parle, et  je suis sérieuse et je bafouille, je cherche mes mots… Soit, et c’est beaucoup plus facile mais ça ne contente pas tout le monde (en particulier au collège) je n’en parle pas, et les autres m’acceptent comme je suis … Mais sur ce blog j’aimerais arriver à témoigner sans que ça ne soit mélodramatique, sérieux, tout ça, mais que ce soit clair … j’aimerais arriver à le tourner en dérision, ce que je n’ai jamais réussi auparavant

Bref, j’ai du pain sur la planche  ! 😀 Patience ça viendra… 😉

( Si en attendant vous avez des questions, n’hésitez pas, ça me donnera des idées de ce que je dois raconter … et puis il est toujours plus facile de répondre à une question extérieure et précise que d’ordonner tout le fatras d’idées intérieures …. 😉 )