Sortir du cercle vicieux

Sachant que je fais constamment l’éloge de « la part du colibri » ce serait abusé de ne rien faire… Et en plus, l’idée d’être empêché d’un projet (en particulier dans les études) par l’argent ça m’énerve… Donc voilà. Si vous pouviez au moins le lire, voire – soyons fous – participer à la cagnotte. (Certes, vous ne la connaissez pas… Moi non plus. Mais avec un peu d’imagination vous pouvez en faire un symbole de revanche contre cette société capitaliste qui marche sur la tête, ou bien un symbole de votre première action « reconnue » de colibri, ou bien un symbole de votre envie de promouvoir la naturopathie… Bref, soyons inventifs ! 🙂 )

Le problème de la réorientation, lorsqu’on est en recherche d’emploi, c’est que ça nous rend dépendant de trop de facteurs : Le bon vouloir de Pôle Emploi, de Cap Emploi ou d’autres organismes comme l’Agefiph : ils ont généralement leur propre carnet de formations, choisies en fonction de secteurs qu’ils jugent porteurs, et ça s’arrête […]

via Une cagnotte pour tenter de sortir la tête de l’eau ? — Une diplômée dans la ville

Les soldes, un plaisir ?

Chaque été c’est la même chose, chaque été je re-découvre les difficultés que j’ai à m’habiller et chaque année je re-découvre que vouloir faire les soldes ne me fait pas du bien, en fait…

En hiver, maintenant ça se passe plutôt bien : pas besoin de se poser de questions, c’est normal de porter des jeans en hiver. J’ai même quelques pantalons « autres » (de couleur marron surtout). Pour les hauts aussi c’est assez simple, je n’ai pas de mal à trouver des t-shirts qui me conviennent et avec des jeans ce n’est pas difficile à assortir. En plus, j’adore les pulls et gilets. Bref en hiver tout va bien.

Mais dès qu’arrive la saison de l’été avec les températures chaudes le casse-tête commence : je cumule les problèmes.

  • La visibilité des attelles

Je n’aime pas montrer mes attelles et pourtant j’en ai besoin la plus grande partie du temps. Il faut donc que je trouve des habits légers (pour ne pas trop mourir de chaud) qui les cachent. Pendant plusieurs années cette recherche était difficile, tout ce que je trouvais ne me plaisait pas ou me semblait vieillot / démodé. ça s’améliore parce que la mode des pantalons « fluides » se répand. J’ai maintenant 3 pantalons de ce style qui me plaisent beaucoup. Ajoutons à cela 2 autres pantalons au tissu léger et une sorte de jean d’été (tissu jean gris clair et forme plus aérée) plus anciens qui correspondent certainement moins au canon de la mode mais que j’aime personnellement tellement et qui sont si confortables que j’arrive à dépasser cette idée. Ensuite, un pantalon blanc très léger mais que je n’arrive plus à mettre parce que j’ai trop peur de le salir et 2 autres pantalons au tissu léger marron, que je n’aime pas mettre car j’ai l’impression d’être un sac à patates. Il faudrait que j’arrête de les garder en pensant qu’un jour ils me serviront… (Pour la mi-saison j’ai aussi un pantalon noir au tissu assez souple, mais c’est quand même trop chaud pour être mis en été.) Pendant longtemps, même en dehors de la question des attelles je détestais les shorts parce que je détestais mes jambes, depuis le lycée ça va beaucoup mieux : j’ai 4 shorts (1 gris, 1 écru et 2 marron) et un pantacourt (marron). Évidemment je ne les porte que lorsque que je n’ai pas mes attelles OU lorsque je suis en famille (depuis 2-3 ans j’arrive à ce que mes attelles soient visibles quand je suis en famille, comme si le fait d’être accompagnée m’offrait une protection aux regards… Enfin, c’est surtout que ça me permet de penser à autre chose qu’à ça…) J’ai aussi quelques jupes : une courte (donc même configuration que les shorts), deux mi-longues (qui laissent les attelles un peu visibles pour qui m’observe attentivement mais ça ne saute pas aux yeux donc ça va) et des robes (la plupart sont courtes.)

  • L’harmonie vêtements-chaussures

Pour les jupes et les robes, qu’elles montrent ou pas les attelles je suis gênée par les chaussures : je trouve que jupe / robe + converses c’est moche. Ma mère m’a soutenu plusieurs fois l’inverse. Sauf que, sans être totalement à côté de la plaque, ce n’est pas non plus une experte en matière de mode ET elle pourrait dire ça pour me décomplexer. Ça ne me convainc donc pas du tout ! (Je suis une grande complexée des robes, il y a tellement de belles robes, mais je ne les mettrais jamais, à quoi ça me servirait ?!)

Mais comme si ça ne suffisait pas il n’y a pas que les vêtements du bas qui me posent question, les hauts aussi !

  • Un problème d’assurance : sur les autres OUI, sur moi NON

Le nombre de t-shirts où je me dis « oh c’est super beau… mais jamais je n’oserais porter ça » quand je le vois en magasin ou sur internet OU  « ouah j’aime beaucoup son t-shirt… mais ça ne m’ira jamais » est faramineux. Je ne mets pas de débardeurs à fines bretelles car je trouve que ça me fait de grosses épaules, et PIRE je n’arrive pas à me dire que je pourrais porter un t-shirt avec certains motifs. Comme si ça faisait enfantin / ridicule / pas sérieux. Par exemple celui-là que je trouve pourtant super beau (la page de mon panier reste ouverte dans l’attente de mon paiement) et aussi tous ceux-là. Pourtant il y a bien des gens qui les portent ! Et à chaque fois que je les vois, je me dis qu’ils sont beaux, ça devrait suffire… Bref… (ça vous semble ridicule ces dessins ?)

  • Problèmes de confort et de facilité

Le confort est primordial dans mon choix de vêtements, ce qui ne colle pas toujours avec la mode ni même avec mes goûts : je ne porte pas de bustiers ou t-shirts sans épaules parce que je trouve ça inconfortable mais je trouve ça tellement beau ! La facilité d’utilisation aussi : si je ne peux pas enfiler un t-shirt toute seule ou que j’y passe 10 minutes parce que je me perds dedans, c’est inutile de l’acheter ! J’accepte ces deux faits assez facilement, ça ajoute juste des contraintes qui font que j’ai l’impression que je ne pourrais jamais ressembler aux filles bien habillées que j’admire.

  • A tous ces problèmes sus-cités qui relèvent plus du physique s’ajoutent deux problèmes plus psycho-éthiques.

Entre des finances non extensibles et une philosophie de vie qui s’oppose à la sur-consommation, mes parents m’ont toujours poussé à réfléchir chaque achat : est-ce que j’ai vraiment besoin de ça ? est-ce que je suis vraiment sûre qu’il me plait que je vais le mettre ? Combien d’argent je suis prête à y mettre ? A chaque fois que j’ai envie d’acheter des vêtements pour me faire plaisir je suis donc rattrapée par une sorte de culpabilité de dépenser. Et comme j’ai en même temps envie d’acheter de manière plus éthique… c’est plus cher ! Bonjour le cercle vicieux… C’est pour ça que mes parents nous emmenaient plutôt dans des friperies / brocantes / à Emmaüs : on n’achète un vêtement en seconde vie donc on ne participe pas à la demande…  Sauf que du coup, on trouve plus difficilement encore ce que l’on recherche exactement… Re-bonjour cercle vicieux. Ça a aussi participé à mon complexe d’être démodée… Quand tu n’as pas des vêtements neufs et de marque, c’est forcément nul… C’est difficile de se défaire de cette idée qui a été si souvent soulignée.

Pour finir, je n’aime pas faire les magasins quand il y a plein de monde : faire les magasins c’est déjà fatiguant parce qu’on piétine beaucoup, avec le monde c’est pire. Donc je fais sur internet. Sauf que du coup, je ne peux pas essayer : donc je me décourage d’autant plus. (Et si je me trompais de taille, et si ça ne m’allait pas vraiment ? Et 10 euros de taxe c’est tellement abusé…)

(L’état de ma page internet est un bon résumé : après avoir supprimé trois articles sur 5, j’ai fermé l’onglet modetic et j’ai la page de Bonobo en attente mais elle va suivre le même chemin. (Si j’ai le courage j’irais voir direct en magasin.))

Ne pas acheter est encore la meilleure manière de faire des économies… C’est aussi le meilleur moyen de ne pas avoir une garde-robe qui me convient vraiment.

Chaque été je redécouvre cette déception – frustration après m’être dit « Oh, cette année je m’achèterais bien un t-shirt pour remplacer celui-ci et un t-shirt de plus qui puisse aller avec ce pantalon ». Ça va se finir par un achat en période hors-soldes si j’ai un coup de cœur en passant : donc cher et non-éthique, formidable, je m’exaspère.

Certes, ce n’est que de l’apparence, c’est pas très important. Sauf que les vêtements sont quand même importants pour se sentir bien. Et même si on s’en fout totalement (il fut un temps -lointain-, c’était mon cas, je mettais ce dans quoi j’étais bien, tout simplement) ce n’est pas le cas de la majorité dans la société actuelle… Donc ça nous retombe dessus. (Je suis déçue, quand même, de remarquer à quel point le regard des autres impacte sur mes décisions en terme d’habillage…)

Bref, pour la confiance en soi on repassera, pour le moment détente/bien-être aussi, et le plaisir des soldes tout ça, connaispas !

 

 

« Le Passeur » de Lois Lowry

ATTENTION : Je ne donnerai pas la quatrième de couverture, elle dit beaucoup trop à mon goût, il ne faut pas la lire avant d’avoir lu l’histoire (heureusement pour moi ce livre était dans la bibliothèque de ma soeur et je connaissais l’auteur, je me suis donc contentée des premières lignes pour décider de me plonger dedans.)

Dans ce qui suit je ne révèle absolument pas l’histoire, je donne juste le début et mon sentiment (très positif) pour donner envie de le lire !

C’est le deuxième livre de cet auteur que je lis, c’est le deuxième que j’apprécie grandement.

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source : Babelio

Le premier, L’Elue je l’ai lu il y a plusieurs années (au collège) j’en garde un bon souvenir. Un souvenir de réflexion, de réflexion philosophique, le souvenir d’une belle histoire, le souvenir d’une héroine à laquelle je me suis pas mal identifiée (une jeune fille handicapée à la jambe qui marche donc en boitant.)

 

Dans cette seconde histoire j’ai retrouvé un autre monde inventé, une autre belle histoire, une autre réflexion philosophique, un autre héros très intéressant (même si je ne m’y suis pas autant identifié, là n’est pas l’important…)

L’histoire

Cela se passe dans un village / une communauté appartenant au futur. Dans ce monde tout est réglé, codifié. Le matin on fait telle chose, le soir telle chose, en décembre il se passe tel évènement, à huit ans on fait tel truc et à neuf tel autre truc, quand une personne dit quelque chose on doit répondre une autre chose bien précise. Bref, tout est bien codifié pour le bien-être et la sécurité de tous. C’est tout poli / polissé / lisse / neutre / bienveillant.

Et donc, ce livre raconte l’histoire d’un garçon de onze ans dans ce monde.

Pourquoi j’ai aimé et pourquoi je le conseille ?

Pendant ma lecture j’ai pensé à Descartes et ses Méditations métaphysiques, à Platon aussi. J’ai pensé à tout plein de notion abordées en Terminale pendant mon cours de philosophie ( d’ailleurs j’ai regretté de ne pas l’avoir lu cette année-là ça aurait pu nourrir bon nombre de dissertations), je me suis posée énormément de questions, je me suis révoltée un peu aussi.

L’histoire est poétique, belle, juste (dans le sens de « bien-vue »), effrayante, triste… mais surtout très philosophique.

J’avais peur de la fin, peur d’être déçue, finalement je l’ai trouvée juste parfaite, bien à l’image de toute l’histoire. C’est assez admirable de la part de l’écrivaine d’avoir réussi à me contenter pour la fin. Parce que plus j’aime un contenu, plus il est facile de me décevoir 😉

Pour finir, je le conseille à toutes les personnes qui s’interrogent sur le futur, sur la perfection, sur le passé, sur le poids de l’histoire et sur le poids des mots, sur les émotions, sur l’importance des décisions et du choix, sur le hasard, sur les émotions… (à toutes les personnes qui se questionnent donc 😉 )

Je sais que comme L’Elue il est catégorisé littérature jeunesse mais il dépasse de loin ce cadre (j’ai envie de lire tous ses autres livres… Mais je vais me laisser le temps de digérer celui-là déjà !)

 

 

Sondage pour décider

Ça a toujours (toujours… 2 fois sur 2   donc….) bien fonctionné donc je ne vois pas pourquoi je ne recommencerais pas 😀

Comme les 2 fois précédentes, j’ai envie d’écrire mais j’ai plein de sujets en attente et je ne sais pas lequel choisir. En l’occurrence, ici ils sont quasiment tous restés à l’état d’embryon (tout dans la tête, rien de posé sur le clavier) et ce sont tous des sujets assez « sérieux ». Dans le sens où ce sont des sujets actuels, de société, sur lesquels j’ai envie de partager mon expérience, mon avis.

En effet, je me suis progressivement rendue compte de la portée que pouvait avoir ce blog, tant pour sensibiliser et diffuser des infos qui me tiennent à cœur, que pour m’aider à trouver et affirmer ma position sur un sujet (ce que j’ai tant de mal à faire.)

J’aimerais donc savoir quels sont les sujets qui vous intéressent en priorité, les sujets que vous ne connaissaient pas sur lesquels vous voudriez en savoir plus, les sujets qui vous intriguent … Que sais-je encore…

Par ce sondage vous ne décidez pas à ma place (j’ai toujours le monopole de la décision 😀 ) mais vous m’aidez à y voir plus clair.

Pour cette fois je n’ai mis aucune limite de vote (aucune !) mais restez raisonnables tout de même 😉 et si cela ne vous gêne pas de perdre « l’anonymat » dites-moi l’ordre des priorités en commentaire !

(Pour finir, j’ai envie d’écrire mais je ne sais pas si cela sera réellement possible dans l’immédiat, ne vous impatientez pas !)

Mon premier rendez-vous chez Pôle Emploi — Porte-jarretelles & wheelchair

Comme l’illustre parfaitement cette vidéo, lorsque l’on se déplace en fauteuil roulant hors de son domicile, on peut avoir l’impression de participer quotidiennement aux jeux paralympiques.

via Mon premier rendez-vous chez Pôle Emploi — Porte-jarretelles & wheelchair

ça fait un peu plus d’une semaine que cet article a été publié, ça fait un donc peu plus d’une semaine que ça me scandalise sans que j’ai le temps de partager…

Que le monde extérieur français (pour ne parler que du très proche) est physiquement inaccessible, ça je le sais, j’ai envie de dire tout le monde le sait, c’est évident… mais en fait non… Bref, on s’en rend compte tout de même assez vite (de manière plus ou moins précise et exacte, dès lors qu’on s’intéresse à la question.

Que beaucoup de gens n’arrivent pas à imaginer qu’une personne handicapée puisse vivre une vie comme une autre, avoir un travail, être amoureuse, avoir des enfants…. ça aussi je le sais ! (Oui je sais aussi que parfois ça n’est pas possible, mais là je vous parle des nombreux cas où c’est possible !)

[NB : même quand avoir une vie comme une autre n’est pas possible la personne handicapée a une vie et des sentiments…….. Ceci était une parenthèse je la referme…]

Donc je disais, beaucoup de gens ont du mal à imaginer qu’une personne handicapée (disons en fauteuil, pour faire simple) puisse avoir une vie, un travail; des enfants … et je le sais ! Mais quand même, à ce point-là (si vous ne l’avez pas déjà fait cliquez sur le lien pour aller lire son témoignage…) ça me dépasse !

J’utilise beaucoup les transports en commun pour me déplacer (vu que j’habite à Paris, que je n’ai pas de voiture et pas le permis et que je suis écolo et que moins je marche mieux je me porte (presque) ça semble assez logique…) en particulier les bus (parce que ça évite -presque- la foule qui bouscule et qui presse et les nombreux escaliers du métro). Plusieurs de ces bus sont accessibles aux fauteuils, c’est à dire avec une rampe. En particulier le bus que je prends quotidiennement pour me rendre à l’école. J’ai donc plusieurs fois vu des personnes en fauteuil -électrique ou manuel- dans le bus. J’ai vu parfois certains qui ne pouvaient pas monter parce que la rampe ne fonctionnait pas. J’ai vu parfois certains qui ne pouvaient pas monter parce que trop de monde. J’ai entendu parfois des gens soupirer ou vu des gens regarder de travers parce que franchement si le fauteuil était pas là on aurait plus de place… (oui j’ai dit « le fauteuil » et pas « la personne en fauteuil » c’est fait exprès… Je pense vraiment que ces gens ne voient plus la personne.) Mais jamais encore je n’ai vu d’irrespect de la part du chauffeur, au contraire, il est toujours attentif.

Mais là je découvre que le chauffeur peut refuser de prendre une personne en fauteuil si elle est à un arrêt est indiqué non accessible, même si finalement c’est peut-être possible. J’avais déjà vu sur les plans de lignes de bus parisiennes l’indication « arrêt non accessible aux UFR » (Usagers en Fauteuil Roulant, avouez que c’est tout à fait intuitif…) mais je pensais que c’était une indication pour l’usager, pas une interdiction formelle (si comme là il s’avère que dans certaines conditions c’est possible…) qui donne des droits scandaleux au chauffeur.

Peut-être que j’extrapole, que ce chauffeur de bus est « une exception » qu’il a pris un droit (celui de refuser) qu’il n’a en fait pas et que c’est bel et bien qu’une indication et pas une interdiction formelle. Peut-être, soyons optimistes…

Il n’en reste pas moins que ça démontre le long chemin qu’il reste à parcourir pour l’accessibilité. Il n’y a pas que les barrières physiques, mais aussi énooormément de barrières psychologiques. Quand ces barrières psychologiques seront tombées il sera tellement plus facile de faire tomber les barrières physiques qui restent…

Bien sûr qu’il est difficile de rendre tout accessible, peut-être même que ça n’est effectivement pas possible parfois, mais commençons déjà par rendre accessible ce qui peut l’être, ça sera déjà énorme. On verra ensuite pour le reste.

Pour terminer sur une note plus positive, j’ai découvert aujourd’hui grâce à Élodie que la grande roue de la Concorde est accessible aux personnes en fauteuil roulant. C’est tellement génial !