Vrac questionnement (avec sondage !)

Bon. On dirait que je deviens un habituée du vrac moi qui disais que je ne savais pas faire ^^

Je me pose des questions (ça change, hein ?)

D’abord, sur la kiné. Je suis un peu perdue parce que tout le bien que j’en pense se mélange avec les points négatifs de plus en plus nombreux. Certes, les massages me font du bien, certes les exercices sont bien adaptés, certes elle me dit de prendre mon temps, certes elle est à l’écoute. Mais… La séance de 30 minutes est trop courte pour tout faire, encore plus quand presque 10 minutes sont déjà mangées par le déshabillage et rhabillage, ça me donne une impression de dispersion et de bâclage que je n’aime pas, je m’interroge sur les bénéfices réels. Certes les massages du dos me font du bien mais c’est un tombeau des Danaïdes, on n’arrivera de toute façon jamais à la perfection, d’une semaine sur l’autre j’ai largement le temps de me re-raidir surtout quand ce n’est pas fait en profondeur. Maintenant que je suis revenue à une souplesse stable de ce côté, j’aimerais que les jambes soient un peu moins délaissées, parce que de ce côté là ça ne va pas beaucoup mieux, j’attendais une évolution de la prise en charge avec le temps mais elle ne vient pas. Mais peut-être que je suis trop pressée, et/ou peut-être que je ne m’exprime pas assez.

Sauf que : j’ai l’impression qu’elle est aussi « mal à l’aise » que moi pour parler… Aucune de nous d’eux n’a cette facilité de parole et donc ça n’accroche pas, ce qui rend la communication d’autant plus difficile… Je sais bien que je ne dois pas comparer avec le précédent mais en comparant avec LES précédents je me rends bien compte que j’ai besoin de quelqu’un avec qui le contact s’établit facilement, ici ce n’est visiblement pas le cas, il faut pas que je confonde la bonne entente et le respect. De nouveau je me demande jusque quand trouver que c’est normal, jusque quand attendre ?

En plus de ça, un autre point me gêne, ça fait déjà quelques séances que celle-ci est malencontreusement reportée d’un jour sur le lendemain pour diverses raisons : problème de chauffage, d’électricité, retard à cause d’une urgence… Là encore j’hésite : est-ce que c’est de la pure malchance, je tombe au mauvais moment ? Ou est-ce que cela est un signe qu’elle a trop de patients et pas assez de disponibilité pour moi ? En fait, ça me perturbe vraiment parce que ces reports à répétition me donnent un sentiment de non-respect qui va totalement à l’encontre de tout le reste de ce que je vois… Et en même temps ça s’ajoute à tous les autres petits trucs qui me donnent envie d’aller essayer ailleurs…

Sauf que, essayer ailleurs ça veut dire partir (quel esprit de déduction !) : comment je le justifie ? Essayer ailleurs ça veut dire plus loin, alors que c’était tellement pratique ici dans ma rue. Essayer ailleurs, oui mais est-ce que je suis sûre de trouver mieux ?

J’ai deux cabinets en ligne de mire à 10/15 minutes à pied… J’irais prendre rdv à pied, ça évitera le téléphone. L’avantage de ces deux cabinets c’est qu’il y a plusieurs kinés donc d’autant plus de chances que je trouve quelqu’un qui connaisse vraiment ma pathologie (parce que du coup avec la non-évolution, je me demande si elle ne reste pas concentrée sur le dos parce que c’est plus son domaine de compétences), l’autre avantage c’est qu’ils ont certainement plus de disponibilités, le 3° c’est que je ne suis pas dépendante du bus qui passe dans plus ou moins longtemps (contrairement à mon kiné d’avant).

Ce qui me fait peur c’est de recommencer « l’errance » de kiné que j’ai eu dans le sud, j’ai pas très envie c’était une période très pénible. Kiné A fait de la mauvaise kiné, tant pis allons un peu plus loin chez kiné B, ouais c’est mieux mais c’est quand même pas top… Allons chez kiné C dans la joie et la bonne humeur ! Dans le sud, j’ai fini par me lasser des changements, j’ai retrouvé une bonne prise en charge uniquement grâce au Sessad, je ne peux plus attendre une telle fin heureuse… Donc il faut que je me bouge les fesses. ça m’énerve (et me fatigue).

Je pense que je vais attendre les vacances de Noël, si ça ne s’est pas amélioré (moins d’exos plus d’étirements des jambes, moins de reports et plus de discussion) (hélas, je me rends compte à quel point j’ai peu d’espoir) je ne reprendrai pas rdv en janvier et j’irai voir ailleurs avec une nouvelle ordonnance. (J’ai parcouru tout l’internet pour trouver des kinés ayant une spécialité « rééducation neurologique » près de chez moi… Un tel annuaire n’existe pas, hélas…)

Fin du chapitre kiné.

Début du chapitre : vie du blog.

En ce moment encore une fois, j’ai plein de choses à raconter.

J’ai le tag de lecture qui attend depuis longtemps -cet été, j’ai un article sur la dyspraxie qui attend depuis que j’ai vu une vidéo intéressante, j’ai un article sur la spasticité qui attend depuis que je comprends de mieux en mieux (« j’avais » plutôt, parce que David est en train de faire tout le travail pour moi ^^ : ici et ) et là-dessus se sont rajoutés une critique de cinéma (bon, il passe plus a priori donc ça peut attendre) (enfin quand même si ça passe je vous recommande d’aller voir  Dans un recoin de ce monde pour l’histoire, l’Histoire, l’esprit poétique… et pour pleurer.) et il y a le tag de Noël (si je pouvais le faire dans le temps de Noël ce serait tout de même mieux…) et là dessus la kiné m’a fait faux bond et donc cet article est arrivé…

Vous l’aurez donc compris, encore une fois, les brouillons s’accumulent. Mais (parce qu’il y a un « mais ») je sais que ça va se finir comme d’habitude : je vais en écrire et publier que quelques-uns et les autres vont s’empoussiérer. Je suis donc en train de réfléchir à mon rythme éditorial (ça fait chic dit comme ça). Comme je l’ai déjà dit récemment, en publiant des articles trop rapprochés les uns des autres j’ai l’impression d’écraser le plus ancien sous le plus récent et donc publier rapprocher (ce qui me permettrait de raconter tout ce que je veux en ce moment) me gêne.

Mais… qu’est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous partagez cette impression ? Est-ce que ça vous gênerait si je publiais plus ? (En même temps, je me dis que vous êtes grands vous lirez ce qui vous intéresse le plus et puis voilà..)(Mais j’ai l’impression de perdre en « universalité » : avec une publication lente le lecteur peut tout lire et ainsi découvrir ce à quoi il ne se serait peut-être pas intéressé…)

Sinon, évidemment il y aurait une autre solution : écrire quand je peux et programmer les publications. Mais pour moi c’est inenvisageable. D’abord ça casse la spontanéité. Ensuite, quand j’ai fini d’écrire un article j’ai besoin de le publier, tout de suite. (Dans un brouillon il reste toujours, au moins, une part de relecture – réflexion : est-ce que j’ai bien articulé ce que je veux comme je veux, est-ce que j’ai bien écrit tout ce que je veux, est-ce que c’est bien la mise en forme qui convient ?)
Bref, la programmation c’est pas la solution.

Evidemment : un sondage !

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Ce besoin de modèles et de similitudes

Je ne sais absolument pas comment commencer.

Revenons donc aux bases que j’ai déjà dites 100 000 fois. J’ai une Infirmité Motrice Cérébrale (IMC) C’est la conséquence d’un manque d’oxygène à la naissance à cause de la prématurité.

Les IMC ne sont pas rares, elles ont toutes plus ou moins la même cause : c’est la plupart du temps un manque d’oxygène (un défaut d’irrigation sanguine du cervau), avant, pendant ou peu après la naissance ; elles peuvent aussi être une « simple » conséquence de la prématurité sans qu’un évenement particulier de manque d’oxygène n’est été constaté (à cause de l’imaturité des poumons et du cerveau au moment de la naissance) ou aussi d’un traumatisme crânien chez un tout petit enfant.

Ce manque d’oxygène ( d’irrigation sanguine en fait) a des conséquences similaires et pourtant très variées : une partie des circuits sont détruits. Selon l’étendue des dégâts et selon les sphères touchés les symptômes seront différents, classiquement on classe les IMC parmi quelques catégories. Les hémiplégies (la partie droite ou la partie gauche du corps est touchée.); les quadriplégie (les quatres membres sont sévèrement touchés) ; les diplégies (les membres inférieurs sont les plus atteints mais les membres supérieurs peuvent aussi l’être dans une moindre mesure.) A ces différents schémas s’ajoutent tout un tas d’autres paramètres dont les troubles associés comme les dys. (allez voir par-là pour un truc clair, et de référence.) (Il faut que je refasse ma page explicative, elle n’es plus du tout à jour…)

Bref, parmi tous ces IMC moi j’ai la une diplégie spastique : mes membres inférieurs sont en effet les plus atteints, et d’ailleurs eux seuls sont spastiques, mais aussi des problèmes de motricité fine et de rapidité au niveaux des membres supérieurs. A tout cela s’ajoute ma dyspraxie visuo-spatiale. (Ce sera tout pour moi, merci !)

La diplégie n’est pas une forme d’IMC rare, la prématurité et le manque d’oxygène a la naissance n’en est pas une cause rare. Que ce soit associé à un trouble dys n’est pas rare. Pourtant, pendant longtemps (et encore aujourd’hui mais dans une moindre mesure) je me suis sentie isolée. Pourquoi ?

D’abord parce que la variété des situations d’IMC est infinie. Elles sont regroupées en catégories mais aucun n’est véritablement similaire à une autre. Parce que le degré d’atteinte est différent, parce que la spasticité est plus ou moins forte, parce chez certains c’est plutôt la gauche chez d’autre plutôt la droite, parce que chez certains il y a trouble dys (et il y a le choix) chez d’autres non.

En plus de ça, la diplégie spastique c’est courant, mais souvent à des degrés plus forts que moi. J’ai marché très tôt, je peux marcher sans aide pendant assez longtemps et ma spasticité est légère à moyennne. Il semblerait que ce soit beaucoup moins courant. Et surtout beaucoup moins visible.

Bref, la multitude des IMC c’est un peu comme tous les brins de paille d’une botte de foin et moi je cherchais l’aiguille, enfin la deuxième aiguille quoi.

Pour voir d’autres personnes ayant une IMC pas de problèmes, vraiment aucun. J’ai connu C. au Sessad (aux alentours de mes 8 ans), A. aux scouts (à 11 ans), puis après mon déménagement il y avait une dame chez mon kiné, puis P. au Sessad (et de multiples autres beaucoup plus gravement atteints que je ne connaissais pas vraiment), M. au lycée (elle était en prépa), puis en arrivant à Paris j’ai connu Me, puis Ma, et aussi M…)(tout le monde a un prénom qui commence par M, ça suffit !) Et je ne compte pas les nombreuses personnes que j’ai diagnostiquées IMC en les croisant dans la rue (surtout depuis que je suis à Paris) ni mes nouvelles connaissances virtuelles.

Bref, j’en connais un paquet. Pourtant dans ce bouquet aucune comparaison n’a trouvé grâce à mes yeux. Reprenons dans l’ordre :

  • C ? D’abord à l’époque je ne me rendais pas compte qu’on avait toutes les 2 le même handicap. En plus elle marchait beaucoup plus sur la pointe que moi et fatiguait plus vite (elle utilisait parfois un fauteuil)
  • A ? Alors, elle, c’est probablement le cas le plus proche que j’ai pu rencontrer. Mais même si je me suis très vite « identifiée » à elle en la prenant comme modèle, je ne pouvais pas aller jusqu’au bout de la comparaison : elle avait 10/12 ans de plus que moi ! (Bref, elle était vieille !)
  • P. (au Sessad) et Me (à Paris) : elles sont hémiplégiques donc à la fois proches de moi (c’est une IMC, et dans une forme relativement légère) et en même temps éloignées (e n’ai pas du tout la même problématique de spasticité au niveau du membre supérieur.)
  • M (de la prépa) ? :je me suis sentie très proche d’elle par les centres d’intérêts mais très clairement elle était beaucoup plus atteinte que moi, elle avait du mal à parler, beaucoup plus de problèmes de motricité fine et utilisait un déambulateur pour se déplacer.
  • Finalement la plus proche de ma situation c’est Ma : on marche toutes les 2 sans aide, on a toutes les 2 des problèmes de motricité fine, d’équilibre, à peu près la même démarche… Et pourtant même avec tout ça je ne peux pas mener la comparaison au bout. Je porte la plupart du temps des attelles (même si je pourrais m’en passer), elle jamais. En revanche, elle prend plus l’ascenceur que moi et prend plus souvent un fauteuil (quand moi je n’ose pas le demander, elle si, en gros.) J’écris à la main et elle à l’ordi. Ces différences sont minimes et si ça se trouve elles sont plus dûes à une différence d’expérience et de rééducation qu’à une différence de degré de handicap. Mais récemment l’annonce qu’elle allait avoir une opération pour les membres supérieurs m’a un peu refroidie… en plus de ça, ça n’est pas sa première. Les opérations, c’est le truc qui coupe directement court à la comparaison. Le truc que je n’ai jamais vécu. (en plus on me l’a proposé une fois pour les hanches mais jamais pour les membres supérieurs, ya pas besoin.)

Tout ça pour dire qu’il y a une sorte de soif de trouver un semblable dans la différence qui n’est jamais assouvie.

Comme pour se dire que oui, il y a quand même dans notre différence une forme de normalité. Ou comme pour se dire qu’on est légitime dans cette différence. (Depuis que j’ai appris pour cette opération je n’arrête pas de me répeter que elle, elle n’a pas de dyspraxie… Comme si je faisais un concours du plus handicapé, je m’auto-énerve prodigieusement.) Comme un besoin d’avoir une délimitation claire du handicap avec une liste de symptômes aux contours bien nets qui n’interragissent pas avec les compétences. (Un truc bien manichéen : tu marches/tu marches pas, tu peux bouger la main ou pas, etc) C’est aussi par besoin de partager des expériences similaires, de trouver quelqu’un qui nous comprend.

Depuis que j’ai pris conscience que c’était rechercher une aiguille dans une botte de foin, je fais le deuil de ce jumeau de différence. Je me résigne à ne jamais rencontrer une autre personne ayant une diplégie spastique légère qui marche avec des attelles en carbone (je n’en ai encore jamais rencontré !! Bon en même temps, c’est caché par les vêtements, je l’ai peut-être croisé incognito), sans avoir eu d’opérations, et qui a aussi une dyspraxie.

Je suis en train de lire L’Eloge de la faiblesse d’Alexandre Jollien. C’est un écrivain-philosophe qui a une IMC et qui base toute sa réflexion philosophique sur son expérience de vie. ça fait très longtemps que je suis attirée par ses écrits et tout aussi longtemps que je repousse le moment de le lire par crainte que cette figure « tutélaire » ne soit mise au pied du piédestal parce qu’il serait « trop différent de moi », trop élogné de ma forme d’IMC. (En vrai, je le sais depuis longtemps, il a des troubles d’élocution donc déjà… ) Et en plus je commence fort : dans ce livre il raconte sa scolarité dans un établissement spécialisé. Bref, je vous l’ai dit, je suis en processus de résignation ! 😉

 

Grande réfléxion sur… les vêtements

Récemment (par-là) je parlais de mon rapport compliqué avec ma garde-robe. Ça m’a fait pas mal cogiter depuis un certain temps (l’année dernière surtout je crois…) de plusieurs points de vue.

  • le rapport à mon corps
  • oser affirmer mes goûts
  • l’importance (ou non-importance) de l’apparence
  • des questions éthiques et écologiques de consommation

Petit à petit ça a fait son chemin… Cet été et cette rentrée marquent un grand changement.

Plantons le décor. Je voulais de nouveaux t-shirts, cet été j’ai profité des nombreuses brocantes et dépôts vente pour en chercher d’occasion. J’ai eu beaucoup de chance j’en ai trouvé beaucoup. Et je me suis rendue compte que parfois le vêtement me va tellement bien je n’ai aucun doute, il me va bien. Je n’avais même pas besoin d’un avis extérieur pour me décider. J’ai alors décidé de n’acheter que les vêtements pour lesquels je n’avais ce « coup de cœur ». Parce que j’en ai conclu que si j’avais besoin de l’approbation d’un tiers c’est que ça ne m’allait pas / ne me plaisait pas autant. La moindre hésitation = pas d’achat. Parce que l’hésitation se poursuit toujours une fois rentrée chez moi. Je ne me sens pas encore prête à porter un t-shirt avec inscription / avec un motif particulier ? Tant pis je ne l’achète pas. Plus tard peut-être, mais pour l’instant ça ne sert à rien.

Ça peut paraître bête mais j’ai toujours eu à faire des compromis sur la manière de m’habiller quand j’étais enfant. Coup de cœur = achat n’est pas une manière habituelle de réfléchir. Tout simplement parce que quand il y a des besoins particuliers ça devient des contraintes. Or là il y en avait beaucoup. Économiques d’abord : on achetait d’occasion ou en soldes, ou le moins cher possible. Santé ensuite : la chaussure doit tenir le pied, etc, etc… Autonomie et confort ensuite : des vêtements / chaussures simples à enfiler seule (pas avec 36 000 boutons riquiqui ni une fermeture-éclair trop fine) (le riquiqui et la sensibilité de la fermeture éclair évoluent avec la motricité bien sûr.) Des vêtements / chaussures qui ne font pas de frottements (que je supporte assez mal), des pantalons assez souples ou larges (indispensable pour pouvoir mettre mes attelles). Bref, on achète ce qui va, le goût passe après. Je n’ai (mes parents n’ont) jamais acheté des vêtements / chaussures qui ne me plaisaient pas. Mais ça me plaisait plus ou moins, j’ai appris à mettre mon goût en sourdine. Lors d’une après-midi shopping, très rapidement la réponse à la question de départ -« ça te plaît ? »- n’est plus « ah oui ! vas-y passe, j’essaie ! » mais « ouais ça va, passe, je vais essayer ». Parce que t’en as plein les pieds d’avoir piétiné dans tous les magasins pendant des heures, plein les oreilles de la musique d’ambiance, plein la tête de toutes ces chaussures tellement belles mais que tu ne pourras jamais mettre, bref il y a enfin une paire qui te va, c’est le miracle ! Donc si elle est pas trop moche, voire assez jolie, même si ce n’est pas le coup de cœur, ben tu l’achète. Bon, les chaussures c’est le cas extrême, qui continue encore aujourd’hui d’ailleurs. Mais pour les vêtements ça a été pareil un temps. Un peu moins chasse au miracle, peut-être, mais tout de même assez pénible, surtout que là l’essayage est plus long et fatigant. En plus de ça (cerise sur le gâteau) l’appréciation de mes parents en termes de convenance et de mode entraient aussi en jeu et on n’était pas toujours d’accord… Or ce sont eux qui détenaient le porte-monnaie, donc s’ils n’étaient pas d’accord avec un achat, évidemment…

J’ai compris ce problème (l’habitude à faire des compromis, à ne pas fonctionner sur le coup de coeur) cet été.

2° constat de cet été :  maintenant :

  1. je gère mon budget
  2. j’ai déjà une garde-robe de base qui n’a pas besoin de change pas (je ne grandis plus, héhé !)
  3. je n’use/ tâche pas mes habits aussi vite
  4. j’ai plus de facilité à enfiler certains trucs
  5. j’ai le droit d’avoir des goûts et des habitudes différentes de mes parents (3° constat de cet été)

je peux donc acheter différemment (sans culpabilité) ! Parce que oui, bien sûr, j’achetais déjà un peu différemment depuis mon arrivée à Paris. Mais toujours avec quelques arrières-pensées…

Et donc maintenant je fonctionne au coup de cœur. (Sauf pour les chaussures où je sais que hélas ça ne fonctionnera pas tout le temps…) Et donc, j’achète plus rarement. Et donc si j’achète plus rarement, je peux me permettre d’acheter hors soldes. Et à un prix peut-être plus important qu’ils ne l’auraient fait eux.

Voilà, voilà. Juste la révolution, donc. 🙂

Dans la lignée de tout ça j’ai voulu faire du tri dans mon armoire. Bon, là, c’est plus difficile. Parce que même si ça n’était pas un coup de cœur à l’origine, je me suis attachée à certains vêtements et j’hésite à les donner même si je sais que je ne les porte plus actuellement. J’hésite parce que « oui mais si… ». J’essaie de me convaincre que « si » un jour j’ai de nouveau envie d’un pantalon blanc, eh bien ce jour-là j’en rachèterait un. Oui mais si c’est un besoin -de pantalon blanc- et pas une envie, et qu’il n’y a pas le temps de faire les magasins ? Et si je ne retrouve pas un qui me plaît autant ? Bon…
Bien sûr, la probabilité que j’ai besoin d’un pantalon blanc du jour au lendemain est assez faible, et la probabilité que je ne trouve pas de pantalon blanc qui me plaise aussi (on en trouve assez facilement partout, ça n’est pas une couleur révolutionnaire…) mais pour l’instant le petit diable de mon cerveau a gagné. Je vais arrêter le rangement de mon armoire et me contenter de donner 2 pantalons et une jupe durement éjectés …

Affaire à suivre donc…

(D’autant plus que je n’ai pas du tout parlé de l’aspect rapport au corps alors que c’est un peu pour ça que je me mettais au clavier… l’arnaque !)

Retour dans le bazar

Je ne sais pas trop par quoi commencer. C’est comme tous les articles que j’ai  » raté » pendant l’été. Je sais pertinemment que je ne rattraperai pas tout et pourtant j’aimerais tellement ! Mais je vais être obligée de faire une sélection… Pareil pour les choses à dire : il y  en aurait tellement, ça se bouscule au portillon, mais je vais naturellement faire une sélection. Comme annoncé dans le titre il va falloir vous accrocher un peu pour suivre, c’est un peu le bazar…

Je suis partie en été avec une grande résolution, quasiment une injonction : ne pas penser à la rentrée, ne pas se prendre la tête avec… Bien évidement, comme toute injonction, ça n’a pas fonctionné. Je le savais, bien sûr, que ça ne fonctionnerait pas tout à fait, mais j’avais espoir qu’au moins un petit peu… Bilan : il y a eu quelques jours de vrais lâcher-prise et bonheur éparpillés pendant l’été mais une majorité de jours entâchés de mélancolie, renâclement, stress prématuré. (À quoi ça sert de stresser deux mois à l’avance, je me demande bien !)

Je savais bien que je penserais forcément à l’année passée et l’année qui vient à cause des félicitations des gens et de leurs questions. Savoir où on en est dans les études c’est un rituel obligatoire lorsque l’on retrouve des gens pas vues depuis un bout de temps (par exemple, un an). Déjà rien que pour ça, la première semaine de mon départ c’était foutu pour la tranquillité d’esprit. Mais bon à la limite, à ce moment-là j’étais encore occupée à digérer, donc bon.

Sauf qu’après nous avons encore pas mal bougé. Donc à chaque fois (tous les 7 jours environ) il fallait de nouveau expliquer, écouter les félicitations.

(Parenthèse –

Ces félicitations, je n’ai toujours pas l’impression de les mériter. Je suis contente de ce que je vais faire cette année mais je ne me sens pas à ma place, pas légitime, complétement catapultée.

fin de la parenthèse.)

Et puis à chaque fois entendre la version de mes parents (qui n’est évidemment pas tout à fait la mienne. Cela aussi m’a pas mal affectée. Malgré mes tentatives d’explications de ma vision ils restent complètement bornés sur la leur. J’avais l’impression qu’ils écoutaient / entendaient que la première partie de ma phrase / de mon discours. La deuxième (qui ne colle pas avec ce qu’ils ont envie d’entendre) était éclipsée voire oubliée. Je ne suis pas sûre qu’ils aient compris pourquoi je voulais partir de l’Ecole, qu’ils aient compris à quel point cette année m’avaient fatiguée. Pourtant je pensais que certains de mes coups de téléphone (vers la fin de l’année, le rendu du mémoire) avaient été suffisamment explicites. Ils se sont d’ailleurs bien inquiétés alors et je n’ai rien fait (il me semble) pour les rassurer. Alors que pourtant ça ne me plaisait pas qu’ils s’inquiètent ainsi, qu’ils s’inquiètent autant.

Peut-être que j’ai tort, peut-être qu’ils se rappellent, qu’ils ont compris. Mais alors pourquoi se comportent-ils comme si tout allait s’arranger d’un coup ? Comme si cette année à venir ce serait forcément différent ? Je crois qu’ils sont convaincus que le coup de baguette qui va tout changer ce sont les aménagements. Or, je ne suis pas d’accord, pour moi, c’est bancal. Ça aussi je croyais leur avoir expliqué, ne l’ont-ils pas retenu ? Ne l’ai-je pas assez dit ? Ou est-ce parce que leur vision des aménagements diverge trop de la mienne (il ne me semblait pas pourtant. Je croyais que ma mère avait compris le problème du revers de la médaille) ?
Ou alors c’est à cause de la distance : ils ont cru que ces quelques coups de téléphone n’était le reflet que d’une fatigue intense certes, mais passagère, dont on se remet facilement et vite. (Cela ne me réconcilie pas avec le téléphone…) Ou alors c’est parce que je les ai habitué à me relever toujours. Ou alors, je me trompe, ils n’ont pas oublié, mais cherchent seulement à me pousser vers ce qui leur semble le mieux en m’encourageant  ? (Dans ce cas, c’est maladroit, j’ai l’impression de ne pas âtre entendue.)

Ou alors peut-être que c’est moi qui me trompe (Mais peut-on se tromper sur son ressenti ? Annick ((et les autres aussi évidemment)), j’aimerais bien ton ((votre)) avis sur la question). Peut-être qu’ils se souviennent et ont compris. Peut-être que j’en fait tout un pataquès alors qu’effectivement c’est derrière et tout va mieux se passer ? Peut-être que j’ai généralisé la fatigue de la fin de l’année à l’entièreté de celle-ci mais qu’au fond ce n’était pas si terrible ? J’ai toujours très peur de ce type de réécriture de l’histoire a posteriori. Mais dans la plupart des cas j’ai justement tendance à oublier ce qui justement a été très douloureux / difficile. C’est souvent génial mais là ça ne m’aide pas, j’ai l’impression d’exagérer.

Bon, et puis de toute façon que la fatigue est été seulement concentrée en fin d’année ou générale, qu’est-ce que cela change vu l’état -psychologique- dans lequel ça m’a mis, dans lequel ça me met ?

Peut-être aussi que je me trompe, que rajouter de nouveaux aménagements va tout changer, tout arranger.

C’est peut-être là que le bât blesse. C’est peut-être là que je ne leur explique pas assez. Sauf que le manque de confiance en moi ils le connaissent ! … Mais le sentiment d’illégitimité moins. Je m’en suis aperçue cet été en parlant avec ma mère de tout autre chose me concernant (un autre domaine dans lequel eux et moi sommes en décalage.) Effectivement, ils n’ont certainement pas conscience de ça. Ou du moins, pas de son ampleur. Mais sur ça nous sommes tellement en décalage que je ne vois même pas comment leur expliquer. Je sais qu’ils me donneront une version opposée à la mienne, en bloc « bien sûr que si tu es légitime » mais sans m’écouter. En tout cas sans m’en donner l’impression. ça ne me donne pas du tout envie d’en parler…

M’ouvrir pour exprimer mon ressenti est un gros effort. Ici déjà, ailleurs -avec les gens que je connais en chair et en os- encore plus. Donc si c’est pour me faire rembarrer ou récolter du vent… Non merci.

La confiance, la légitimité, c’est pareil. Les gens voient un « manque », ils font comme si d’un coup, du jour au lendemain, ça allait s’arranger, on allait tout d’un coup avoir une confiance en béton. Pour ceux qu’ils l’ont déjà c’est facile à dire, ils ne semblent pas réaliser à quel point c’est long et fastidieux. C’est comme ma directrice de recherche qui me dit « il faut prendre confiance en soi » Ah bah oui, merci. Le problème c’est que la pression, les gueulantes pendant l’année ça n’aide pas à aller dans ce sens. Ce ne sont pas les quelques compliments de fin d’année (au milieu des évidentes critiques) qui vont arranger d’un coup les choses. (Ai-je finalement publié l’article dans lequel j’en parlais ? Non. Trop geignard. Et même pas fini…)

C’est un problème ça aussi. Je renâcle tellement de choses que parfois j’ai l’impression d’avoir dit alors que ce n’est pas le cas. Ou alors j’ai l’impression de l’avoir répété et répété alors que si ça se trouve je ne l’ai dit qu’une ou deux fois. Ou alors dix fois mais à des personnes différentes ! Et puis moi qui a une assez grande mémoire pour ce genre de choses, on me dit un truc une fois ou deux, ça y est c’est gravé. Sauf que tout le monde ne fonctionne pas comme ça, loin de là. Notamment mes parents.

Bref, voilà une partie de tout ce que j’ai ressassé cet été.

En plus évidemment d’autres trucs se sont rajoutés : ma mère s’est blessée (rien de grave mais long, douloureux, envahissant), ça m’a fait réfléchir à ma relation à elle mais aussi à ma  relation à la douleur, ça a attisé certaines tensions familiales. Et certaines de mes angoisses personnelles (« Mais qui va bien dans cette famille ? » Cet été manifestement personne. A moins que ce ne soit le filtre de mes émotions qui me joue des tours.) Et puis des nouvelles de tas de gens (famille, amis) qui ne vont pas bien.
La blessure de ma mère a eu aussi pour conséquence d’entraver nos projets, notre liberté de mouvement. Nous n’avons pas fait tout ce qui était prévu, nous n’avons pas eu les activités habituelles des vacances… Cette inaction forcée et le mal-être de ma mère ont bien évidemment accentué ma morosité. Moins tu bouges plus tu réfléchis et ressasse. Plus les autres autour vont mal, plus il est difficile d’aller bien. Les plus belles journées de ces vacances ont été les journées les plus actives…

Bien entendu, sinon ça ne serait pas moi, il faut rajouter là-dessus un ou deux soupçons de culpabilité. « J’aurais pu mieux profiter de ces vacances si je n’avais pas ressassé autant. »

Bref, ça n’a pas été mon meilleur été, il a été loin d’être aussi reposant et calmant que je l’aurais voulu. Heureusement il y a eu tout de même de belles choses et notamment ces quelques derniers jours (J’ai dit au moins 3 fois merci -j’ai compté- et remercié mille autres fois subliminalement par les mots, les gestes et tout. Pourtant j’aimerais encore le dire -même si je sais qu’ils ne me lisent pas- MERCI C. et E. pour cette semaine formidable.)

Et il me reste encore deux semaines ….

NB : Merci à ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’au bout. Désolée pour la grammaire qui laisse à désirer. Je pense que j’ai dû m’emmêler plusieurs fois entre temps passés et présents, c’est parce que ce n’est pas toujours clair. Il y a certains trucs (des ressentis notamment) je ne sais pas encore bien s’ils sont derrière moi ou pas. Par exemple je redoute un peu un rendez-vous amical de demain parce que je ne sais pas encore bien ce que je veux y exprimer ou pas…

Bref, je suis revenue… Je vous parlerai bientôt de mes petits bonheurs estivaux (souvent gustatifs), de mes lectures. Je vais essayer de déterrer des brouillons d’avant l’été, il y avait des choses intéressantes je crois bien (mais je trouve toujours difficile de renouer avec les pensées anciennes…)

Vous m’avez manqué. Le début a été dur mais ça m’a fait énormément de bien d’écrire tout ça !

 

Vrac presque en brèves

Il y a de drôles de coincidences. Il y a peu, je remarquais que je n’étais pas capable d’écrire des articles de vrac, où j’évoquerais de manière brève divers sujets qui n’ont rien à voir les uns avec les autres.

J’ai essayé plusieurs fois mais à chaque tentative chaque idée que je voulais brève était finalement tellement développée qu’elle suffisait à faire un article entier. Bref, jusqu’ici toutes mes tentatives ont été des fiascos totaux. (il fallait que je le case quelquepart, j’aime bien le son de « fiascos totaux ».)

Et pourtant je crois bien qu’aujourd’hui je vais y arriver. Suffirait-il de constater un « échec » (en lequel je ne crois pas) pour le dépasser ?

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Première nouvelle importante du soir : ça vaut le coup d’être culottée ça paye. (Je vous laisse vous rafraichir la mémoire ici, si nécessaire.)

Je suis complètement déphasée. Je m’aperçois que je me suis comportée jusqu’à maintenant avec l’idée que mon culot n’aboutirait pas. Qu’au fond c’était tant mieux si je n’étais pas retenue parce que de toute façon j’avais envie de changer d’air. Et pendant toute cette attente, j’ai trouvé tous les points positifs du cursus que j’allais suivre ailleurs. (Et mes amies ont abondé dans ce sens.) Depuis 3 jours j’en étais même clairement convaincue, ce cursus pouvait être formidablement enrichissant. Seul bémol : la distance (donc long trajet tous les jours ce qui n’est pas idéal pour la fatigue.)

Bref (oui, c’est censé être une brève tout de même) finalement je suis admise… Et donc j’ai le choix. Et donc je suis perdue. D’autant plus perdue que tous se réjouissent autour de moi, ils expriment tous un enthousiasme que je ne ressens pas moi.

Je me retrouve avec un choix cornélien : choisir de continuer mon école, rester dans le prestige, « l’enseignement d’excellence », aller au bout du cursus commencé. Mais accepter une année avec beaucoup de travail (ce que je ne souhaite pas.) Mes parents, et une certaine partie de ma raison, me poussent dans cette voie. Elle a d’autres avantages à ne pas oublier : le trajet depuis mon logement actuel est bien plus court : pas besoin de déménager ou de faire de longs trajets quotidiens. De plus, cela me plait tout de même beaucoup par l’immersion dans le monde pro et je suis certaine que les cours me plairont.

Choix B : aller dans une fac (où j’ai également été admise) pour acquérir des compétences plus généralistes mais très techniques (ce qui me fera peut-être défaut dans la 1° formation) Mais la fac est décentrée donc soit déménagement soit longs trajets, je n’ai envie ni de l’un ni de l’autre. Et même si la plaquette me semble prometteuse et que j’ai entendu beaucoup de bien de cette fac… Et si j’étais finalement déçue ?

Au fond, je crois bien que mon choix est déjà fait. Pour l’option A. Mais qu’il me faut du temps pour me faire à l’idée de recommencer une année chargée. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti cette peur du regret face à un choix. En choisissant l’option A j’ai peur de regretter d’avoir accepté cette nouvelle année chargée. Mais en choisissant l’option B j’ai peur de rater une occasion. Peut-être que je réfléchis trop. Peut-être que je me projettes trop loin. Peut-être que réfléchir aux amménagements, les accepter plus largement, suffirait à régler ce problème de charges.

Depuis la lecture des résultats et des admissions je retourne en boucle l’histoire du paysan indien / du paysan chinois (l’histoire est la même, seule la culture de celui qui raconte change le contexte…) Donc chaque choix est bon, chaque choix aura des répercussions différentes que je ne pas voir de là où je suis. Mais ça ne m’aide pas à trancher.

En discutant avec une amie j’ai pu saisir les différents problèmes que cela soulève et qui me remuent : il y a la confiance en moi (encore et toujours), il y a le syndrome de l’imposteur, il y a la peur de décevoir, il y a la difficulté à accepter de l’aide là où j’aimerais me débrouiller seule (tout le temps, donc) et il y a mon ego/ mon ambition.

Bref, je vais encore y réfléchir pas mal de temps.

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J’ai plusieurs articles en brouillon écrits progressivement ce mois-ci. J’en ai notamment écrit un sur mon expérience du mémoire. Comme tout ce qui touche au mémoire, il est j’ai du mal. C’est marrant parce qu’il y a quelques jours alors que je l’augmentais encore un peu j’ai pensé attendre la publication des résultats pour le publier car ce serait une manière de tourner la page. Comme quoi, je pensais vraiment que je ne serai pas admise. Avec toutes les questions que me posent les résultats je n’ai plus envie de le publier maintenant. Peut-être plus tard … Ou peut-être pas.

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Je me sentais enfin reposée, enfin sereine. Et puis finalement non, c’est reparti pour un tour de questionnements et de doutes. Heureusement que c’est les vacances. Car oui, c’est le deuxième élément important à retenir de ces brèves : demain je prends le train, je pars de Paris pour l’été… Je pars aussi de la blogosphère (pour l’été seulement, bien sûr !)

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Vie culturelle de l’été :

Si vous êtes à Paris ou si vous passez par là, je vous recommande l’exposition Nous et les autres du Musée de l’Homme, très instructive. Ainsi que l’exposition Rodin du Grand Palais (magnifique pour ceux qui aiment Rodin, évidemment.)

Je ne sais pas combien de temps il reste en replay mais je vous conseille aussi « Même le vent semble pleurer » sur Arte. Très beau. (mais il faut avoir le cœur bien accroché, surtout au début.)

Et merci Anick Anouck et The Miss :  deux des livres prévus (dont un déjà commencé) pour cet été sont issus de vos conseils – lectures !

Voilà, voilà, je trouve que pour un premier vrac c’est pas mal. (Mon premier titre était « Brèves en vrac » mais par honnêteté je l’ai changé 😀 )