Citation pour se connaitre

(Pas besoin que je vous le dise, vous savez que c’est Lilo…)
Les relations sont sûrement le miroir dans lequel on se découvre soi-même.
Jiddu Krishnamurti

 

J’aime beaucoup, beaucoup (beaucoup), cette citation…

Je pense effectivement que nos relations nous permettent de mieux nous connaitre.

D’une part parce que nos amis nous offrent un regard extérieur et objectif. Ils voient des qualités que nous ne voyons pas et détrompent des défauts que nous pensons.

D’autre part, en fonction de notre personnalité mais aussi de notre attitude les relations que nous nouons sont différentes. Chaque personne a un cercle d’amis différent, chaque personne entretient ses relations d’une manière différente aussi. Je pense donc que chaque ami reflète une facette de nous-mêmes (nous sommes amis parce qu’il y a un point commun) et la manière dont le lien est entretenu nous révèle aussi, si on y fait attention, une part de notre état d’esprit/ psychologie.

Oser se dévoiler

En ce moment c’est la fête à gogo des candidatures pour les diverses universités. Qui dit candidature dit lettre de motivation. Or une lettre de motivation ça doit être très réfléchi, très codifié, il faut peser tous les mots utilisés. Comme dans un mémoire d’ailleurs. Dans ces deux cas il était donc intéressant / important de me faire relire par des personnes extérieures ayant plus d’expérience et de recul que moi sur ces codes… Ces personnes expérimentés, autour de moi, ce sont surtout mes parents…

Dans les cas, mémoire comme lettres de motivation, j’ai eu du mal à me résoudre à les faire relire par eux…

Le mémoire, je leur avais dit que je leur ferais relire… Parce que mes directrices avaient beaucoup insisté sur le fait qu’il devait être relu par des personnes extérieures et que je savais pertinemment que sinon ça passerait à la trappe. Par manque de temps (toujours l’envie de rajouter quelque chose, l’impression que ce n’est pas fini) mais aussi -surtout- par peur du jugement. Peur qu’ils trouvent ça nul. Parce que s’ils le trouvent… c’est que ça l’est (cette phrase est mi-ironique. Mi-ironique seulement. Je suis à moitié convaincue que s’ils me disent que quelque chose que j’ai fait est mal… C’est qu’il l’est effectivement.)

Mes directrices ont aussi beaucoup répété pendant l’année que de toute façon elles ne jugeaient pas la personne mais le travail. C’est une idée avec laquelle j’ai du mal. Je comprends et je ne comprends pas en même temps. Je comprends : le travail est détaché de la personne, ne la définit pas toute entière. Mais en même temps au travers de ce travail elles vont (forcément) voir (et juger) des traits de ma personnalité. Ce travail est forcément le reflet de qui je suis ! En fait, le travail est pour moi tellement important – il occupe une place tellement importante – que j’ai du mal à concevoir qu’on puisse juger mon travail sans me juger moi-même. Même si elles auront l’impression de n’avoir jugé que mon travail, moi je me sentirai jugée par la note obtenue (j’imaginerai ce qu’elles ont pensé de moi, sûrement, mais surtout -je m’en aperçois maintenant- je me jugerai moi-même.)

Bref, le mémoire c’est un sujet très épineux… Je n’ai pas encore réussi à le relire pour préparer ma soutenance tellement j’ai l’impression qu’il est nul et inachevé (il est inachevé, c’est un fait avéré, au moins dans la forme… mais combien l’est-il dans le propos ? Combien de choses que je pensais / voulais dire n’ai-je pas dites ?) Bref, tout ça pour dire que j’ai eu du mal à me résoudre à le faire relire. Pourtant cela a finalement été bénéfique, ils y ont proposé beaucoup de corrections intéressantes. (Mais ils m’ont aussi fait des retours positifs. Sans quoi j’aurais conclu que c’était effectivement nul.)

Pour la lettre de motivation, même hésitation à me faire relire.

C’était déjà difficile avant, difficile de savoir quoi écrire. Il m’a fallu faire un grand travail d’introspection pour savoir mes envies, pourquoi un truc me plait et pas un autre. Savoir ce que je veux vraiment, au delà de mes peurs, de mes idées préconçues.

Le plus dur a quand même été de décider de me faire relire par mes parents.  Me faire relire alors que je dis pas mal de choses que je n’ai pas l’habitude de dire, alors que j’ai quasiment l’impression de révéler mon jardin secret. J’ai l’impression que cela est risible, qu’ils vont se moquer. Cette peur n’est fondée sur rien de concret, rien que de l’inconscient. En plus, elle se révèle fausse, puisque dans tout ce qu’ils ont lu (deux lettres de motivation + mon mémoire ) jamais ils ne se sont moqués…

Bref, morale de l’histoire, il serait temps que je retienne trois choses :

  • j’ai le droit d’avoir mes propres opinions, mes propres envies, ils ne sont pas risibles ou ridicules ou moins valables que les autres.
  • Se faire relire c’est bien, il faut que j’ose me dévoiler.
  • Le jour de ma soutenance ce n’est pas moi / mes opinions qui seront jugés mais mon travail.

C’est pas gagné …

 

Questionnaire de Flow : 26 à 35

26. Étiez-vous un enfant heureux ?
Oui, j’étais heureuse et je le suis toujours.

27. Achetez-vous souvent des fleurs ?
Je pense et souhaite souvent en acheter mais je le fais finalement rarement (je p devant le fleuriste au mauvais moment, quand ce n’est pas possible !

28. Quel est votre plus grand rêve ?
« Le plus grand » c’est très exclusif et précis… Disons donc un de mes plus grands rêves… Que chaque personne ait la liberté de ses choix sans être contrainte par un quelconque dictat de la société. (Merci Buline, c’est grâce à toi que j’y ai réfléchi…)

29. Dans combien de maisons différentes avez-vous vécu ?
On a changé plusieurs fois quand j’étais encore toute petite mais je ne sais pas exactement combien (2 ou 3 appartements différents) depuis que je m’en souviens, j’ai vécu dans cinq logements différents : 3 en famille, deux depuis que je suis seule.

30. Quel est votre péché mignon ?
Le chocolat sous toutes ses formes.

31. Quel est le dernier livre que vous avez lu ?
ça fait tellement longtemps !! (Je ne compte évidemment pas les livres studieux) J’ai essayé Ce que le jour doit à la nuit en janvier mais je n’ai lu que les 2O premières pages (il faut dire que ce n’était pas le livre adapté, j’avais besoin de me vider la tête…) Avant ça, ça doit être La Consolante d’Anna Gavalda, c’était une  relecture et ça m’a autant plu et émue que la première fois….

32. Que pensez-vous de votre coupe de cheveux actuelle ?
Elle est très bien, mes cheveux manquent juste un peu de vitalité en ce moment mais vu ma forme actuelle ce n’est pas étonnant.

33. Êtes-vous accro à votre téléphone ? Non

34. Êtes-vous cigale ou fourmi ?
Aucun des deux. Ou les deux. Fourmi : je réfléchis à chaque achat, son utilité, ma réelle envie, est-ce qu’il vaut son prix… Cigale : je dépense facilement pour mon plaisir (gustatif ou intellectuel) et celui des autres.

35. Quel est votre magasin préféré ? Les librairies.

36. Au café, quelle boisson commandez-vous ?
Café (expresso ou cappuccino) ou chocolat.

 

***Note de service***

Je vais être absente du blog (et de la blogosphère en général) pendant les deux semaines qui arrivent et potentiellement encore peu présente jusqu’à la mi-mai…

Questionnaire de Flow : 11 à 15

11. Quelle ancienne amitié vous manque le plus ?
N. sans hésitation. Quand nous avons déménagé, je ne sais pas pour quelle raison je n’ai pas gardé contact avec elle. Vraiment ça défie ma logique. Il a dû se passer un truc dont je ne me souviens pas. Une brouille de dernière minute ou je ne sais quoi. Toujours est-il que je pensais souvent à elle, parce que ça avait été une très bonne amie (et très importante pour mon épanouissement personnel) mais que je n’ai pas sauté le pas de lui envoyer une lettre, alors que je connaissais son nom et son adresse. Puis, presque deux ans après le déménagement j’ai appris par une autre amie avec qui j’avais gardé contact et qui était dans le même collège, qu’elle était morte. Elle n’est pas passée par la case « maladie » c’était juste une mort soudaine et « naturelle ». ça a été extrêmement brutal. Je regrette de ne pas lui avoir écrit de lettre, bien que ça n’aurait rien changé sur la suite, je regrette d’avoir laissé cette amitié se terminer comme ça. ***Ce petit moment émotion vous a été gratuitement offert par Crevette.***

12. Qu’aimeriez-vous vraiment acheter ?
Un four (mais quand je serai dans un logement où j’aurais le droit.) Un vélo avec assistance électrique (mais quand je n’habiterais plus à la capitale parce que ici de toute façon je ne m’en servirai pas…) Une machine à coudre (mais quand j’aurai la place.) Bref, tout ça pour dire, que généralement quand je veux vraiment acheter quelque chose, je l’achète si c’est dans mes possibilités du moment (ou je me le fait offrir). Il y a aussi un gros chien, un lave-vaisselle (quel repos !), un fauteuil à bascule, une place dans toutes les balles salles de concert d’Europe (Vienne, Amsterdam, Berlin…) Mais je suis très heureuse avec ce que j’ai et je n’ai pas d’ambitions démesurées (bon à part peut-être la place dans toutes les belles salles de concert…) Je ne peux pas dire, par exemple, que je veux vraiment acheter la maison de mes rêves que je vous ai déjà décrite. Parce que si elle arrivait maintenant ce serait prématuré, il n’y aurait pas eu toute la construction petit bout par petit bout avant. Je ne veux pas que la maison m’arrive dessus comme ça, je veux en faire quelque chose petit à petit. En achetant petit à petit ce qui va la remplir.

13. Quel trait de caractère aimeriez-vous avoir ?
Ahah alors je ne suis pas sûre de vous surprendre beaucoup en disant : la confiance ! Sauf que pas n’importe quelle confiance quand même, pas au point d’être imbue, suffisante, hautaine et madame je-sais-tout. Non, juste une confiance simple tout en gardant une ouverture, une capacité d’écoute et de remise en question. (Mais du coup, grosse question : c’est vraiment un trait de caractère ?) (Sinon y en a pas d’autre, je l’aime bien mon caractère, moi…)

14. Que préférez-vous regarder à la télévision ?
Les films programmés en soirée (quasi tous les genres confondus : action, histoire, drame, …) Seuls genres exclus de la liste : les films d’horreur -épouvante et les films « érotiques » comme 50 nuances de Grey.

15. Quand êtes-vous allé pour la dernière fois dans un parc à thème ?
Il y a trois ans en été au Puy du Fou. C’est plutôt un bon souvenir.

Questionnaire de Flow : 6 à 10

6. Que prenez-vous généralement au petit déjeuner ? Un bol de lait de riz ou de thé avec des céréales ou des biscuits et des tartines pain – confiture.
7. Quelle est la dernière personne que vous avez embrassée ? Aucune idée ! (oui je suis peut-être bizarre mais j’embrasse peu…)
8. Quand avez-vous eu le plus l’impression de ressembler à votre mère ? Quand je cuisine, je crois bien. C’est logique puisque j’ai appris à cuisiner en la regardant.
9. Que faites-vous en premier le matin ? Je regarde quel temps il fait dehors et j’écoute quelques temps la radio.
10. Aimez-vous lire à voix haute devant les autres ? Oui et non. J’aime lire des histoires aux enfants, parce que j’aime lire, j’aime raconter des histoires et j’ai envie de transmettre ma passion. Mais, je n’aimais pas lire en classe parce que je butais toujours sur les mots et que le rythme et l’intonnation ressemblaient rarement à ce que je voulais donner et que j’étais la première ,bien avant le prof de français, à regretter cela. Parce moi je sentais bien le décalage entre ce qu’il y avait dans ma tête et ce qui sortait… très frustrant ! (alors quand en plus le prof insiste !) Avec les histoires aux enfants le problème existe aussi mais un peu moins : les textes sont moins complexes, les phrases moins longues, la mise en forme moins dense, donc je bute moins (surtout que ce sont souvent des histoires que je connais bien…) et l’enfant est généralement content même quand ce n’est pas parfait, il remercie et est reconnaissant. Je crois quand même que c’est une de mes plus grosses frustrations -directement liée à la dyspraxie- de ne pas réussir à lire à voix haute aussi bien que dans ma tête.