Citation pour se connaitre

(Pas besoin que je vous le dise, vous savez que c’est Lilo…)
Les relations sont sûrement le miroir dans lequel on se découvre soi-même.
Jiddu Krishnamurti

 

J’aime beaucoup, beaucoup (beaucoup), cette citation…

Je pense effectivement que nos relations nous permettent de mieux nous connaitre.

D’une part parce que nos amis nous offrent un regard extérieur et objectif. Ils voient des qualités que nous ne voyons pas et détrompent des défauts que nous pensons.

D’autre part, en fonction de notre personnalité mais aussi de notre attitude les relations que nous nouons sont différentes. Chaque personne a un cercle d’amis différent, chaque personne entretient ses relations d’une manière différente aussi. Je pense donc que chaque ami reflète une facette de nous-mêmes (nous sommes amis parce qu’il y a un point commun) et la manière dont le lien est entretenu nous révèle aussi, si on y fait attention, une part de notre état d’esprit/ psychologie.

« De Rouille et d’os » de Jacques Audiard

Il est passé récemment à la TV, je l’ai donc regardé pour la … 4° ou 5° fois. (Quand j’ai commencé à rédiger, c’était un peu plus récent 😉 )

J’aime beaucoup ce film (ça explique que je le regarde encore 😉 ).

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Pourquoi je l’aime ?

Déjà, généralement j’aime bien Audiard, ses scénarios et sa manière de filmer me plaisent généralement beaucoup. En plus, même si je ne suis pas fan de Marion Cotillard, je trouve que dans ce film elle joue très bien, et Matthias Schoenaerts alors là c’est l’apothéose (je suis fan, il est beau et il joue super bien.) Tout ça pour dire que les deux personnages principaux sont très bien joués… Et les autres ne gâchent rien.

Mais bon, au-delà, si j’ai regardé ce film plusieurs fois, c’est parce que je suis fascinée par l’histoire et les personnages. (Analyser la psychologie des personnages, les comprendre, c’est quelque chose que je fais beaucoup avec ce genre de film.)

Ici, je ne m’identifie absolument pas aux personnages, leur vie est vraiment très éloignée de la mienne, je ne connais pas cette précarité et cette violence, ni cette volonté de draguer tout le temps pour savoir que je plais, ni cette sexualité à outrance.

Pourtant le film est tellement bien fait que j’arrive à me sentir proche des personnages ou, tout du moins, à les comprendre dans une certaine mesure. Il y a vraiment une grande profondeur psychologique.

En plus, il y a une réelle réflexion sur la sexualité. Ce que je vais dire peut sembler paradoxal et pourtant : c’est montré de manière très crue et en même temps très respectueuse. C’est la première fois, ou une des premières fois, où j’ai vu des scènes de sexe qui ne me faisaient pas sentir « voyeuriste » ou gênée. Parce que c’est extrêmement bien filmé et que ça sert un propos construit, réfléchi.

Ensuite, j’aime beaucoup la profondeur des personnages. Tous les ressorts de leur réflexion et leur évolution sont montrés. On peut les voir ou pas, les comprendre ou pas, mais ils sont là, suggérés, et je trouve ça très fort. Tout semble très vraisemblable. On imagine très bien que ça se passe effectivement plus ou moins comme ça pour une personne qui est amputée. De même, bien que ce ne soit pas ma vie, j’imagine très bien d’anciens camarades avoir vécu dans dans cette pauvreté et cette violence. Or, c’est pour moi l’un des rôles du cinéma et de la littérature, que ça me fasse rêver / m’échapper de ma vie quotidienne, tout en gardant une illusion de réalité, une vraisemblance qui fait que je peux entrer dans cet « autre monde » ou cette « autre réalité » (même si c’est de la science-fiction ). Je trouve que c’est très réussi.

Et pourtant, il n’y a qu’un moment qui fait écho à quelque chose que j’ai moi-même vraiment vécu : lorsqu’elle est en boite. Elle est alors gênée, elle ne se sent pas à sa place, elle aimerait cacher ses prothèses. Cette gêne, cette impression de ne pas être à sa place et de montrer quelque chose que l’on voudrait cacher, ça me parle beaucoup. Le sentiment d’abandon qui transparait quand il part, aussi.

Le film n’est tout de même pas parfait, (il en faudrait pour que je juge quelque chose de parfait !) je retiens en particulier deux points noirs :

  • D’abord je trouve dommage que la dépression soit limitée à  » je ne sors pas de chez moi, je ne prends pas soin de moi, je suis seule » et hop ça se règle dès que quelqu’un arrive et me fait sortir et voir le soleil.
  • Ensuite, je trouve aussi dommage que la reconstruction passe forcément par le fait de retrouver des jambes et que le coût de celles-ci soit éclipsée assez rapidement (en une phrase : l’appareilleur parle de » pieds suédois qui ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale »)

Cela répond certainement à une certaine forme de réalité mais ça conforte aussi certains clichés. Dommage que le scénariste n’ait pas pu dépasser cela…

Pourquoi le regarder autant ?

Je dis qu’il y a tous les ressorts pour nous permettre de comprendre… Malgré ça il y a tout de même des éléments qui restent mystérieux pour moi, même après 4 ou 5 visionnages : je commence à peine à comprendre comment elle a pu changer d’avis sur la boxe et accepter d’être son « dealer ». Et je ne comprends toujours pas pourquoi il décide de continuer la boxe après s’être cassé les mains, ce final reste pour moi un mystère complet. (Si quelqu’un a une explication je prends.)

D’habitude quand je ne comprends pas quelque chose comme ça, ça me bloque, ça m’énerve, là non. Je pense simplement que je n’ai pas saisi toutes les clés, et je suis prête à le revoir encore et encore. (Pas sûre cependant que j’en comprendrais plus ainsi.)

Si je suis prête à le regarder encore tant et plus, c’est aussi parce que je suis extrêmement touchée par le personnage d’Ali. On pourrait dire qu’il est dur, rude, vulgaire, impoli, irrespectueux, mais finalement je le vois surtout comme quelqu’un de très entier, très authentique. Il pense quelque chose il le dit, il veut quelque chose il le fait. Il ne s’emberlificote pas dans des hésitations, dans des bonnes manières. J’admire cette simplicité, cette authenticité, même si évidemment on aurait envie qu’il y ait la violence en moins. Cette violence n’est que le fruit de son histoire, son enfance, son vécu, elle n’empêche pas la sensibilité qui se révèle au fur et à mesure.

Je serais capable de regarder ce film un million de fois juste pour cette authenticité. C’est ce que j’en retiens le plus (avec tout le processus de recherche et reconstruction de Stéphanie aussi.)

Confiance et diplomatie

Aujourd’hui j’ai décidé d’ouvrir une nouvelle série (comme toutes les séries que j’ouvre, je ne sais pas s’il y aura une suite et encore moins où est la fin… 😀 )

Pour prendre confiance en soi, il faut commencer par voir ses points forts et ses qualités au lieu de se dénigrer tout le temps. Je vais donc noter chaque point fort que l’on me fait remarquer. (ça m’aidera à trouver quelles qualités je peux mettre en avant lors d’un entretien… Oui, j’ai de la suite dans les idées…)

Aujourd’hui je parlerais de la diplomatie.

(en écrivant les premières j’ai eu 5 compliments de qualités qui me sont venus en tête… 5 ! C’est beaucoup d’un coup… C’est grave docteur ?)

Plusieurs personnes m’ont en effet déjà fait remarquer ma diplomatie, c’est-à-dire ma capacité à dire les choses de manière subtile pour ne pas blesser (ou au moins ne pas braquer) le concerné mais en le disant quand même. Cette diplomatie vient de ma capacité à m’adapter à l’interlocuteur, à l’observer pour le comprendre (observation et écoute : 2 qualités également sur ma liste…)

Ma capacité à capter le moment approprié ou pas pour dire quelque chose et à manier les mots pour trouver la bonne formulation, à se taire pour dire plus tard ou autrement, à dire la chose avec humour, à placer une pique qui n’en a pas l’air (mais qui en ai quand même une, et en général, ça fait mouche…)

(Bon en fait ce genre d’articles vantards, il vaut mieux que je l’écrive en un éclair et le publie tout aussitôt parce que sinon je laisse la prise au doute. Par exemple, l’idée de départ était de faire un article par qualité, pour distiller un peu de confiance en moi à chaque fois. Sauf que toutes les qualités se rejoignent alors est-ce vraiment pertinent ? Je vais me répéter et finalement j’observerais qu’il n’y pas 5 mais une ou deux qualités seulement qui se déclinent selon les situations … Rahlala, c’est pas gagné !)

 

Trouver un rythme

[Hier j’ai écrit ça. Pour me mettre un coup de pied au derrière en quelque sorte, sauf que maintenant je trouve ça ridicule/je me trouve ridicule, j’hésite donc à le publier… et l’effet coup de pied perd de son ampleur… Je vais le publier quand même parce que il y a bon nombre de choses que je trouvais ridicules qui ont finalement trouvé écho (et parce que rien que le fait de publier est un véritable effort-coup de pied en soi. Vraiment.) Mais s’il disparait du jour au lendemain, ne vous étonnez-pas.]

Déjà l’année dernière j’avais eu un peu ce problème mais cette année, comme elle est plus chargée, c’est encore plus flagrant : depuis que je vis seule je n’arrive pas à m’imposer un rythme quotidien régulier. Je me lève à n’importe quelle heure, je me couche à n’importe quelle heure, je mange à n’importe quelle heure… Les seules contraintes étant les cours. Et les éventuels autres rendez-vous.

Le reste c’est n’importe quoi. Et ça m’énerve parce que je ne me comprends pas… Je ne comprends pas pourquoi je suis devenue cette fille semi-paresseuse qui repousse les devoirs au dernier moment, qui préfère sauter un repas que se faire l’effort de le préparer. Je n’ai pas l’habitude d’âtre paresseuse comme ça. Je n’ai pas l’habitude de ce manque de volonté, ça m’énerve, c’est pas moi. Vraiment pas. Et pourtant, si.

Je sais qu’il y a déjà 3 facteurs :

  • je suis toute seule.
  • je suis beaucoup trop sur internet, or c’est difficile de s’en détacher une fois qu’on y est.
  • Je suis stressée.

Prenons chacun l’un après l’autre.

  • Bon le premier je ne peux pas y changer grand chose. Il faut que je me prenne en main un point c’est tout.
  • Concernant internet, le problème c’est que dans ma vie actuelle j’ai sans cesse besoin de l’ordinateur et d’internet : pour lire mes mails, mon principal moyen de communication avec l’extérieur, pour écouter de la musique, pour chercher une recette de cuisine, pour des questions de cours, pour des powerpoint de cours… Et donc une fois que j’y suis j’y traine. Il faut que j’arrive à changer cette habitude : écouter de la musique à la radio, pour toutes les activités sur ordi, débrancher internet le plus possible (pas besoin d’internet pour lire les cd sur mon ordi ni pour lire des powerpoint de cours.) Regarder mes mails à des horaires fixes et surtout pas le matin (en espérant que cette résolution puisse tenir avec les impératifs des études…). Retourner à des loisirs hors internet. (mandalas, promenades, lectures…)
  • Je suis stressée, en fait ça n’est pas en rapport direct avec internet mais surtout avec la procrastination intensive de cette année, procrastination qui trouve une application facile sur internet ! Sauf que le serpent se mord la queue là : je suis stressée-je procrastine-je stresse encore plus. Parce que je me vois en train de foncer dans le mur, c’est méga énervant. Parce que, en plus, évidemment comme je procrastine en ayant jamais l’esprit tout à fait tranquille et ne faisant que rarement des vrais loisirs, j’ai l’impression de travailler tout le temps, de ne jamais me poser vraiment. Je me répète mais : c’est méga-énervant.

Je me vois foncer dans le mur sans arriver à bifurquer mais là j’en ai vraiment marre, je profite du changement de semestre pour tenter une remise en ordre.

Au semestre prochain, j’aurais cours certains jours le matin (9h et 9h30) d’autres l’après-midi, d’autres pas du tout. Cours à 9h ça implique de se lever à 7h30. Je décide donc d’essayer de me réveiller tous les jours à 7h30. Jour de cours : je me prépare pour le cours. Jours de pas cours, je peux rester écouter la radio dans mon lit (il y a les infos à 7h30 sur France Inter ou alors la matinale sur France Musique) jusque 8h ou me mettre au yoga, j’ai un livre qui n’attend que ça depuis des mois. (Peut-être que ça pourrait aider à me déstresser ?)

à 8h je me lève -douche et petit-déj’-, 9h je suis prête pour bosser (hors internet impératif.)

à 12h je regarde mes mails /12h30 je me mets au repas (horaire qui fonctionne pour tous les jours même quand j’ai cours l’après-midi) et puis ça me permet d’écouter « Le jeu des 1000 » à 12h45 sur France Inter.

L’après-midi je bosse (avec des pauses loisirs) jusqu’à quand je peux. Soit chez moi soit en bibliothèque. à 18h ou 19h je cale un temps internet. (Avant ça je peux aller faire mes courses/ma lessive. ) 19h30 je me prépare le repas (possiblement plus long/complexe que le midi.) Puis selon la charge de travail, je bosse ou je me détends.

Vais-je arriver à m’y tenir ?

Pour m’aider : Les bibliothèques qui obligent au sérieux. La radio le matin, ça pourrait m’aider beaucoup… Et il faut que je recommence à faire des listes pour m’organiser.

Ce texte sert de témoin-lancement.

(Bon, en revanche, je crois que je pars avec problème dès le départ : le premier facteur de ma procrastination intensive c’est le stress, or aujourd’hui, 24h après avoir rédigé tout ça, il est déjà de retour à son maximum et je n’ai absolument aucun remède contre : je ne me sens absolument pas capable de faire ce qui est attendu de moi -à savoir : écrire un mémoire… De nouveau je me sens en décalage avec mon niveau d’études… Cette mauvaise impression m’aura donc laissé tranquille environ 6 mois…  J’en ai marre…)

Le temps passe sur la blogosphère…

3 ans.

WordPress, magnifique robot intelligent, m’informe que cela fait 3 ans -jour pour jour- que j’ai ouvert ce blog.

C’est assez fou. Je me rappelle de l’excitation mêlée d’un peu d’inquiétude que je 11664993_163157674188_2ressentais alors : est-ce que je vais avoir des choses à raconter ? Est-ce que ce sera vraiment intéressant ? (Parfois j’en doute mais d’autres posts ont bien marqué leur utilité… ça compense.) Est-ce qu’il va vraiment des gens qui vont s’arrêter et me lire ??? (Bah, 3 ans après il semblerait donc que oui…) Est-ce que je vais tenir sur la durée ? (3 ans c’est pas mal, je trouve et je n’envisage pas d’arrêter de sitôt…)

Quand j’ai ouvert ce blog il y a 3 ans je le concevais comme une sorte de journal intime ou plutôt carnet de bord (les choses vraiment intimes je les garde pour moi) qui serait interactif. Je comptais sur cette interactivité pour le faire durer, n’ayant jamais réussi à garder un journal intime actif  bien longtemps. Je crois que c’est assez réussi 🙂

dragons-loyalty-awardLe Dragon’s Loyalty Award prend encore plus de sens …

(Ça me fait drôle parce que la blogosphère c’est comme un grand cercle d’amis, mais avec l’avantage que quand l’un s’en va ça fait beaucoup moins mal que dans le monde réel…) (C’est drôle que ça soit su rapproché 🙂 )

Il y a 3 ans j’ouvrais ce blog sans vraiment savoir où ça me mènerait. Un journal intime interactif. Un endroit où raconter ma vie. LE truc que je ne sais pas faire en chair et en os : raconter ma vie. Parler de moi. Je voulais écrire, sans trop savoir quoi, m’exprimer sans trop savoir comment.

Ça fait 3 ans. 3 ans que je parle de moi et d’autres choses. De ce que je ressens, de ce que j’expérimente, de ce que je vis, de ce que j’aime ou pas…

Ça fait 3 ans que j’en reçois tous les effets inattendus : j’ai plus de confiance en moi, je sais mieux distinguer ce que j’aime ou pas, ce que je veux ou pas, j’ai guéri certaines blessures psychologiques par le seul poids des mots et enfin j’ai informé sur le handicap (l’IMC et la dyspraxie en particulier) et sur l’accessibilité.

3 ans. Et ça continue… csz84hpvthnf3cstsf-uk5cz8ji

N.B. : J’écris beaucoup en ce moment parce que je sais qu’avec les fêtes et les partiels je ne vais pas avoir beaucoup de temps à consacrer au blog jusqu’à la mi-janvier. Je sais que ça va me manquer, alors je me défoule… L’efficacité pour la suite reste à (é)prouver…