Coup de cœur : Dans un recoin de ce monde

Ça faisait longtemps que je n’avais pas fait de critique de film et donc, pour changer, je suis allée voir ce film à la dernière minute, alors qu’il ne passe presque plus… (et le temps que je publie, c’est sûr, il doit plus passer du tout !)

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source : allocin

Je suis donc allée voir Dans un recoin de ce monde de Sunao Katabuchi. L’histoire est adaptée d’un manga de Fumiyo Kono.

 

 

 

C’est un film d’animation. (Je dis film d’animation car, sans être aussi dur et cru que Le Tombeau des Lucioles ça s’adresse beaucoup plus à un public adulte, ce n’est pas du tout le dessin animé de l’esprit occidental.)

Je vais être claire dès le début : j’ai beaucoup aimé, je recommande très fortement ! (même si, sachez-le, ça fait beaucoup pleurer)

 

L’histoire :

C’est l’histoire d’une vie, la vie d’une fille de l’enfance l’âge adulte, au Japon, dans la région d’Hiroshima, dans la première moitié du XX° siècle.

Ce que je n’ai pas aimé : rien.

Ce que j’ai aimé : tout. C’est-à-dire :

  • L’histoire est bien ficelée.
  • Les personnages sont fouillés, très fins psychologiquement.
  • La musique est belle, les dessins aussi.
  • La dureté d’une partie de l’histoire est grandement adoucie par la poésie et les touches d’humour.
  • Le cinéaste a réussi, je trouve, à transmettre l’indicible par certains procédés (notamment un choix graphique très parlant dans un moment particulièrement fort.)
  • Le récit est ponctué à plusieurs reprises de dates. Ce qui permet de bien voir le passage du temps, l’avancée dans la vie du personnage, mais aussi de raccorder l’histoire à l’Histoire.
  • Le film montre extrêmement bien la culture japonaise (que ce soit au niveau des habitudes de vie ou des règles de bienséance.)

Je ne sais pas comment le cinéaste a reçu à maintenir un grand équilibre entre une histoire, racontant la vie d’une personne, sa culture, ses sentiments, sa famille, ses habitudes… et le fort message de commémoration historique – hommage. C’est selon moi un véritable coup de maitre.

Tout comme c’est un coup de maitre d’avoir réussi insuffler de la joie et de la beauté dans cette Histoire si tragique et dure. On sort de là en ayant pleuré, certes, mais avec tout de même des souvenirs heureux, pas du tout le goût amer et horrifié du Tombeau des Lucioles, au contraire quelque chose de doux, presque apaisant. C’est d’ailleurs pour ça que je trouve l’hommage particulièrement fort, comme s’il y avait un objectif de réconciliation avec cette période si douloureuse.

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Tag de Noël

Je continue donc mon rythme de publication effrené.  (Au pire, vous lirez quand vous aurez le temps ou vous découvrirez au hasard dans longtemps… Comme d’habitude finalement…) (Voilà il m’a fallu un sondage -avec 1 résultat- pour réaliser ça… Ahah)

Récemment, Pomdepin a fait un tag de Noël qui m’a bien plu, alors je le reprend. En plus ça y est c’est dans moins d’un mois, il faut bien se mettre dans le bain ! D’ailleurs les décorations commencent à apparaitre et illuminer la ville… (et une fois n’est pas coutume j’ai déjà commencé à acheter les cadeaux !)

Bref, c’est parti !

 

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Traineau naviguant sur la glace, Andries Vermeulen, huile sur toile, 1790-1814, conservée au Rijksmusueum d’Amsterdam (image libre de droit) (Le titre est une traduction aproximative du néérlandais aidée par Reverso…) NB : Toutes les images de ce musée sont libres de droits et peuvent être retouchées et réutilisées à l’infini.

1- Votre tradition de Noël préférée ? Les grandes tablées familiales.

2- Vrai ou faux sapin ? Vrai, pour l’odeur du sapin et pour le plaisir d’en avoir un différent chaque année.

3- Votre film de Noël préféré ? L’étrange Noël de Mr Jack de Tim Burton (The Nigthmare before Christmas que je préfère d’ailleurs de loin dans sa version originale) (ou Le Père Noël est une ordure… Mais c’est moins original…)

4- Votre chanson de Noël préfèrée ? J’en ai pas. Certes, ça casse un peu l’ambiance, bon… La BO de Mr Jack ! (un extrait ici)

5- Votre gourmandise de Noël préfèrée ? J’ai eu du mal à me détacher de l’idée des marrons glacés, (je suis ardéchoise de coeur, ne l’oublions pas, et c’est teeellement bon) j’ai bien cru que je ne trouverais pas et que je serais obligée de copier Pomdepin …. Mais, finalement, les truffes au chocolat, ça se défend très bien !

6- Le meilleur cadeau que vous ayez jamais reçu ? Trop difficile de choisir, je ne sais paaaas. Peut-être bien le déguisement de fée, avec une robe de fée, un chapeau pointu de fée et une baguette magique de fée, tout ça fait-main, évidemment.

7- Et le pire ? Un monopoly… On a osé m’offrir un monopoly alors que je déteste ça ! (Pourtant j’ai essayé mais je suis assez hérmétique à l’objectif, l’intérêt, l’esprit du jeu…)

8- Le meilleur cadeau que vous ayez fait ? Un livre avec une super belle dédicace d’Enki Bilal (j’étais tellement contente d’être à Paris ce jour-là !)

9Et le pire, celui où vous avez fait un flop complet ? La boite à énigmes médiévales, je crois bien qu’elle n’a jamais été ouverte. Bon, ce qui est rassurant c’est que j’avais bien l’impression de manquer d’inspiration sur ce coup-là.

10- L’endroit rêvé pour passer Noël ? En famille. (Quoi c’est pas un endroit ?)

11- Un souvenir d’enfance de Noël ? Celui qui me vient immédiatement c’est le Noël de mes 10 ans. On n’a pas pu aller en famille cette année-là, pour se consoler on a fait les choses bien : un repas aux chandelles, des ravioles et une charlotte aux fruits rouges. C’était très bien !!! 🙂

12- Les cadeaux, le 24 ou le 25 ? Les 2. L’un avec la famille maternelle, l’autre avec la famille paternelle et en bonus un autre jour encore indéterminé pour la fête en petit comité.

13- Un mot (et un seul) pour décrire Noël ? Fête.

14- Un voeu pour ce Noël ? Que ma grand-mère ne soit pas trop paniquée par le monde (et le bruit et le temps qui passe…) et puisse profiter du moment.

 

Petits bonheurs fin d’été – début d’automne…

Fin d’été début d’automne ça résume parfaitement les petits bonheurs que j’ai pu récolter ces derniers temps.

(ça fait longtemps que je n’ai pas publié de petits pas parce qu’ils sont moins présents mais juste que quand j’ai moins le temps pour écrire et beaucoup à dire… ça me semble le moins prioritaire à publier…) (J’essaie de faire semblant de faire comme si ça ne faisait pas si longtemps.. Chut m’enfin.)

Il y en a tellement, procédons par catégories. Des plus aux moins attendus.

Les petits bonheurs amicaux et gourmands.

Le repas avec A. (soupe à la betterave …hmmm), le café avec K. (ça faisait siiii longtemps et si plaisir.), la pièce de théâtre avec C. (avec l’invitation de L. !!), la Nuit Blanche avec C. et la crêperie, le chocolat avec M. Prochainement le thé avec A. et L. et le brunch.

Et les petits bonheurs gourmands tout court.

Toutes les autres crêpes mangées sur le pouce, les haricots beurre à la vapeur (c’est teeellement bon) et le riz à la vapeur encore et encore (je ne le cuit plus que comme ça, jamais raté), le boudin, le raisin, les poires, la faisselle, les quenelles… La liste est longue.

Les petits bonheurs vestimentaires.

Cette nouvelle veste, justement dont je suis tombée amoureuse… Elle trop belle, trop confortable, trop pratique ! ( Je désespérais de trouver une aussi bien que la précédente qui arrivait à la fin de sa vie… Une qui ferme avec des boutons jusqu’en haut. Une qui soit ni trop chaude ni trop légère. Une qui ait des poches –sans poches je suis toute perdue. Une qui a une couleur passe partout mais pas noire ni grise, ni blue jean –j’ai tenté mais non. Une qui ne fasse pas trop chic mais pas non plus survêt, bref un truc citadin passe partout et pratique et confortable quoi… Rien que ça… J’ai trouvééé ! Mais aussi LE poncho, un poncho trop beau, cousu amoureusement par ma maman, avec une capuche (!) C’est un de ces vêtements dans lequel je me sens bien et chic en même temps. (Je vous en reparlerai, peut-être…) Et enfin, le nouveau foulard, long, doux, chaud, et beau évidemment (quelle belle idée de perdre son foulard favori rien que pour avoir une excuse pour en acheter enfin un nouveau… En plus c’est mieux avec la nouvelle veste. Bel acte manqué.)

Les petits bonheurs culturels.

La pièce de théâtre avec C. (je me répète parce qu’au delà du plaisir d’être invitée et d’être ensemble c’était une belle pièce. Une magnifique exposition de costumes traditionnels espagnols à la Maison de Victor Hugo. Ma découverte de la bibliothèque Richelieu. (C’est beau !) Ma découverte des archives de Paris (et surtout, j’ai consulté un microfilm… TROP BIEN !), écouter France culture en direct ou en replay, lire Le Monde du Week-end (m’abonner était vraiment une bonne idée.)

Les petits bonheurs météorologiques.

Cette lumière si magnifique du soir. Sur l’immeuble en brique rouge en face de chez moi. Ou sur la Seine et le musée d’Orsay. Ou sur la Seine, le pont des Arts et l’institut de France. Ces jours encore bien ensoleillés où on peut se balader avec une simple petite veste. Ce moment où le ciel bleu revient alors qu’il a fait gris toute la journée.

Les petits bonheurs inespérés.

La rentrée de bonne augure avec des camarades super, des profs super, des cours super…. Être acceptée dans le premier stage demandé (donc le premier choix.)
Le mail de C. qui m’a fait si plaisir.

shakespeareandcoEt ce soir là aussi, alors que j’étais déjà bien crevée parce que c’était le jour des inscriptions et que pour d’obscures raisons un truc qui pourrait prendre 10 minutes a pris 3 heures. Et que j’avais déjà pas mal marché et attendu debout (ah oui, j’avais cherché LA veste et pas trouvé évidemment). Bref,  ce soir-là je voulais rentrer chez moi. Sauf que manifestation de grève. Tout (TOUT) autour de chez moi était bloqué. Il auraient dessiné un cercle autour de mon logement c’était pareil. Pas moyen de rentrer ni par métro, ni par bus, ni par taxi. Après que j’ai bien cherché dans tous les sens, j’étais encore plus crevée. Ne nous abattons pas j’ai été manger une crêpe et lire (ce livre) à la Shakespeare and Company (le seul endroit au monde où, entourée de vieux et nouveaux livres dans un vielle bicoque charmante, tu peux entendre en même temps le son d’un piano et le cliquetis d’une machine à écrire. Bref, le paradis.)

 

Pour finir (ex-aequo avec les inéspérés.) : les inclassables.

Le changement d’heure qui permet de gagner une heure sans trop savoir comment. (Certains diront une heure de sommeil moi j’ai surtout l’impression de gagner une heure « de journée »), l’eau chaude qui revient après deux jours d’absence, les articles écrits ici (parfois en ajoutant des couleurs, c’est si joli.)

 

 N’oubliez pas tous les petits détails qui font la différence.

Bonne semaine !

²

Retour dans le bazar

Je ne sais pas trop par quoi commencer. C’est comme tous les articles que j’ai  » raté » pendant l’été. Je sais pertinemment que je ne rattraperai pas tout et pourtant j’aimerais tellement ! Mais je vais être obligée de faire une sélection… Pareil pour les choses à dire : il y  en aurait tellement, ça se bouscule au portillon, mais je vais naturellement faire une sélection. Comme annoncé dans le titre il va falloir vous accrocher un peu pour suivre, c’est un peu le bazar…

Je suis partie en été avec une grande résolution, quasiment une injonction : ne pas penser à la rentrée, ne pas se prendre la tête avec… Bien évidement, comme toute injonction, ça n’a pas fonctionné. Je le savais, bien sûr, que ça ne fonctionnerait pas tout à fait, mais j’avais espoir qu’au moins un petit peu… Bilan : il y a eu quelques jours de vrais lâcher-prise et bonheur éparpillés pendant l’été mais une majorité de jours entâchés de mélancolie, renâclement, stress prématuré. (À quoi ça sert de stresser deux mois à l’avance, je me demande bien !)

Je savais bien que je penserais forcément à l’année passée et l’année qui vient à cause des félicitations des gens et de leurs questions. Savoir où on en est dans les études c’est un rituel obligatoire lorsque l’on retrouve des gens pas vues depuis un bout de temps (par exemple, un an). Déjà rien que pour ça, la première semaine de mon départ c’était foutu pour la tranquillité d’esprit. Mais bon à la limite, à ce moment-là j’étais encore occupée à digérer, donc bon.

Sauf qu’après nous avons encore pas mal bougé. Donc à chaque fois (tous les 7 jours environ) il fallait de nouveau expliquer, écouter les félicitations.

(Parenthèse –

Ces félicitations, je n’ai toujours pas l’impression de les mériter. Je suis contente de ce que je vais faire cette année mais je ne me sens pas à ma place, pas légitime, complétement catapultée.

fin de la parenthèse.)

Et puis à chaque fois entendre la version de mes parents (qui n’est évidemment pas tout à fait la mienne. Cela aussi m’a pas mal affectée. Malgré mes tentatives d’explications de ma vision ils restent complètement bornés sur la leur. J’avais l’impression qu’ils écoutaient / entendaient que la première partie de ma phrase / de mon discours. La deuxième (qui ne colle pas avec ce qu’ils ont envie d’entendre) était éclipsée voire oubliée. Je ne suis pas sûre qu’ils aient compris pourquoi je voulais partir de l’Ecole, qu’ils aient compris à quel point cette année m’avaient fatiguée. Pourtant je pensais que certains de mes coups de téléphone (vers la fin de l’année, le rendu du mémoire) avaient été suffisamment explicites. Ils se sont d’ailleurs bien inquiétés alors et je n’ai rien fait (il me semble) pour les rassurer. Alors que pourtant ça ne me plaisait pas qu’ils s’inquiètent ainsi, qu’ils s’inquiètent autant.

Peut-être que j’ai tort, peut-être qu’ils se rappellent, qu’ils ont compris. Mais alors pourquoi se comportent-ils comme si tout allait s’arranger d’un coup ? Comme si cette année à venir ce serait forcément différent ? Je crois qu’ils sont convaincus que le coup de baguette qui va tout changer ce sont les aménagements. Or, je ne suis pas d’accord, pour moi, c’est bancal. Ça aussi je croyais leur avoir expliqué, ne l’ont-ils pas retenu ? Ne l’ai-je pas assez dit ? Ou est-ce parce que leur vision des aménagements diverge trop de la mienne (il ne me semblait pas pourtant. Je croyais que ma mère avait compris le problème du revers de la médaille) ?
Ou alors c’est à cause de la distance : ils ont cru que ces quelques coups de téléphone n’était le reflet que d’une fatigue intense certes, mais passagère, dont on se remet facilement et vite. (Cela ne me réconcilie pas avec le téléphone…) Ou alors c’est parce que je les ai habitué à me relever toujours. Ou alors, je me trompe, ils n’ont pas oublié, mais cherchent seulement à me pousser vers ce qui leur semble le mieux en m’encourageant  ? (Dans ce cas, c’est maladroit, j’ai l’impression de ne pas âtre entendue.)

Ou alors peut-être que c’est moi qui me trompe (Mais peut-on se tromper sur son ressenti ? Annick ((et les autres aussi évidemment)), j’aimerais bien ton ((votre)) avis sur la question). Peut-être qu’ils se souviennent et ont compris. Peut-être que j’en fait tout un pataquès alors qu’effectivement c’est derrière et tout va mieux se passer ? Peut-être que j’ai généralisé la fatigue de la fin de l’année à l’entièreté de celle-ci mais qu’au fond ce n’était pas si terrible ? J’ai toujours très peur de ce type de réécriture de l’histoire a posteriori. Mais dans la plupart des cas j’ai justement tendance à oublier ce qui justement a été très douloureux / difficile. C’est souvent génial mais là ça ne m’aide pas, j’ai l’impression d’exagérer.

Bon, et puis de toute façon que la fatigue est été seulement concentrée en fin d’année ou générale, qu’est-ce que cela change vu l’état -psychologique- dans lequel ça m’a mis, dans lequel ça me met ?

Peut-être aussi que je me trompe, que rajouter de nouveaux aménagements va tout changer, tout arranger.

C’est peut-être là que le bât blesse. C’est peut-être là que je ne leur explique pas assez. Sauf que le manque de confiance en moi ils le connaissent ! … Mais le sentiment d’illégitimité moins. Je m’en suis aperçue cet été en parlant avec ma mère de tout autre chose me concernant (un autre domaine dans lequel eux et moi sommes en décalage.) Effectivement, ils n’ont certainement pas conscience de ça. Ou du moins, pas de son ampleur. Mais sur ça nous sommes tellement en décalage que je ne vois même pas comment leur expliquer. Je sais qu’ils me donneront une version opposée à la mienne, en bloc « bien sûr que si tu es légitime » mais sans m’écouter. En tout cas sans m’en donner l’impression. ça ne me donne pas du tout envie d’en parler…

M’ouvrir pour exprimer mon ressenti est un gros effort. Ici déjà, ailleurs -avec les gens que je connais en chair et en os- encore plus. Donc si c’est pour me faire rembarrer ou récolter du vent… Non merci.

La confiance, la légitimité, c’est pareil. Les gens voient un « manque », ils font comme si d’un coup, du jour au lendemain, ça allait s’arranger, on allait tout d’un coup avoir une confiance en béton. Pour ceux qu’ils l’ont déjà c’est facile à dire, ils ne semblent pas réaliser à quel point c’est long et fastidieux. C’est comme ma directrice de recherche qui me dit « il faut prendre confiance en soi » Ah bah oui, merci. Le problème c’est que la pression, les gueulantes pendant l’année ça n’aide pas à aller dans ce sens. Ce ne sont pas les quelques compliments de fin d’année (au milieu des évidentes critiques) qui vont arranger d’un coup les choses. (Ai-je finalement publié l’article dans lequel j’en parlais ? Non. Trop geignard. Et même pas fini…)

C’est un problème ça aussi. Je renâcle tellement de choses que parfois j’ai l’impression d’avoir dit alors que ce n’est pas le cas. Ou alors j’ai l’impression de l’avoir répété et répété alors que si ça se trouve je ne l’ai dit qu’une ou deux fois. Ou alors dix fois mais à des personnes différentes ! Et puis moi qui a une assez grande mémoire pour ce genre de choses, on me dit un truc une fois ou deux, ça y est c’est gravé. Sauf que tout le monde ne fonctionne pas comme ça, loin de là. Notamment mes parents.

Bref, voilà une partie de tout ce que j’ai ressassé cet été.

En plus évidemment d’autres trucs se sont rajoutés : ma mère s’est blessée (rien de grave mais long, douloureux, envahissant), ça m’a fait réfléchir à ma relation à elle mais aussi à ma  relation à la douleur, ça a attisé certaines tensions familiales. Et certaines de mes angoisses personnelles (« Mais qui va bien dans cette famille ? » Cet été manifestement personne. A moins que ce ne soit le filtre de mes émotions qui me joue des tours.) Et puis des nouvelles de tas de gens (famille, amis) qui ne vont pas bien.
La blessure de ma mère a eu aussi pour conséquence d’entraver nos projets, notre liberté de mouvement. Nous n’avons pas fait tout ce qui était prévu, nous n’avons pas eu les activités habituelles des vacances… Cette inaction forcée et le mal-être de ma mère ont bien évidemment accentué ma morosité. Moins tu bouges plus tu réfléchis et ressasse. Plus les autres autour vont mal, plus il est difficile d’aller bien. Les plus belles journées de ces vacances ont été les journées les plus actives…

Bien entendu, sinon ça ne serait pas moi, il faut rajouter là-dessus un ou deux soupçons de culpabilité. « J’aurais pu mieux profiter de ces vacances si je n’avais pas ressassé autant. »

Bref, ça n’a pas été mon meilleur été, il a été loin d’être aussi reposant et calmant que je l’aurais voulu. Heureusement il y a eu tout de même de belles choses et notamment ces quelques derniers jours (J’ai dit au moins 3 fois merci -j’ai compté- et remercié mille autres fois subliminalement par les mots, les gestes et tout. Pourtant j’aimerais encore le dire -même si je sais qu’ils ne me lisent pas- MERCI C. et E. pour cette semaine formidable.)

Et il me reste encore deux semaines ….

NB : Merci à ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’au bout. Désolée pour la grammaire qui laisse à désirer. Je pense que j’ai dû m’emmêler plusieurs fois entre temps passés et présents, c’est parce que ce n’est pas toujours clair. Il y a certains trucs (des ressentis notamment) je ne sais pas encore bien s’ils sont derrière moi ou pas. Par exemple je redoute un peu un rendez-vous amical de demain parce que je ne sais pas encore bien ce que je veux y exprimer ou pas…

Bref, je suis revenue… Je vous parlerai bientôt de mes petits bonheurs estivaux (souvent gustatifs), de mes lectures. Je vais essayer de déterrer des brouillons d’avant l’été, il y avait des choses intéressantes je crois bien (mais je trouve toujours difficile de renouer avec les pensées anciennes…)

Vous m’avez manqué. Le début a été dur mais ça m’a fait énormément de bien d’écrire tout ça !

 

Questionnaire de Flow : 102 à 122

102) Quelle est la couleur dominante dans votre garde-robe ?
Probablement marron (et ses nuances.), j’ai aussi pas mal de bleu, et de nuances autour du rouge et du violet (en passant par le rose framboise que j’aime beaucoup.) En bref, j’ai une garde robe assez colorée (parce que j’ai aussi du vert, du jaune et même du orange…)

103) Profitez-vous à fond de chaque jour ?
Euh… (Qui peut répondre OUI sans sourciller une seconde ?) J‘essaie, mais évidemment, certains jours c’est moins facile que d’autres.

104) Admettez-vous facilement vos erreurs ?
Ahah, j’aimerais bien, mais je crois que non.

105) Quelles choses vous donneraient envie de rester enfant ?
Ne pas avoir à s’occuper de paperasse, ne pas avoir à téléphoner.

106) Pouvez-vous vous passer d’Internet pendant une semaine ?
Oui (en vacances, pendant l’année scolaire, non.)

107) Qui vous connaît le mieux ?
Moi. Même si j’ai certaines lacunes (j’ai du mal à voir mes qualités et la conscience de mon corps c’est pas tout à fait ça), ça reste moi qui aie la meilleure visibilité sur toutes mes facettes.

108) Quelle tâche ménagère trouvez-vous la moins ennuyeuse ?
La cuisine. J’aime ça, je trouve même ça assez relaxant. Le problème, c’est la vaisselle qu’il faut faire après, ça par contre je déteste…

109) Avez-vous déjà été déçu par une personne ?
Oh oui, des tas. Souvent des personnes que je croyais être des amis et qui ne l’étaient pas.

110) A quoi ressemble une journée parfaite pour vous ?
Avec du soleil et du vent, quelques obligations (notamment le matin pour m’obliger à sortir du lit) et un minimum de temps libre.

111) Êtes-vous fière de vous ?
Plutôt oui. Mais il y a quelques parts d’ombre, évidemment et heureusement.

112) Quel talent inutile possédez-vous ?
Euh… Aucune idée. (Mettre de la couleur dans mes articles de blog ?)

113) Y a-t-il des problèmes en suspens dans votre vie ?
Mon problème actuel c’est l’attente des résultats scolaires (mi-juillet) pour savoir ce que je fais l’an prochain. C’est pas un très gros ploblème, ça va 🙂

114) Pourquoi buvez-vous ou ne buvez-vous pas d’alcool ?
J’en bois par goût, pour partager aussi. Mais je suis loin de considérer ça comme obligatoire ou nécessaire pour s’amuser.

115) Quel genre de choses vous rend heureux ?
La météo, la nourriture, les sourires et rires, les moments suspendus, ma famille, mes amis… Cette liste est super longue ! Cf mes Petits bonheurs.

116) Avez-vous regardé les nuages aujourd’hui ?
Oui (en fait c’est pas difficile, il n’y a que ça, il suffit donc de regarder le ciel…)

117) Quel mot utilisez-vous trop souvent ?
à l’écrit je qualifie beaucoup de choses d »importantes ». A l’oral, je ne vois pas…

118) Aimez-vous être sous les feux de la rampe ?
Non !!!

119) A quoi devriez-vous consacrer plus de temps ?
Mon ménage (pas plus de temps mais plus régulier…)

120) Pensez-vous que les gens sont foncièrement bons ?
Oui. Sauf que ça peut se gâter assez « facilement » dès le début.

121) Faites-vous passer le travail avant l’amour ?
Oui (trois fois oui.)

Sachant que pour 20 questions je n’ai pas mis une seule fois la même couleur mais qu’elles sont toutes belles et bien choisies, je confirme mon talent inutile 🙂