« Le soleil est pour toi » de Jandy Nelson

Une nouvelle lecture, une nouvelle bonne surprise. (De manière générale j’aime beaucoup scripto. Il y a des maisons d’éditions  comme ça, qui ne me déçoivent pas… (je n’ai pas de conflits d’intérêts, ce billet est totalement libre !))

le-soleil-est-pour-toi-de-jandy-nelson-1023968272_ml

source : priceminister

Encore une fois, je préfère vous faire mon propre résumé :

Il s’agit d’une famille : un père, une mère, un garçon et une fille – des jumeaux. Le récit se fait alternativement par les yeux du garçon, Noah, 13 ans et demi, et par les yeux de la fille, Jude, presque 3 ans plus tard (à 16 ans donc, si vous suivez bien).

Les deux jumeaux ont des caractères très différents et sont pourtant très proches. Ils ont deux visions différentes, deux manières de s’exprimer différentes et pourtant se comprennent très bien. Un lien très fort les unit : ils sont jumeaux. (Je me répète un peu…)

Au fil du récit, on s’installe dans les pensées de Jude et de Noah, ceux-ci nous apprennent chacun à leur manière les évènements qui bouleversent ou ont bouleversé leur vie. Noah parle du présent, Jude entremêle son présent avec le passé qui la hante, ainsi s’entremêlent leurs vies, leurs récits, leurs vécus, leurs visions … différents mais parallèles.

Au fil du récit on découvre ce qui les sépare / ce qui les a séparé peu à peu.

Pour finir, ça a peut-être de l’importance pour certains, ça se passe aux États-Unis, sur la côte (Est ou Ouest je ne sais plus…), tout proche de l’océan.

Ce que j’en ai pensé :

J’ai beaucoup aimé cette écriture alternante. J’ai beaucoup aimé me plonger dans la peau des personnages. Il m’a fallu cependant un certain temps d’adaptation, je n’ai pas accroché tout de suite. J’ai bien aimé la vision poétique du monde qu’ils ont chacun (je me suis sentie plus rapidement proche du monde de Noah). J’aime beaucoup leur manière d’analyser / d’exprimer leurs sentiments.  J’ai beaucoup aimé la folie des personnages, leur passé torturé.

Bon et puis, soyons honnêtes, c’est entre autres l’histoire d’un drame familial et j’aime bien lire des histoires de drame familial. (Pourquoi ? Je ne sais…)

C’est aussi des histoires d’amour, ça ce n’est pas trop mon truc mais ça parle de  l’apprivoisement des sentiments, et ça me parle déjà plus. Mais aussi l’acceptation et le choix (ou non choix) de sa vie, ça aussi ça me parle. C’est aussi l’histoire de personnages qui se cherchent et se découvrent, qui mentent – aux autres mais aussi à eux-mêmes – qui n’osent pas parler, n’osent pas se montrer tels qu’ils sont…. ça encore ça me parle. (Le dernier épisode est tout récent… c’est ici)

Pourtant, malgré tous ces ingrédients que j’aime, j’ai failli abandonner.

Parce que les chapitres sont trop longs pour moi. Je préfère m’arrêter à la fin d’un chapitre, or là si j’attends la fin du chapitre… Je lis trop longtemps ! C’est dû au souhait de l’écrivaine de faire alterner les voix de Jude et de Noah, et forcément pour que ça ait un sens et qu’on ne s’y perde pas, il faut raconter tout un évènement… et donc c’est long. Je pense que le livre aurait gagné à être découpé en parties puis chapitres, ou chapitres et sous-chapitres…

Parce qu’ il m’a fallu un certain temps pour entrer dans le monde de Jude mais aussi pour « accepter » l’écriture attachée à Noah. (Question de traduction ou du style de l’écrivaine ?) Il m’a fallu aussi un certain temps pour me détacher de ce que j’avais lu en quatrième de couverture. (Ne lisez donc pas la quatrième de couverture 🙂 ) J’attendais quelque chose qui ne venait pas. Il y a eu mésentente entre la quatrième de couverture et moi. Ou alors l’éditeur et moi n’avons pas la même vision de l’histoire. Ou alors la quatrième de couverture va beaucoup trop loin dans l’histoire…

Cependant, j’ai bien fait de m’accrocher, j’ai finalement été happée par l’histoire, par les personnages, par leurs sentiments. J’en ai beaucoup retiré à propos de la vérité et du mensonge, du cours de la vie, du choix et non-choix, du rapport aux autres.

Je suis contente de m’être accrochée même si ça m’a fait aussi un peu peur et mal. C’est poétique et plein d’amour. Mais aussi plein (plein) de douleur, de haine et de tristesse. Je vais mettre un petit temps à m’en remettre je crois. (Bref, il faut avoir le cœur bien accroché quand on commence, je crois.)

Publicités

Questionnaire de Flow : 56 à 72

(Aujourd’hui c’est un gros morceau, je l’ai écrit petit à petit avant de me décider à finaliser la mise en forme pour le publier.)

56) Pourquoi avez-vous choisi le travail que vous faites actuellement ?
Je transforme la question : Pourquoi j’ai choisi les études que je fais actuellement ?
J’en ai déjà parlé plusieurs fois ici : l’enseignement proposé par cette école m’attirait beaucoup, il était à la croisée de plusieurs domaines qui m’intéressaient. Et j’ai continué dans cette école après le premier cycle (équivalent de la licence) parce que en y étudiant j’y ai découvert des métiers qui me plaisaient et le deuxième cycle était la suite logique pour y arriver.

57) Quels films préférez-vous regarder à la maison plutôt qu’au cinéma ?
Au premier abord j’ai eu envie de répondre aucun, le cinéma c’est trop bien. Mais en fait, il y a quand même des films que je ne paierais pas pour aller les voir au cinéma mais que je regarde avec plaisir quand ils passent à la télé : j’appellerais ça les films « divertissants » (certains films d’action, certains films à l’eau de rose : les acteurs / le scénario / le tournage ne sont pas forcément excellents mais ça fait passer un bon moment) et aussi les films très très commerciaux que je n’ai pas envie d’enrichir davantage  en allant au ciné.

58) À quel point vos jugements sont-ils indulgents ?
Je suis généralement très (parfois sûrement trop) indulgente. Je pense toujours qu’il peut y avoir derrière ce que je juge une raison que je ne connais pas (un handicap, un travail difficile, un quotidien compliqué, une journée pourrie…) et que le moment X que je vois n’est forcément représentatif. Mais il y a quand même certains domaines où je le suis beaucoup moins : l’orthographe par exemple, la curiosité gustative aussi (ne pas manger que pâtes-jambon.) Et les jugements sur moi-même ne sont pas du tout indulgents, au contraire.

59) Dormez-vous bien ?
Oui, j’ai cette grande chance, même quand je suis stressée je dors bien (dans ce cas le plus difficile est de s’endormir mais ça arrive toujours et après tout marche comme sur des roulettes.)

60) Quelle est votre dernière découverte ?
Question difficile : découverte à quel niveau ? Niveau gustatif j’ai découvert le poulet cuit à la vapeur froid c’est super bon ! (par contre chaud j’aime moins.) Niveau pro j’ai découvert le métier d’iconographe (enfin j’en avais déjà entendu parler avant mais là j’ai eu une présentation beaucoup plus complète qui m’a fait vraiment découvrir le métier.) Niveau études j’ai découvert des cursus très intéressants pour ce métier…. à Lyon (et quelques uns à Paris aussi).

61) Croyez-vous à la vie après la mort ?
Hmmm encore une question difficile. Oui j’y crois fermement. Une vie physique je ne sais pas (j’ai du mal à apréhender le concept de « résurrection de la chair » … je suis une mécréante 😉 ) mais spirituelle clairement oui.

62) Êtes-vous en colère contre quelqu’un ? Si oui, qui ?
Il y a quelques jours j’aurais dit « contre moi-même » mais ça va mieux. Et du coup, actuellement : non.

63) Prenez-vous souvent les transports en commun ?
Oui, minimum deux fois par jour en semaine (il est fréquent que je ne sorte pas le dimanche ou alors juste pour marcher.)

64) Qu’est–ce qui vous a causé le plus de chagrin ?
Et encore. Je ne sais pas. La mort de N. peut-être. Ou le divorce des parents de C. Ou le constat que je ne partageais plus rien avec C. qui était pourtant ma meilleure amie d’enfance (cette-même C.)

65) Êtes-vous devenu ce que vous vouliez être quand vous étiez enfant ?
Quand j’étais petite enfant (vers 4/5 ans je pense) je voulais être dresseuse de dauphin ou boulangère. Bon, c’est pas le cas. Mais quelques années plus tard j’avais dans l’idée d’être jardinier (pas le cas non plus mais je n’abandonne pas l’idée de remplir mon chez moi de plantes) ou archéologue ou bibliothécaire. Je m’en approche je crois ! Et puis si je sors du domaine des études, enfant je voulais devenir autonome, ça j’ai réussi !

66) Quelle chanson vous donne envie de danser toute la nuit ?
Je suis pas très danse… Du coup rien ne me vient…

67) Quel trait de caractère appréciez-vous vraiment chez un proche ?
La tolérance / l’ouverture d’esprit.

68) Quel a été votre plus gros achat ?
Mon ordinateur, acheté grâce à un gros chèque reçu pour mes dix-huit ans.

69) Donnez-vous une seconde chance aux gens ?
Oui beaucoup (l’indulgence tout ça…) parfois même une troisième, mais alors ce n’est généralement pas une bonne idée….

70) Avez-vous beaucoup d’amis ?
Non. Enfin, si je compte mes amis actuels – par « amis j’entends personne à qui je suis prête à me confier et que je sais qu’ils me répondront si je demande de l’aide – j’arrive à 13. Ce qui est plutôt pas mal. Mais, pour une raison que je ne comprends pas mes relations amicales ne durent jamais dans le temps. Je ne parle plus à mes amis du lycée ni à mes rares amis du collège, encore moins à ceux de primaire… Sur les 13 : j’en ai connu une au lycée, 10 depuis mon bac (à l’école ou au foyer étudiant), et deux cette année (à l’école.) J’ai l’espoir que mes amis post-bac résistent au potentiel déménagement… On verra.

71) Quel mot vous fait grincer des dents ?
L’expression « si j’aurais » pour la grammaire et tous les mots insultants utilisés contre une personne (dans le but d’insulter) pour le sens…

72) Avez-vous déjà eu le coup de foudre ?
Non.

Liebster Award

J’ai été nommée pour le Liebster Award.  Après avoir un peu hésité j’ai décidé de répondre parce que ça fait partie du jeu et parce que c’est un bon exercice… Merci Maman de Plume !

J’ai découvert son blog très récemment, j’aime beaucoup, c’est très varié et elle a une belle écriture (oserais-je dire « une belle plume »…)

logo_liebster-award-1

C’est parti. Je commence par 11 choses sur moi que vous ne savez pas…

  1. J’ai toujours un sentiment ambivalent face à ces nominations, ça me touche et me flatte qu’on pense à moi mais ça me gêne d’avoir à me révéler…
  2. C’est comme les photos : je me trouve toujours moche en photos et sur le moment je dis « nooon », mais si je n’apparais pas dans un dossier photos (après un voyage, un mariage…) ça va me vexer. (Bizarre et compliquée, moi ? Noooon !)
  3. J’ai une passion pour les sacs, j’en ai plein de différents et je pourrais en acheter encore. (Puis, en plus, il y a même des gens qui ont l’idée de m’en offrir ! On se demande pourquoi…)
  4. Idem pour les pulls et gilets, ma première cible d’achats lors des soldes.
  5. Idem pour les écharpes et foulards, j’aime en avoir des plus ou moins chauds de différentes couleurs pour que ça se marie bien avec ma tenue.
  6. En revanche, je n’ai pas beaucoup de paires de chaussures (une paire qui sert quotidiennement avec mes attelles + pour les 30 % de temps restant : une autre paire de chaussures fermées pour l’hiver, une paire de ballerines (mais avec un élastique ou une sangle sinon mon pied sort), une paire de sandales pour l’été et enfin une (deux actuellement) paires de chaussures plus chics pour les fêtes et grandes occasions.) (Ce qui fait quand même 4/5 paires pour un temps réduit…)
  7. Je suis en train de développer une passion pour les couvre-chefs aussi : bonnets, chapeaux, casquette gavroche… (mais c’est encore à l’état d’embryon et de réflexion pour l’instant. Je me retiens beaucoup dans les magasins parce que c’est dur à porter un chapeau je trouve. Je veux dire : ça attire beaucoup l’attention…)
  8. Au collège je vous aurais dit « je ne suis pas très bijoux » depuis  ça a un peu évolué : je me suis d’abord mise aux bracelets (à accorder à la tenue) puis j’ai eu des boucles d’oreilles. Maintenant j’ai de plus en plus de colliers (que je ne mets pas souvent mais quand même), je porte moins de bracelets mais toujours une paire de boucles d’oreilles.
  9. Avant même de me mettre aux bijoux, je portais toujours une montre, c’est toujours le cas aujourd’hui et je trouve que déjà la montre c’est une très belle « décoration » pour le poignet. C’est le bijou de base. (En 2° position : les boucles d’oreilles.)
  10. J’ai eu un bracelet brésilien qui a duré très très longtemps, il a peu à perdu toute ses couleurs mais je l’ai laissé jusqu’à ce qu’il devienne trop petit…
  11. J’aime beaucoup cuisiner mais il me manque un four (pas le droit dans ma résidence) je découvre en ce moment l’étendue des possibilités au cuit-vapeur, un jour peut-être je ferais un gâteau !

Passons aux questions de Maman Plume maintenant.

  1. Qu’est ce qui t’a décidé à écrire un blog ? Je lisais de plus en plus de blogs, à la fois mi-attirée par l’idée d’écrire et d’être lue (contrairement à mon journal de bord… qui est intime :-D) mi-inquiète sur l’intérêt réél de ce que je pourrais écrire. Un jour j’ai lu plusieurs articles (sur des blogs différents) qui ont fait écho et m’ont donné envie de réagir plus longuement que par un commentaire. J’ai décidé de sauter le pas et d’essayer. Car qui  ne tentes rien, n’as rien…. On voit où ça m’a menée… 😀
  2. A choisir, préfères-tu le tutoiement ou le vouvoiement ? Sur la blogosphère clairement je préfère le tutoiement, ça me vient beaucoup plus naturellement. Au quotidien en revanche, je ne sais pas trop. J’ai été éduquée avec l’idée qu’on vouvoyait par politesse, l’habitude est restée.
  3. Qu’est ce que tu aimes chez toi ? Sans hésitation, mes cheveux, ils sont parfaits. Ils sont beaux naturellement (si un matin j’ai la flemme, un coup de brosse rapide suffit), ils sont dociles face aux coiffures variées que je souhaite leur imposer, ils répondent favorablement à tous les soins que je leur prodigue et me déçoivent rarement. Parfaits, je vous dis.
  4. Bonbons ou chocolat ? Chocolat. Définitivement.
  5. Quel est ton métier rêvé ? Quand j’étais petite je voulais faire jardinière ou boulangère ou archéologue. Puis je suis passée par à peu près tous les métiers littéraires existants. Mon grand fantasme (mais qui ne se réalisera jamais) reste relieuse ou restauratrice de livres anciens.
  6. Et ton métier réel ? Pour l’instant aucun, je suis étudiante en M1 à l’École du Louvre.
  7. Quel est ton plat préféré ? Question difficile… En dessert la mousse au chocolat, ça c’est sûr (même si…la tarte tatin, les îles flottantes, la charlotte de fruits rouges, la reine de Saba et sa crème anglaise, le gâteau à l’orange…) Mais en plat salé … Les tagliatelles faites maison aux champignons ? Le boudin aux pommes ? La soupe de potimarron ? Les ravioles ? Les quenelles ? (je m’arrête là mais je suis sûre qu’en creusant un peu…)
  8. Jupe ou pantalon ? Je porte un pantalon 97 % du temps. Je porte une jupe : lors des fêtes, parfois pendant le week-end quand je ne sors pas de chez moi, parfois l’été quand il fait vraiment chaud. (Je suis très difficile en jupes. En soit, j’aime bien les jupes dans les catalogues… mais sur moi ça n’est jamais pareil, ça ne me va pas…)
  9. Le livre qui a changé ta vie ? Le Comte de Monte-Cristo. (oui, je le ressors un peu partout au cas où vous ne le sauriez pas encore…)
  10. Ta prochaine destination de vacances ? Je n’y ai pas encore réfléchi… ça me paraît loin. Peut-être bien le sud-ouest de l’Hexagone.
  11. Au camping est-ce que tu prends le rouleau complet pour aller aux toilettes ou quelques feuilles dans la poche au risque qu’il t’en manque au moment fatidique ? Tout dépend si c’est pour la petite commission (quelques feuilles) ou la grosse (le rouleau.) Quelle élégance … (en même temps la question…)

Alors, là j’arrive à la partie du tag que je n’aime pas : nommer des gens. Or sur le blog j’aime pas = je fais pas. Donc, je ne fais pas. MAIS si certains de mes lecteurs sont motivés, j’ai quelques questions en tête quand même 😉 NB : normalement je devrais nommer des blogs de moins de 200 abonnés (le but du liebster award étant de faire connaitre des blogs peu connus.) Je ne pense pas que j’ai beaucoup de lectures qui dépassent cet audimat…

Mes questions :

  1. Une question égocentrique pour commencer : comment as-tu découvert mon blog ? (si c’est un tag, te rappelles-tu lequel ? )
  2. Si tu gagnes au loto que fais-tu de l’argent ?
  3. Si tu pouvais (tu as le temps et l’argent) visiter un pays / une ville l’été prochain, lequel ce serait ?
  4. Est-ce que tu as déménagé ? Combien de fois ?
  5. Est-ce que tu as déjà changé de travail ? Combien de fois ? (en dehors des simples mutations, plutôt dans le sens « réorientation professionnelle »)
  6. Est-ce que ton travail correspond peu ou prou aux débouchés des études que tu as faites, du projet que tu avais alors ?
  7. Je sors des questions sur le travail (ça sent la réflexion intense, non ? 😉 ) mais pour une question pas moins sérieuse : Comment te comportes face aux élections (françaises) qui arrivent ? (Tu votes par conviction, tu n’es pas convaincue mais votes pour échapper au désastre, tu veux voter pour échapper au désastre mais tu ne sais pas qui, tu ne votes pas… Tu n’y réfléchis pas ça te déprime, tu poses ton joker ton vote est personnel et ne regarde que toi -une des premières choses que mes parents ont dû m’apprendre sur le vote-… J’en oublie certainement ! )
  8. Quelle valeur est primordiale aujourd’hui dans ta vie ? (La valeur qui prime sur tout le reste, qui influe tes décisions, ex : l’argent, la famille, etc)
  9. Que voudrais-tu apprendre de nouveau en 2017 ? (tricot, couture, une langue, cuisiner, etc.)
  10. Y a -t-il un musée que tu affectionnes particulièrement ?
  11. Quel site historique / patrimonial recommanderais-tu ?

Voilà voilà 🙂 (Si tu n’as pas de blog, tu peux toujours répondre en commentaire !) J’ai essayé de relever le niveau d’optimisme et de joie des dernières questions, j’espère que tu as apprécié !

Mon premier rendez-vous chez Pôle Emploi — Porte-jarretelles & wheelchair

Comme l’illustre parfaitement cette vidéo, lorsque l’on se déplace en fauteuil roulant hors de son domicile, on peut avoir l’impression de participer quotidiennement aux jeux paralympiques.

via Mon premier rendez-vous chez Pôle Emploi — Porte-jarretelles & wheelchair

ça fait un peu plus d’une semaine que cet article a été publié, ça fait un donc peu plus d’une semaine que ça me scandalise sans que j’ai le temps de partager…

Que le monde extérieur français (pour ne parler que du très proche) est physiquement inaccessible, ça je le sais, j’ai envie de dire tout le monde le sait, c’est évident… mais en fait non… Bref, on s’en rend compte tout de même assez vite (de manière plus ou moins précise et exacte, dès lors qu’on s’intéresse à la question.

Que beaucoup de gens n’arrivent pas à imaginer qu’une personne handicapée puisse vivre une vie comme une autre, avoir un travail, être amoureuse, avoir des enfants…. ça aussi je le sais ! (Oui je sais aussi que parfois ça n’est pas possible, mais là je vous parle des nombreux cas où c’est possible !)

[NB : même quand avoir une vie comme une autre n’est pas possible la personne handicapée a une vie et des sentiments…….. Ceci était une parenthèse je la referme…]

Donc je disais, beaucoup de gens ont du mal à imaginer qu’une personne handicapée (disons en fauteuil, pour faire simple) puisse avoir une vie, un travail; des enfants … et je le sais ! Mais quand même, à ce point-là (si vous ne l’avez pas déjà fait cliquez sur le lien pour aller lire son témoignage…) ça me dépasse !

J’utilise beaucoup les transports en commun pour me déplacer (vu que j’habite à Paris, que je n’ai pas de voiture et pas le permis et que je suis écolo et que moins je marche mieux je me porte (presque) ça semble assez logique…) en particulier les bus (parce que ça évite -presque- la foule qui bouscule et qui presse et les nombreux escaliers du métro). Plusieurs de ces bus sont accessibles aux fauteuils, c’est à dire avec une rampe. En particulier le bus que je prends quotidiennement pour me rendre à l’école. J’ai donc plusieurs fois vu des personnes en fauteuil -électrique ou manuel- dans le bus. J’ai vu parfois certains qui ne pouvaient pas monter parce que la rampe ne fonctionnait pas. J’ai vu parfois certains qui ne pouvaient pas monter parce que trop de monde. J’ai entendu parfois des gens soupirer ou vu des gens regarder de travers parce que franchement si le fauteuil était pas là on aurait plus de place… (oui j’ai dit « le fauteuil » et pas « la personne en fauteuil » c’est fait exprès… Je pense vraiment que ces gens ne voient plus la personne.) Mais jamais encore je n’ai vu d’irrespect de la part du chauffeur, au contraire, il est toujours attentif.

Mais là je découvre que le chauffeur peut refuser de prendre une personne en fauteuil si elle est à un arrêt est indiqué non accessible, même si finalement c’est peut-être possible. J’avais déjà vu sur les plans de lignes de bus parisiennes l’indication « arrêt non accessible aux UFR » (Usagers en Fauteuil Roulant, avouez que c’est tout à fait intuitif…) mais je pensais que c’était une indication pour l’usager, pas une interdiction formelle (si comme là il s’avère que dans certaines conditions c’est possible…) qui donne des droits scandaleux au chauffeur.

Peut-être que j’extrapole, que ce chauffeur de bus est « une exception » qu’il a pris un droit (celui de refuser) qu’il n’a en fait pas et que c’est bel et bien qu’une indication et pas une interdiction formelle. Peut-être, soyons optimistes…

Il n’en reste pas moins que ça démontre le long chemin qu’il reste à parcourir pour l’accessibilité. Il n’y a pas que les barrières physiques, mais aussi énooormément de barrières psychologiques. Quand ces barrières psychologiques seront tombées il sera tellement plus facile de faire tomber les barrières physiques qui restent…

Bien sûr qu’il est difficile de rendre tout accessible, peut-être même que ça n’est effectivement pas possible parfois, mais commençons déjà par rendre accessible ce qui peut l’être, ça sera déjà énorme. On verra ensuite pour le reste.

Pour terminer sur une note plus positive, j’ai découvert aujourd’hui grâce à Élodie que la grande roue de la Concorde est accessible aux personnes en fauteuil roulant. C’est tellement génial !

 

Polina : danser sa vie

Ce soir, après plusieurs jours de stress et de travail (le genre de stress qui me fait procrastiner tant que je peux, j’en reparlerais probablement bientôt), j’avais besoin d’une bonne séance de cinéma. Pas pour retrouver des amis, mais juste pour passer un moment posé, calme, juste à moi, sans avoir besoin de réfléchir à quoi que ce soit, et passer un moment agréable en se laissant embarquer.

affiche_8J’avais trouvé le film idéal (je demande le minimum : un truc pas trop violent et pas trop triste, un truc avec de la douceur et de l’espoir dedans) depuis longtemps et d’ailleurs ça tombait parfaitement bien, il sortait le jour même de la fin des « hostilités studieuses » (il y a quand même de ces coïncidences !)

Je suis donc allée voir Polina : danser sa vie, et c’était parfait.

Je vous invite à aller voir la bande-d’annonce pour vous donner une idée : elle est vraiment représentative du film sans gâcher le plaisir de la découverte (c’est donc une bande d’annonce super bien faite…)

Parce que moi, comme à mon habitude quand je parle de cinéma ici, je ne vais poser ici que des bribes. Mon but étant de raconter mon ressenti, ce qu’il me reste du bon moment, sans raconter l’histoire.

 

Polina, c’est un bel hommage à la danse, par l’histoire-même d’abord bien sûr et par les chorégraphies (de Angelin Prejolcaj, ça n’est pas rien…), mais aussi par les réflexions qui sont faites, parfois seulement lâchées à demi-mot et enfin, par la manière de filmer.

Polina, c’est une belle histoire de vie, la vie d’une fille, Polina (ahah quelle surprise !) qui semble connaitre sa passion dès le début mais qui, en fait, va passer son temps à se chercher, quitte peut-être à se perdre…

Polina, c’est un film qui embarque par sa musique en symbiose parfaite avec l’image. Comme si le film entier était une chorégraphie. En tout cas, c’est sûr, il est tout entier rythmé par elle(s).

Polina, c’est un film où il y a quelques touches de violence, de souffrance, de misère mais où il y a surtout plein de beauté, de douceur et de poésie.

J’ai passé une très bonne soirée et, pour une fois, j’y suis allée rapidement après la sortie (doux euphémisme 😀) et j’en parle aussitôt ! Je vous conseille vivement d’aller le voir !

(Dans le même registre de douceur et d’espoir il y aussi Réparer les vivants en ce moment que je recommande.) (Mais pas autant, il arrive en seconde position.)