Les soldes, un plaisir ?

Chaque été c’est la même chose, chaque été je re-découvre les difficultés que j’ai à m’habiller et chaque année je re-découvre que vouloir faire les soldes ne me fait pas du bien, en fait…

En hiver, maintenant ça se passe plutôt bien : pas besoin de se poser de questions, c’est normal de porter des jeans en hiver. J’ai même quelques pantalons « autres » (de couleur marron surtout). Pour les hauts aussi c’est assez simple, je n’ai pas de mal à trouver des t-shirts qui me conviennent et avec des jeans ce n’est pas difficile à assortir. En plus, j’adore les pulls et gilets. Bref en hiver tout va bien.

Mais dès qu’arrive la saison de l’été avec les températures chaudes le casse-tête commence : je cumule les problèmes.

  • La visibilité des attelles

Je n’aime pas montrer mes attelles et pourtant j’en ai besoin la plus grande partie du temps. Il faut donc que je trouve des habits légers (pour ne pas trop mourir de chaud) qui les cachent. Pendant plusieurs années cette recherche était difficile, tout ce que je trouvais ne me plaisait pas ou me semblait vieillot / démodé. ça s’améliore parce que la mode des pantalons « fluides » se répand. J’ai maintenant 3 pantalons de ce style qui me plaisent beaucoup. Ajoutons à cela 2 autres pantalons au tissu léger et une sorte de jean d’été (tissu jean gris clair et forme plus aérée) plus anciens qui correspondent certainement moins au canon de la mode mais que j’aime personnellement tellement et qui sont si confortables que j’arrive à dépasser cette idée. Ensuite, un pantalon blanc très léger mais que je n’arrive plus à mettre parce que j’ai trop peur de le salir et 2 autres pantalons au tissu léger marron, que je n’aime pas mettre car j’ai l’impression d’être un sac à patates. Il faudrait que j’arrête de les garder en pensant qu’un jour ils me serviront… (Pour la mi-saison j’ai aussi un pantalon noir au tissu assez souple, mais c’est quand même trop chaud pour être mis en été.) Pendant longtemps, même en dehors de la question des attelles je détestais les shorts parce que je détestais mes jambes, depuis le lycée ça va beaucoup mieux : j’ai 4 shorts (1 gris, 1 écru et 2 marron) et un pantacourt (marron). Évidemment je ne les porte que lorsque que je n’ai pas mes attelles OU lorsque je suis en famille (depuis 2-3 ans j’arrive à ce que mes attelles soient visibles quand je suis en famille, comme si le fait d’être accompagnée m’offrait une protection aux regards… Enfin, c’est surtout que ça me permet de penser à autre chose qu’à ça…) J’ai aussi quelques jupes : une courte (donc même configuration que les shorts), deux mi-longues (qui laissent les attelles un peu visibles pour qui m’observe attentivement mais ça ne saute pas aux yeux donc ça va) et des robes (la plupart sont courtes.)

  • L’harmonie vêtements-chaussures

Pour les jupes et les robes, qu’elles montrent ou pas les attelles je suis gênée par les chaussures : je trouve que jupe / robe + converses c’est moche. Ma mère m’a soutenu plusieurs fois l’inverse. Sauf que, sans être totalement à côté de la plaque, ce n’est pas non plus une experte en matière de mode ET elle pourrait dire ça pour me décomplexer. Ça ne me convainc donc pas du tout ! (Je suis une grande complexée des robes, il y a tellement de belles robes, mais je ne les mettrais jamais, à quoi ça me servirait ?!)

Mais comme si ça ne suffisait pas il n’y a pas que les vêtements du bas qui me posent question, les hauts aussi !

  • Un problème d’assurance : sur les autres OUI, sur moi NON

Le nombre de t-shirts où je me dis « oh c’est super beau… mais jamais je n’oserais porter ça » quand je le vois en magasin ou sur internet OU  « ouah j’aime beaucoup son t-shirt… mais ça ne m’ira jamais » est faramineux. Je ne mets pas de débardeurs à fines bretelles car je trouve que ça me fait de grosses épaules, et PIRE je n’arrive pas à me dire que je pourrais porter un t-shirt avec certains motifs. Comme si ça faisait enfantin / ridicule / pas sérieux. Par exemple celui-là que je trouve pourtant super beau (la page de mon panier reste ouverte dans l’attente de mon paiement) et aussi tous ceux-là. Pourtant il y a bien des gens qui les portent ! Et à chaque fois que je les vois, je me dis qu’ils sont beaux, ça devrait suffire… Bref… (ça vous semble ridicule ces dessins ?)

  • Problèmes de confort et de facilité

Le confort est primordial dans mon choix de vêtements, ce qui ne colle pas toujours avec la mode ni même avec mes goûts : je ne porte pas de bustiers ou t-shirts sans épaules parce que je trouve ça inconfortable mais je trouve ça tellement beau ! La facilité d’utilisation aussi : si je ne peux pas enfiler un t-shirt toute seule ou que j’y passe 10 minutes parce que je me perds dedans, c’est inutile de l’acheter ! J’accepte ces deux faits assez facilement, ça ajoute juste des contraintes qui font que j’ai l’impression que je ne pourrais jamais ressembler aux filles bien habillées que j’admire.

  • A tous ces problèmes sus-cités qui relèvent plus du physique s’ajoutent deux problèmes plus psycho-éthiques.

Entre des finances non extensibles et une philosophie de vie qui s’oppose à la sur-consommation, mes parents m’ont toujours poussé à réfléchir chaque achat : est-ce que j’ai vraiment besoin de ça ? est-ce que je suis vraiment sûre qu’il me plait que je vais le mettre ? Combien d’argent je suis prête à y mettre ? A chaque fois que j’ai envie d’acheter des vêtements pour me faire plaisir je suis donc rattrapée par une sorte de culpabilité de dépenser. Et comme j’ai en même temps envie d’acheter de manière plus éthique… c’est plus cher ! Bonjour le cercle vicieux… C’est pour ça que mes parents nous emmenaient plutôt dans des friperies / brocantes / à Emmaüs : on n’achète un vêtement en seconde vie donc on ne participe pas à la demande…  Sauf que du coup, on trouve plus difficilement encore ce que l’on recherche exactement… Re-bonjour cercle vicieux. Ça a aussi participé à mon complexe d’être démodée… Quand tu n’as pas des vêtements neufs et de marque, c’est forcément nul… C’est difficile de se défaire de cette idée qui a été si souvent soulignée.

Pour finir, je n’aime pas faire les magasins quand il y a plein de monde : faire les magasins c’est déjà fatiguant parce qu’on piétine beaucoup, avec le monde c’est pire. Donc je fais sur internet. Sauf que du coup, je ne peux pas essayer : donc je me décourage d’autant plus. (Et si je me trompais de taille, et si ça ne m’allait pas vraiment ? Et 10 euros de taxe c’est tellement abusé…)

(L’état de ma page internet est un bon résumé : après avoir supprimé trois articles sur 5, j’ai fermé l’onglet modetic et j’ai la page de Bonobo en attente mais elle va suivre le même chemin. (Si j’ai le courage j’irais voir direct en magasin.))

Ne pas acheter est encore la meilleure manière de faire des économies… C’est aussi le meilleur moyen de ne pas avoir une garde-robe qui me convient vraiment.

Chaque été je redécouvre cette déception – frustration après m’être dit « Oh, cette année je m’achèterais bien un t-shirt pour remplacer celui-ci et un t-shirt de plus qui puisse aller avec ce pantalon ». Ça va se finir par un achat en période hors-soldes si j’ai un coup de cœur en passant : donc cher et non-éthique, formidable, je m’exaspère.

Certes, ce n’est que de l’apparence, c’est pas très important. Sauf que les vêtements sont quand même importants pour se sentir bien. Et même si on s’en fout totalement (il fut un temps -lointain-, c’était mon cas, je mettais ce dans quoi j’étais bien, tout simplement) ce n’est pas le cas de la majorité dans la société actuelle… Donc ça nous retombe dessus. (Je suis déçue, quand même, de remarquer à quel point le regard des autres impacte sur mes décisions en terme d’habillage…)

Bref, pour la confiance en soi on repassera, pour le moment détente/bien-être aussi, et le plaisir des soldes tout ça, connaispas !

 

 

Dublin #1 : petit tour en 10 points

Je vous ai suffisamment harcelés pour que ça ne vous ai pas échappé : j’ai été découvrir Dublin ! Ça a été un voyage vraiment formidable… J’y suis resté 3 jours (presque 4), j’en ai donc bien profité mais il me resterait encore beaucoup à faire si j’y retourne ! Voilà en vrac ce que j’en retiens.

Je vais commencer par évoquer les points plutôt négatifs (attention : j’ai fait un séjour de 3 jours, j’étais une touriste aux yeux émerveillés avec peu de sens critique. J’ai donc pu rater certaines informations et je n’ai pas de données chiffrées à fournir. Mais c’est mon ressenti. Et le résultat du partage de mes observations avec l’expérience de mon amie qui est là-bas pour un an.)

  1. Accessibilité : Tous les passages piétons sont équipés de signaux sonores pour les personnes malvoyantes ou aveugles.(ça c’est positif ! 🙂) En revanche, pour les personnes en fauteuil ou à mobilité réduite (comme moi) c’est pas top : les transports en commun ne sont pas très développés et chers (chaque ligne est gérée par une compagnie privée différente, donc pas d’abonnement groupé pour couvrir l’ensemble de la ville et le billet individuel est cher…) Les bus ne sont absolument pas accessibles aux fauteuils roulants (pour ça Paris est assez bien quand même !) Pour les trammways j’avoue ne pas avoir fait assez attention (il n’y a que 2 lignes et je ne l’ai pris qu’une fois.) Les transports étant chers nous avons beaucoup marché, heureusement la ville est majoritairement plate (et j’ai beaucoup dormi) !
  2. Écologie : Je l’ai dit les transports en commun sont chers… Ça n’encourage pas vraiment à leur utilisation : je ne les ai jamais vus bondés comme le métro ou le bus parisien. Ceci dit les Dublinois utilisent beaucoup le vélo… Il y avait pas mal de circulation de voitures aussi… (Mais je n’ai aucune idée de la population et du pourcentage.)
    Autre point noir : le recyclage n’est pas du tout encouragé non plus : pas de containers collectifs dans les rues et pour avoir des poubelles de recyclage chez soi il faut payer un abonnement !
  3. Gourmandise : C’est sûr je ne pourrais pas vivre en Irlande : ils ne savent pas faire du bon pain !! (Je ne suis pas restée suffisamment longtemps pour noter d’autres lacunes culinaires mais le pain c’est déjà énorme…)

Je râle beaucoup mais en vrai c’est une ville pleine de charme, j’ai adoré ! Sachez que :

  1. Le gaélique est encore beaucoup parlé, d’ailleurs c’est toujours une langue officielle. Je ne le savais pas mais ça ne pouvait pas m’échapper : toutes les informations sont écrites dans les 2 langues (Sachez-le : ce qui est dit ne ressemble pas à ce qui est écrit…)
  2. Beaucoup d’informations sont écrites au sol (pour les passages piétons, les lignes de métro à ne pas dépasser…), encore une fois dans les 2 langues, ça m’a beaucoup amusée.
  3. Les clichés ne sont pas tous mensongers : les Irlandais sont des grands consommateurs de bière et les pubs sont très nombreux.
  4. L’ambiance des pubs est vraiment très agréable, chouette, conviviale : les Irlandais sont vraiment sympathiques, ils aiment beaucoup raconter leur vie (ou s’en inventer une…)
  5. Contrairement aux pubs parisiens, il y a vraiment un grand mélange générationnel, il y a autant de jeunes que de vieux ! (et les vieux viennent parler aux jeunes…)
  6. Ajouter à cela l’ambiance sonore, dans plusieurs pubs des groupes de musiciens jouent de la musique traditionnelle (avec une vitesse et une agilité impressionnante… absolument pas altérée par les nombreuses bières descendues 😛)
  7. La Guiness (pression) c’est vraiment délicieux ! (ça c’est une excellente conclusion !)