Questionnaire de Flow : 48 à 55

48) Dans votre maison, quelle est votre pièce préférée ?
Alors là où j’habite actuellement c’est un studio : je n’ai donc que deux choix : sdb – wc ou chambre – cuisine …. Pas très difficile de faire un choix !
Mais bon, si je fouille dans mes souvenirs de tous les autres endroits où j’ai habité, ma pièce préférée a toujours été ma chambre.

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source : wiki

49) Quand avez-vous caressé un chien (ou un autre animal) pour la dernière fois ?
Lundi, je suis allée manger en famille chez ma tante et elle a un magnifique berger australien (donc un gros chien avec beaucoup de longs poils, comme sur la photo, et très affectueux et vif : tout ce que j’aime ! )

50) Quand vous sentez-vous au mieux de votre forme ?
Le matin quand je sors de la douche.
51) Avec qui avez-vous échangé votre premier baiser ? Joker.

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source : fnac

52) Quel livre vous a beaucoup impressionné ?
Le dernier en date (et donc le premier qui me vient à l’esprit) c’est La traversée de la nuit de Geneviève de Gaulle – Anthonioz (résistante déportée à Ravensbrück, nièce du général de Gaulle, transférée au Panthéon en 2015.) En fait je ne l’ai pas lu en entier, je l’ai vu posé dans la bibliothèque, j’ai voulu le feuilleter, je me suis laisser happer par les premières lignes et j’en ai finalement lu presque cinquante pages. ça m’a foutu un gros coup à l’estomac, le même que quand j’ai lu Si c’est un homme de  Primo Levi ou Être sans destin de Imre Kertész. Pour à peu près la millième fois, je me suis demandée comment des gens pouvaient oser dire que les camps n’ont jamais existé face à de tels témoignages. C’est un témoignage où tu as l’impression d’y être, tout en ressentant bien que tu n’y es pas car tu es confortablement chez toi. Tu as pleinement conscience de l’atrocité que c’était tout en sachant qu’en fait tu ne peux pas l’imaginer. Bref, tu sens bien que ce qui est raconté a été vécu même si ça semble impossible d’inhumanité.

53) Que signifie la musique pour vous ?
Euh, beaucoup ? (difficile de donner une réponse constructive à cette question !) Mes parents sont musiciens de profession et ils considèrent que l’apprentissage de la musique fait partie de l’éducation. J’ai donc grandi dedans, j’ai appris à jouer du violoncelle, j’ai chanté dans des chorales, un de mes premiers cadeaux a été un poste cd-cassette-radio et je ne peux pas passer une journée sans écouter un minimum de musique.

54) Avez-vous peur de l’obscurité ?
Plutôt oui, enfin ce n’est pas une grande peur mais je ne suis pas très tranquille seule dans l’obscurité. M’enfin dans endroit connu tout va bien, c’est quand c’est l’inconnu que ça me fait peur. Bon et puis après il y a des degrés d’obscurité divers, moi en bonne ardéchoise j’ai connu la nuit profonde où on ne voit rien du tout du tout. Dès que j’ai une lampe torche c’est ok. Par contre le noir déclenche chez moi une claustrophobie que je n’ai pas d’habitude. Le noir + l’espace restreint ou rentrer dans un espace dont je ne connais pas le volume, là « j’aime pas trop beaucoup ça ».

55) Quels bijoux portez-vous tous les jours ?
Une paire de boucles d’oreilles (qui peut varier) et ma montre (mais en vacances je suis plus laxiste sur la montre.)

Questionnaire de Flow : 26 à 35

26. Étiez-vous un enfant heureux ?
Oui, j’étais heureuse et je le suis toujours.

27. Achetez-vous souvent des fleurs ?
Je pense et souhaite souvent en acheter mais je le fais finalement rarement (je p devant le fleuriste au mauvais moment, quand ce n’est pas possible !

28. Quel est votre plus grand rêve ?
« Le plus grand » c’est très exclusif et précis… Disons donc un de mes plus grands rêves… Que chaque personne ait la liberté de ses choix sans être contrainte par un quelconque dictat de la société. (Merci Buline, c’est grâce à toi que j’y ai réfléchi…)

29. Dans combien de maisons différentes avez-vous vécu ?
On a changé plusieurs fois quand j’étais encore toute petite mais je ne sais pas exactement combien (2 ou 3 appartements différents) depuis que je m’en souviens, j’ai vécu dans cinq logements différents : 3 en famille, deux depuis que je suis seule.

30. Quel est votre péché mignon ?
Le chocolat sous toutes ses formes.

31. Quel est le dernier livre que vous avez lu ?
ça fait tellement longtemps !! (Je ne compte évidemment pas les livres studieux) J’ai essayé Ce que le jour doit à la nuit en janvier mais je n’ai lu que les 2O premières pages (il faut dire que ce n’était pas le livre adapté, j’avais besoin de me vider la tête…) Avant ça, ça doit être La Consolante d’Anna Gavalda, c’était une  relecture et ça m’a autant plu et émue que la première fois….

32. Que pensez-vous de votre coupe de cheveux actuelle ?
Elle est très bien, mes cheveux manquent juste un peu de vitalité en ce moment mais vu ma forme actuelle ce n’est pas étonnant.

33. Êtes-vous accro à votre téléphone ? Non

34. Êtes-vous cigale ou fourmi ?
Aucun des deux. Ou les deux. Fourmi : je réfléchis à chaque achat, son utilité, ma réelle envie, est-ce qu’il vaut son prix… Cigale : je dépense facilement pour mon plaisir (gustatif ou intellectuel) et celui des autres.

35. Quel est votre magasin préféré ? Les librairies.

36. Au café, quelle boisson commandez-vous ?
Café (expresso ou cappuccino) ou chocolat.

 

***Note de service***

Je vais être absente du blog (et de la blogosphère en général) pendant les deux semaines qui arrivent et potentiellement encore peu présente jusqu’à la mi-mai…

Etudes, prestige, avenir et gloubiboulga

Oui, je sais que ce titre ne veut rien dire mais ça sonne bien je trouve. J’aurais pu sinon intituler « études, prestige et régression » ou « L’avenir : rêve et réalité » ou « L’avenir ce sac de nœuds » ou .. (enfin bref, vous voyez je manque pas d’idées, mais j’ai choisi celui qui ne veut rien dire (ou presque, ça vous dit quand même que je vais parler d’études, d’avenir et que ça ressemblera probablement à rien de plus qu’un gros tas.)

J’aime bien la blogosphère parce que ça fait réfléchir, ça fait voir d’autres expériences, ça met tout le monde sur un pied d’égalité quelque soit l’âge et la nationalité et le vécu. Tout se mélange en un énorme partage d’expérience et de connaissances qui font cogiter.

Et puis parfois ça fait des étincelles. Cet article est né d’une de ses étincelle, quand j’ai lu cet article de Bibouman.

En effet, je me questionne beaucoup sur mon avenir, sur mon métier. Ce que je suis capable de faire d’un côté et ce que je veux faire de l’autre. C’est pas nouveau. Mais ça fait partie des sujets que j’ai du mal à évoquer ici (autant que en face-à-face d’ailleurs.) Parce que ça touche à des réflexions très profondes et personnelles et donc c’est tellement un sac de noeuds (tant au niveau de la réflexion que des émotions) que c’est compliqué d’en parler.

Mais bon, là je me lance.

Je ne sais plus vraiment si j’en ai déjà parlé ici (sûrement) : j‘ai eu beaucoup de mal à trouver quelles études je ferai après mon bac. Tout simplement parce que je ne trouvais pas un métier qui me satisfasse entièrement donc je ne savais pas dans quoi m’embarquer. J’ai finalement eu un coup de cœur pour les enseignements proposés par l’École du Louvre mais sans savoir vraiment plus ce que j’en ferais ensuite. Mais ça répondait à plusieurs de mes aspirations (un aspect histoire + un aspect ethnologie / connaissance de l’Autre + un aspect « culture » . J’avais aussi, il faut bien le dire, déjà l’idée (que mes parents ont dû beaucoup contribuer à me donner…) que plus je visais haut, plus j’avais de chance de m’en sortir. Que si je faisais des études prestigieuses ça compenserait en quelque sorte le désavantage induit par le handicap (oui, « désavantage causé par le handicap »c’est un pléonasme, mais c’est comme ça que les gens réfléchissent aujourd’hui.) Il y avait aussi un sens du défi (même si parfois je me déteste de me compliquer toujours la vie de la sorte) et une envie d’autonomie (même si la semaine précédent le départ, je me suis bien maudite d’avoir choisi de partir et j’aurais bien fait machine arrière.)

En commençant à l’École du Louvre, j’avais cette idée que les conseillers d’orientation m’avaient donné : l’École du Louvre sert à devenir conservateur ou conservatrice. Point. Bah, en fait, scoop : il n’y a pas que ce débouché-là (heureusement pour nous.) Mais bon, j’arrive donc avec cette très belle et noble idée en tête : devenir conservateur.

La première année passe, je galère un peu mais tout va bien; c’est le temps d’adaptation, tout ça, c’est cool. La deuxième année passe, je travaille dur et c’est génial, je rencontre plusieurs chargés de TD qui nous expliquent à quel point le concours de conservateur est sélectif et difficile, je commence à remettre en cause l’idée d’avenir. Troisième année, je travaille toujours beaucoup, je galère encore un peu et je me rends compte que conservateur c’est bien beau mais c’est pas trop pour moi : un niveau de sélection beaucoup trop élevé (bien sûr que je pourrais tenter mais pas envie de trimer comme une dingue et devoir repasser le concours 2 ou 3 fois…) et trop de responsabilités à la clé. En troisième année je commençais à découvrir tous les autres métiers possibles : archéologue, historien de l’art -enseignant régisseur, documentaliste (en musée pas le documentaliste du lycée.), médiateur, guide-conférencier, …

Puis j’ai du redoubler ma troisième année. Parce que je ne pouvais pas passer en master avec les notes obtenues. Je n’avais qu’une UE à repasser donc que 3 heures et demi de cours par semaine, donc beaucoup de temps libre. J’en ai profité pour bien creuser la question. Il faut dire qu’en plus le fait de redoubler m’a aussi obligée à me remettre en question et à penser à une autre issue (je n’avais pas de plan B pour un autre master à l’époque.) J’ai rencontré des gens (une conseillère d’orientation, un professionnel), j’ai participé à des actions de médiation professionnalisantes proposées par l’École, j’ai postulé pour des stages et fait un stage de deux mois. Tout cela m’a permis de confirmer que : régisseur n’était pas pour moi et documentaliste me plaisait bien.

Régisseur ça m’avait bien tentée car contact direct avec les œuvres, idée de voir le travail en coulisses, travail d’équipe nécessitant de la diplomatie… Mais visiblement très physique (beaucoup de déplacements, des transports d’œuvres), assez manuel aussi (transporter les œuvres, concevoir des emballages sur mesure, mesurer…) et des mathématiques (mesures, réalisations de budgets…) Mon père m’a bien fait remarquer qu’il y avait un potentiel créatif (dans la gestion du budget impliquant des choix notamment) mais le régisseur n’est pas en haut de l’échelle donc quelle marge de manœuvre a -t-il réellement ? Et puis ça faisait beaucoup de défauts accumulés, un peu trop…

Guide-conférencière / médiateur, je restais bloquée sur l’idée que j’étais bien trop timide et mal à l’aise à l’oral pour ça. Mon expérience avec l’École m’a montré qu’en fait c’était surtout un entrainement à acquérir, que ça pouvait se dépasser. Il y a aussi l’idée de transmission et de rendre accessible à tous qui me plaisait beaucoup. Et puis beaucoup de créativité. Deux points noirs au tableau : des guide-conférencier il y a en a beaucoup mais peu de débouchés. Quant à « médiateur culturel » pour arriver à un poste réellement intéressant (c’est-à-dire avec un potentiel créatif et de décisions pour la mise en accessibilité) il faut d’abord passer par beaucoup plus ingrat (réaliser des études de public) et ça, ça me plait beaucoup moins. La perspective de passer par là et d’y rester un temps indéterminé (parce que dépend aussi des postes disponible) me plaisait moyen. (et il y aussi une part de paperasse et de budget assez rebutante.)

Reste : documentaliste en musée. C’est dans ce domaine que j’ai fait un stage et même si ça a changé ma vision de certains aspects du métier, c’est resté le coup de cœur initial.Il y a d’abord toujours l’idée de transmission (on organise les connaissances générées par le musée en vue de leur transmission aux professionels, aux chercheurs, et au public aussi en théorie.) Il y a aussi mon amour pour les livres qui s’est rappelé à moi. Même si je ne les ouvre pas ou les lit pas, l’idée/le fait de me retrouver entourée de tant de livres…. ça m’enthousiasme. (C’est absolument inexplicable. Mais le fait est que j’ai du répéter cette raison de mon engouement pour le métier une bonne dizaine de fois.) Restent quelques réserves : les rares débouchés et le concours à passer (mais qui sont au fond comme pour tout autre métier dans ce domaine, il va falloir que je m’y fasse…) et le fait que selon les institutions, l’aspect accueil du public est plus ou moins élitiste. Il y a bien service public mais indirect, pas bien visible directement.

Du coup il y a souvent une petite voix qui s’agite « eh, tu sais que bibliothécaire, un des premiers auxquels tu as pensé au collège, ça répond à tous tes critères ? » Oui j’y pense. (Puisque je vous le dis.)

  • Il y l’idée de transmission.
  • Il y a le rapport au public, plus varié et avec un service beaucoup plus direct.
  • Il y a les livres.

Oui mais, il y a les œuvres en moins. En travaillant comme documentaliste je garde un rapport plus ou moins fréquent avec elles, pas en bibliothèque. (Oui, je suis une titilleuse en titre…)

En outre, il y a aussi je crois l’impression de « régresser » et la peur de décevoir.

L’impression de régresser parce que c’est un métier auquel je pense depuis très longtemps mais que j’ai écarté parce que… parce que, je sais pas trop en fait : métier trop « commun », trop « répandu », trop « facile »? ((Sens de l’ambition et du défi bonjour, ne peux-tu pas me laisser tranquille deux minutes ?)) Parce que zut, j’y pense depuis super longtemps est-ce que c’est pas un signe ça ?

Peur de décevoir parce que « j’ai fait une belle école, très prestigieuse, pointue et spécialisée, pour finalement devenir une simple bibliothécaire, c’est un peu dommage…. » Cette peur est très certainement alimentée par mon propre ressenti (qu’est-ce que le sentiment de régression sus-cité sinon une sorte de peur de me décevoir moi-même ?) mais pas que… Mon grand-père me l’a déjà dit… (Sans savoir qu’il alimentait là de puissants rouages !)

Pour reparler un peu de l’ambition (oui, parce que j’aime pas me faire remarquer mais j’ai de l’ambition… Hyper pratique !) plusieurs personnes m’ont déjà parlé de connaissances à elles qui ont fait l’École du Louvre et sont devenues bibliothécaires. Comme une sorte d’issue par défaut parce que pas de place ailleurs. Donc moi, si je choisis finalement bibliothécaire, je viendrais donc en quelque sorte grossir leurs rangs… Alors que ça ne sera pas un choix par défaut puisque comme je viens de le dire ce métier me plairait énormément… Sauf que l’idée me dérange (madame ne veut pas se faire remarquer mais être comme tout le monde quand même c’est surfait… Ou comment faire simple quand on peut faire compliqué….)

La conclusion de tout ça c’est que de toute façon il y aura une forte intervention du contexte économique et des postes proposés dans mes choix. Qu’il faut que je refasse un stage en musée pour confirmer mon ressenti passé (en travaillant dans un autre établissement donc avec une autre équipe et d’autre méthodes, d’autres contenus…)

Au fond le problème n’est pas tant quel métier j’aurai mais quel master 2 je vais faire. La grosse interrogation du moment. Parce que l’idée de départ était le M2 de l’École sauf que les échos de la masse de travail, en parallèle avec mes grosses difficultés de cette année pour m’en sortir me font beaucoup douter. Si je suis sélectionnée -ce qui est loin d’être acquis avec mes résultats actuels- est-ce que je fais ce master-là ou un autre ? Mais alors lequel ? (et là, je ne crois pas que vous puissiez m’aider…)

(Cet article a été l’occasion de faire une recherche rapide sur les bibliothèques en prison… ça n’a pas l’air jojo… Il faudra que je creuse l’idée quand j’aurai du temps -en vacances- mais a priori c’est pas là que je trouverai du boulot…)

Un jour-un livre # Flashback

Pendant mon défi, javais manqué d’inspiration pour le livre à lire le jour de mon mariage. Là ça y est, je l’ai trouvé : Un extrait de Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke.

001954587-hq-168-80Ce livre est magnifique et me fait beaucoup réfléchir. Parfois je suis d’accord avec l’auteur, parfois non. Parfois je suis d’accord au début du raisonnement mais pas à la fin. Mais que je sois d’accord ou pas c’est écrit avec beaucoup de je sais pas… poésie ? (en même temps c’est un poète !) beauté ? (oui, indéniablement mais pas que…) lyrisme ? (C’est peut-être le terme le plus adapté..) Je sais pas comment dire, c’est une lecture qui me nourrit énormément, autant par la réflexion que par la beauté de l’écriture !

Et donc, dans ce livre, dans la lettre VII, il parle de sa conception de l’amour et du couple … Et je trouve ça magnifique… En voici un petit aperçu.

L’amour ce n’est pas dès l’abord se donner, s’unir à un autre. (Que serait l’union de deux êtres encore imprécis, inachevés, dépendants ?) L’amour c’est l’occasion unique de mûrir, de prendre forme pour devenir soi-même un monde pour l’amour de l’être aimé. C’est une haute exigence, une ambition qui fait de celui qui aime un élu qu’appelle le large (…) Et ces mots « jeune fille », « femme », ne signifient plus seulement le contraire du mâle, mais quelque chose de propre, valant en soi-même ; non point un simple complément, mais une forme complète de la vie : la femme dans sa véritable humanité. Un tel progrès transformera la vie amoureuse aujourd’hui si pleine d’erreurs (…) L’amour ne sera plus le commerce d’un homme avec une femme mais celui d’une humanité avec une autre. (…) Il sera cet amour que nous préparons, en luttant durement : deux solitudes se protégeant, se complétant, se limitant et s’inclinant l’une devant l’autre.

Je trouve que l’auteur (qui écrit en 1904 !) fait preuve d’une grande modernité. Il est déjà très avancé dans le féminisme et, même s’il ne conçoit pas encore (du moins il ne l’exprime pas), la possibilité d’un couple homosexuel, la porte est ouverte : dans la suite de son raisonnement c’est possible et absolument pas absurde !

Bref, j’approuve ce discours d’un bout à l’autre…
Quoi de plus beau à lire pour mon mariage ?!

Petites douceurs de février

cc by-nc-nd Bruno Monginoux www.photo-paysage.com & www.landscape-photo.netLes petites douceurs commencent dès le matin au réveil, quand la lumière du soleil m’accompagne : en une heure de temps on passe de la nuit finissante au jour commençant, puis, les jours passant, du jour commençant au jour éclatant !

Puis il y a la douceur d’une bonne douche chaude, (en variant les savons pour pimenter la routine du quotidien)

puis le petit-déj’ étape indispensable pour lancer la journée, même si ce n’est parfois, par manque de temps, qu’un thé avec deux biscuits ou un bol de céréales.

puis en sortant tu réalise qu’il neige, un tout petit peu, des tous petits flocons… Tu sais bien que ça ne tiendra pas… mais même tous petits, des flocons c’est magique…

Puis ça continue dans le bus :

par un matin hivernal, s’est assise à côté de moi, une dame au manteau entrouvert et bombé. Entre la dame et le manteau : un tout petit bébé était était niché…

clochette_de_muguetPar un autre matin hivernal un parfum floral printanier m’a transportée en enfance, du temps du Loto des Odeurs… Toute la journée il a rempli mes pensées et enfin je l’ai retrouvé : le muguet ! (merci Dame du Bus !!!)

J’aime m’asseoir à côté de la vitre regarder les rues, les maisons, les boutiques et les voitures défiler.

J’aime observer les autres passagers, deviner ceux qui vont à l’école, au collège au lycée ou au travail, les habitués et les dilettantes, les pressés et les tranquilles.

2 fois j’ai vu ce père avec sa fille, encore petite, dans la poussette. 2 fois j’ai vu leur rituel, pour sortir à l’arrêt du métro, 2 fois j’ai vu ce même amour, tout doux, d’un père pour sa fille et d’une fille pour son père. (et j’ai pensé à mon propre père, merci mon-papa-à-moi qui-ne-me-lit-pas.)

J’aime regarder les gouttes qui glissent sur la vitre, leur chemin rectiligne ou sinueux, droit ou oblique, direct ou interrompu, mais de toute façon toujours éphémère.

J’aime ce petit temps de transport où les pensées peuvent vagabonder, où on peut rêver yeux ouverts, bercés par le mouvement…

Puis ça continue pendant la journée encore.

Tout ce mois de février j’ai été entourée de gens particulièrement bienveillants et j’ai pu travailler et apprendre tranquillement.

trinity

Non je n’ai pas travaillé là-bas, hélas, je suis juste « au beau milieu d’un rêve »…

Être entourée de livres toute la journée c’est le rêve.  Je ne vous parle même pas d’ouvrir un livre et de le lire, je vous parle juste d’être assise au milieu… rien que ça, je suis heureuse !

Être remerciée pour mon travail de plusieurs façons : livresque, gourmande et parolière. (Ce sont 3 excellents moyens 😉 )

Apprendre des expériences vécues et recevoir des conseils.

Recevoir encore des compliments… que j’ai encore du mal à croire et pourtant ils insistent…  (et je ne parle pas là que de mon stage, ce n’est pas un doublon !) (un jour je ferais un point sur tous ces compliments reçus qui m’ont touchés, comme ici.)

L’effet « chamallow post-kiné » (effet hélas rare en ce moment à cause du froid) (ça aussi, un jour je vous en parlerai, un jour.)

Un appel à ma benjamine (j’aime tellement ce mot !) pour lui fêter un joyeux anniversaire, parler avion, voyages passés et surtout futurs (hiiiiiiiiii) !

Un jour, je ne sais plus où, ni quand, j’ai senti de l’eau de Cologne, ça sent aussi divinement bon et, c’est le parfum de ma Mamaaan !

Par un dimanche matin, ensoleillé mais froid et venteux, tu vois et entends un petit garçon dans poussette chanter claironner « …roi des forêts, que j’aime ta verdure… »

et ça  continue encore le soir :

Sur le chemin du retour, acheter une baguette de pain à la boulangerie du coin.

1924033-le-vent-se-leve-d-hayao-miyazakiRevoir Le Vent se lève sur grand écran… Ce film est définitivement magnifique !

Voir Encore heureux au cinéma, de bonnes tranches de rigolades ont envahit la salle.

Aller au théâtre, le théâtre Hébertot, un véritable cocon de douceur, pour voir une très belle pièce, qui parle de musique et est jouée par des comédiens impressionnants.

L’autre soir dans le métro un musicien, qui jouait effectivement bien, (et pas de la guitare ni de l’accordéon ça change un peu), a été APPLAUDI ! (et aussi j’ai vu deux fois des personnes faire le ménage dans le métro depuis la dernière fois… voilà, en fait il suffisait de demander.;-))

Un homme qui frappe à ma porte et me parle de réinsertion sociale, de porte-à-porte, de joan_miro_personnages_et_oiseau_dans_la_nuit_d5615596hcaution, de la vie qui est chère et de l’aide qui lui est donnée, la seconde chance, la formation, le travail et le résultat, regarder avec lui ces résultats, décider que oui ça vaut vraiment le coup de faire une petite folie… (ça fait quelques jours seulement et je ne regrette absolument pas, je souris dès que je le vois et dans mon studio de moins de 20m² ce ne sont pas les occasions qui manquent !) Ce monsieur m’a beaucoup remerciée, je regrette de ne pas l’avoir moi-même plus remercié en retour…S’il savait combien cet échange m’a fait plaisir !

Et puis, pour finir,  il y a des douceurs qui sont douces alors que (parce que ?) elles ne sont encore que des perspectives, des rêves que l’on touche du bout des doigts, des grands moments qui se réfléchissent à l’avance. C’est un peu comme s’allonger dans les nuages cotonneux du rêve et s’endormir les yeux ouverts. Ou comme s’allonger dans l’herbe à la campagne un soir d’été pour regarder les étoiles et se sentir toute proche. Ou comme si d’un coup toutes ces étoiles si hautes venaient dans tes yeux.

nuages-cu-con-sc-schoenbeck

Un nouveau voyage qui se précise à l’horizon (pour bientôt ! et les billets d’avion sont achetés !) (pourvu qu’il fasse au moins un tout petit peu beau le jour du vol !) (je rêve les yeux ouverts hiiiiiiiiii, ça va trop bieeeeen !)

Un mariage se précise aussi (pas le mien qui est encore invisible aux yeux humains)… que de bonheur en perspective ! (hiiiiiiii !) (calmons nous, c’est un peu loin encore… mais QUAND MÊME !)

Je crois que vous l’aurez compris,
mon mois de février était absolument génial,
je suis supra-motivée et  j’ai une pêche d’enfer 

(alors que pourtant côté fatigue, muscles et forme physique c’est pas-très-beaucoup-top en ce moment… Comme quoi la santé n’est pas indispensable au bonheur…)
(et d’ailleurs la motivation tombe bien, j’ai du pain sur la planche !)