Lecture coup de cœur de l’été

Dans le tag lecture, je disais que je voulais lire le prochain livre avant la rentrée. Eh bien c’est chose faite, mes cours débutent lundi et j’ai fini aujourd’hui À la grâce des hommes, premier roman de Hannah Kent. Ce fut une belle découverte. Tellement belle que j’ai envie d’en parler tout de suite avant que les mots à mettre sur mes impressions ne m’échappent !

9782258104501J’ai découvert ce livre grâce à une bibliothèque municipale parisienne (c’est tellement bien les bibliothèques !), il est assez récent (mai 2014) et était donc présenté dans les nouveautés. Je l’ai pris parce que la 4ème de couverture le présentait comme une sorte de polar et que pour moi les histoires policières font partie des lectures les plus reposantes. (Pourquoi ? Je ne sais…) et puis ça semblait être assez noir, et j’avais envie de lire des trucs noirs. Donc voilà.

Bon finalement, ça ne ressemblait pas du tout à ce que j’imaginais derrière le mot polar. J’ai donc été surprise. Mais j’ai adoré.

Pour vous le présenter brièvement sans dévoiler toute l’histoire :

ça se passe en Islande en 1828 – 1829. Agnes Magnúsdóttir est accusée de complicité pour le double meurtre de Natan Ketilsson et de Pétur Jonsson. En attendant la confirmation de sa condamnation à mort et son exécution elle est placée dans une famille de fermiers.

L’histoire tourne donc effectivement autour d’un meurtre. Mais il n’y a pas d’enquête policière. C’est l’histoire d’un meurtre, ou l’histoire d’une criminelle, question de point de vue. L’enquête c’est l’écrivaine qui l’a menée (l’histoire est basée sur des faits réels et elle a visiblement fait d’importantes recherches) et le lecteur la mène presque à son tour au cours de la lecture. Je dis « presque » parce que je n’ai pas eu l’impression de mener l’enquête. Pourtant malgré moi j’ai glané des indices, des clés de compréhension. Ce n’est pas une enquête au sens policier du terme mais plutôt une quête. Au fur et à mesure du livre on découvre ce qu’il s’est passé. On découvre les lieux, on découvre l’époque, on découvre la culture, on découvre les personnages. Et plus on découvre plus on se pose de questions (ce fut en tout cas mon impression), plus on découvre plus ça se complexifie. Tout le roman (environ 430 pages) est dédié à cette quête, quête de la vérité, quête de l’humain. C’est passionnant.

Bien dissimulé derrière les découvertes et derrière de nombreuses descriptions (pas du tout inutiles ni ennuyeuses) se cache un véritable suspense qui dure jusqu’au bout : est-elle vraiment coupable ? Que s’est-il vraiment passé ? Comment a -t- elle pu en arriver là ? Sera -t-elle vraiment condamnée à mort ? Ces questions tournent en boucle dans la tête des personnages mais aussi dans celle du lecteur. L’enquête n’est pas faite par un policier ou un détective, elle est tissée de mots. Les mots (vrais ou faux ou même parfois les silences) des uns et des autres.

Meurtre, (en)quête et suspens. Il s’agit donc finalement bien d’un polar.

Sauf qu’il y a tellement plus. Il y a cette description par petites touches de l’Islande, de ses modes de vie et coutumes, de son climat. Il y a cette profondeur humaine de chacun des personnages (au moins les plus importants.) Et il y a le style, incroyable. J’ai été complètement embarquée, j’ai partagé la pensée de certains personnages qui sont pourtant à des années-lumière de ce que je vis.

L’écriture est à la fois très dynamique (je ne me suis jamais ennuyée) et très tranquille : l’histoire est ponctuée de « pauses » (la description d’un paysage ou d’une action quotidienne par exemple). Je crois que c’est ce qui m’a le plus étonné et plu, cette capacité à mêler dynamisme et tranquillité. C’est tellement tranquille que j’ai été surprise de ressentir une sorte de suspense sur la fin. Ce n’est pas un suspense haletant mais plutôt quelque chose qui accroche, qui donne envie de poursuivre le chemin (mais pas forcément à toute allure.) C’est assez étonnant pour un polar, je trouve.

Bref vous aurez compris que j’ai adoré… J’ai beau chercher je ne trouve pas de défaut, c’est un véritable coup de cœur. Je vous le recommande donc très fortement et serais très heureuse d’avoir votre propre critique si vous l’avez lu / le lisez un jour…

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Grande réfléxion sur… les vêtements

Récemment (par-là) je parlais de mon rapport compliqué avec ma garde-robe. Ça m’a fait pas mal cogiter depuis un certain temps (l’année dernière surtout je crois…) de plusieurs points de vue.

  • le rapport à mon corps
  • oser affirmer mes goûts
  • l’importance (ou non-importance) de l’apparence
  • des questions éthiques et écologiques de consommation

Petit à petit ça a fait son chemin… Cet été et cette rentrée marquent un grand changement.

Plantons le décor. Je voulais de nouveaux t-shirts, cet été j’ai profité des nombreuses brocantes et dépôts vente pour en chercher d’occasion. J’ai eu beaucoup de chance j’en ai trouvé beaucoup. Et je me suis rendue compte que parfois le vêtement me va tellement bien je n’ai aucun doute, il me va bien. Je n’avais même pas besoin d’un avis extérieur pour me décider. J’ai alors décidé de n’acheter que les vêtements pour lesquels je n’avais ce « coup de cœur ». Parce que j’en ai conclu que si j’avais besoin de l’approbation d’un tiers c’est que ça ne m’allait pas / ne me plaisait pas autant. La moindre hésitation = pas d’achat. Parce que l’hésitation se poursuit toujours une fois rentrée chez moi. Je ne me sens pas encore prête à porter un t-shirt avec inscription / avec un motif particulier ? Tant pis je ne l’achète pas. Plus tard peut-être, mais pour l’instant ça ne sert à rien.

Ça peut paraître bête mais j’ai toujours eu à faire des compromis sur la manière de m’habiller quand j’étais enfant. Coup de cœur = achat n’est pas une manière habituelle de réfléchir. Tout simplement parce que quand il y a des besoins particuliers ça devient des contraintes. Or là il y en avait beaucoup. Économiques d’abord : on achetait d’occasion ou en soldes, ou le moins cher possible. Santé ensuite : la chaussure doit tenir le pied, etc, etc… Autonomie et confort ensuite : des vêtements / chaussures simples à enfiler seule (pas avec 36 000 boutons riquiqui ni une fermeture-éclair trop fine) (le riquiqui et la sensibilité de la fermeture éclair évoluent avec la motricité bien sûr.) Des vêtements / chaussures qui ne font pas de frottements (que je supporte assez mal), des pantalons assez souples ou larges (indispensable pour pouvoir mettre mes attelles). Bref, on achète ce qui va, le goût passe après. Je n’ai (mes parents n’ont) jamais acheté des vêtements / chaussures qui ne me plaisaient pas. Mais ça me plaisait plus ou moins, j’ai appris à mettre mon goût en sourdine. Lors d’une après-midi shopping, très rapidement la réponse à la question de départ -« ça te plaît ? »- n’est plus « ah oui ! vas-y passe, j’essaie ! » mais « ouais ça va, passe, je vais essayer ». Parce que t’en as plein les pieds d’avoir piétiné dans tous les magasins pendant des heures, plein les oreilles de la musique d’ambiance, plein la tête de toutes ces chaussures tellement belles mais que tu ne pourras jamais mettre, bref il y a enfin une paire qui te va, c’est le miracle ! Donc si elle est pas trop moche, voire assez jolie, même si ce n’est pas le coup de cœur, ben tu l’achète. Bon, les chaussures c’est le cas extrême, qui continue encore aujourd’hui d’ailleurs. Mais pour les vêtements ça a été pareil un temps. Un peu moins chasse au miracle, peut-être, mais tout de même assez pénible, surtout que là l’essayage est plus long et fatigant. En plus de ça (cerise sur le gâteau) l’appréciation de mes parents en termes de convenance et de mode entraient aussi en jeu et on n’était pas toujours d’accord… Or ce sont eux qui détenaient le porte-monnaie, donc s’ils n’étaient pas d’accord avec un achat, évidemment…

J’ai compris ce problème (l’habitude à faire des compromis, à ne pas fonctionner sur le coup de coeur) cet été.

2° constat de cet été :  maintenant :

  1. je gère mon budget
  2. j’ai déjà une garde-robe de base qui n’a pas besoin de change pas (je ne grandis plus, héhé !)
  3. je n’use/ tâche pas mes habits aussi vite
  4. j’ai plus de facilité à enfiler certains trucs
  5. j’ai le droit d’avoir des goûts et des habitudes différentes de mes parents (3° constat de cet été)

je peux donc acheter différemment (sans culpabilité) ! Parce que oui, bien sûr, j’achetais déjà un peu différemment depuis mon arrivée à Paris. Mais toujours avec quelques arrières-pensées…

Et donc maintenant je fonctionne au coup de cœur. (Sauf pour les chaussures où je sais que hélas ça ne fonctionnera pas tout le temps…) Et donc, j’achète plus rarement. Et donc si j’achète plus rarement, je peux me permettre d’acheter hors soldes. Et à un prix peut-être plus important qu’ils ne l’auraient fait eux.

Voilà, voilà. Juste la révolution, donc. 🙂

Dans la lignée de tout ça j’ai voulu faire du tri dans mon armoire. Bon, là, c’est plus difficile. Parce que même si ça n’était pas un coup de cœur à l’origine, je me suis attachée à certains vêtements et j’hésite à les donner même si je sais que je ne les porte plus actuellement. J’hésite parce que « oui mais si… ». J’essaie de me convaincre que « si » un jour j’ai de nouveau envie d’un pantalon blanc, eh bien ce jour-là j’en rachèterait un. Oui mais si c’est un besoin -de pantalon blanc- et pas une envie, et qu’il n’y a pas le temps de faire les magasins ? Et si je ne retrouve pas un qui me plaît autant ? Bon…
Bien sûr, la probabilité que j’ai besoin d’un pantalon blanc du jour au lendemain est assez faible, et la probabilité que je ne trouve pas de pantalon blanc qui me plaise aussi (on en trouve assez facilement partout, ça n’est pas une couleur révolutionnaire…) mais pour l’instant le petit diable de mon cerveau a gagné. Je vais arrêter le rangement de mon armoire et me contenter de donner 2 pantalons et une jupe durement éjectés …

Affaire à suivre donc…

(D’autant plus que je n’ai pas du tout parlé de l’aspect rapport au corps alors que c’est un peu pour ça que je me mettais au clavier… l’arnaque !)

Les transports en commun à Lyon

Je sais que j’ai déjà beaucoup parlé de la dyspraxie et des problèmes qu’elle entraine pour les déplacements dans les transports, l’orientation, et les repérages. Mais j’ai eu récemment une expériences qui m’a donné envie d’en reparler.

J’étais seule et à pied pour une journée à Lyon. A cette occasion j’ai pu comparer deux systèmes de transports en commun. Chacun à ses avantages et ses inconvénients… Ils pourraient s’apporter mutuellement !

Plantons le décor :

J’avais un RDV à ViIlleurbanne, à proximité du Parc de la Tête d’Or, j’ai donc très vite décidé que je mangerais là-bas avant mon RDV (j’arrivais à Lyon vers 12h et mon RDV était en début d’après-midi.) J’ai repéré avant de partir les trajets gare – lieu de RDV et tous les transports passant à proximité de ce lieu (pour pouvoir faire ce que je voulais ensuite.)

NB : Cette idée d’indiquer sur le site des transports en commun tous les arrêts à proximité d’une adresse est pas mal, même si ça ne m’a finalement pas servi… Au quotidien, à Paris, j’aimerais bien !

J’avais décidé de ne pas me prendre la tête pour la suite, je déciderais ce que je faisais sur place en fonction du temps restant, de l’inspiration, avec un plan papier entre les mains (et un ticket illimité pour la journée). Parce que je ne comprenais rien à leur plan interactif et que de toute façon celui-ci ne montre pas les monuments ou « trucs à voir ».

J’ai beaucoup aimé cette journée, et je me suis bien baladée (dans le Vieux Lyon et sur les berges surtout mais pas que…).

J’ai beaucoup entendu de Lyon que c’est une ville très accessible aux personnes en fauteuil roulant (un ami lourdement handicapé qui y habite est entièrement autonome avec son fauteuil électrique et j’ai entendu d’autres échos dans ce sens.) Ce que j’en ai vu confirme cette idée (j’ai vu 3 personnes en fauteuil sur une même ligne, un même jour !) mais je ne peux pas en parler dans les détails (je n’étais en fauteuil, et se baser sur un aperçu d’un jour est assez réducteur…)

Par contre je peux parler de l’accessibilité pour les dyspraxiques : il y a des bons points mais le bilan est assez négatif.

Les bons points :

  • Aux arrêts de tram, des flèches indiquent la direction de monuments ou bâtiments importants (l’hôtel de ville par exemple.)
  • Dans les trams et métros les annonces sont visuelles et sonores : pour moi, c’est parfait, c’est complémentaire et rassurant. (Dans les trams c’est plus facilement lisible puisque ce sont des écrans défilants alors que dans les métros il y a seulement le plan de la ligne donc écrit assez petit. C’est compensé par l’annonce sonore et le fait qu’on puisse facilement voir le nom de chaque station à l’extérieur.)
    NB : la complémentarité du sonore et du visuel est pour moi assez importante. En effet, étant dyspraxique, j’ai d’autant plus de mal à lire des mots en étant en mouvement, encore plus s’ils sont petits ou placés en biais. Le sonore donne donc rapidement et sans efforts une info fiable. Cependant le sonore ne donne qu’une info au goutte-à-goutte. Le visuel complète donc en me permettant d’avoir une vision globale du trajet et d’anticiper (il y a tant d’arrêts, ça vaut la peine de m’asseoir ou pas, après tel arrêt je me prépare à sortir…)

Continuons dans les points positifs :

  • Les métros sont très simples, ce n’est pas du tout labyrinthique comme à Paris ! (en même temps il y a aussi moins de lignes ceci explique peut-être cela…)
  • Les annonces sonores (métro et tram ; bus je ne sais pas) annoncent bien les correspondances,
  • Les gares sont centrales dans les indications (direction X par Part-Dieu ou direction Part-Dieu et X) C’est assez pratique pour se repérer, que l’on aille à la gare ou pas.

Les mauvais points :

  • Sur le plan (que ce soit le plan interactif du net ou le plan papier), les lignes de métro sont bien repérables (grosse épaisseur du trait et une couleur pour chaque) en revanche pour les trams c’est un peu la galère : ils sont tous en violet, simplement distingués par le chiffre inscrit de temps à autre. Or parfois (tram 1 et tram 4 par exemple) les chemins sont identiques pendant un bout puis se séparent ensuite. Pour bien voir et comprendre ça, avoir deux couleurs distinctes serait beaucoup plus pratique…

Et alors les bus…. (c’est toujours les oubliés du système… Je trouve ça très triste surtout quand le réseau est très développé comme à Lyon ou Paris)

  • Les panneaux à chaque arrêt sont très difficiles à comprendre : la ligne n’est pas indiquée par une ligne droite mais par un schéma qui fait une sorte de boucle… Pour moi, comprendre que cette boucle est une seule et même ligne, dans le même sens, n’est pas du tout intuitif et ça aggrave le problème suivant.
  • A chaque fois que j’ai voulu prendre un bus j’ai eu du mal à comprendre la direction de celui-ci : elle n’est pas indiqué en gros mais en tout petit. En gros il y a les deux temrinus mais avec des flèches dans les deux sens… Bonjour la confusion…
  • Pareil pour retrouver l’arrêt où on se trouve sur la ligne, c’est indiqué par une toute petite flèche (alors qu’ils serait beaucoup plus pratique / lisible qu’il soit surligné en couleur (comme c’est fait à Paris).
  • Aux arrêts de bus il manquait un plan de quartier (c’est pratique pour retrouver les autres arrêts, les autres lignes à proximité, la station de métro la plus proche…)

Bref, j’avais espéré privilégier le tram et le bus dans mes déplacements pour profiter de la ville mais finalement j’ai beaucoup pris le métro. Un peu le tram. Et très peu de bus : pour aller à mon RDV (parce que repéré sur le site en amont), puis le soir (un arrêt indiqué par un passant pour me rapprocher du métro pour aller à la gare.)
(En fait, j’aurai carrément pu aller jusqu’à la gare avec si je l’avais trouvé plus tôt mais là j’avais peur de manquer de temps.)

Je continue les points négatifs…

  • Certaines indications écrites ne vont pas jusqu’au bout. Par exemple, dans le métro pour aller à la gare, la direction de celle-ci est indiquée en gros à la sortie du de la rame mais elle se réduit à un petit logo une fois arrivé en haut de l’escalier (quand on doit choisir entre la sortie gauche et la sortie droite du tunnel)
  • En passant : Je ne sais pas comment ils ont choisi l’abréviation des lignes mais c’est pas intuitif… M pour le métro, ok. B pour le bus,  et T pour le tramway ok aussi. Mais alors C, c’est quoi ? J’ai appris en arrivant sur place que ça désigne les « lignes de bus principales » c’est à dire les lignes de bus hybride en fait (ça roule sur des roues mais est relié au circuit électrique comme des trams..) Quand j’ai fait mes repérages la veille rien ne me permettait de comprendre ce qu’était le C. Ce que je trouvais étrange puisqu’il y avait beaucoup plus de C que de B. (Mais bon, ça c’est anecdotique…)

En bref, en temps que dyspraxique je bénéficie du travail fait pour les personnes sourdes et les personnes aveugles. Mais ça manque cruellement d’un gros travail sur la signalétique, les codes couleurs et les aides à l’orientation.

Notons qu’à Paris les travers sont inverses : la signalétiques est bonne, le code couleur et chiffre-lettres est très travaillé, il y a des plans à peu près partout, les fiches de ligne sont assez claires (avec indication distincte de la direction et de l’arrêt) MAIS il y a un gros problème sur les annonces.
Dans les bus, en théorie il y a une annonce visuelle (bandeau déroulant) et sonore dans la plupart. Sauf que souvent ça ne fonctionne pas (ou alors seulement un des deux.) J’ai aussi l’impression que les « planches de ligne » (des panneaux papier fixes qui indiquent tous les arrêts d’une ligne) sont en voie disparition dans les bus, c’est bien dommage, ça permet de pallier plus ou moins à la technologie défectueuse…
Dans la plupart des métros il n’y a que l’annonce sonore (sauf dans les plus récents) et encore elle ne fonctionne pas toujours (mais ce n’est pas le plus gênant puisqu’il y a bien des planches de ligne partout et qu’on aperçoit facilement le nom des stations à l’extérieur).
Dans les RER (A, B et C) c’est une catastrophe : les plans de ligne ne sont qu’aux extrémités de chaque wagon, les  annonces sonores sont souvent inexistantes (dans le RER C il y a un bandeau défilant pour le prochain arrêt mais souvent il ne fonctionne pas ou est décalé.)

Voilà mon bilan sur les transports en commun pour les dyspraxiques (ou autres personnes ayant des difficultés d’orientation…) à Lyon. J’espère avoir réussi à le rendre clair et qu’il pourra être utile…

 

De l’audace et du génie en citation

« Écartons tout ce qui peut déconcerter les audaces et casser les ailes (…) Oui, et nous revenons souvent, et nous reviendrons encore, sur cet encouragement nécessaire ; stimulation, c’est presque création ; oui, ces génies qu’on ne dépasse point on peut les égaler.

Comment ?

En étant autre.« 

C’est une citation de Victor Hugo trouvée dans un livre lu cette année (pour mes études, aucun rapport avec la poésie, ni la littérature à l’origine.)

Évidement Hugo parle ici d’art, de création et de génie artistique, mais finalement c’est pour tout pareil. On peut ne pas paraître (ou ne pas se sentir) aussi brillant(e) que ceux que l’on admire / qui sont des génies aux yeux de tous, pourtant peut-être est-on aussi bon en étant « autre », en étant finalement « nous-mêmes ».

(Bon… reste plus qu’à se l’appliquer… Facile…)

Tag de la route

Pomdepin m’a donnée envie avec ce tag... de lecture.

-Parking : Combien de livres as-tu dans ta PAL (Pile à lire) ?

Je n’ai pas à proprement parler de PAL, plutôt une liste, qui s’agrandit sans cesse (beaucoup plus vite qu’elle ne diminue, c’est ça le drame…)

-Limitation de vitesse : quelle limitation donnes-tu à ta PAL ?

Je ne donne aucune limite à ma liste. En revanche, depuis mon bac, je sais que si je prends plus de trois livres en allant à la bibliothèque ils ne seront pas lus dans le délai du prêt (et même trois livres ça devient rare, hélas.)

-Route prioritaire : Quel livre est ta prochaine priorité ?

Il faut que je le lise avant ma rentrée !

-Réservé au camions : Quel pavé liras-tu prochainement ?

Alors prochainement ça m’étonnerait. (Je ne vais pas lire un pavé pendant l’année !) Mais un jour, très certainement, je lirais Sourde, muette et aveugle : l’histoire de ma vie d’Helen Keller.
Bon, recherche faite, il ne fait que 275 pages, ce n’est donc pas vraiment un pavé, mais dans mon imaginaire c’en est un. Et si vous voulez savoir pourquoi il va falloir vous accrocher parce que je vais partir en digression lointaine…
Enfant j’ai été abonné à Images Doc. Dans un numéro de ce magazine un jour ils ont parlé de l’histoire de la langue des signes mais aussi d’Helen Keller, d’Emmanuelle Laborit… ça m’avait marqué. J’ai alors lu L’histoire d’Helen Keller par Lorenaa A. Hickok qui m’a énormément plu. Dans ce livre j’ai découvert qu’elle avait écrit sa propre histoire. Dès lors, plusieurs fois, pendant mon adolescence, je l’ai cherché à la bibliothèque municipale sans le trouver. Mais l’idée est toujours là. Cet été j’ai enfin lu Le cri de la mouette d’Emmanuelle Laborit (qui me tend les bras depuis la même époque), j’ai trouvé ça très intéressant. Donc je vais redoubler d’efforts pour le trouver
Tout ça ne vous explique pas pourquoi je l’ai rangé dans la catégorie « pavé ». il y a en fait trois raisons, aucune n’est vraiment logique
– dans L’histoire d’Helen Keller il est dit que les livres en braille sont très épais, mon esprit d’enfant a donc imaginé que le livre d’Helen Keller, bien qu’écrit en anglais traditionnel, serait tout aussi épais.
– mon esprit d’enfant pensait aussi que cette dame très intelligente et sage qui avait vécu tant « d’aventures » aurait beaucoup a raconter, donc forcément ça fait un pavé.
– cette idée de pavé a ensuite été savament entretenue par les bibliothèques puisque les rares fois où je le trouvais dans le catalogue il était placé en réserve. Ce qui à l’époque correspondait pour moi à « attention grosse oeuvre fragile ».
Voilà, voilà. Et donc il ne fait que 275 pages. Grosse découverte du soir. Tout de suite, ça me semble plus accessible.

-Réservé au bus : Un livre que tu réserves à une période spéciale ?

Euh… non.

-Stop : Un livre que tu as abandonné ?

J’ai beaucoup de mal à abandonner un livre, je me force toujours … jusqu’au blocage. Malgré tous mes efforts, je n’ai jamais réussi à terminer le Journal d’Anne Franck.

-Issue de secours : un livre que tu as arrêté mais que tu vas reprendre pendant une autre période ?
Le premier Homme d’Albert Camus. Je n’ai pas choisi d’arrêter j’y ai été contrainte (par les études, évidemment) mais j’ai adoré ce que j’en ai lu. C’est certain que le lirais quand j’aurais plus de temps.

-Sens interdit : quel genre de livre ne t’attire pas particulièrement ?

Les livres d’auteurs à succès comme Marc Lévy ou Guillaume Musso.

-A quel genre de livres donneras-tu ta chance cette année ?

Aucune idée.

-Feu tricolore : Un livre qui t’a fait passer par plusieurs émotions ?

Mais enfin, il y en a une tonne !

-Rond point : Un livre qui t’a fait tourner en rond ?

-Route à double-sens: Un livre que tu as aimé et détesté à la fois ?

Alors non, ça c’est pas possible. Si je déteste, c’est que je n’aime pas. (Ahem)

-Hôtel : Quel livre t’a volé ton sommeil ?

Il y a plein de livres que j’ai lu sous la couette jusqu’à pas d’heure.  Le dernier en date : Le saut de l’ange de Lisa Gardner. Ce qui est fou c’est que ce n’est pas le suspense de l’histoire qui m’a fait veiller juste que je voulais l’avoir fini avant de partir de chez mes amis à qui il appartenait. Mais en fait ce n’est pas un livre que je recommenderais. Le style n’est pas absolument remarquable, le suspense pas insoutenable et il y a plein d’incohérences qui enlèvent de la crédibilité à l’histoire et de passages qui ne servent finalement à rien.

-Monument historique : Le livre qui est pour toi un monument (une pépite de ta bibliothèque) ?

La Promesse de l’aube de Romain Gary. Un de mes livres préférés. Un des livres qui m’a le plus ému. (Peut-être bien qu’il m’a fait pleurer, d’ailleurs…)

-Autoroute : Qui tagues-tu ?