Sortir du cercle vicieux

Sachant que je fais constamment l’éloge de « la part du colibri » ce serait abusé de ne rien faire… Et en plus, l’idée d’être empêché d’un projet (en particulier dans les études) par l’argent ça m’énerve… Donc voilà. Si vous pouviez au moins le lire, voire – soyons fous – participer à la cagnotte. (Certes, vous ne la connaissez pas… Moi non plus. Mais avec un peu d’imagination vous pouvez en faire un symbole de revanche contre cette société capitaliste qui marche sur la tête, ou bien un symbole de votre première action « reconnue » de colibri, ou bien un symbole de votre envie de promouvoir la naturopathie… Bref, soyons inventifs ! 🙂 )

Le problème de la réorientation, lorsqu’on est en recherche d’emploi, c’est que ça nous rend dépendant de trop de facteurs : Le bon vouloir de Pôle Emploi, de Cap Emploi ou d’autres organismes comme l’Agefiph : ils ont généralement leur propre carnet de formations, choisies en fonction de secteurs qu’ils jugent porteurs, et ça s’arrête […]

via Une cagnotte pour tenter de sortir la tête de l’eau ? — Une diplômée dans la ville

Citation encourageante

Tout ce que tu feras sera dérisoire mais il est essentiel que tu le fasses.
Gandhi
(Merci Lilo !) (Lilo est très fort pour donner du courage !)
En lisant cette simple phrase je pense simultanément à deux choses
  • Très prosaïquement et égoïstement cette citation me fait penser à mon année, à la fin de mon année surtout. C’est ce genre de pensée qui m’a permis d’avancer petit à petit. (Comme « Si je fais cela aujourd’hui, ce sera cela de moins à faire demain, alors je pourrais m’occuper de ceci. » ou « Certes je n’aurais pas le temps de faire ça mais au moins j’aurai fais ci. »)
  • Comme Pierre Rabhi avec la part du colibri, Gandhi souligne ici l’importance que peuvent avoir nos actions dans l’avancement du monde, si dérisoires qu’elles puissent paraitre et quel que soit le domaine : être bénévole dans une association, donner son sang, aller voter, signer une pétition, envoyer un message pour encourager / demander des nouvelles, sourire au SDF dans la rue, dire bonjour et au revoir au caissier ou à la caissière, … Les exemples sont infinis et pas moins importants les uns que les autres ! Certes en tant qu’humain nous pouvons paraitre insignifiants à l’échelle de la Terre, que sont nos quelques années et nos deux petits mètres max face au gigantisme de la planète ?! Et pourtant … la disparition de la fourmi ou du vers de terre qui sont beaucoup plus petits que nous auraient déjà un énorme impact, alors pourquoi cela serait-il différent pour les humains ?

colibri orange

Conclusion : qui que tu sois et quoi que tu fasses, tu es importante et c’est important. C’est utile. Même si tu ne le vois pas (peut-être le verra-tu à terme, ou peut-être pas si ça dépasse l’échelle humaine…) Peut-être que ça ne suffira pas mais l’intention compte aussi énormément.

Conclusion bis : prends le temps de faire des choses qui te tiennent à cœur même si elles te semblent parfois ridicules / dérisoires / inutiles.

 

La dyspraxie visuo-spatiale si bien expliquée

On dit régulièrement des femmes qu’elles se perdent facilement. Nous sommes nombreux finalement à ne pas avoir un bon sens de l’orientation, parfois parce que nous n’avons pas prêté attention aux repères autour de nous, parfois parce que, effectivement, notre sens de l’orientation laisse à désirer. Cependant, cela ne signifie pas que nous souffrons tous […]

via Dyspraxie visuo-spatiale — Au bonheur d’apprendre

J’ai vraiment vraiment pas le temps d’écrire en ce moment (tellement pas le temps que je n’ai même pas d’idées qui me trottent en tête, c’est dire…

Pourtant je suis OBLIGEE de revenir vers ici pour partager cet article parce que C’EST TELLEMENT CA !!!

Je nuancerai seulement les points suivants (ce qui signifie que j’adhère TOTALEMENT à tout le reste…

Coller une gommette dans les chaussures afin de savoir si elle va à gauche ou à droite.
là ce n’est pas une nuance mais une précision : il faut coller une gomette que d’un seul côté, parce que le truc des pataugas avec un point d’interrogation et un point d’exclamation rouge / vert… ça ne m’a jamais aidé, c’est interchangeable. Alors que effectivement si on décide que la montre est à la main droite… C’est la main droite ! (Moi j’avais un bracelet brésilien (je l’avais comme pacte d’amitié, pas pour repérer ma gauche de ma droite mais ça a quand même parfaitement rempli cet office  : le truc parfait je ne l’enlevais jamais pas même sous la douche ou pour dormir.)

Proposer un jeu appelé « Au Nord, Au Sud : j’ai pas bien compris l’intéret du jeu… (si quelqu’un comprend je prends l’explication 😉 )

Utiliser un GPS pour éviter de se perdre : j’ai trop dû entendre mon père pester contre les GPS, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée. Si je suis le GPS, je ferai encore moins attention, alors si d’un coup le GPS est perdu, je le serais deux fois plus… Mais il est vrai que pouvoir se passer de lire les panneaux… C’est tentant…

Proposer des cahiers avec des lignes larges : je suis en même temps d’accord et pas d’accord. Pour l’enfant dans les premiers temps oui +++ Mais pour la suite, j’ai remarqué que moi je suis plus perturbée / je trouve ça plus difficile à relire, quand je n’ai pas suivi la ligne des feuilles américaines (lignes simples) que quand je n’ai pas suivi les lignes des feuilles à carreaux. (ou que j’ai écrit de travers sur une feuille blanche.) Ne me demandez pas pourquoi, j’en ai aucune idée. Enfin si c’est un peux comme si deux lignes claires s’interrompaient sans cesse  (ligne droite de la feuille et ligne courbe puisque montante et descendante, de l’écriture) sur la feuille américaine. Alors que sur la feuille à carreaux, quand je relis, les petites lignes sont un fond, pas au même niveau de lecture que l’écriture…Je ne suis pas sûre de m’être très bien expliquée… Les feuilles américaines : il y a deux signaux que je vois sur un pied d’égalité et donc qui se parasitent alors que sur les feuilles à grands carreaux le quadrillage s’efface au profit de l’écriture que celle-ci suive les lignes ou pas… (par contre on oublie les petits carreaux, définitivement, c’est une catastrophe.)
Pour conclure les feuilles américaines c’est très bien quand j’ai le temps de m’appliquer piurs suivre les lignes… Pour la prise de note c’est non. (Mais pour les courriers officiels c’est très bien, ça me permet d’écrire droit…)

Manipuler au maximum, en particulier en mathématiques : là ce n’est pas du tout une réserve mais juste que je ne l’ai – je crois – jamais expérimenté. Mais effectivement ça me parait une bonne idée. Et verbaliser +++ (et mettre de la couleur) en maths aussi, c’est méga important.

Lorsque c’est possible, éviter les balles et ballons qui « disparaissent », privilégier les balles et ballons colorés. Oui, oui, oui, et oui. (Même colorés ils disparaissent parfois du champ de vision sans que l’on ne comprenne… Alors si en plus ils sont petits / peu visibles…)

Proposer une place dans les buts : je ne sais pas (jamais expérimenté) peut-être… Mais alors il faut insister pour valoriser les victoires et minimiser les échecs. Parce que moi j’aurai très mal vécu de faire marquer un but à mon équipe en loupant le ballon parce que distance mal évaluée… (mais l’idée de minimiser les points d’attention et laisser à un point fixe n’est pas mauvaise, c’est vrai.)

Les couleurs associées au livres de cours et aux matières dans l’agenda… je le fait toujours… (et j’aime bien choisir des couleurs qui collent bien avec l’idée que je me fais de la matière : par exemple du marron pour l’Histoire (parce que le bois des bibliothèques) (Mais c’est parfois lointain par exemple violet est resté pour l’espagnol et bleu pour le français simplement parce que j’aime beaucoup ces couleurs et ces matières…)

Et j’ai utilisé jusqu’à mon bac toujours le même code couleur dans la hiérarchie des titres -quel que soit le cours. Rouge puis vert puis noir. Ou rouge puis vert puis violet / bleu turquoise.Toujours une couleur plus « pétante » pour le grand titre, pour aller vers du plus discret (tout est relatif) ensuite.

Pour être plus précis, le code couleur (et la manière de souligner / mettre en page) est resté le même pendant tout le collège au lycée, ça changeait d’une année sur l’autre parce que des « exigences / besoins  » se rajoutaient. J’ai augmenté la gamme des stylos de couleur. Ainsi je pouvais écrire une traduction en bleu turquoise, les mots-clés de philo ou de vocabulaire en rose, faire des renvois en marron.
Mais les grands titres restaient rouge puis vert puis noir… Ou rose puis violet puis bleu turquoise dans certaines matières. (La littérature et l’espagnol pour ne pas les nommer. Les titres dans ces matières avaient moins d’importance, c’était surtout pour repérer des grandes idées, beaucoup moins pour donner une hiérarchie, je pouvais donc me permettre des fantaisies…)

Je pensais pas que j’écrirais autant…

J’ai un peu du mal à comprendre comment je vais passer au travers des dix jours qui arrivent… Mais bon… De toute façon, quoi que je fasse, ça passera (c’est bien finalement, le temps… Que ce soit réussi ou pas, ça passe…. et ça se retrouve forcément derrière nous à un moment ou à un autre… (Soyons positifs.)

(D’ailleurs, message perso pour V. : Je ne t’oublie pas, d’ailleurs ce serait difficile avec ce que je viens de poster… Carrément avec des conseils pour le code… Mais il est très probable que la réponse à ton mail va attendre jusqu’à début mai…)

Urgence pour Emmanuel Lucas

Encore une situation où l’on voit que la prise d’autonomie par une personne handicapée n’est pas encouragée même quand elle s’en donne tous les moyens…

A partager le plus possible…

Communiqué de presse, Caen le 8 mars 2017
Je suis Emmanuel LUCAS, j’ai 32 ans, je suis lourdement handicapé par une paralysie des quatre membres et une incapacité totale à parler, j’ai besoin de votre attention ! Totalement dépendant 24 heures sur 24 heures, le Département du Calvados a choisi pour des raisons budgétaires de me mettre en danger en me laissant seul 13 heures par jour. Pire encore l’administration me menace de réclamer des dommages et intérêts si je poursuis mes recours judiciaires !

Le 1er mars 2016, j’ai fait le choix de déménager à Caen dans un logement totalement indépendant afin de pouvoir bénéficier des services médicaux, paramédicaux et de loisirs qu’offre une grande ville. Ce choix est aussi pour moi un grand pas vers une vie « normale » ayant toutes mes capacités intellectuelles malgré ce handicap. J’ai fait ce choix après 7 ans passés à Lisieux dans un logement spécialisé avec une aide humaine mutualisée qui me permettait d’avoir une présence 24h/24h avec 11 heures d’aide humaine personnelles.

En cohérence avec mon nouveau projet de vie et mon expérience de Lisieux j’ai donc demandé une prestation de compensation du handicap (« PCH ») aide humaine de 24h/24h à la Maison départementale des personnes handicapées du calvados (« MDPH du Calvados »). Ce droit à 24 heures sur 24 heures est prévu par la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées et expressément édicté à l’annexe 2-5 chapitre 2 section 2, deuxième paragraphe du Code de l’action sociale et des familles.

Or, la MDPH de Caen m’a seulement octroyé 9h20/jour, 14h40 de moins que nécessaire, pour des raisons bien évidemment budgétaires. J’ai fait un premier recours devant la conciliatrice de la MDPH. Après une rencontre elle a conclu en accord avec tous les éléments médicaux que le besoin d’une présence 24h/24h était justifié ! Nous pensions avoir gagné, eh bien non. Après un nouveau passage en commission à la MDPH et ce malgré l’écrit de la conciliatrice la décision de 9h20 a été maintenue. J’ai donc décidé de saisir, avec l’assistance de mon avocat maître Alexis RIDRAY, le Tribunal du Contentieux de l’incapacité de Caen (« TCI de Caen »). Nous avons était reçu en audience le 15 décembre 2016. Durant cette audience où la représentante de la MDPH n’a pas cru bon venir, le juge, ces assesseurs ainsi que le médecin expert ont semblé tous d’accord avec notre demande à tel point que le médecin a déclaré que les éléments apportés établissaient ma dépendance totale, sans pour autant rendre de rapport d’expertise contradictoire comme il est de rigueur ! Contre toute attente, le jugement reçu ne m’a octroyé que 11 heures par jour. Le médecin expert précise dans la décision que j’ai une dépendance permanente et besoin du temps maximum autorisé par les textes mais qu’il ne trouvait pas le texte autorisant 24 heures par jour, texte pourtant cité par mon avocat pendant l’audience et même par la partie adverse dans ses écritures. Reste que c’était au tribunal de rappeler le droit applicable et non au médecin expert, ce que le tribunal n’a pas fait dans son jugement et ce qui est pour le moins surprenant. J’ai donc demandé à mon avocat d’interjeter appel devant la Cour compétente, la Cour nationale de l’incapacité et de la tarification de l’assurance des accidents du travail (la « CNITAAT »). L’exercice de ce droit n’a visiblement pas plu à l’administration du Calvados puisqu’elle m’a précisé dans un courrier du 26 janvier 2017 qu’elle se réserve « le droit de demander des dommages et intérêts devant la cour d’appel, dans l’hypothèse où la CNITAAT infirmerait totalement ou partiellement le jugement ».

Aujourd’hui, je m’en remets à la presse et aux réseaux sociaux pour alerter l’opinion sur ma situation de détresse. Je parviens à m’exprimer seulement par l’intermédiaire de gestes avec la main droite ou de mimiques avec le visage mais je compte bien me faire entendre ! Je souffre ! Physiquement et moralement ! Ne pouvant ni changer de position seul dans mon lit la nuit ni sortir seul de mon logement, ni m’alimenter ou éliminer seul en toute sécurité, je suis régulièrement victime d’incident, accident et de douleur dans mon quotidien ! De plus mon impossibilité à m’exprimer verbalement me rend complètement dépendant d’une présence humaine.

Il est urgent que l’administration prenne ses responsabilités avant qu’il ne m’arrive quelque chose ; et au moins que la justice soit rendue rapidement en appel devant la Cnitaat. Je ne peux encore attendre deux ans de procédure !
Emmanuel LUCAS
Contact : Emmanuel Lucas (lucasecontact@gmail.com) /Xavier Auxiliaire de vie et Porte-parole de M. LUCAS 06.70.86.36.16 / Alexis RIDRAY avocat en droit du handicap (alexis.ridray@ridray.com ; 09.50.50.44.47)

L’accessibilité dans les musées

Il y a de ces coïncidences quand même…

J’ai dans mes brouillons un sujet qui attend depuis longtemps sur l’accessibilité des musées (sujet que j’approche assez régulièrement puisqu’étant à mobilité réduite + étudiante en histoire de l’art-muséologie ! D’ailleurs j’en ai déjà un peu parlé et plus largement ici aussi) Je le proposais dans mon sondage l’autre jour, mais finalement, aidée par vos réponses j’ai décidé de commencer par celui sur les aménagements scolaires (la première partie est là, la suite va arriver…)

Mais voilà ce que je lis dans mon Lecteur wordpress :

Je commencerai avec un débat de mots. Parce que les mots importent. « Handicapé » c’est un raccourci, et tout le monde, tout le temps, devrait prendre le temps de dire «personne en situation de handicap». Le handicap n’est pas une définition de la personne mais un élément qui le met en difficulté dans son environnement. En apportant […]

via Musée interdit aux handicapés — Maman de plume