Vrac presque en brèves

Il y a de drôles de coincidences. Il y a peu, je remarquais que je n’étais pas capable d’écrire des articles de vrac, où j’évoquerais de manière brève divers sujets qui n’ont rien à voir les uns avec les autres.

J’ai essayé plusieurs fois mais à chaque tentative chaque idée que je voulais brève était finalement tellement développée qu’elle suffisait à faire un article entier. Bref, jusqu’ici toutes mes tentatives ont été des fiascos totaux. (il fallait que je le case quelquepart, j’aime bien le son de « fiascos totaux ».)

Et pourtant je crois bien qu’aujourd’hui je vais y arriver. Suffirait-il de constater un « échec » (en lequel je ne crois pas) pour le dépasser ?

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Première nouvelle importante du soir : ça vaut le coup d’être culottée ça paye. (Je vous laisse vous rafraichir la mémoire ici, si nécessaire.)

Je suis complètement déphasée. Je m’aperçois que je me suis comportée jusqu’à maintenant avec l’idée que mon culot n’aboutirait pas. Qu’au fond c’était tant mieux si je n’étais pas retenue parce que de toute façon j’avais envie de changer d’air. Et pendant toute cette attente, j’ai trouvé tous les points positifs du cursus que j’allais suivre ailleurs. (Et mes amies ont abondé dans ce sens.) Depuis 3 jours j’en étais même clairement convaincue, ce cursus pouvait être formidablement enrichissant. Seul bémol : la distance (donc long trajet tous les jours ce qui n’est pas idéal pour la fatigue.)

Bref (oui, c’est censé être une brève tout de même) finalement je suis admise… Et donc j’ai le choix. Et donc je suis perdue. D’autant plus perdue que tous se réjouissent autour de moi, ils expriment tous un enthousiasme que je ne ressens pas moi.

Je me retrouve avec un choix cornélien : choisir de continuer mon école, rester dans le prestige, « l’enseignement d’excellence », aller au bout du cursus commencé. Mais accepter une année avec beaucoup de travail (ce que je ne souhaite pas.) Mes parents, et une certaine partie de ma raison, me poussent dans cette voie. Elle a d’autres avantages à ne pas oublier : le trajet depuis mon logement actuel est bien plus court : pas besoin de déménager ou de faire de longs trajets quotidiens. De plus, cela me plait tout de même beaucoup par l’immersion dans le monde pro et je suis certaine que les cours me plairont.

Choix B : aller dans une fac (où j’ai également été admise) pour acquérir des compétences plus généralistes mais très techniques (ce qui me fera peut-être défaut dans la 1° formation) Mais la fac est décentrée donc soit déménagement soit longs trajets, je n’ai envie ni de l’un ni de l’autre. Et même si la plaquette me semble prometteuse et que j’ai entendu beaucoup de bien de cette fac… Et si j’étais finalement déçue ?

Au fond, je crois bien que mon choix est déjà fait. Pour l’option A. Mais qu’il me faut du temps pour me faire à l’idée de recommencer une année chargée. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti cette peur du regret face à un choix. En choisissant l’option A j’ai peur de regretter d’avoir accepté cette nouvelle année chargée. Mais en choisissant l’option B j’ai peur de rater une occasion. Peut-être que je réfléchis trop. Peut-être que je me projettes trop loin. Peut-être que réfléchir aux amménagements, les accepter plus largement, suffirait à régler ce problème de charges.

Depuis la lecture des résultats et des admissions je retourne en boucle l’histoire du paysan indien / du paysan chinois (l’histoire est la même, seule la culture de celui qui raconte change le contexte…) Donc chaque choix est bon, chaque choix aura des répercussions différentes que je ne pas voir de là où je suis. Mais ça ne m’aide pas à trancher.

En discutant avec une amie j’ai pu saisir les différents problèmes que cela soulève et qui me remuent : il y a la confiance en moi (encore et toujours), il y a le syndrome de l’imposteur, il y a la peur de décevoir, il y a la difficulté à accepter de l’aide là où j’aimerais me débrouiller seule (tout le temps, donc) et il y a mon ego/ mon ambition.

Bref, je vais encore y réfléchir pas mal de temps.

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J’ai plusieurs articles en brouillon écrits progressivement ce mois-ci. J’en ai notamment écrit un sur mon expérience du mémoire. Comme tout ce qui touche au mémoire, il est j’ai du mal. C’est marrant parce qu’il y a quelques jours alors que je l’augmentais encore un peu j’ai pensé attendre la publication des résultats pour le publier car ce serait une manière de tourner la page. Comme quoi, je pensais vraiment que je ne serai pas admise. Avec toutes les questions que me posent les résultats je n’ai plus envie de le publier maintenant. Peut-être plus tard … Ou peut-être pas.

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Je me sentais enfin reposée, enfin sereine. Et puis finalement non, c’est reparti pour un tour de questionnements et de doutes. Heureusement que c’est les vacances. Car oui, c’est le deuxième élément important à retenir de ces brèves : demain je prends le train, je pars de Paris pour l’été… Je pars aussi de la blogosphère (pour l’été seulement, bien sûr !)

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Vie culturelle de l’été :

Si vous êtes à Paris ou si vous passez par là, je vous recommande l’exposition Nous et les autres du Musée de l’Homme, très instructive. Ainsi que l’exposition Rodin du Grand Palais (magnifique pour ceux qui aiment Rodin, évidemment.)

Je ne sais pas combien de temps il reste en replay mais je vous conseille aussi « Même le vent semble pleurer » sur Arte. Très beau. (mais il faut avoir le cœur bien accroché, surtout au début.)

Et merci Anick Anouck et The Miss :  deux des livres prévus (dont un déjà commencé) pour cet été sont issus de vos conseils – lectures !

Voilà, voilà, je trouve que pour un premier vrac c’est pas mal. (Mon premier titre était « Brèves en vrac » mais par honnêteté je l’ai changé 😀 )

 

 

Courir après le temps, tout le temps

C’est l’impression que je garde de cette année. Une grande course contre la montre. Dans laquelle j’avais / j’ai toujours du retard. (C’est pas nouveau la vitesse ce n’est pas mon truc, les courses qu’elles soient réelles ou virtuelles non plus !

Du retard pour apprendre mes cours : j’en ai sacrifié certains que j’ai décidé passer aux rattrapages.

Du retard dans ma bibliographie à lire pour le mémoire.

Du retard pour comprendre le fonctionnement des bases de données.

Arriver en retard en cours parce que trop fatiguée et donc réveil difficile.

Arriver en retard à certains rendez-vous parce que le lieu n’est pas facile d’accès et que les transports n’y mettent pas du leur.

Rendre un mémoire incomplet parce que retard accumulé. Écrire pour obtenir un délai supplémentaire, compléter, rendre un truc tout autant insatisfaisant. (à mon goût, de leur côté elles ont aussi remarqué que c’était incomplet mais également la grande avancée entre les deux.)

Se reposer un tout petit peu et enchainer sur le ddépôt des candidatures en M2, l’envoi d’un dossier -exercice d’évaluation.

Puis les révisions des rattrapages.

Puis la semaine de rattrapage et  la soutenance (relire un mémoire dont on est pas satisfaite c’est vraiment pas une partie de plaisir mais bon, la soutenance s’est bien passée), puis s’occuper de la candidature pour l’École.

Normalement la dite limite de dépôt c’était aujourd’hui, sauf que à 19h date de fermeture du magasin d’impression et dernière levée de la poste … j’avais pas fini. Et j’apprends qu’à l’École ils ont enlevé la boite de dépôt dédiée à 17h15 (heure de fermeture du pôle pédagogique mais bien avant la fermeture de l’École à 20h.), ce qui signifie très clairement qu’ils sont hyper à cheval sur la date limite, beaucoup plus que d’autres fac…

Du coup j’hésite :

option A : remodifier quand même ma lettre ce soir (parce qu’en plus j’ai vu que je n’ai pas donner la forme souhaitée / répondu à certaines attentes) et l’envoyer au culot par la poste demain (peut-être qu’ils ne regarderons pas le timbre parce que trop de paperasse ou peut-être qu’ils me feront une fleur parce qu’ils connaissent mes difficultés.)

option B : non tant pis, laisse tomber et va dormir tu en rêves, de toute façon en recevant l’enveloppe ils regarderont forcément le timbre et ils l’élimineront direct sans se soucier de qui est qui, c’est un pré-tri hyper efficace, et puis l’Ecole n’est que ton choix 3.

  • avantages de l’option A : je n’aurais pas de regrets parce que j’aurais tenté le tout pour le tout. J’ai déjà marché au culot comme ça pour une autre formation (mon choix 1, ma candidature hélas pas été retenue mais à cause du nombre de dossiers reçus pas de la date limite) et pour demander un délai pour mon mémoire, les deux fois ça  a porté des fruits.  Alors pourquoi pas tenter ?
  • défauts de l’option A : j’en ai vraiment marre de courrir, je suis juste fatiguée. Ok, ça a servi à quelque chose ces deux fois mais le résultat n’était pas ouf non plus (le 2° rendu m’a finalement tout autant déçue que le 1° et ma candidature n’a pas été retenue.) J’ai tout sauf envie de m’occuper de ça ce soir pour un résultat hypothétique. (Surtout que c’est considérer que j’ai
  • Avantages de l’option B : je dors enfin. Je ne gaspille pas mon énergie à quelque chose d’inutile.
  • Défauts de l’option B : oui, j’en ai marre de l’École mais quand même cette formation peut-être super intéressante. Ce n’est que mon choix 3 sauf que : choix 1 -> refus ; choix 2 et 2bis -> un en suspens (un entretien à passer) et un refus ; choix 4 -> acceptée (mais 4 c’est après 3 … donc…) et puis l’idée même de baisser les bras ne me plait pas. Et puis mon ego en prendra un coup parce que le choix 4 est moins prestigieux que les trois premiers…)

Bref si on regarde comme ça l’option A semble privilégiée… Sauf que la fatigue ça pèse quand même très lourd sur la balance… Je vais appeler chez moi, ils auront les idées plus claires…

J’ai donc appelé – > option B, modifications plus légères que je ne pensais… ça m’a pris une heure. Ne reste plus (pour demain, ce soir c’est finiiii !!!) qu’à assembler les autres pièces déjà prêtes, les imprimer et envoyer le tout . Alea Jacta est. (Et puis bon, peut-être que l’entretien va bien se passer et le choix n° 2 va fonctionner !)

 

 

Questionnaire de Flow : 56 à 72

(Aujourd’hui c’est un gros morceau, je l’ai écrit petit à petit avant de me décider à finaliser la mise en forme pour le publier.)

56) Pourquoi avez-vous choisi le travail que vous faites actuellement ?
Je transforme la question : Pourquoi j’ai choisi les études que je fais actuellement ?
J’en ai déjà parlé plusieurs fois ici : l’enseignement proposé par cette école m’attirait beaucoup, il était à la croisée de plusieurs domaines qui m’intéressaient. Et j’ai continué dans cette école après le premier cycle (équivalent de la licence) parce que en y étudiant j’y ai découvert des métiers qui me plaisaient et le deuxième cycle était la suite logique pour y arriver.

57) Quels films préférez-vous regarder à la maison plutôt qu’au cinéma ?
Au premier abord j’ai eu envie de répondre aucun, le cinéma c’est trop bien. Mais en fait, il y a quand même des films que je ne paierais pas pour aller les voir au cinéma mais que je regarde avec plaisir quand ils passent à la télé : j’appellerais ça les films « divertissants » (certains films d’action, certains films à l’eau de rose : les acteurs / le scénario / le tournage ne sont pas forcément excellents mais ça fait passer un bon moment) et aussi les films très très commerciaux que je n’ai pas envie d’enrichir davantage  en allant au ciné.

58) À quel point vos jugements sont-ils indulgents ?
Je suis généralement très (parfois sûrement trop) indulgente. Je pense toujours qu’il peut y avoir derrière ce que je juge une raison que je ne connais pas (un handicap, un travail difficile, un quotidien compliqué, une journée pourrie…) et que le moment X que je vois n’est forcément représentatif. Mais il y a quand même certains domaines où je le suis beaucoup moins : l’orthographe par exemple, la curiosité gustative aussi (ne pas manger que pâtes-jambon.) Et les jugements sur moi-même ne sont pas du tout indulgents, au contraire.

59) Dormez-vous bien ?
Oui, j’ai cette grande chance, même quand je suis stressée je dors bien (dans ce cas le plus difficile est de s’endormir mais ça arrive toujours et après tout marche comme sur des roulettes.)

60) Quelle est votre dernière découverte ?
Question difficile : découverte à quel niveau ? Niveau gustatif j’ai découvert le poulet cuit à la vapeur froid c’est super bon ! (par contre chaud j’aime moins.) Niveau pro j’ai découvert le métier d’iconographe (enfin j’en avais déjà entendu parler avant mais là j’ai eu une présentation beaucoup plus complète qui m’a fait vraiment découvrir le métier.) Niveau études j’ai découvert des cursus très intéressants pour ce métier…. à Lyon (et quelques uns à Paris aussi).

61) Croyez-vous à la vie après la mort ?
Hmmm encore une question difficile. Oui j’y crois fermement. Une vie physique je ne sais pas (j’ai du mal à apréhender le concept de « résurrection de la chair » … je suis une mécréante 😉 ) mais spirituelle clairement oui.

62) Êtes-vous en colère contre quelqu’un ? Si oui, qui ?
Il y a quelques jours j’aurais dit « contre moi-même » mais ça va mieux. Et du coup, actuellement : non.

63) Prenez-vous souvent les transports en commun ?
Oui, minimum deux fois par jour en semaine (il est fréquent que je ne sorte pas le dimanche ou alors juste pour marcher.)

64) Qu’est–ce qui vous a causé le plus de chagrin ?
Et encore. Je ne sais pas. La mort de N. peut-être. Ou le divorce des parents de C. Ou le constat que je ne partageais plus rien avec C. qui était pourtant ma meilleure amie d’enfance (cette-même C.)

65) Êtes-vous devenu ce que vous vouliez être quand vous étiez enfant ?
Quand j’étais petite enfant (vers 4/5 ans je pense) je voulais être dresseuse de dauphin ou boulangère. Bon, c’est pas le cas. Mais quelques années plus tard j’avais dans l’idée d’être jardinier (pas le cas non plus mais je n’abandonne pas l’idée de remplir mon chez moi de plantes) ou archéologue ou bibliothécaire. Je m’en approche je crois ! Et puis si je sors du domaine des études, enfant je voulais devenir autonome, ça j’ai réussi !

66) Quelle chanson vous donne envie de danser toute la nuit ?
Je suis pas très danse… Du coup rien ne me vient…

67) Quel trait de caractère appréciez-vous vraiment chez un proche ?
La tolérance / l’ouverture d’esprit.

68) Quel a été votre plus gros achat ?
Mon ordinateur, acheté grâce à un gros chèque reçu pour mes dix-huit ans.

69) Donnez-vous une seconde chance aux gens ?
Oui beaucoup (l’indulgence tout ça…) parfois même une troisième, mais alors ce n’est généralement pas une bonne idée….

70) Avez-vous beaucoup d’amis ?
Non. Enfin, si je compte mes amis actuels – par « amis j’entends personne à qui je suis prête à me confier et que je sais qu’ils me répondront si je demande de l’aide – j’arrive à 13. Ce qui est plutôt pas mal. Mais, pour une raison que je ne comprends pas mes relations amicales ne durent jamais dans le temps. Je ne parle plus à mes amis du lycée ni à mes rares amis du collège, encore moins à ceux de primaire… Sur les 13 : j’en ai connu une au lycée, 10 depuis mon bac (à l’école ou au foyer étudiant), et deux cette année (à l’école.) J’ai l’espoir que mes amis post-bac résistent au potentiel déménagement… On verra.

71) Quel mot vous fait grincer des dents ?
L’expression « si j’aurais » pour la grammaire et tous les mots insultants utilisés contre une personne (dans le but d’insulter) pour le sens…

72) Avez-vous déjà eu le coup de foudre ?
Non.

Rencontrer ses limites

J’ai beaucoup parlé ces derniers temps des aménagements scolaires et des avantages et inconvénients qui y sont indéfectiblement liés. Ce mélange d’avantages et d’inconvénients qui fait que la solution est toujours bancale. Aujourd’hui je m’y trouve assez durement confrontée.

En début d’année le médecin qui s’occupe du choix des aménagements m’avait proposé un délai supplémentaire pour le rendu du mémoire. Parce que c’est un peu dans le même ordre d’idée que le tiers temps finalement. Sauf que j’ai refusé.

Parce que si je connais bien le tiers-temps et son utilité, je ne suis pas habituée à avoir un délai supplémentaire pour un rendu et que je ne voyais pas l’utilité. C’est à dire que gérer un rallongement de temps sur un temps court et limité de quelques heures, dans un lieu encadré entièrement dédié au devoir à rendre, ok. Gérer en roue libre un rallongement de temps sur une année entière (donc de plusieurs semaines ou mois) ? Ça ne me semblait être qu’une illusion, un moyen de procrastiner un peu plus et c’est tout. Je voyais surtout les inconvénients : ça va me distinguer des autres, ça va rallonger le temps pour travailler dessus mais de toute façon à la fin je serai fatiguée…

J’ai donc refusé. Aujourd’hui encore, alors que je viens de passer deux semaines éprouvantes pour boucler mon mémoire et que je n’en suis pas satisfaite (du tout), je ne sais pas si j’ai eu raison ou tort. Probablement plus tort, parce que j’aurais pu l’accepter et ne pas l’utiliser, qu’au moins j’aurais pris « tous les moyens possibles » pour y arriver et que de toute façon j’ai fini par me faire remarquer puisque j’ai dû m’expliquer auprès de ma directrice de recherche.  Sauf qu’aujourd’hui encore je suis persuadée que je n’aurais pas su l’utiliser efficacement et que j’aurais de toute façon été tellement fatiguée que ça n’aurait pas permis de tout compenser.

J’arrive donc aujourd’hui à mes limites. Je sais depuis longtemps que je n’ai pas envie de les toucher, maintenant que c’est fait je vous confirme que je n’aime pas du tout.

Il y a quelques mois encore j’avais très envie de continuer le cursus dans cette école parce que ça a l’air encore très intéressant, j’hésitais un peu avec tous les sons de cloche que j’en avais qui me décrivaient cette suite comme encore plus dure et chargée. Mais je l’envisageais quand même. Aujourd’hui j’ai beaucoup plus de mal, je suis en train de faire une croix dessus et de chercher les alternatives.

J’ai informé la personne en charge de toutes les questions liées au handicap de mes difficultés. (Je l’ai informée parce que mes parents ont insisté, sinon j’aurais laissé courir, considérant que de toute façon c’était passé et ça ne servait plus à rien….) Elle m’a répondu en me disant de ne pas hésiter à retourner vers lui pour discuter de ce qui peut être fait pour améliorer l’année prochaine.

Il a raison. Sauf que...(Je vais me répéter un peu, désolée) je ne vois pas ce qui peut être fait pour m’aider : me donner plus de temps je ne saurais pas gérer et ça ne règle pas le problème de la fatigue sur le long terme…

Bon, après ma mère n’a pas tort, il y a peut-être aussi  – très certainement – une nécessité de lâcher prise… d’accepter de recevoir de l’aide… sans se sentir impostrice…. C’est pas gagné. (Rien qu’à y penser je me sens impostrice « non mais il aurait suffit que tu travailles plus pendant l’année… Si tu procrastinais un peu moins… »)

Pourtant ça pourrait sembler assez logique : je monte dans les études > plus de difficultés > plus d’aménagements. Mais mon cerveau a pas l’air trop décidé à avaler ça. Syndrome de l’imposteur puissance 10 000. Un hémisphère entend bien les arguments, l’autre lutte (« non mais attends t’es pas si handicapée que ça, tes camarades rencontrent exactement les mêmes problèmes, eux aussi ils étaient à la bourre à la dernière minute, eux aussi ils étaient super fatigués… Au fond c’est pareil » Bon…)

Bref en ce moment (depuis une semaine environ…) je suis énervée contre moi-même. Moi qui ne suis pas capable d’accepter / de demander de l’aide sans avoir l’impression de quémander. Moi qui me sabote toute seule en ne voulant pas me faire remarquer et souhaitant faire comme les autres. Avec tout ça j’ai fait foncé dans le mur et fait une overdose : j’ai peut-être même réussi à foirer mon année. Je vais « renoncer » à cette formation de M2 parce que  j’ai pas été capable de demander de l’aide assez tôt avant qu’il ne soit trop tard et que j’y laisse toute mon énergie et ma volonté.

En commençant à écrire ce texte j’étais un peu coincée sur une nouvelle sensation d’échec, sensation d’être au pied du mur, confrontée à mes limites. Écrire ne m’a permis de trouver des solutions mais je me suis rappelée que l’échec n’est que relatif et apporte toujours beaucoup de nouvelles pistes derrière. Bon, il va me falloir encore un petit peu du temps avant d’avaler la pilule (notamment passer la soutenance, ahem ) mais j’ai déjà un peu avancé et dépassé un blocage. J’irais pas en M2 à l’Ecole c’est pas grave il y a plein d’autres choses bien ailleurs. Je suis un peu moins énervée.

(A suivre… probablement après la soutenance, dans un peu plus d’un mois donc.)

 

Petits bonheurs de Pâques

Cette année a été pour moi assez difficile niveau charge de travail, de stress et de fatigue. Les deux semaines des vacances de Pâques je suis donc repartie dans ma famille dans le Sud pour recharger les batteries, retrouver le moral et la motivation, ce qui a été très bénéfique (et nécessaire quand je vois ce qui est venu après, c’est-à-dire ces deux dernières semaines.)

Pendant ces 10 jours dans le Sud il y a eu une véritable moisson de petits bonheurs :

 La famille, le soleil, la chaleur, la mer.

Plein de bons petits plats à base de poireaux, de pois cassés, d’asperges (cette recette -avec un petit moins de riz ce serait parfait !), un gâteau à l’orange, deux glaces (lait-sucre et marron), des côtes de bœuf, une fondue bourguignonne.

Une super pièce de théâtre, très bien jouée, bien mise en scène et en lumière…

Un pic-nic sur une petite plage cachée.

Une baignade rafraichissante (oui c’est déjà possible à la mi-avril quand on est un peu fou comme moi.)

La veillée pascale, c’est un moment dont je ne pourrais pas me passer, il y a vraiment quelque chose de mystique, magique, que je ne saurais décrire ou expliquer. C’est l’événement mystique par excellence, ça me dépasse et m’émeut toujours autant. Pas que à cause du feu au début.

Un petit coucou de ma sœur ainée qui a aussi quitté le nid.

Un très beau poncho en cadeau.

Une revoyure des photos du mariage (ça fait vraiment du bien parce que c’était vraiment une belle journée.)

Un bon livre.

Un petit retour sur les Sims (les Sims c’est un petit peu le pouvoir de faire construire la maison de mes rêves … J’adore !

Des fêtes d’anniversaires.

Un numéro d’acrobatie et de contorsionniste très impressionnant au cirque.

 

Depuis que je suis revenue à Paris, je l’ai dit, c’est plus dur mais raison de plus pour se rappeler des points positifs :

J’ai eu une semaine de cours en contact direct avec le milieu professionnel, quasiment en immersion, qui a été très agréable, nous étions de personnes très bienveillantes et accessibles et cette semaine m’a ouvert de nouvelles pistes de réflexions pour mon avenir. Le cadre était très agréable également.

Je me suis rapprochée encore un peu plus d’une camarade côtoyée tout au long de cette année, j’espère que nous allons rester en contact par la suite.

Les lignes aériennes de métro c’est assez joli. Quand en plus il n’y a pas de problème pour on confine à la perfection !

J’ai mangé des quenelles, un de mes plats préférés et facile à préparer. (Parfait pour les soirées compliquées.)

J’ai été bien entourée par mes parents. (et par C. aussi, grand grand merci à elle !)

J’ai envoyé une candidature pour une formation qui m’intéresserait beaucoup juste après la date de fin d’envoi et visiblement le dossier va quand même être examiné.

Il y a eu un autre beau mariage. Occasion révée pour revoir mes sœurs alors que je venais à peine de les quitter.