Tag de Noël

Je continue donc mon rythme de publication effrené.  (Au pire, vous lirez quand vous aurez le temps ou vous découvrirez au hasard dans longtemps… Comme d’habitude finalement…) (Voilà il m’a fallu un sondage -avec 1 résultat- pour réaliser ça… Ahah)

Récemment, Pomdepin a fait un tag de Noël qui m’a bien plu, alors je le reprend. En plus ça y est c’est dans moins d’un mois, il faut bien se mettre dans le bain ! D’ailleurs les décorations commencent à apparaitre et illuminer la ville… (et une fois n’est pas coutume j’ai déjà commencé à acheter les cadeaux !)

Bref, c’est parti !

 

SK-C-252

Traineau naviguant sur la glace, Andries Vermeulen, huile sur toile, 1790-1814, conservée au Rijksmusueum d’Amsterdam (image libre de droit) (Le titre est une traduction aproximative du néérlandais aidée par Reverso…) NB : Toutes les images de ce musée sont libres de droits et peuvent être retouchées et réutilisées à l’infini.

1- Votre tradition de Noël préférée ? Les grandes tablées familiales.

2- Vrai ou faux sapin ? Vrai, pour l’odeur du sapin et pour le plaisir d’en avoir un différent chaque année.

3- Votre film de Noël préféré ? L’étrange Noël de Mr Jack de Tim Burton (The Nigthmare before Christmas que je préfère d’ailleurs de loin dans sa version originale) (ou Le Père Noël est une ordure… Mais c’est moins original…)

4- Votre chanson de Noël préfèrée ? J’en ai pas. Certes, ça casse un peu l’ambiance, bon… La BO de Mr Jack ! (un extrait ici)

5- Votre gourmandise de Noël préfèrée ? J’ai eu du mal à me détacher de l’idée des marrons glacés, (je suis ardéchoise de coeur, ne l’oublions pas, et c’est teeellement bon) j’ai bien cru que je ne trouverais pas et que je serais obligée de copier Pomdepin …. Mais, finalement, les truffes au chocolat, ça se défend très bien !

6- Le meilleur cadeau que vous ayez jamais reçu ? Trop difficile de choisir, je ne sais paaaas. Peut-être bien le déguisement de fée, avec une robe de fée, un chapeau pointu de fée et une baguette magique de fée, tout ça fait-main, évidemment.

7- Et le pire ? Un monopoly… On a osé m’offrir un monopoly alors que je déteste ça ! (Pourtant j’ai essayé mais je suis assez hérmétique à l’objectif, l’intérêt, l’esprit du jeu…)

8- Le meilleur cadeau que vous ayez fait ? Un livre avec une super belle dédicace d’Enki Bilal (j’étais tellement contente d’être à Paris ce jour-là !)

9Et le pire, celui où vous avez fait un flop complet ? La boite à énigmes médiévales, je crois bien qu’elle n’a jamais été ouverte. Bon, ce qui est rassurant c’est que j’avais bien l’impression de manquer d’inspiration sur ce coup-là.

10- L’endroit rêvé pour passer Noël ? En famille. (Quoi c’est pas un endroit ?)

11- Un souvenir d’enfance de Noël ? Celui qui me vient immédiatement c’est le Noël de mes 10 ans. On n’a pas pu aller en famille cette année-là, pour se consoler on a fait les choses bien : un repas aux chandelles, des ravioles et une charlotte aux fruits rouges. C’était très bien !!! 🙂

12- Les cadeaux, le 24 ou le 25 ? Les 2. L’un avec la famille maternelle, l’autre avec la famille paternelle et en bonus un autre jour encore indéterminé pour la fête en petit comité.

13- Un mot (et un seul) pour décrire Noël ? Fête.

14- Un voeu pour ce Noël ? Que ma grand-mère ne soit pas trop paniquée par le monde (et le bruit et le temps qui passe…) et puisse profiter du moment.

 

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Vrac questionnement (avec sondage !)

Bon. On dirait que je deviens un habituée du vrac moi qui disais que je ne savais pas faire ^^

Je me pose des questions (ça change, hein ?)

D’abord, sur la kiné. Je suis un peu perdue parce que tout le bien que j’en pense se mélange avec les points négatifs de plus en plus nombreux. Certes, les massages me font du bien, certes les exercices sont bien adaptés, certes elle me dit de prendre mon temps, certes elle est à l’écoute. Mais… La séance de 30 minutes est trop courte pour tout faire, encore plus quand presque 10 minutes sont déjà mangées par le déshabillage et rhabillage, ça me donne une impression de dispersion et de bâclage que je n’aime pas, je m’interroge sur les bénéfices réels. Certes les massages du dos me font du bien mais c’est un tombeau des Danaïdes, on n’arrivera de toute façon jamais à la perfection, d’une semaine sur l’autre j’ai largement le temps de me re-raidir surtout quand ce n’est pas fait en profondeur. Maintenant que je suis revenue à une souplesse stable de ce côté, j’aimerais que les jambes soient un peu moins délaissées, parce que de ce côté là ça ne va pas beaucoup mieux, j’attendais une évolution de la prise en charge avec le temps mais elle ne vient pas. Mais peut-être que je suis trop pressée, et/ou peut-être que je ne m’exprime pas assez.

Sauf que : j’ai l’impression qu’elle est aussi « mal à l’aise » que moi pour parler… Aucune de nous d’eux n’a cette facilité de parole et donc ça n’accroche pas, ce qui rend la communication d’autant plus difficile… Je sais bien que je ne dois pas comparer avec le précédent mais en comparant avec LES précédents je me rends bien compte que j’ai besoin de quelqu’un avec qui le contact s’établit facilement, ici ce n’est visiblement pas le cas, il faut pas que je confonde la bonne entente et le respect. De nouveau je me demande jusque quand trouver que c’est normal, jusque quand attendre ?

En plus de ça, un autre point me gêne, ça fait déjà quelques séances que celle-ci est malencontreusement reportée d’un jour sur le lendemain pour diverses raisons : problème de chauffage, d’électricité, retard à cause d’une urgence… Là encore j’hésite : est-ce que c’est de la pure malchance, je tombe au mauvais moment ? Ou est-ce que cela est un signe qu’elle a trop de patients et pas assez de disponibilité pour moi ? En fait, ça me perturbe vraiment parce que ces reports à répétition me donnent un sentiment de non-respect qui va totalement à l’encontre de tout le reste de ce que je vois… Et en même temps ça s’ajoute à tous les autres petits trucs qui me donnent envie d’aller essayer ailleurs…

Sauf que, essayer ailleurs ça veut dire partir (quel esprit de déduction !) : comment je le justifie ? Essayer ailleurs ça veut dire plus loin, alors que c’était tellement pratique ici dans ma rue. Essayer ailleurs, oui mais est-ce que je suis sûre de trouver mieux ?

J’ai deux cabinets en ligne de mire à 10/15 minutes à pied… J’irais prendre rdv à pied, ça évitera le téléphone. L’avantage de ces deux cabinets c’est qu’il y a plusieurs kinés donc d’autant plus de chances que je trouve quelqu’un qui connaisse vraiment ma pathologie (parce que du coup avec la non-évolution, je me demande si elle ne reste pas concentrée sur le dos parce que c’est plus son domaine de compétences), l’autre avantage c’est qu’ils ont certainement plus de disponibilités, le 3° c’est que je ne suis pas dépendante du bus qui passe dans plus ou moins longtemps (contrairement à mon kiné d’avant).

Ce qui me fait peur c’est de recommencer « l’errance » de kiné que j’ai eu dans le sud, j’ai pas très envie c’était une période très pénible. Kiné A fait de la mauvaise kiné, tant pis allons un peu plus loin chez kiné B, ouais c’est mieux mais c’est quand même pas top… Allons chez kiné C dans la joie et la bonne humeur ! Dans le sud, j’ai fini par me lasser des changements, j’ai retrouvé une bonne prise en charge uniquement grâce au Sessad, je ne peux plus attendre une telle fin heureuse… Donc il faut que je me bouge les fesses. ça m’énerve (et me fatigue).

Je pense que je vais attendre les vacances de Noël, si ça ne s’est pas amélioré (moins d’exos plus d’étirements des jambes, moins de reports et plus de discussion) (hélas, je me rends compte à quel point j’ai peu d’espoir) je ne reprendrai pas rdv en janvier et j’irai voir ailleurs avec une nouvelle ordonnance. (J’ai parcouru tout l’internet pour trouver des kinés ayant une spécialité « rééducation neurologique » près de chez moi… Un tel annuaire n’existe pas, hélas…)

Fin du chapitre kiné.

Début du chapitre : vie du blog.

En ce moment encore une fois, j’ai plein de choses à raconter.

J’ai le tag de lecture qui attend depuis longtemps -cet été, j’ai un article sur la dyspraxie qui attend depuis que j’ai vu une vidéo intéressante, j’ai un article sur la spasticité qui attend depuis que je comprends de mieux en mieux (« j’avais » plutôt, parce que David est en train de faire tout le travail pour moi ^^ : ici et ) et là-dessus se sont rajoutés une critique de cinéma (bon, il passe plus a priori donc ça peut attendre) (enfin quand même si ça passe je vous recommande d’aller voir  Dans un recoin de ce monde pour l’histoire, l’Histoire, l’esprit poétique… et pour pleurer.) et il y a le tag de Noël (si je pouvais le faire dans le temps de Noël ce serait tout de même mieux…) et là dessus la kiné m’a fait faux bond et donc cet article est arrivé…

Vous l’aurez donc compris, encore une fois, les brouillons s’accumulent. Mais (parce qu’il y a un « mais ») je sais que ça va se finir comme d’habitude : je vais en écrire et publier que quelques-uns et les autres vont s’empoussiérer. Je suis donc en train de réfléchir à mon rythme éditorial (ça fait chic dit comme ça). Comme je l’ai déjà dit récemment, en publiant des articles trop rapprochés les uns des autres j’ai l’impression d’écraser le plus ancien sous le plus récent et donc publier rapprocher (ce qui me permettrait de raconter tout ce que je veux en ce moment) me gêne.

Mais… qu’est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous partagez cette impression ? Est-ce que ça vous gênerait si je publiais plus ? (En même temps, je me dis que vous êtes grands vous lirez ce qui vous intéresse le plus et puis voilà..)(Mais j’ai l’impression de perdre en « universalité » : avec une publication lente le lecteur peut tout lire et ainsi découvrir ce à quoi il ne se serait peut-être pas intéressé…)

Sinon, évidemment il y aurait une autre solution : écrire quand je peux et programmer les publications. Mais pour moi c’est inenvisageable. D’abord ça casse la spontanéité. Ensuite, quand j’ai fini d’écrire un article j’ai besoin de le publier, tout de suite. (Dans un brouillon il reste toujours, au moins, une part de relecture – réflexion : est-ce que j’ai bien articulé ce que je veux comme je veux, est-ce que j’ai bien écrit tout ce que je veux, est-ce que c’est bien la mise en forme qui convient ?)
Bref, la programmation c’est pas la solution.

Evidemment : un sondage !

Ce besoin de modèles et de similitudes

Je ne sais absolument pas comment commencer.

Revenons donc aux bases que j’ai déjà dites 100 000 fois. J’ai une Infirmité Motrice Cérébrale (IMC) C’est la conséquence d’un manque d’oxygène à la naissance à cause de la prématurité.

Les IMC ne sont pas rares, elles ont toutes plus ou moins la même cause : c’est la plupart du temps un manque d’oxygène (un défaut d’irrigation sanguine du cervau), avant, pendant ou peu après la naissance ; elles peuvent aussi être une « simple » conséquence de la prématurité sans qu’un évenement particulier de manque d’oxygène n’est été constaté (à cause de l’imaturité des poumons et du cerveau au moment de la naissance) ou aussi d’un traumatisme crânien chez un tout petit enfant.

Ce manque d’oxygène ( d’irrigation sanguine en fait) a des conséquences similaires et pourtant très variées : une partie des circuits sont détruits. Selon l’étendue des dégâts et selon les sphères touchés les symptômes seront différents, classiquement on classe les IMC parmi quelques catégories. Les hémiplégies (la partie droite ou la partie gauche du corps est touchée.); les quadriplégie (les quatres membres sont sévèrement touchés) ; les diplégies (les membres inférieurs sont les plus atteints mais les membres supérieurs peuvent aussi l’être dans une moindre mesure.) A ces différents schémas s’ajoutent tout un tas d’autres paramètres dont les troubles associés comme les dys. (allez voir par-là pour un truc clair, et de référence.) (Il faut que je refasse ma page explicative, elle n’es plus du tout à jour…)

Bref, parmi tous ces IMC moi j’ai la une diplégie spastique : mes membres inférieurs sont en effet les plus atteints, et d’ailleurs eux seuls sont spastiques, mais aussi des problèmes de motricité fine et de rapidité au niveaux des membres supérieurs. A tout cela s’ajoute ma dyspraxie visuo-spatiale. (Ce sera tout pour moi, merci !)

La diplégie n’est pas une forme d’IMC rare, la prématurité et le manque d’oxygène a la naissance n’en est pas une cause rare. Que ce soit associé à un trouble dys n’est pas rare. Pourtant, pendant longtemps (et encore aujourd’hui mais dans une moindre mesure) je me suis sentie isolée. Pourquoi ?

D’abord parce que la variété des situations d’IMC est infinie. Elles sont regroupées en catégories mais aucun n’est véritablement similaire à une autre. Parce que le degré d’atteinte est différent, parce que la spasticité est plus ou moins forte, parce chez certains c’est plutôt la gauche chez d’autre plutôt la droite, parce que chez certains il y a trouble dys (et il y a le choix) chez d’autres non.

En plus de ça, la diplégie spastique c’est courant, mais souvent à des degrés plus forts que moi. J’ai marché très tôt, je peux marcher sans aide pendant assez longtemps et ma spasticité est légère à moyennne. Il semblerait que ce soit beaucoup moins courant. Et surtout beaucoup moins visible.

Bref, la multitude des IMC c’est un peu comme tous les brins de paille d’une botte de foin et moi je cherchais l’aiguille, enfin la deuxième aiguille quoi.

Pour voir d’autres personnes ayant une IMC pas de problèmes, vraiment aucun. J’ai connu C. au Sessad (aux alentours de mes 8 ans), A. aux scouts (à 11 ans), puis après mon déménagement il y avait une dame chez mon kiné, puis P. au Sessad (et de multiples autres beaucoup plus gravement atteints que je ne connaissais pas vraiment), M. au lycée (elle était en prépa), puis en arrivant à Paris j’ai connu Me, puis Ma, et aussi M…)(tout le monde a un prénom qui commence par M, ça suffit !) Et je ne compte pas les nombreuses personnes que j’ai diagnostiquées IMC en les croisant dans la rue (surtout depuis que je suis à Paris) ni mes nouvelles connaissances virtuelles.

Bref, j’en connais un paquet. Pourtant dans ce bouquet aucune comparaison n’a trouvé grâce à mes yeux. Reprenons dans l’ordre :

  • C ? D’abord à l’époque je ne me rendais pas compte qu’on avait toutes les 2 le même handicap. En plus elle marchait beaucoup plus sur la pointe que moi et fatiguait plus vite (elle utilisait parfois un fauteuil)
  • A ? Alors, elle, c’est probablement le cas le plus proche que j’ai pu rencontrer. Mais même si je me suis très vite « identifiée » à elle en la prenant comme modèle, je ne pouvais pas aller jusqu’au bout de la comparaison : elle avait 10/12 ans de plus que moi ! (Bref, elle était vieille !)
  • P. (au Sessad) et Me (à Paris) : elles sont hémiplégiques donc à la fois proches de moi (c’est une IMC, et dans une forme relativement légère) et en même temps éloignées (e n’ai pas du tout la même problématique de spasticité au niveau du membre supérieur.)
  • M (de la prépa) ? :je me suis sentie très proche d’elle par les centres d’intérêts mais très clairement elle était beaucoup plus atteinte que moi, elle avait du mal à parler, beaucoup plus de problèmes de motricité fine et utilisait un déambulateur pour se déplacer.
  • Finalement la plus proche de ma situation c’est Ma : on marche toutes les 2 sans aide, on a toutes les 2 des problèmes de motricité fine, d’équilibre, à peu près la même démarche… Et pourtant même avec tout ça je ne peux pas mener la comparaison au bout. Je porte la plupart du temps des attelles (même si je pourrais m’en passer), elle jamais. En revanche, elle prend plus l’ascenceur que moi et prend plus souvent un fauteuil (quand moi je n’ose pas le demander, elle si, en gros.) J’écris à la main et elle à l’ordi. Ces différences sont minimes et si ça se trouve elles sont plus dûes à une différence d’expérience et de rééducation qu’à une différence de degré de handicap. Mais récemment l’annonce qu’elle allait avoir une opération pour les membres supérieurs m’a un peu refroidie… en plus de ça, ça n’est pas sa première. Les opérations, c’est le truc qui coupe directement court à la comparaison. Le truc que je n’ai jamais vécu. (en plus on me l’a proposé une fois pour les hanches mais jamais pour les membres supérieurs, ya pas besoin.)

Tout ça pour dire qu’il y a une sorte de soif de trouver un semblable dans la différence qui n’est jamais assouvie.

Comme pour se dire que oui, il y a quand même dans notre différence une forme de normalité. Ou comme pour se dire qu’on est légitime dans cette différence. (Depuis que j’ai appris pour cette opération je n’arrête pas de me répeter que elle, elle n’a pas de dyspraxie… Comme si je faisais un concours du plus handicapé, je m’auto-énerve prodigieusement.) Comme un besoin d’avoir une délimitation claire du handicap avec une liste de symptômes aux contours bien nets qui n’interragissent pas avec les compétences. (Un truc bien manichéen : tu marches/tu marches pas, tu peux bouger la main ou pas, etc) C’est aussi par besoin de partager des expériences similaires, de trouver quelqu’un qui nous comprend.

Depuis que j’ai pris conscience que c’était rechercher une aiguille dans une botte de foin, je fais le deuil de ce jumeau de différence. Je me résigne à ne jamais rencontrer une autre personne ayant une diplégie spastique légère qui marche avec des attelles en carbone (je n’en ai encore jamais rencontré !! Bon en même temps, c’est caché par les vêtements, je l’ai peut-être croisé incognito), sans avoir eu d’opérations, et qui a aussi une dyspraxie.

Je suis en train de lire L’Eloge de la faiblesse d’Alexandre Jollien. C’est un écrivain-philosophe qui a une IMC et qui base toute sa réflexion philosophique sur son expérience de vie. ça fait très longtemps que je suis attirée par ses écrits et tout aussi longtemps que je repousse le moment de le lire par crainte que cette figure « tutélaire » ne soit mise au pied du piédestal parce qu’il serait « trop différent de moi », trop élogné de ma forme d’IMC. (En vrai, je le sais depuis longtemps, il a des troubles d’élocution donc déjà… ) Et en plus je commence fort : dans ce livre il raconte sa scolarité dans un établissement spécialisé. Bref, je vous l’ai dit, je suis en processus de résignation ! 😉

 

3 ans après

J’étais en train de faire du ménage dans mes brouillons, ça m’a menée toujours plus loin : 1 semaine, 2 seamines, 1 mois, … , 4 mois, …. 1 an, 2 ans et même 3 ans.

Il y a trois ans, j’ai fait une série sur mes « progrès » (ici, ici , et encore ici et , encore et enfin .) Comme toutes les séries, il y a un gros brouillon initial qui rassemble (plus ou moins) tout. Et là en le relisant, je me rends compte, qu’effectivement je n’avais pas tout publié, ma fin est restée en suspens…

Aujourd’hui, 3 ans plus tard, cette fin m’interpelle.

Pour remettre dans le contexte : après avoir fait plusieurs articles dans lesquels je racontais mes progrès (physiques pour la plupart) et disait (parfois) ma fierté. Je finissais par cette conclusion :

Physiquement je ne peux plus vraiment progresser, on est plutôt dans l’entretien mais je sais que psychologiquement il me reste encore beaucoup à faire :

  1. oser plus me lancer
  2. oser m’affirmer, ne plus avoir honte de mes envies ou de mes opinions
  3. arrêter de bloquer sur le regard des gens
  4. arrêter d’avoir peur du téléphone (oui oui )
  5. oser montrer mon affection, arrêter d’être gênée quand cela arrive (est ce que cela est possible ?) (sic)
  6. arrêter de douter de l’amitié que les gens me portent

Hé bien ça fait bizarre. Bizarre de constater que dans cette liste le seul vrai blocage restant c’est le téléphone…

Certes, je ne suis pas une fonçeuse mais j’ose me lancer, afffirmer mes goûts et mes opinions (que je connais de mieux en mieux, déjà.) Cela a avancé cet été encore, alors que j’ai fait lire mes lettres de motivation à mon père. Ou cette rentrée, alors que j’ai du réfléchir aux stages qui m’intéresseraient.

Certes, je fuis le regard plutôt que les regarder dans les yeux mais je ne fais plus une fixette là-dessus. Je m’habille beaucoup plus librement (j’ai trouvé le « style » dans lequel je suis à l’aise et je l’assume), je m’assois aussi de plus en plus librement dans les bus (même s’il y a encore une marge de progression), je suis plus tranquille pendant mes courses (même si j’ai eu une petite piqure de rappel douloureuse récemment. C’est parce que j’en ai trop fait dans la journée.)

Certes, c’est encore fragile (voir par là) mais je n’ai clairement aucun doute sur mes premières amies parisiennes, un noyau dur qui demeure. Très peu aussi sur mes amies de l’an dernier et celles qui se forgent cette année.

Quand à la gêne de montrer  son affection, je ne suis pas devenue soudainement expensive, bien sûr, ce n’est pas dans ma nature. Mais j’ose montrer mon inquiétude pour les gens que j’aime, leur dire merci ou mon admiration, etc.

Bref …

Ça fait du bien de remarquer encore une fois le chemin parcouru. Parce que même si pour chaque point j’ai émis des (petites) réserves , je sais que sous ces phrases, il y a trois ans, c’était beaucoup plus difficile.

Et tout ça en 3 ans, c’est beaucoup !

 

Vrac : positif / négatif

Au départ je voulais vous parler de mon petit bonheur de jour chargé et même de fin de semaine chargée. Et puis, finalement j’ai raconté plein d’autres choses, j’ai été obligée de changer mont titre 😀

Les jours et semaines se suivent et ne se ressemblent pas tout en se ressemblant dans la charge de travail et le rythme imposés.

Quand on finit un travail on enchaîne sur un autre. C’est assez stimulant mais aussi fatigant. L’impression de ne jamais vraiment se poser. Alors que pourtant je me pose, je fais des pauses. Mais l’esprit est toujours en éveil, toujours en train d’anticiper ce qui arrive et de mouliner les informations.

Même les pauses et loisirs je dois les anticiper et les planifier. Donc l’esprit n’a jamais été relaché plus de 12h depuis la rentrée (et encore 12h je pense que je suis super gentille.)

L’année dernière j’avais déjà ce rythme effréné sans pauses d’esprit mais je n’en avais pas pris conscience ou je n’avais pas compris. Le point positif et qui change tout de cette année c’est que je peux me planifier des pauses sans culpabiliser, elles entrent dans le planing, et aussi , je l’ai déjà dit, cette année le travail est beaucoup plus encadré (les attentes sont claires (plus ou moins), et les encadrants moins « pressants » (dans la manière d’être, la manière de s’adresser à nous.)

Bref, je peux donc prendre des pauses.

Par exemple cette après-midi je ne vais pas étudier même si je sais que demain j’ai toute une liste de choses à faire et que demain il faudra réfléchir au travail de la semaine prochaine et celui de la semaine d’après.

Cettte après-midi c’est recherche de cadeaux (physiquement fatigant mais bien !), vaisselle (bouh) et classement de cours et enfin cinéma ! (Ma culture est en berne depuis quelque temps, j’aimerais bien faire une expo ce week-end aussi…)

Avant cette après-midi qui sera un repos de l’esprit, j’avais besoin d’un repos du corps. Je suis donc allée manger au crous (ça permet de ne pas avoir à faire la vaisselle avant et après de manger.) ça permet aussi de rester dans le centre de Paris et de ne pas faire des aller retours pour rien. A la fin, forcément j’ai eu  un coup de barre.

J’ai donc décidé d’aller boire un café à la cafét’. *Tadaaam la raison d’être de l’article arrive*

Là se sont combinés 3 petits bonheurs dans un seul moment :

  • le café. L’odeur du café compte parmi mes grandes préférées (avec celle du chocolat chaud, du feu de bois, du vieux papier …………) Et depuis que je suis au lycée c’est aussi une boisson que j’aprécie beaucoup. (Avant le goût acide ne passait pas.) Bon, par contre, je comptais sur le café pour me réveiller, habituellement c’est plutôt efficace mais là c’est un petit échec. J’hésite à en prendre un deuxième.
  • Les fauteuils confortables. (là pas besoin que je développe vous avez compris)
  • La musique : dans cette cafèt’, il y a un piano en libre service, c’est super sympa quand des étudiants s’y mettent (souvent). Hé bien là il y a une violoncelliste qui s’est mise à côté… (et en plus elle joue le concerto d’Elgar) Bon, et elle sait aussi jouer au piano. Elle a tous les talents, tout va bien.

Bref, c’était un lieu-moment de repos du corps très bien choisi, je tenais à le partager avec vous. Je vais pouvoir repartir… (je reste raisonnable, pas de second café, un seul a bien fait son petit effet finalement, ça suffira.)