Vrac presque en brèves

Il y a de drôles de coincidences. Il y a peu, je remarquais que je n’étais pas capable d’écrire des articles de vrac, où j’évoquerais de manière brève divers sujets qui n’ont rien à voir les uns avec les autres.

J’ai essayé plusieurs fois mais à chaque tentative chaque idée que je voulais brève était finalement tellement développée qu’elle suffisait à faire un article entier. Bref, jusqu’ici toutes mes tentatives ont été des fiascos totaux. (il fallait que je le case quelquepart, j’aime bien le son de « fiascos totaux ».)

Et pourtant je crois bien qu’aujourd’hui je vais y arriver. Suffirait-il de constater un « échec » (en lequel je ne crois pas) pour le dépasser ?

***

Première nouvelle importante du soir : ça vaut le coup d’être culottée ça paye. (Je vous laisse vous rafraichir la mémoire ici, si nécessaire.)

Je suis complètement déphasée. Je m’aperçois que je me suis comportée jusqu’à maintenant avec l’idée que mon culot n’aboutirait pas. Qu’au fond c’était tant mieux si je n’étais pas retenue parce que de toute façon j’avais envie de changer d’air. Et pendant toute cette attente, j’ai trouvé tous les points positifs du cursus que j’allais suivre ailleurs. (Et mes amies ont abondé dans ce sens.) Depuis 3 jours j’en étais même clairement convaincue, ce cursus pouvait être formidablement enrichissant. Seul bémol : la distance (donc long trajet tous les jours ce qui n’est pas idéal pour la fatigue.)

Bref (oui, c’est censé être une brève tout de même) finalement je suis admise… Et donc j’ai le choix. Et donc je suis perdue. D’autant plus perdue que tous se réjouissent autour de moi, ils expriment tous un enthousiasme que je ne ressens pas moi.

Je me retrouve avec un choix cornélien : choisir de continuer mon école, rester dans le prestige, « l’enseignement d’excellence », aller au bout du cursus commencé. Mais accepter une année avec beaucoup de travail (ce que je ne souhaite pas.) Mes parents, et une certaine partie de ma raison, me poussent dans cette voie. Elle a d’autres avantages à ne pas oublier : le trajet depuis mon logement actuel est bien plus court : pas besoin de déménager ou de faire de longs trajets quotidiens. De plus, cela me plait tout de même beaucoup par l’immersion dans le monde pro et je suis certaine que les cours me plairont.

Choix B : aller dans une fac (où j’ai également été admise) pour acquérir des compétences plus généralistes mais très techniques (ce qui me fera peut-être défaut dans la 1° formation) Mais la fac est décentrée donc soit déménagement soit longs trajets, je n’ai envie ni de l’un ni de l’autre. Et même si la plaquette me semble prometteuse et que j’ai entendu beaucoup de bien de cette fac… Et si j’étais finalement déçue ?

Au fond, je crois bien que mon choix est déjà fait. Pour l’option A. Mais qu’il me faut du temps pour me faire à l’idée de recommencer une année chargée. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti cette peur du regret face à un choix. En choisissant l’option A j’ai peur de regretter d’avoir accepté cette nouvelle année chargée. Mais en choisissant l’option B j’ai peur de rater une occasion. Peut-être que je réfléchis trop. Peut-être que je me projettes trop loin. Peut-être que réfléchir aux amménagements, les accepter plus largement, suffirait à régler ce problème de charges.

Depuis la lecture des résultats et des admissions je retourne en boucle l’histoire du paysan indien / du paysan chinois (l’histoire est la même, seule la culture de celui qui raconte change le contexte…) Donc chaque choix est bon, chaque choix aura des répercussions différentes que je ne pas voir de là où je suis. Mais ça ne m’aide pas à trancher.

En discutant avec une amie j’ai pu saisir les différents problèmes que cela soulève et qui me remuent : il y a la confiance en moi (encore et toujours), il y a le syndrome de l’imposteur, il y a la peur de décevoir, il y a la difficulté à accepter de l’aide là où j’aimerais me débrouiller seule (tout le temps, donc) et il y a mon ego/ mon ambition.

Bref, je vais encore y réfléchir pas mal de temps.

****

J’ai plusieurs articles en brouillon écrits progressivement ce mois-ci. J’en ai notamment écrit un sur mon expérience du mémoire. Comme tout ce qui touche au mémoire, il est j’ai du mal. C’est marrant parce qu’il y a quelques jours alors que je l’augmentais encore un peu j’ai pensé attendre la publication des résultats pour le publier car ce serait une manière de tourner la page. Comme quoi, je pensais vraiment que je ne serai pas admise. Avec toutes les questions que me posent les résultats je n’ai plus envie de le publier maintenant. Peut-être plus tard … Ou peut-être pas.

***

Je me sentais enfin reposée, enfin sereine. Et puis finalement non, c’est reparti pour un tour de questionnements et de doutes. Heureusement que c’est les vacances. Car oui, c’est le deuxième élément important à retenir de ces brèves : demain je prends le train, je pars de Paris pour l’été… Je pars aussi de la blogosphère (pour l’été seulement, bien sûr !)

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Vie culturelle de l’été :

Si vous êtes à Paris ou si vous passez par là, je vous recommande l’exposition Nous et les autres du Musée de l’Homme, très instructive. Ainsi que l’exposition Rodin du Grand Palais (magnifique pour ceux qui aiment Rodin, évidemment.)

Je ne sais pas combien de temps il reste en replay mais je vous conseille aussi « Même le vent semble pleurer » sur Arte. Très beau. (mais il faut avoir le cœur bien accroché, surtout au début.)

Et merci Anick Anouck et The Miss :  deux des livres prévus (dont un déjà commencé) pour cet été sont issus de vos conseils – lectures !

Voilà, voilà, je trouve que pour un premier vrac c’est pas mal. (Mon premier titre était « Brèves en vrac » mais par honnêteté je l’ai changé 😀 )

 

 

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4 réflexions au sujet de « Vrac presque en brèves »

  1. Ah l’embarras du choix… à première vue, pour éviter d’avoir trop de regrets, je me dirais que ton école, si tu arrêtes, tu n’auras plus jamais l’occasion de finir cette formation, alors que la fac, tu peux toujours imaginer de le faire en plus plus tard (meme bcp plus tard dans ta vie), je me trompe? Mais je te comprends parfaitement, ce sentiment que les autres se réjouissent alors que c’est toi qui devrais te réjouir est très inconfortable… les vacances porteront conseil…

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