Questionnaire de Flow : 92 à 101

92) A qui envoyez-vous le plus de SMS ?
Je ne sais pas.

93) Dites-vous plus souvent oui ou non ?
Oui. Et même si je sais que j’arrive à dire non plus souvent qu’actuellement, la majorité restera toujours au oui. Parce que je pense que dire oui c’est  aussi une manière d’accepter ce qui arrive, de saisir les occasions et d’avoir un regard plus positif.

94) Aimez-vous être seul ?
Oui, les moments seuls me sont vitaux pour avoir des moments de paix, seulement face à moi-même. Mais j’ai aussi besoin de voir régulièrement des gens pour ne pas dépérir. (Le besoin de solitude est majoritaire dans l’absolu. J’ai simplement besoin de voir un ami ou une amie pour discuter deux/trois fois par semaine et sortir pour voir des gens (même inconnus) minimum une fois tous les deux jours.

95) Que feriez-vous si vous n’aviez pas besoin de travailler ?
Je ferais du bénévolat (dans le domaine de l’éducation ou de la culture) pour des populations défavorisées ou marginalisées. Et je ferais plein plein PLEIN de voyages, dans toutes les parties du monde.

96) Êtes-vous un bon conducteur ?
Je n’ai pas le permis. (Je ne m’imagine pas bonne conductrice puisque je suis très « mono-tâche ».)

97) Avez-vous besoin que les gens vous apprécient ?
Plutôt oui. Enfin, j’ai besoin d’avoir un minimum de gens qui m’apprécient dans mon entourage. Après pas besoin que TOUS m’apprécient (une ou deux personnes suffisent amplement), je suis très capable d’ignorer superbement ceux-qui ne m’apprécient pas tout en gardant les contacts nécessaires à la vie en société (pour travailler par exemple…)

98) Qu’auriez-vous du faire de différent dans votre vie amoureuse ?
Pour l’instant tout va très bien, merci !

99) Quand vous sortez le soir, que préférez-vous faire ?
Mais le soir il y a plein de choses bien à faire ! Pas seulement une seule : déambuler (un peu, au-delà d’une heure et demi/ deux heures, c’est trop…) dans les rues de Paris, aller au cinéma ou au théâtre ou à l’opéra, se poser en terrasse pour boire une bière, un thé ou un chocolat.

100) Avez-vous jamais enfreint la loi ?
Certainement. Du genre prendre un transport sans ticket (mais je n’ai pas dû le faire souvent car je suis très honnête et que ça me stresse beaucoup trop) ou n’être pas attachée en voiture sur un trajet de 10 minutes à 20km/h en campagne.

101) Votre signe astrologique correspond-il à vos traits de caractère ?
Je ne crois pas du tout à ces choses-là, mais ça me fait beaucoup rire… Voyons donc…
je suis Poisson. Ce site dit :

Le caractère du Poissons : c’est le dernier signe de l’horoscope. Il symbolise le nouveau commencement. Mais comme il ferme le cercle, il se présente comme le signe de l’éternité, de la réincarnation et de la renaissance spirituelle.

Le Poisson est quelqu’un de loyal, de désintéressé et il très généreux. (oui) Le Poisson est une personnalité sensible, ce qui explique sa grande tolérance. Il peut être toujours à l’écoute des autres, allant même jusqu’à se sacrifier pour eux. Très compréhensif, son caractère le pousse ouvert à venir en aide aux autres. (oui toujours) Il éprouve le désir de les consoler, de les réconforter et veut même guérir tout le monde. (non, je me sens très nulle pour réconforter…) Il n’aime pas l’agressivité. (oui) Une des qualités du Poisson est qu’il peut s’adapter à toutes les situations et aux gens. C’est un être ouvert mais discret. (oui) Il aime respecter son entourage (ah, je vois pas ce que ça veut dire…).
Mais le natif de ce signe est aussi un être qui ne se confie pas facilement. Il n’extériorise pas facilement non plus ses sentiments. Il est timide (oui) et orgueilleux. (loupé ! et puis, euh, je croyais qu’il était généreux ?) C’est aussi un pessimiste et a tendance à se laisser aller à la tristesse, à la mélancolie. (non, non, non !) Le Poisson a pour habitude d’accaparer la conversation, ne laissant pas aux autres le temps de parole. Mais son art de parler compense fort bien l’ennui de ses interlocuteurs. (Je vois pas trop comment il font coïncider la grande capacité d’écoute précédemment citée et l’accaparement de la conversation… Et l’occurrence chez moi c’est non. Et pour l’art de parler on repassera, j’ai de la répartie par de courtes phrases mais certainement pas des longs discours !) Le plus grand défaut du Poisson est qu’il manque de confiance en lui. (Ah, ça… Oui.) Le signe du Poisson est également régi par le mysticisme et les rêves. (le mysticisme je sais pas trop, mais les rêves… oui !)

Bon, ça m’amuse énormément… (Comment noyer le poisson –ahahah– pour dire tout et son contraire !) Donc, voyons ce que ça donne avec celui-ci :

Le profil de la femme Poissons
La femme Poissons est une petite sirène attendrissante (hmm, hmm, ok…) et rêveuse (oui d’accord, c’est vrai et on nous l’a déjà dit, merci) qui inspire les poètes (ahah J’ai une belle chanson écrite à partir de mon prénom, ça compte ?). Elle a un grand sens artistique et créatif (oui ça d’accord), et cherche un esthétisme inédit. (Ah.. euh, ça veut dire quoi ?) Quel que soit le domaine, elle se laisse influencer par toutes les tendances et les courants qu’elle croise (il est vrai que je suis très influençable) et elle les mélange pour créer une nouveauté, la sienne. (si seulement…) Ainsi ses relations familiales, amicales ou amoureuses ne sont jamais banales.(ah bon ? Mes relations familiales vont très bien, merci. Ok mes amies sont un peu barrées… Décidément y a un problème avec l’Amour aujourd’hui !) De même, ses goûts hétéroclites donnent un mélange d’influences intéressant. (Si ce n’était pas du grand blabla, ça serait probablement vrai dans le fond…) La femme Poissons calque aussi sa manière de penser au fil de ses rencontres et assemble entre elles plusieurs philosophies de vie.(Il est vrai que j’ai peu d’opinions arrêtées et que je suis très influençable -on se répète un peu là…- MAIS ma philosophie de vie est arrêtée depuis bien longtemps, elle. Elle s’enrichit probablement de mon vécu, certes, mais ce n’en est qu’une forme un tout bien harmonieux. Si si.)Elle aime méditer, réfléchir sur ce qui l’entoure, et garde toujours l’esprit ouvert. (Ah ça, oui !) Ce mode de fonctionnement fait de la native une personne surprenante et troublante(ahah, on ne m’avait encore jamais dit ça !) mais parfois déraisonnable (euh, ça non plus, même plutôt l’inverse…) et influençable (oui, ok, on avait compris). Elle peut aussi se montrer orgueilleuse et capricieuse, quand elle se sent bloquée dans un projet ou attaquée. (alors là, certainement pas !) La femme Poissons est sensible, indulgente et ne juge jamais ses amis car elle est respectueuse de la liberté de chacun. (oui oui oui.) Elle ne cherche en aucun cas à contrôler les univers qui ne sont pas les siens, seulement à les comprendre. (hmm, c’est un peu perché -je crois pas être très mystique comme ils disaient au-dessus…- mais si on veut…)

(J’arrive à bout de la première centaine de questions, il en reste encore 209… ça va durer encore longtemps 😀)

« Le soleil est pour toi » de Jandy Nelson

Une nouvelle lecture, une nouvelle bonne surprise. (De manière générale j’aime beaucoup scripto. Il y a des maisons d’éditions  comme ça, qui ne me déçoivent pas… (je n’ai pas de conflits d’intérêts, ce billet est totalement libre !))

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source : priceminister

Encore une fois, je préfère vous faire mon propre résumé :

Il s’agit d’une famille : un père, une mère, un garçon et une fille – des jumeaux. Le récit se fait alternativement par les yeux du garçon, Noah, 13 ans et demi, et par les yeux de la fille, Jude, presque 3 ans plus tard (à 16 ans donc, si vous suivez bien).

Les deux jumeaux ont des caractères très différents et sont pourtant très proches. Ils ont deux visions différentes, deux manières de s’exprimer différentes et pourtant se comprennent très bien. Un lien très fort les unit : ils sont jumeaux. (Je me répète un peu…)

Au fil du récit, on s’installe dans les pensées de Jude et de Noah, ceux-ci nous apprennent chacun à leur manière les évènements qui bouleversent ou ont bouleversé leur vie. Noah parle du présent, Jude entremêle son présent avec le passé qui la hante, ainsi s’entremêlent leurs vies, leurs récits, leurs vécus, leurs visions … différents mais parallèles.

Au fil du récit on découvre ce qui les sépare / ce qui les a séparé peu à peu.

Pour finir, ça a peut-être de l’importance pour certains, ça se passe aux États-Unis, sur la côte (Est ou Ouest je ne sais plus…), tout proche de l’océan.

Ce que j’en ai pensé :

J’ai beaucoup aimé cette écriture alternante. J’ai beaucoup aimé me plonger dans la peau des personnages. Il m’a fallu cependant un certain temps d’adaptation, je n’ai pas accroché tout de suite. J’ai bien aimé la vision poétique du monde qu’ils ont chacun (je me suis sentie plus rapidement proche du monde de Noah). J’aime beaucoup leur manière d’analyser / d’exprimer leurs sentiments.  J’ai beaucoup aimé la folie des personnages, leur passé torturé.

Bon et puis, soyons honnêtes, c’est entre autres l’histoire d’un drame familial et j’aime bien lire des histoires de drame familial. (Pourquoi ? Je ne sais…)

C’est aussi des histoires d’amour, ça ce n’est pas trop mon truc mais ça parle de  l’apprivoisement des sentiments, et ça me parle déjà plus. Mais aussi l’acceptation et le choix (ou non choix) de sa vie, ça aussi ça me parle. C’est aussi l’histoire de personnages qui se cherchent et se découvrent, qui mentent – aux autres mais aussi à eux-mêmes – qui n’osent pas parler, n’osent pas se montrer tels qu’ils sont…. ça encore ça me parle. (Le dernier épisode est tout récent… c’est ici)

Pourtant, malgré tous ces ingrédients que j’aime, j’ai failli abandonner.

Parce que les chapitres sont trop longs pour moi. Je préfère m’arrêter à la fin d’un chapitre, or là si j’attends la fin du chapitre… Je lis trop longtemps ! C’est dû au souhait de l’écrivaine de faire alterner les voix de Jude et de Noah, et forcément pour que ça ait un sens et qu’on ne s’y perde pas, il faut raconter tout un évènement… et donc c’est long. Je pense que le livre aurait gagné à être découpé en parties puis chapitres, ou chapitres et sous-chapitres…

Parce qu’ il m’a fallu un certain temps pour entrer dans le monde de Jude mais aussi pour « accepter » l’écriture attachée à Noah. (Question de traduction ou du style de l’écrivaine ?) Il m’a fallu aussi un certain temps pour me détacher de ce que j’avais lu en quatrième de couverture. (Ne lisez donc pas la quatrième de couverture 🙂 ) J’attendais quelque chose qui ne venait pas. Il y a eu mésentente entre la quatrième de couverture et moi. Ou alors l’éditeur et moi n’avons pas la même vision de l’histoire. Ou alors la quatrième de couverture va beaucoup trop loin dans l’histoire…

Cependant, j’ai bien fait de m’accrocher, j’ai finalement été happée par l’histoire, par les personnages, par leurs sentiments. J’en ai beaucoup retiré à propos de la vérité et du mensonge, du cours de la vie, du choix et non-choix, du rapport aux autres.

Je suis contente de m’être accrochée même si ça m’a fait aussi un peu peur et mal. C’est poétique et plein d’amour. Mais aussi plein (plein) de douleur, de haine et de tristesse. Je vais mettre un petit temps à m’en remettre je crois. (Bref, il faut avoir le cœur bien accroché quand on commence, je crois.)

Questionnaire de Flow : 73 à 82

73) Quand vous êtes-vous senti nerveux pour la dernière fois ?
En ce moment c’est assez diffus, tout le temps. Bon, le dernier pic c’était début mai pour le rendu du mémoire. Autre (plus petit) pic avant ma première visite chez un ostéopathe (j’ai un article en préparation) (j’ai plein d’articles en préparation… Je me retiens pour écrire trop pourtant…)

74) Qu’est-ce qui fait que vous vous sentez chez vous dans votre maison ?
Bonne question. Ma déco je crois, c’est-à-dire les photos et cartes postales au mur, en fait. Sans elles, mon chez-moi me semblerait un peu trop blanc, sans couleurs… un peu vide et sans âme…

75) Comment vous tenez-vous informé ?
Par la radio et parfois Fb ou ma boîte mail me font remarquer que j’ai manqué une info capitale, je vais alors chercher sur des sites plus sûrs pour savoir ce qu’il en est vraiment.

76) Quel est votre passe-temps préféré ?
écouter de la musique et lire et écrire sur ce blog (oui ça fait 3, je sais)

77) Que trouvez-vous amusant ?
Je suis très bon public donc beaucoup de choses… (c’est bizarre comme question !)

78) Faites-vous régulièrement de l’exercice ?
Ahah, je crois pas, non. La piscine est en déshérence depuis un certain temps, MAIS il m’arrive de marcher l’équivalent d’un arrêt de bus le long de la Seine quand il fait beau.

79) Pensez-vous que l’on se souvient facilement de vous ?
Sans aucune vantardise je crois que oui. Les profs parce que j’étais bonne élève, les élèves parce que j’étais différente, parfois il semblerait que les gens retiennent ma bonne humeur aussi.

80) Quelles sont les deux choses indispensables pour vous ?
Hum manger et dormir. Ou alors si on parle de matériel : mes orthèses et un bloc-note avec stylo.

81) Quand avez-vous fait abstraction de vos peurs pour la dernière fois ?
J’ai du mal à considérer que je fais abstraction de mes peurs comme si je les effaçais, ce n’est pas le cas, je les surpasse plutôt. Bon, donc la dernière fois : la première semaine de mai j’ai envoyé un mail à mes directrices de mémoire pour leur expliquer pourquoi mon mémoire était une catastrophe. J’avais mis un point d’honneur à ne pas montrer /parler de mon handicap pendant toute l’année car j’avais peur d’être jugée différemment. Finalement j’en parle en fin d’année parce que c’est la cata, c’est pas très intelligent… (pas d’en avoir parlé en fin d’année, mais au contraire de ne pas en avoir parlé avant.) (cette phrase est beaucoup trop emberlificotée…)  Ah non, tiens, la vraie dernière fois ça doit être la semaine dernière quand j’ai fait lire une lettre de motivation à mon père ! (ceci est un rajout de dernière minute…)

82) Qu’est-ce qui vous rendait heureux quand vous étiez plus jeune ?
C’est vaste… Je vais donc limiter le « plus jeune » à l’école primaire : les croissants du dimanche matin, le vélo dans la rue derrière, le cours d’arts plastique du vendredi soir chez la voisine, les jeux dans le parc avec les copines, l’histoire du soir, aller à la bibliothèque le mercredi après-midi, le bain moussant, les gaufres pour chaque anniversaire, être invité à un anniversaire, les week-end scout, Rougemuraille à la TV…….

La confiance en soi… Encore aux abonnés absents

Cette année je suis en master 1, je dois donc faire un mémoire. Ça engendre beaucoup :

  • un travail de recherche (c’est nouveau et comme tout apprentissage nouveau pour moi il faut il faut long temps d’adaptation)
  • des attentes, des comptes à rendre (autrement plus importants que le contrôle de maths..)
  • Un contact direct avec des profs qui sont habituellement distants.
  • Tout ça résulte en beaucoup de stress et de pression.

La pression résulte aussi des paroles des profs eux-même.

(On me dit d’affirmer mon point de vue Ahah ahah ahah… )

On travaille en séminaire -> en groupe  : cela permet effectivement de partager des problèmes méthodologiques mais ça permet aussi de voir/penser combien les autres se débrouillent mieux (pas toujours ok), combien les autres vont plus vite, combien les autres trouvent ça intuitif, combien les autres se posent les bonnes questions.

Ça a aussi pour conséquence que les profs disent au groupe comme une généralité (sans nommer) alors qu’en fait c’est plutôt une remarque individuelle. (Je ne pense pas qu’il faille nommer juste on choisit de l’assumer et de le dire en face à face ou alors on reste correct et on ne le dit pas / dit autrement. Parce que bon : « je pense qu’il y a un manque de maturité intellectuelle »….. C’est pas tellement une remarque constructive…Je sais même pas ce qu’elle entendait par là en fait.) Cette remarque ne m’était a priori pas destinée, mais qu’elle le soit ou pas je l’ai prise pour moi (parce qu’étant déclarée comme une généralité ça laisse une ambigüité, un doute). Parce que c’est un peu ce que je ressens en fait « un manque de maturité intellectuelle » même si je ne l’aurais pas dit comme ça, parce que c’est hyper violent. Mais j’ai effectivement à me voir comme une adulte qui a des responsabilités, comme une adulte qui a des comptes à rendre, surtout comme une adulte qui a des capacités. Capacité à se poser les bonnes questions, capacité à faire tout ce travail qu’on attend de moi en temps voulu, capacité à avoir mon propre avis sur la question différent de X et de Y.

Ces mêmes personnes qui mettent la pression m’ont dit aujourd’hui au moins 10 fois que mon exercice-exposé était bien, que je devrais prendre davantage confiance en moi.

Alors en fait, comment vous dire, on ne prend pas confiance en soi avec la pression sur le dos, la pression c’est paralysant en fait, on prend confiance avec des encouragements et avec une conduite constante, pas des réactions en yo yo ou en clignotant…

Et puis la confiance en soi ça nous tombe pas dessus comme ça du jour au lendemain. (j’aimerais, hein, mais non…)

Je vais donc continuer à faire de mon mieux et espérer que cela ira le jour de la soutenance.

*** J’ai écrit tout ce qui précède dans une grande phase de découragement, après une séance de groupe de recherche où on nous avait fait plusieurs reproches collectifs (tout en me disant de prendre confiance en moi donc) alors que je ne comprenais toujours pas vers où je devais diriger mon travail. Ce soir-là je n’ai pas voulu le publier … et les jours suivants je ne voulais même pas le relire, persuadée que c’était pleurnichard (et parce que ça me déprimait aussi.) C’est étonnant, parce que aujourd’hui que je le relis, je trouve ça finalement plutôt neutre… Comme quoi … Je n’ai rien changé à ce que j’avais écrit ce soir-là, juste corrigé quelques fautes d’orthographe et rajouté ou enlevé quelques sauts à la ligne. Je me suis forcée à ne rien faire de plus.

***

Aujourd’hui, la situation a changé, j’ai bien avancé dans mes lectures, ça m’a donné des idées et des pistes de réflexion pour la rédaction. J’ai eu une entrevue avec ma directrice de recherche qui semble contente de mon avancée et qui m’a fait certains compliments. Nous avons pu avoir (pour la première fois depuis le début de l’année) avoir une discussion posée, où nous avons évoqué les points forts et les points faibles, ce qui a été fait, ce qu’il reste à faire. J’avais fait mon premier bilan avant d’y aller, elle m’a conforté dans mes ressentis : j’ai avancé  mais maintenant que cela prend je m’aperçois de la masse qui reste encore et le temps passe vite, il ne faut pas trainer.

Ça m’a fait du bien et mis un peu de baume au cœur de savoir que ça y est je suis bien lancée dans la bonne direction, qu’il y a des points forts dans mon travail, que je suis soutenue.

J’ai apprécié aussi qu’elle se soit rendue compte que trop de pression n’était pas bénéfique … (et je crois qu’elle a pu en apercevoir les effets !)

Mais je suis consciente qu’il reste beaucoup de travail et peu de temps… Que je risque de repasser par des zones de turbulences et de doutes. Le contexte et l’humeur ont changé mais la conclusion reste la même : la confiance en moi est loin d’être stable, je vais donc continuer à faire de mon mieux et espérer que cela ira le jour de la soutenance.

 

La majoration de temps (le 1/3 temps !)

Article s’inscrivant dans la série des aménagements scolaires. J’ai créé une catégorie dédiée rien que pour eux.

C’est l’aménagement qui est pour moi le plus utile mais sans doute aussi le plus difficile à mettre en place pendant l’année scolaire (en particulier à partir du collège) puisqu’il y a les contraintes de l’emploi du temps : quand une heure de cours est finie, elle enchaine sur la deuxième ! Toutefois il faut toujours le mettre dans le PPS, cela permet que les profs soient conscients de la difficulté et du besoin et donc plus attentifs et possiblement plus conciliants (pour laisser 5 minutes de plus à la fin par exemple) et pour que cela soit ça tout de même mis en place quand c’est possible. 

Souvent est évoquée en remplacement de cette majoration de temps impossible, une suppression de certaines questions. Mesure que j’ai toujours mal acceptée et donc jamais revendiquée en cours (puisque généralement les profs n’y pensent pas tous seuls.) Cependant, j’ai quelques souvenirs de profs du lycée qui me l’ont proposé et où j’ai « cédé » parce que je me rendais bien compte que je n’aurais pas le temps.  Mais je l’acceptais très mal puisque je vivais ça comme une injustice vis-à-vis de mes camarades, imaginez que tous les élèves aient séché sur cette question que je n’avais pas faite ? Pourquoi ils seraient plus pénalisés que moi qui n’avait pas plus les connaissances ? – Je note aujourd’hui que je n’ai jamais pensé dans le sens inverse : si je ne savais pas répondre à la Question 1 que je devais faire mais que je connaissais parfaitement la réponse à la question 8 que je ne devais pas faire…- Cette impression d’injustice était soigneusement entretenue par mes camarades qui ne comprenaient pas cette mesure (que ce soit la majoration du temps -pourquoi elle pourrait rester 5 minutes et pas moi ? – que pour la suppression d’une partie du sujet.)

Encore aujourd’hui, je trouve la majoration du temps très justifiée (je suis plus lente, si je veux produire un devoir de bonne qualité, je dois pouvoir aller à mon propre rythme -sinon, l’esthétique sera la première à en pâtir et on sait combien cela influence le correcteur, voire compte dans la notation.) Mais pas la suppression des questions (je veux/dois être évaluée sur le même contenu que tous !)

Parenthèse importante : Le tiers-temps est très bien connu des concernés, des centres d’examens, des médecins… Par contre dès qu’on en parle à un prof, on a l’impression qu’il tombe des nues et n’en a jamais entendu parler. Je rappelle donc le principe : un tiers du temps initial de l’épreuve est ajouté. Exemples :

  1.  une dissertation en 3h -> l’élève dispose de 4h (parce que 1/3 de 3 c’est 1 donc 3 (temps initial) + 1 (majoration) = 4.)
  2.  Un exercice d’une heure, ça donnera 1h20. 1/3 d’une heure = 1/3 de 60 minutes = 20 minutes ! Donc 1h +20 minutes.
  3. Pour un exercice de 15 min -> 20 min.
  4. Quand le temps n’est pas divisible par 3 on arrondit, généralement au-dessus.

Le tiers-temps pour les examens je l’ai dit c’est la base, il me semble que tous les élèves ayant un aménagement aux examens en ont un. D’abord pour des raisons pratiques : tous les élèves avec aménagement sont réunis dans une salle, imaginez qu’il faille demander à une partie de partir… ça ne serait pas vivable. Cependant, la raison principale c’est que le 1/3 dépasse la simple idée de lenteur. Le tiers-temps ça sert à pouvoir aller au toilettes plus souvent, à faire des pauses si c’est nécessaire, à avoir le temps d’un soin, à prendre son temps si on est brouillon (du fait de la dyspraxie, par exemple.), à se relire X fois pour un dyslexique, (liste absolument non exhaustive)

Fin de la parenthèse.

C’est pour moi un aménagement vital, qui me permet d’écrire à mon rythme donc bien proprement et sans me crisper. J’aurais du mal à m’en passer aujourd’hui. Pourtant ça n’est pas inné. Je pense que tous les élèves ont un jour rêvé d’avoir plus de temps pour une épreuve, le tiers-temps est un aménagement qui fait beaucoup de jaloux. Mais en fait ce n’est pas simple et pas sans inconvénient.

Parce que les épreuves durent généralement les épreuves durent 3 ou 4h ce n’est donc pas que quelques minutes en plus pour terminer rapidement sa conclusion (ce dont rêvent les élèves) mais vraiment un temps en plus qu’il faut savoir exploiter (et non, ce n’est absolument pas fait pour écrire plus !) Il faut donc d’abord apprendre ce qui nous prend du temps, apprendre à faire les épreuves dans ce temps là (quand tu as l’habitude de faire tes devoirs de 3h en 3h05, le jour de l’épreuve tu le fais en 3h10 ou 15 alors que tu aurais pu le faire en 4h en stressant moins, sauf que tu es conditionné.) Et puis il faut véritablement chercher tout ce à quoi ça peut servir : aller au toilettes, relire plus sa copie (pour un dyslexique), faire un brouillon bien détaillé avant de passer au propre, écrire bien proprement, faire retomber la pression, colorier la surface de la carte de façon appliquée, colorier une surface de carte 2 fois plus importante (du fait de l’agrandissement), prendre bien son temps pour souligner les titres, relire le texte et les questions plusieurs fois pour être sûr de n’avoir rien raté (pour un dyslexique ou dyspraxique), souligner les éléments importants du texte et poser les stylos sans précipitation (quand rien ne tombe, c’est plus agréable et ça enlève de la pression.), réfléchir à l’orthographe d’un mot (pour un dyslexique). Bref ça permet plein de choses. Pour moi ça apporte surtout de la tranquillité (le temps de me poser, de réfléchir) et un plus grand soin.

Idée que j’aime bien pour expliquer mon besoin du tiers-temps : quand on ne sait rien, on ne sait rien, le temps n’y changera rien (à part mouliner les idées noirs ou broder.) En revanche, quand on sait, il faut du temps pour mettre tout cela en forme, le poser bien proprement ; ça me permet de dissocier la tâche de la réflexion, et celle de l’écriture. Les deux me demandant de la concentration. Si je n’ai pas le temps qu’il faut la qualité de mon travail sera moindre.

Plus on est habitué au tiers temps mieux on s’en sert (parce qu’on apprend petit à petit à gérer le temps imparti, le temps qui nous est nécessaire pour chaque chose. C’est très bête, mais je sais aujourd’hui que pour une dissertation en 3h j’ai systématiquement besoin d’une heure pour préparer mes idées au brouillon + écrire l’intro et la conclu au brouillon. Puis un peu moins d’une heure pour chaque partie. Si je mets plus d’une heure au départ, je sais que je suis en retard.)
Pour les dissertations au lycée je ne m’en souviens plus mais j’avais aussi mes repères temporels. Mais j’insiste c’est très difficile à mettre en place, parce qu’en classe tu entends le discours général (au bout de … minutes il faut que vous ayez fini votre brouillon.), qui ne conviendra pas.Et pendant tous les exercices de l’année tu dois fonctionner selon ce schéma qui ne te correspond pas.

Enfin, au-delà du problème d’apprivoisement, il y a un autre inconvénient auquel on pense bien peu. Les conséquences sur les temps de repos.  Je prends l’exemple du bac parce que ça m’avait particulièrement frappé.

Le lundi : épreuve de philo le matin : 8h-12h > 8h-13h20, épreuve de littérature l’après-midi je crois qu’elle débutait à 14h30. Sauf qu’il faut être en salle avant. (14h15, je crois sans certitudes) et que, toute embrumée que j’étais, le temps de sortir de la salle et de retrouver mes amis à midi, j’ai commencé à manger à 13h45. Je n’ai pas eu le temps de me reposer autant que je le souhaitais.
La logique voudrait que les élèves plus fatigables aient plus de temps pour se reposer… Mais cette belle théorie est mise à mal par le tiers-temps (et alors là je ne vous parle même pas d’un élève qui a besoin de soins sur l’heure de midi…)

Pour finir le tiers-temps c’est génial mais ça a des limites : en prépa il y a des dissert’ de 6h. Si on applique le tiers-temps à la lettre ça donne une épreuve de 8h ! Peut-on vraiment tenir 8h ? Déjà au bout de mes 5h20 j’avais l’impression de comater…8h ça me laisse songeuse… Mais j’imagine qu’on s’y habitue et repousse les limites… (c’est aussi pour ça que s’entrainer pendant l’année est intéressant : s’habituer à tenir sur la longue durée.)

Cependant, comme je le disais en introduction, l’aménagement est un droit pas une obligation. Si l’élève a fini avant, il peut sortir avant. ça m’arrive, rarement, mais ça m’arrive. (Soit que je n’ai rien à dire, soit au contraire que l’épreuve était particulièrement facile pour moi.)