Questionnaire de Flow : 56 à 72

(Aujourd’hui c’est un gros morceau, je l’ai écrit petit à petit avant de me décider à finaliser la mise en forme pour le publier.)

56) Pourquoi avez-vous choisi le travail que vous faites actuellement ?
Je transforme la question : Pourquoi j’ai choisi les études que je fais actuellement ?
J’en ai déjà parlé plusieurs fois ici : l’enseignement proposé par cette école m’attirait beaucoup, il était à la croisée de plusieurs domaines qui m’intéressaient. Et j’ai continué dans cette école après le premier cycle (équivalent de la licence) parce que en y étudiant j’y ai découvert des métiers qui me plaisaient et le deuxième cycle était la suite logique pour y arriver.

57) Quels films préférez-vous regarder à la maison plutôt qu’au cinéma ?
Au premier abord j’ai eu envie de répondre aucun, le cinéma c’est trop bien. Mais en fait, il y a quand même des films que je ne paierais pas pour aller les voir au cinéma mais que je regarde avec plaisir quand ils passent à la télé : j’appellerais ça les films « divertissants » (certains films d’action, certains films à l’eau de rose : les acteurs / le scénario / le tournage ne sont pas forcément excellents mais ça fait passer un bon moment) et aussi les films très très commerciaux que je n’ai pas envie d’enrichir davantage  en allant au ciné.

58) À quel point vos jugements sont-ils indulgents ?
Je suis généralement très (parfois sûrement trop) indulgente. Je pense toujours qu’il peut y avoir derrière ce que je juge une raison que je ne connais pas (un handicap, un travail difficile, un quotidien compliqué, une journée pourrie…) et que le moment X que je vois n’est forcément représentatif. Mais il y a quand même certains domaines où je le suis beaucoup moins : l’orthographe par exemple, la curiosité gustative aussi (ne pas manger que pâtes-jambon.) Et les jugements sur moi-même ne sont pas du tout indulgents, au contraire.

59) Dormez-vous bien ?
Oui, j’ai cette grande chance, même quand je suis stressée je dors bien (dans ce cas le plus difficile est de s’endormir mais ça arrive toujours et après tout marche comme sur des roulettes.)

60) Quelle est votre dernière découverte ?
Question difficile : découverte à quel niveau ? Niveau gustatif j’ai découvert le poulet cuit à la vapeur froid c’est super bon ! (par contre chaud j’aime moins.) Niveau pro j’ai découvert le métier d’iconographe (enfin j’en avais déjà entendu parler avant mais là j’ai eu une présentation beaucoup plus complète qui m’a fait vraiment découvrir le métier.) Niveau études j’ai découvert des cursus très intéressants pour ce métier…. à Lyon (et quelques uns à Paris aussi).

61) Croyez-vous à la vie après la mort ?
Hmmm encore une question difficile. Oui j’y crois fermement. Une vie physique je ne sais pas (j’ai du mal à apréhender le concept de « résurrection de la chair » … je suis une mécréante 😉 ) mais spirituelle clairement oui.

62) Êtes-vous en colère contre quelqu’un ? Si oui, qui ?
Il y a quelques jours j’aurais dit « contre moi-même » mais ça va mieux. Et du coup, actuellement : non.

63) Prenez-vous souvent les transports en commun ?
Oui, minimum deux fois par jour en semaine (il est fréquent que je ne sorte pas le dimanche ou alors juste pour marcher.)

64) Qu’est–ce qui vous a causé le plus de chagrin ?
Et encore. Je ne sais pas. La mort de N. peut-être. Ou le divorce des parents de C. Ou le constat que je ne partageais plus rien avec C. qui était pourtant ma meilleure amie d’enfance (cette-même C.)

65) Êtes-vous devenu ce que vous vouliez être quand vous étiez enfant ?
Quand j’étais petite enfant (vers 4/5 ans je pense) je voulais être dresseuse de dauphin ou boulangère. Bon, c’est pas le cas. Mais quelques années plus tard j’avais dans l’idée d’être jardinier (pas le cas non plus mais je n’abandonne pas l’idée de remplir mon chez moi de plantes) ou archéologue ou bibliothécaire. Je m’en approche je crois ! Et puis si je sors du domaine des études, enfant je voulais devenir autonome, ça j’ai réussi !

66) Quelle chanson vous donne envie de danser toute la nuit ?
Je suis pas très danse… Du coup rien ne me vient…

67) Quel trait de caractère appréciez-vous vraiment chez un proche ?
La tolérance / l’ouverture d’esprit.

68) Quel a été votre plus gros achat ?
Mon ordinateur, acheté grâce à un gros chèque reçu pour mes dix-huit ans.

69) Donnez-vous une seconde chance aux gens ?
Oui beaucoup (l’indulgence tout ça…) parfois même une troisième, mais alors ce n’est généralement pas une bonne idée….

70) Avez-vous beaucoup d’amis ?
Non. Enfin, si je compte mes amis actuels – par « amis j’entends personne à qui je suis prête à me confier et que je sais qu’ils me répondront si je demande de l’aide – j’arrive à 13. Ce qui est plutôt pas mal. Mais, pour une raison que je ne comprends pas mes relations amicales ne durent jamais dans le temps. Je ne parle plus à mes amis du lycée ni à mes rares amis du collège, encore moins à ceux de primaire… Sur les 13 : j’en ai connu une au lycée, 10 depuis mon bac (à l’école ou au foyer étudiant), et deux cette année (à l’école.) J’ai l’espoir que mes amis post-bac résistent au potentiel déménagement… On verra.

71) Quel mot vous fait grincer des dents ?
L’expression « si j’aurais » pour la grammaire et tous les mots insultants utilisés contre une personne (dans le but d’insulter) pour le sens…

72) Avez-vous déjà eu le coup de foudre ?
Non.

Questionnaire de Flow : 1 à 5

Annick Annouck s’est lancée il y a quelques jours dans un très long questionnaire (210 questions !). En regardant les questions au premier abord je l’ai trouvé très impressionnant et difficile mais plus je vois ses réponses et plus je le trouve finalement abordable et j’ai envie d’y répondre aussi. Or mes réponses sont souvent trop longues pour que je puisse répondre spontanément en commentaire.

En plus, en ce moment j’ai envie d’écrire mais je n’ai pas le temps + je n’y arrive pas (mes petits bonheurs de l’hiver attendent depuis une semaine mais je n’arrive pas à trouver une forme qui me convienne…)

Or, ça c’est rapide et « simple » (pas de question de forme, de style…)

Je me lance donc. Ce ne sera probablement pas quotidien ni régulier mais dès que j’aurai envie d’écrire. (et ce ne sera probablement pas grandiose au niveau de la mise en forme et très fignolé…)

  1. Avec qui vous entendez-vous le mieux? Je crois que c’est avec ma soeur ainée, même si nous avons des profils scolaires et des manières de penser très différents. Nous avons un an et demi d’écart et nous avons souvons été dans la même chambre. Nous avons partagé beaucoup, nous avions/avons beaucoup d’amis communs (parce que je la suivais beaucoup, dans les soirées où je ne connaissais personne je liais connaissance avec ses amis !)
  2. À quoi passez-vous trop de temps ? à procrastiner, sur internet en particulier.
  3. Quelles blagues vous font rire ? Je suis très bon public, tout me fait rire, à part les blagues de sexe ou méprisantes.
  4. À quand remonte la dernière fois que vous avez fait quelque chose pour la première fois ? ça c’est une question que je trouve difficile. Je n’en sais absolument rien ! Cuire des poireaux à l’étuvée la semaine dernière ; acheter de la semoule bio en vrac le mois dernier … ça compte ?
  5. Pleurez-vous facilement devant les autres? Aloooors, ça dépend 😉 Disons que je vais rarement pleurer la première. Généralement quand je pleure devant les autres c’est qu’ils pleurent eux et ça me fait pleurer. Mais par contre effectivement je pleure facilement quand je vois quelqu’un -que je connais de près ou de loin- pleurer. Je pleure rarement devant un film que je vois en groupe alors que je pleurerais en le voyant seule, je pleure très facilement aux enterrements (même si je suis très peu attachée à la personne concernée. Je pense par exemple à l’enterrement de notre vieux voisin, je n’ai pas pleuré de tout l’enterrement, je le connaissais peu par contre je me suis mise à pleurer quand j’ai vu sa fille à la fin -alors que je la connais peu aussi- parce qu’elle pleurait comme une madeleine). Je peux aussi me mettre à pleurer nerveusement quand je suis très fatiguée, sous pression (et encore plus si j’ai mes règles… merci les hormones). Mais alors là c’est difficile et gênant parce que je pleure « pour un rien » et j’ai bien du mal à m’arrêter et à expliquer, les autres en face se contentent rarement du « c’est rien c’est la fatigue et le stress… » (surtout si, comme c’est mon cas, tu continues à pleurer en le disant….) (Oui, ça sent le vécu, hein 😉 )

Billet d’humeur : cohabitation et imperfection

J’ai récemment accueilli ma mère chez moi pour quelques jours. Ce n’est pas la première fois qu’elle venait dans mon appartement mais c’est la première fois qu’elle y est restée si longtemps. Elle y a dormi et mangé alors que les fois précédentes c’était juste un passage. D’ailleurs c’est aussi la première fois que j’accueillais quelqu’un pour plus qu’un repas.

Je me faisais une grande fête de ces quelques jours, ça faisait longtemps que j’en avais envie et que j’avais semé la proposition, elle aussi je crois que ça lui faisait envie depuis assez longtemps, ça s’est décidé sur un coup de tête. J’en avais envie pour lui montrer des choses dans la capitale et avoir un temps de partage en tête à tête. Je crois aussi que c’était une manière plus ou moins inconsciente de lui montrer comment je me débrouillais bien en autonomie.

Je n’avais pas du tout anticipé tout ce qu’il s’est passé. Tout ce que cela impliquait.

Nous avons effectivement passé de très bons moments ensemble, partagé beaucoup. Je ne voudrais pas l’oublier. Mais il y a eu aussi des moments de tension dont je me serais bien passée (même si, avec le recul, ils étaient mineurs.)

D’abord, elle a scruté tous les petits détails. J’ai du coup eu l’impression qu’elle remarquait plus les défauts que les efforts faits. (Elle ne m’a pas spontanément félicitée pour le ménage mais a noté que le rideau de douche était « moisi » par exemple.)

Ensuite, quand on s’est balladées elle m’a fait remarquer ce que je ne savais pas et que je « devrais savoir ». C’était juste pour me taquiner. Mais je l’ai mal reçu, comme une mise en doute de mes capacités.

Ensuite elle m’a coupé dans mes repérages dans les transports, elle a fait des remarques qui me perturbaient / court-cicuitaient. Du coup je paniquais et je réfléchissais de travers. (J’en ai déjà parlé ici : soit elle me laisse faire jusqu’au bout et c’est ok, soit c’est elle qui guide, mais pas entre les deux ! Et en l’occurrence hors de question que ce soit elle qui guide puisque c’est moi qui accueille.)

Dans les transports j’avais aussi l’impression qu’elle vérifiait chacune de mes décisions, comme pour s’assurer que je ne faisais pas fausse route. Encore une remise en cause de mes capacités que j’ai mal vécue (et là, pour le coup aucune excuse, ça m’énerve encore.)

Et puis chez moi, elle a fait des vaisselles et des repas. Et là j’ai été paradoxale. Très clairement, elle faisait ça pour prendre soin de moi, m’aider, parce qu’on avait fait beaucoup de choses dans la journée et qu’elle me savait fatiguée. Mais moi je l’ai parfois mal pris car c’est comme si elle prenait ma place. Comme si elle soulignait que j’étais trop lente pour faire le repas dans les temps avec ma fatigue. Comme si elle soulignait que faire la vaisselle à chaque repas c’est quand même beaucoup plus facile que de la laisser s’accumuler… Alors que bien sûr j’étais fatiguée et bien sûr ça m’aidait qu’elle fasse la vaisselle / le repas. Mais c’était une ingérence dans mon quotidien, moi qui voulait montrer mon autonomie.

Ces moments de tension ont été favorisés par plusieurs facteurs, principalement venant de moi.

  1. Je voulais l’accueillir chez moi, être la maitresse de maison mais la réalité m’a rattrapée je ne pouvais pas tout gérer à la perfection (le planing chargé + les obligations du quotidien). (Et je le découvre de plus en plus je ne supporte pas mes imperfections.) Il y a eu comme un décalage entre le week-end idéal et rêvé et la réalité que j’ai eu du mal à digérer.
  2. Fatiguée, je décuplais les moindres remarques lors qu’elles me semblaient négatives en oubliant-minimisant les remarques positives ou en occultant la volonté sous-tendue (prendre soin de moi.) Peut-être aussi que c’était fait ou dit maladroitement.
  3. Il y aussi une différence de mode de vie/philosophie qui joue. Ma mère est maladivement pointilleuse sur certains aspects (elle ne supporte pas l’odeur de cigarettte par exemple, entre beaucoup d’autres choses), c’est très envahissant et ça m’horripile. Pour reprendre l’exemple de la cigarette, comme elle ne la supporte pas elle pense tout de suite que c’est tout de suite aussi horrible pour moi et me dit tout de suite qu’il faut que je le signale à la résidence que je sens des odeurs de cigarette, il y certainement quelqu’un qui fume dans les environs. Alors que c’est autorisé de fumer chez soi. « Oui mais peut-être qu’il fume dans les parties communes et ça ça ne l’est pas » Sauf que non je ne vais pas faire tout un patacaisse pour une odeur, désagréable ok mais occasionnelle, juste parce qu’elle ne la supporte pas. Je sais qu’il y a une lourde histoire derrière, que c’est viscéral, que je ne peux pas changer ça. Mais j’aimerais juste qu’elle arrête d’identifier ses propres ressentis aux miens et qu’elle arrête de s’imiscicer dans ma vie à ce point. Pour ça il faudrait déjà qu’elle s’en rende compte, qu’elle réalise que c’est un problème, je ne suis pas sûre que ce soit le cas, il faudrait donc que je lui dise… Sans l’énerver (parce que c’est un point sensible) et sans m’énerver (parce que je me sentirais niée si elle n’accepte pas d’entendre mon avis différent que j’aurai fait l’énorme effort d’énoncer)… C’est pas gagné 😦

Au-delà de ces obsessions viscérales et envahissantes contre lesquelles je ne peux rien, il y aussi une manière de penser qui m’énerve (mais contre laquelle je ne peux rien non plus.) Elle laisse très facilement les points négatifs prendre le dessus et occulter le positif. S’il y a un truc qui s’est mal passé, elle va le répéter dix fois au cours de la journée. Alors que ça suffit, c’est passé et voilà. Après je sais qu’elle admire ma façon que j’ai de penser toujours au positif avant tout. Donc qu’elle est consciente de ce défaut (mais du coup dans ma tête, si elle admire, pourquoi elle ne le mets pas en pratique ? Oui, je sais, pas si simple…) J’ai remarqué qu’elle fait beaucoup d’efforts pour penser positif. Mais ça m’énerve quand même. (Dans le genre se pourrir la vie pour rien : il semblerait que je mange moins qu’à la maison. Peut-être, mais je mange à ma faim, et elle aussi. Alors où est le problème ? )

Le pire dans tout ça c’est que je me voyais être énervée pour des futilités ou des choses que je ne peux pas changer et ça m’énervait d’être énervée (alors que je rêvais de ces quelques jours depuis tellement longtemps.) En plus je vois bien que je lui reproche des choses que je fais moi-même (elle pense que je ressens forcément comme elle / je voudrais qu’elle fonctionne comme moi.) et ça aussi m’énerve beaucoup. Pour finir, ce qui m’énerve dans mon énervement; c’est que quand je suis dans cet état (énervement-fatigue-frustration) je suis incapable de l’expliquer. Du coup elle voit bien que je suis énervée mais ne sait pas exactement pourquoi, donc ça ne risque pas de changer... Bien sûr, je pourrais en reparler après coup. Mais il y a 2-3 freins. D’abord une difficulté à m’exprimer sur de tels ressentis et une peur que ce ressenti soit nié (elle excelle dans : « Mais non ce n’est pas ce que j’ai voulu faire/dire, tu m’as mal comprise ») et puis une contradiction de cette pratique (reparler de ce qui est mal passé calmement plus tard) avec ma manière de penser (laisser le négatif derrière.) S’il n’y avait que ce dernier point je pourrais passer outre, je le fais parfois avec des amis et ça passe très bien, parce que c’est constructif, que l’on s’écoute. Mais justement avec elle je « sais » que l’écoute ne sera pas la même, qu’elle ne va entendre que la moitié ou déformer mes propos. Je « sais » parce que j’ai déjà tenté parfois, mais c’était il y assez longtemps, je n’ai plus le courage de retenter, me confronter à un point de vue aussi radicalement opposé au mien.

(AnnickAnnouck j’ai essayé de faire comme toi car ça pourrait m’aider… Mais j’ai toujours autant de mal à exprimer de tels ressentis et à les publier… C’est terrible cette pudeur !) (Cette semaine j’ai écrit un autre article de ce type mais un  je-ne-sais-trop-quoi de honte/pudeur m’empêche de l’assumer et de le publier…)

Citation d’actualité…

Il ne sert de rien à l’homme de gagner la lune s’il vient à perdre la Terre.

François Mauriac

Voilà. Attention on va atteindre le point Godwin et ça pourrait revenir souvent…

Puisque certains semblent oublier l’Histoire, il faut sûrement faire un rappel. (Extrêmement simplifié mais qui suffit pour avoir peur et comprendre qu’on fonce droit dans le mur.)

En 1923 Hitler a fait un putsh raté, mais en prison il écrit Mein Kampf (Mon Combat en allemand.) et en 1933 il est élu chancelier. « Personne » ne croit qu’il est dangereux, sauf Churchill qui n’est pas écouté. (Entre 1933 et 1939, rien n’a été fait !)

Pour un rappel des faits historiques, c’est bien ici.

Et ça mène à des atrocités, toutes annoncées par Mein Kampf. Pour se les remémorer on peut très bien lire Si c’est un Homme de Primo Levi, Être sans destin de Imre Kertesh, voir La Liste de Schindler, Amen de Costa Gavras (des mois après j’en ai encore l’estomac retourné. Mais c’est le plus représentatif des questions que je me suis toujours posées, sans aucune réponse hélas.) (J’avais pensé en faire un article mais ça m’avait tellement remuée que je n’ai pas réussi. à voir avec le coeur bien accroché, et sans les enfants… Il n’y a aucune image violente, ce sont les idées et les silences, les sous-entendus qui le sont. C’est le film qui m’a le plus parlé et marqué sur le sujet.)

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Malheureusement à force d’agiter le point Godwin il semble que l’on  ne voit même plus quand ça vient vraiment. Malheureusement il semblerait qu’il ne faille même pas attendre la mort de tous les témoins de cette horreur pour qu’elle soit déjà oubliée.

Je me rappelle quand je lisais les livres d’Histoire, je me disais comme tout le monde : « Comment ça a pu arriver ? Comment on peut en arriver là ? Qu’est-ce qu’on peut faire pour l’empêcher, surtout une fois que la machine est en marche ?  » Eh bien aujourd’hui encore je me pose la question. Et aujourd’hui, alors que ça recommence, je n’ai toujours pas de réponse.

J’ai toujours été bien consciente en lisant mon livre d’Histoire, que se demander ce qu’on aurait fait si on y était n’avait aucun sens. On n’y était pas. Et c’est inimaginable. Comment peut-on présumer de nos actes face à une situation inimaginable ? Et on  ne peut connaitre la réalité de nos actions qu’une fois qu’on y est  vraiment. Eh bien là ça y est, on y est. Ce texte est une petite goutte d’eau dans l’océan pour que j’aie l’impression d’agir, pour montrer ma protestation, pour dire que non je n’ai pas oublié l’Histoire. Autre goutte d’eau dans l’océan en signe de protestation et de solidarité ici : https://secure.avaaz.org/campaign/en/president_trump_letter_loc/?aGelYgb . C’est un petit peu rassurant de voir les signatures augmenter très rapidement en temps réél…

On ne peut pas dire qu’on a pas été prévenu. Autrefois « ah mais on n’avait pas lu Mein Kampf » « non mais ça semblait infaisable… » versus aujourd’hui « non mais Trump ne sera jamais élu » « non mais Trump ne mettra jamais ses paroles en actes » ou aussi : « non mais il n’y aura pas le Brexit ». Ah bah si, en fait. Bon. Et alors « Non mais le FN ne passera jamais, Marine Le Pen ne sera pas élue, il y aura un mouvement de masse… » Ah.

Moi je vois toujours pas vers qui on va pouvoir tourner le mouvement de masse. C’est divisé dans tous les sens et il n’y a pas un con pour rattraper l’autre.

Sauf Charlotte Marchandise-Franquet… mais il faudrait qu’elle soit d’avantage connue et que les gens y croient un minimum… Croire que quelqu’un qui n’a pas fait de carrière politique peut nous gouverner (vu à quoi mènent les carrières politiques moi je suis plutôt 100 fois pour ! Et puis elle n’a pas d’idée dangereuse, on ne perd rien à essayer !) Croire que le système qu’elle propose peut fonctionner. Franchement quand on l’entend parler ça donne trop envie : elle se renseigne, demande l’avis de spécialistes , est-ce que ça marcherait je ne sais pas mais au moins elle, elle ne plane pas, elle ne nous embrouille pas par des beaux discours irréels, elle est au contact de la réalité. Et c’est ça qui manque aujourd’hui. Elle a un vrai projet et veut essayer, pas faire carrière  ! ça aussi ça manque… Alors oui, peut-être qu’elle pourrait… Si elle était davantage connue…

Pour la connaitre : ici, ici (là je réécoute et vraiment ça m’enthousiasme.) et en vidéo. (Vous trouverez de multiples articles aussi en tapant son nom sur votre moteur de recherche. Mais je trouve intéressant de l’entendre directement parler…)

Revenons à notre actualité, aujourd’hui on est prévenu : Trump a clamé haut et fort ses intentions et les met déjà en pratique. Marine a aussi clamé haut et fort qu’elle était d’accord avec tous ses faits et gestes… Que c’est ce qu’elle souhaite mettre en pratique.

Ce qui me fait super peur, au delà de toutes ces élections, c’est l’état global du monde actuellement. Dans les années 30, les fuyards se sont réfugiés aux USA et au Royaume-Uni. Aujourd’hui… C’est plutôt le mouvement inverse… Mais où vont-ils se réfugier ? En France c’est mal embarqué, comme dans tous les autres pays d’Europe. Au Canada, peut-être oui…. Je sais qu’il est grand mais quand même… Les Syriens ne sont pas sortis de leur merdier… (oui je suis vulgaire, faut que ça sorte.)

Quand j’ai copié la citation de Lilo je n’ai pas imaginé que ça laisserait sortir un tel flot… Mais ça fait du bien de mettre des mots sur la tristesse, la peur et la colère. (et de partager un peu d’espoir, malgré tout…)

 

Ces parents qui s’expriment à la place de leurs enfants #1 : préambule

S’il y a bien une chose qui m’énerve, une manière d’écrire, une attitude, c’est ça.

Bien sûr il y a les parents qui calquent leurs envies et leurs frustrations sur leurs enfants :

Je n’ai pas pu faire de piano, tu seras le meilleur !

Et ça m’énerve aussi beaucoup (laissez votre enfant exprimer SES goûts, SES envies !!!)

Mais moi, je pense plutôt à certains parents d’enfants différents qui ouvrent un blog et s’expriment à la première personne,  comme si leur enfant de 1 an pensait et parlait déjà comme un adulte…

Aujourd’hui j’ai fait de la kiné, j’ai eu mal mais j’ai été très courageux !

NON NON ET NON !!!

D’avance cher lecteur je te demande pardon pour l’article qui va suivre, ça va être long (le titre en lui-même donne un avant-goût 😉 ) et sûrement un peu brutal aussi. Parce que ça m’énerve vraiment énormément.

J’aurais aimé écrire quelque chose de plus joyeux, il y en a bien besoin ces temps-ci. Sauf que : j’ai pas trop le temps, comme tout le monde (ou presque) je suis en rogne en ce moment et ça fait assez longtemps que ce coup de gueule attend et vous l’avez réclamé… Or un coup de gueule c’est parfois difficile à écrire tellement ça remue des émotions (de la colère par exemple… je dis ça au hasard, bien sûr…)

Oui, moi je suis comme ça : quand il y a trop d’émotions, c’est le bazar et plus rien ne sort. Alors que certains c’est l’inverse, tout sort d’un coup. Mais je crois que je préfère mon mode ça permet d’avoir le temps de tout reposer à plat et de réfléchir avant de dire des bêtises. Mais bon, parfois c’est embêtant quand même…
Bref je m’éloigne…

Donc je disais : un coup de gueule c’est parfois difficile à écrire et à mettre en ordre. Or aujourd’hui ça a bien voulu se faire (peut -être que les temps sont propices aux coup de gueule en fait :-D)  (Peut-être aussi parce que je suis en pleine opération de procrastination, hum. ) Donc je le publie, voilà. A vous de voir quand vous voulez le lire : quand vous êtes déjà déprimé et en colère contre tout -ou presque- ou quand vous irez mieux… Ou jamais (c’est une option :-D) (Dans ce cas sautez les deux prochains post sur le sujet 😉 )

Sachez toutefois que j’ai quand même un beau petit bonheur en face de moi : il y a du soleil, le ciel est bleu et l’arbre est couvert de feuilles mordorées (il semblerait qu’il soit encore loin d’avoir tout perdu :-D)

2° petit bonheur : j’ai racheté une plante ! (Oui finalement j’ai même pas tenté de déterrer l’ancienne, parce que ça m’aurait pris trop de temps et salit partout pour un résultat incertain et parce que cette plante semi mourante me déprimait -ce qui est contraire au but recherché- et qu’il y a une promo qui m’a fait de l’œil alors j’ai plus voulu attendre…) (Peut-être qu’un voisin courageux a récupéré l’ancienne près des poubelles…)

3° en option si j’arrête de procrastiner : ce soir tout sera propre chez moi !