Questionnaire de Flow : 123 à 133

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas répondu à ce questionnaire ! (quoique là j’avais déjà écrit la plupart des réponses, je n’ai fait que quelques petits rajouts…)

Les questions précédentes sont ici.

123) Dites-vous toujours ce que vous pensez ? Non (hélas ou pas, je pense que savoir se taire est aussi une qualité.)

124) Etes-vous bon perdant ? Oui, tant que les règles sont respectées.

125) Quelles vieilles rancunes trainez-vous ? Je ne suis pas rancunière.

126) L’herbe est-elle toujours plus verte ailleurs ? Non !

127) Tombez-vous amoureux facilement ? Non.

128) A quoi pensez-vous avant de vous endormir ? Ce qu’il s’est passé dans la journée (je ressasse souvent ce qu’il s’est mal passé, ce que je n’ai pas fait mais je repense aussi aux bons moments) et ce qui est prévu les jours suivants (en bon ou moins bon encore une fois).

129) Quel est votre jour de la semaine préféré ? Maintenant ça m’est égal. Fut un temps, c’était le samedi.

130) Quelle est votre plus grande victoire ? Avoir osé partir à Paris juste après le bac.

131) Avec quelle personne célèbre aimeriez-vous passer une journée ? Hmm, Ah, Emmanuelle Laborit, j’aimerais bien. (Nan mais, rendez-vous compte, à 22 ans, elle avait le prix Molière et écrit un livre… 22 ans, j’étais en M1 et je lisais son livre…) ou Christine Taubira aussi. Le problème de passer une journée, c’est que je vais me sentir ridicule et dire que des trucs idiots (voire rien du tout.) Heureusement que ce n’est que de la fiction…

132) Avez-vous déjà été amoureux d’une personne célèbre (et inatteignable) ? Non. être impressionnée / trouver beaux des tas d’acteurs, ça oui. Mais je n’en suis pas tombée amoureuse… (en même temps si on relit la réponse à la question 127 ci-dessus…)

133) Quel est le métier de vos rêves ? Existe-t-il ? Dans mes rêves les plus fous sûrement mais il n’a pas de nom et quoi qu’il en soit je ne le dévoilerai pas ici…

(Suite au prochain épisode … J’ai encore une petite série de questions auxquelles j’avais répondu il y a longtemps… Le prochain épisode est donc demain !)

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Vrac questionnement (avec sondage !)

Bon. On dirait que je deviens un habituée du vrac moi qui disais que je ne savais pas faire ^^

Je me pose des questions (ça change, hein ?)

D’abord, sur la kiné. Je suis un peu perdue parce que tout le bien que j’en pense se mélange avec les points négatifs de plus en plus nombreux. Certes, les massages me font du bien, certes les exercices sont bien adaptés, certes elle me dit de prendre mon temps, certes elle est à l’écoute. Mais… La séance de 30 minutes est trop courte pour tout faire, encore plus quand presque 10 minutes sont déjà mangées par le déshabillage et rhabillage, ça me donne une impression de dispersion et de bâclage que je n’aime pas, je m’interroge sur les bénéfices réels. Certes les massages du dos me font du bien mais c’est un tombeau des Danaïdes, on n’arrivera de toute façon jamais à la perfection, d’une semaine sur l’autre j’ai largement le temps de me re-raidir surtout quand ce n’est pas fait en profondeur. Maintenant que je suis revenue à une souplesse stable de ce côté, j’aimerais que les jambes soient un peu moins délaissées, parce que de ce côté là ça ne va pas beaucoup mieux, j’attendais une évolution de la prise en charge avec le temps mais elle ne vient pas. Mais peut-être que je suis trop pressée, et/ou peut-être que je ne m’exprime pas assez.

Sauf que : j’ai l’impression qu’elle est aussi « mal à l’aise » que moi pour parler… Aucune de nous d’eux n’a cette facilité de parole et donc ça n’accroche pas, ce qui rend la communication d’autant plus difficile… Je sais bien que je ne dois pas comparer avec le précédent mais en comparant avec LES précédents je me rends bien compte que j’ai besoin de quelqu’un avec qui le contact s’établit facilement, ici ce n’est visiblement pas le cas, il faut pas que je confonde la bonne entente et le respect. De nouveau je me demande jusque quand trouver que c’est normal, jusque quand attendre ?

En plus de ça, un autre point me gêne, ça fait déjà quelques séances que celle-ci est malencontreusement reportée d’un jour sur le lendemain pour diverses raisons : problème de chauffage, d’électricité, retard à cause d’une urgence… Là encore j’hésite : est-ce que c’est de la pure malchance, je tombe au mauvais moment ? Ou est-ce que cela est un signe qu’elle a trop de patients et pas assez de disponibilité pour moi ? En fait, ça me perturbe vraiment parce que ces reports à répétition me donnent un sentiment de non-respect qui va totalement à l’encontre de tout le reste de ce que je vois… Et en même temps ça s’ajoute à tous les autres petits trucs qui me donnent envie d’aller essayer ailleurs…

Sauf que, essayer ailleurs ça veut dire partir (quel esprit de déduction !) : comment je le justifie ? Essayer ailleurs ça veut dire plus loin, alors que c’était tellement pratique ici dans ma rue. Essayer ailleurs, oui mais est-ce que je suis sûre de trouver mieux ?

J’ai deux cabinets en ligne de mire à 10/15 minutes à pied… J’irais prendre rdv à pied, ça évitera le téléphone. L’avantage de ces deux cabinets c’est qu’il y a plusieurs kinés donc d’autant plus de chances que je trouve quelqu’un qui connaisse vraiment ma pathologie (parce que du coup avec la non-évolution, je me demande si elle ne reste pas concentrée sur le dos parce que c’est plus son domaine de compétences), l’autre avantage c’est qu’ils ont certainement plus de disponibilités, le 3° c’est que je ne suis pas dépendante du bus qui passe dans plus ou moins longtemps (contrairement à mon kiné d’avant).

Ce qui me fait peur c’est de recommencer « l’errance » de kiné que j’ai eu dans le sud, j’ai pas très envie c’était une période très pénible. Kiné A fait de la mauvaise kiné, tant pis allons un peu plus loin chez kiné B, ouais c’est mieux mais c’est quand même pas top… Allons chez kiné C dans la joie et la bonne humeur ! Dans le sud, j’ai fini par me lasser des changements, j’ai retrouvé une bonne prise en charge uniquement grâce au Sessad, je ne peux plus attendre une telle fin heureuse… Donc il faut que je me bouge les fesses. ça m’énerve (et me fatigue).

Je pense que je vais attendre les vacances de Noël, si ça ne s’est pas amélioré (moins d’exos plus d’étirements des jambes, moins de reports et plus de discussion) (hélas, je me rends compte à quel point j’ai peu d’espoir) je ne reprendrai pas rdv en janvier et j’irai voir ailleurs avec une nouvelle ordonnance. (J’ai parcouru tout l’internet pour trouver des kinés ayant une spécialité « rééducation neurologique » près de chez moi… Un tel annuaire n’existe pas, hélas…)

Fin du chapitre kiné.

Début du chapitre : vie du blog.

En ce moment encore une fois, j’ai plein de choses à raconter.

J’ai le tag de lecture qui attend depuis longtemps -cet été, j’ai un article sur la dyspraxie qui attend depuis que j’ai vu une vidéo intéressante, j’ai un article sur la spasticité qui attend depuis que je comprends de mieux en mieux (« j’avais » plutôt, parce que David est en train de faire tout le travail pour moi ^^ : ici et ) et là-dessus se sont rajoutés une critique de cinéma (bon, il passe plus a priori donc ça peut attendre) (enfin quand même si ça passe je vous recommande d’aller voir  Dans un recoin de ce monde pour l’histoire, l’Histoire, l’esprit poétique… et pour pleurer.) et il y a le tag de Noël (si je pouvais le faire dans le temps de Noël ce serait tout de même mieux…) et là dessus la kiné m’a fait faux bond et donc cet article est arrivé…

Vous l’aurez donc compris, encore une fois, les brouillons s’accumulent. Mais (parce qu’il y a un « mais ») je sais que ça va se finir comme d’habitude : je vais en écrire et publier que quelques-uns et les autres vont s’empoussiérer. Je suis donc en train de réfléchir à mon rythme éditorial (ça fait chic dit comme ça). Comme je l’ai déjà dit récemment, en publiant des articles trop rapprochés les uns des autres j’ai l’impression d’écraser le plus ancien sous le plus récent et donc publier rapprocher (ce qui me permettrait de raconter tout ce que je veux en ce moment) me gêne.

Mais… qu’est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous partagez cette impression ? Est-ce que ça vous gênerait si je publiais plus ? (En même temps, je me dis que vous êtes grands vous lirez ce qui vous intéresse le plus et puis voilà..)(Mais j’ai l’impression de perdre en « universalité » : avec une publication lente le lecteur peut tout lire et ainsi découvrir ce à quoi il ne se serait peut-être pas intéressé…)

Sinon, évidemment il y aurait une autre solution : écrire quand je peux et programmer les publications. Mais pour moi c’est inenvisageable. D’abord ça casse la spontanéité. Ensuite, quand j’ai fini d’écrire un article j’ai besoin de le publier, tout de suite. (Dans un brouillon il reste toujours, au moins, une part de relecture – réflexion : est-ce que j’ai bien articulé ce que je veux comme je veux, est-ce que j’ai bien écrit tout ce que je veux, est-ce que c’est bien la mise en forme qui convient ?)
Bref, la programmation c’est pas la solution.

Evidemment : un sondage !

Le travail, ce truc angoissant

J’aime pas trop publier des articles proches les uns des autres, comme si le deuxième allait oculter celui d’avant mais j’ai besoin d’écrire, d’extérioriser. Beaucoup d’émotions positives et négatives se mêlent en ce moment… ça fait un joyeux foutoir.

C’est une histoire de stage.

J’ai été prise dans le premier stage pour lequel j’avais postulé. Ça a été un grand soulagement mais aussi une grande surrprise. Ça a été trop vite pour moi. Dans ma tête j’allais avoir le temps d’envoyer d’autres candidatures avant de recevoir une réponse. Dans ma tête, j’écrivais et envoyais d’abord celle-là parce que c’était la plus facile à écrire (parce que la seule qui répondait à une offre existante et qui ne soit pas une candidature spontanée) mais que c’était seulement pour me lancer, ensuite j’aurais le temps d’en écrire d’autres en attendant une réponse. Sauf que non, la réponse a été très rapide. Trop. J’étais partagée entre le soulagement de ne plus avoir à m’occuper de ça (parce qu’on ne le dit pas assez mais faire des lettres de motivation c’est ultra déprimant -même quand on est très motivé.) et un sentiment de pression (parce que si ils répondent si vite, c’est a priori qu’ils sont très intéressés), le sentiment d’être coupée dans mon élan et d’avoir l’herbe coupée sous le pied.

Bon, ensuite j’ai eu un petit temps avant l’entrevue, dans l’intervalle j’ai donc envoyé une autre candicandidature (spontannée celle-ci) qui me motivait beaucoup. En partie pour m’enlever cette impression de « mais j’avais pas prévu ça comme ça », en partie pour pouvoir répondre si jamais on me demandait « et vous avez postulé ailleurs ? », en partie aussi pour avoir une autre possibilité si finalement l’entretien n’était pas concluant et enfin, en partie pour justifier d’un « dynamisme » de recherche auprès de mes profs si cet entretien n’aboutissait pas. Bref, envoyer cette deuxième candidature m’a permis de me tranquiliser.

Je me suis servie de mes expériences précédentes d’entretien (qui malgré leur petite préparation n’avait pas été très glorieux) pour bien me préparer. C’était bien mieux, j’ai été bien moins déroutée et beaucoup plus dégourdie. Je suis assez fière de moi sur ce coup. Parce que ma préparation m’a donné de l’assurance et je sais que ça a joué sur la décision finale.

Maintenant que le sentiment ambivalent du stage arrivé trop vite est retombé (ça va vraiment être passionnant), je me retrouve face à un autre problème : est-ce que je vais être à la hauteur ? Est-ce que je vais être capable d’accomplir le travail qu’on attend de moi ?  Parce que très clairement le contexte de ce stage est très différent de ma précédente expérience : ce n’est pas un stage de découverte / perfectionnement, c’est un stage de fin d’études. Ce n’est pas un stage où je vais butiner partout et faire des petites tâches bien encadrées mais un stage avec une grande mission directrice, avec probablement encore plus d’autonomie. Ce n’est pas un stage où je vais apprendre, découvrir mais un stage où je dois mettre en application mes compétences. Encore plus que le précédent je le vois comme une confirmation du fait de savoir si je suis capable de travailler ou non, si je suis apte au travail que j’ai choisi malgré mon handicap, si celui-ci n’induit pas trop de lenteur ou trop de fatigue. (Personne ne m’a jamais dit que je n’étais pas apte à travailler mais suis-je bien adaptée au marché du travail actuel où on demande toujours plus de rentabilité ?) (Quand on dit que c’est la société qui crée le handicap…)

Bon et puis, le master 1 et son mémoire sont passés par là aussi. Je me pose d’autant plus de questions, évidemment. Est-ce que je suis vraiment capable de m’organiser, de faire front face à une tonne d’activités ? Je me sais depuis longtemps très mauvaise à la double tâche, je gère les choses par bloc. Ça avait été un de mes grands problèmes l’an dernier, mon emploi du temps était tellement chargé que sur mon temps libre je n’arrivais pas à dégager des blocs de temps suffisants pour chaque « front » : la recherche du mémoire, la révision des cours, l’intendance du domicile et le repos. Du coup je faisais les choses par à-coup en alternance. L’alternance entre les différents blocs a toujours été mon fonctionnement, sauf que là les écarts étaient trop grands. Donc, comment cela se passera-t-il dans le monde du travail ?

Ce qui me rassure un peu c’est qu’a priori j’aurais une demande particulière à laquelle répondre, des directions tracées. Pas un vaste sujet dans lequel je dois me plonger et chercher moi-même les questions à me poser. Donc moins de risques de m’éparpiller, me perdre ou m’attarder sur quelque chose qui n’est finalement pas utile. (C’est notamment pour ça que j’ai choisi ce métier, c’est un métier dans lequel je réponds à des demandes ou missions précises. Je m’adapte aux demandes mais je pose pas les questions initiales –ou alors des questions toutes faites.- Et ça justment, je sais bien faire, normalement. J’ai une question, je cherche la réponse, j’ai un cadre vide, je le remplis, j’ai une demande précise, je m’y adapte et répond en fonction.)

Ce qui me rassure aussi un peu c’est que l’an dernier malgré toutes les difficultés, j’ai quand même acquis des compétences, une maitrise de certains outils et méthodes, qui vont me resservir. Et je suis en train d’acquérir de nouvelles compétences que je mets directement en application (merci le parcours bien fait 🙂 ) et je les maitrise bien.

Bref. ça devrait le faire ce stage. Le problème c’est que je le vis vraiment comme une préfiguration du monde du travail (parce que bon, après un M2 pro en général… on travaille, ahem), et ça … ça le fait pas du tout.

D’abord, ma première possibilité de travail passe par un concours. J’aime pas les concours. Déjà rien que le principe me hérisse (ai-je besoin d’expliquer pourquoi ? Je n’aime pas me mesurer aux autres. Je serais forcément moins bonne, moins rentable.) (ouais, parce que ok je souris, je suis optimiste, généreuse, joyeuse etc mais toutes ces qualités ne rentrent pas dans le résultat d’un concours -ou très peu.) (et pour l’instant dans les qualités « studieuses » je n’ai pour moi que la rigueur, l’observation, et l’écoute. BON, ça fait déjà 3.) (ahem, avez-vous remarqué l’avalanche de qualités ?) (j’arrête avec les parenthèses si je veux) En plus c’est un concours rare et avec peu de places. Youpi.

Bon, le truc rassurant, c’est que je suis dans le secteur culturel. Un domaine où les gens sont assez tolérants et ouverts face au handicap. Donc, si ils estiment que j’ai des qualités, je serais jugée sur elles et non mon handicap. Sauf que c’est aussi un secteur en crise et manque de sous, donc s’ils considèrent que ma lenteur est un frein, que je ne suis pas suffisament « rentable »… bah, ils privilégiront quelqu’un d’autre avec peu ou prou les mêmes qualités que moi. (Ouais, je suis optimiste mais quand même ça dépend des sujets, faut pas pousser mémé dans les orties, je suis un peu réaliste aussi.)

Donc… les autres possibilités de travail c’est où ? Bah, dans le privé. Donc dans des entrepirses qui accordent probablement encore plus d’importance à la rentabilité.  Je suis mal barrée.

Précisons que pour les deux candidatures faites (comme pour mes précédentes candidatures en 3° année de licence) je n’ai pas précisé que j’avais la RQTH. Les gens sont ouverts et tolérants en milieu culturel mais il faut pas abuser non plus, je n’avais pas envie de tenter le diable et d’essuyer les refus parce que j’ai effrayé. Et encore moins l’envie de me poser incessament la question « est-qu’ils ont rejetté ma candidature à cause de ça ? » De plus, j’assume mon handicap sans problème mais je ne suis absolument pas prête à en parler en entretien, quoi dire qui ne me sois pas préjudiciable ? (Je ne sais pas si je serais un jour capable d’utiliser ce truc.) (ahmandieu… Je sais pas jusqu’à quand va la reconnaissance, faudrait que je m’en préoccupe pour en refaire la demande…) Soit ils s’en rendent compte en cours de route et je compose soit non et je fais comme d’habitude. (Le petit démon dit que la dernière fois que je n’ai rien dit en espérant à moitié qu’on s’en rende compte/ que cela se voit et sois compris -l’année dernière- ça m’a menée au désastre… Chut.) (visiblement ça n’avait pas été vu et considéré comme des signes de « fille pas bien dégourdie ».) (J’ai pas l’intention de laisser la situation se dégrader jusque là, ça sera dit avant, si le besoin se fait sentir.) (chut petit démon, oui je suis sûre.) (oui c’est la fête des parenthèses.)

Au départ, je pensais aussi écrire sur deux autres sujets qui m’ont un peu perturbée ce week-end. Mais finalement c’est déjà bien long et surtout écrire ça a suffi à me calmer (!) Peut-être que ces deux petits sujets épineux m’ont blessée uniquement parce que celui-là me turlipinait déjà pas mal. L’arbre qui cache la forêt.

 

Vrac presque en brèves

Il y a de drôles de coincidences. Il y a peu, je remarquais que je n’étais pas capable d’écrire des articles de vrac, où j’évoquerais de manière brève divers sujets qui n’ont rien à voir les uns avec les autres.

J’ai essayé plusieurs fois mais à chaque tentative chaque idée que je voulais brève était finalement tellement développée qu’elle suffisait à faire un article entier. Bref, jusqu’ici toutes mes tentatives ont été des fiascos totaux. (il fallait que je le case quelquepart, j’aime bien le son de « fiascos totaux ».)

Et pourtant je crois bien qu’aujourd’hui je vais y arriver. Suffirait-il de constater un « échec » (en lequel je ne crois pas) pour le dépasser ?

***

Première nouvelle importante du soir : ça vaut le coup d’être culottée ça paye. (Je vous laisse vous rafraichir la mémoire ici, si nécessaire.)

Je suis complètement déphasée. Je m’aperçois que je me suis comportée jusqu’à maintenant avec l’idée que mon culot n’aboutirait pas. Qu’au fond c’était tant mieux si je n’étais pas retenue parce que de toute façon j’avais envie de changer d’air. Et pendant toute cette attente, j’ai trouvé tous les points positifs du cursus que j’allais suivre ailleurs. (Et mes amies ont abondé dans ce sens.) Depuis 3 jours j’en étais même clairement convaincue, ce cursus pouvait être formidablement enrichissant. Seul bémol : la distance (donc long trajet tous les jours ce qui n’est pas idéal pour la fatigue.)

Bref (oui, c’est censé être une brève tout de même) finalement je suis admise… Et donc j’ai le choix. Et donc je suis perdue. D’autant plus perdue que tous se réjouissent autour de moi, ils expriment tous un enthousiasme que je ne ressens pas moi.

Je me retrouve avec un choix cornélien : choisir de continuer mon école, rester dans le prestige, « l’enseignement d’excellence », aller au bout du cursus commencé. Mais accepter une année avec beaucoup de travail (ce que je ne souhaite pas.) Mes parents, et une certaine partie de ma raison, me poussent dans cette voie. Elle a d’autres avantages à ne pas oublier : le trajet depuis mon logement actuel est bien plus court : pas besoin de déménager ou de faire de longs trajets quotidiens. De plus, cela me plait tout de même beaucoup par l’immersion dans le monde pro et je suis certaine que les cours me plairont.

Choix B : aller dans une fac (où j’ai également été admise) pour acquérir des compétences plus généralistes mais très techniques (ce qui me fera peut-être défaut dans la 1° formation) Mais la fac est décentrée donc soit déménagement soit longs trajets, je n’ai envie ni de l’un ni de l’autre. Et même si la plaquette me semble prometteuse et que j’ai entendu beaucoup de bien de cette fac… Et si j’étais finalement déçue ?

Au fond, je crois bien que mon choix est déjà fait. Pour l’option A. Mais qu’il me faut du temps pour me faire à l’idée de recommencer une année chargée. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti cette peur du regret face à un choix. En choisissant l’option A j’ai peur de regretter d’avoir accepté cette nouvelle année chargée. Mais en choisissant l’option B j’ai peur de rater une occasion. Peut-être que je réfléchis trop. Peut-être que je me projettes trop loin. Peut-être que réfléchir aux amménagements, les accepter plus largement, suffirait à régler ce problème de charges.

Depuis la lecture des résultats et des admissions je retourne en boucle l’histoire du paysan indien / du paysan chinois (l’histoire est la même, seule la culture de celui qui raconte change le contexte…) Donc chaque choix est bon, chaque choix aura des répercussions différentes que je ne pas voir de là où je suis. Mais ça ne m’aide pas à trancher.

En discutant avec une amie j’ai pu saisir les différents problèmes que cela soulève et qui me remuent : il y a la confiance en moi (encore et toujours), il y a le syndrome de l’imposteur, il y a la peur de décevoir, il y a la difficulté à accepter de l’aide là où j’aimerais me débrouiller seule (tout le temps, donc) et il y a mon ego/ mon ambition.

Bref, je vais encore y réfléchir pas mal de temps.

****

J’ai plusieurs articles en brouillon écrits progressivement ce mois-ci. J’en ai notamment écrit un sur mon expérience du mémoire. Comme tout ce qui touche au mémoire, il est j’ai du mal. C’est marrant parce qu’il y a quelques jours alors que je l’augmentais encore un peu j’ai pensé attendre la publication des résultats pour le publier car ce serait une manière de tourner la page. Comme quoi, je pensais vraiment que je ne serai pas admise. Avec toutes les questions que me posent les résultats je n’ai plus envie de le publier maintenant. Peut-être plus tard … Ou peut-être pas.

***

Je me sentais enfin reposée, enfin sereine. Et puis finalement non, c’est reparti pour un tour de questionnements et de doutes. Heureusement que c’est les vacances. Car oui, c’est le deuxième élément important à retenir de ces brèves : demain je prends le train, je pars de Paris pour l’été… Je pars aussi de la blogosphère (pour l’été seulement, bien sûr !)

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Vie culturelle de l’été :

Si vous êtes à Paris ou si vous passez par là, je vous recommande l’exposition Nous et les autres du Musée de l’Homme, très instructive. Ainsi que l’exposition Rodin du Grand Palais (magnifique pour ceux qui aiment Rodin, évidemment.)

Je ne sais pas combien de temps il reste en replay mais je vous conseille aussi « Même le vent semble pleurer » sur Arte. Très beau. (mais il faut avoir le cœur bien accroché, surtout au début.)

Et merci Anick Anouck et The Miss :  deux des livres prévus (dont un déjà commencé) pour cet été sont issus de vos conseils – lectures !

Voilà, voilà, je trouve que pour un premier vrac c’est pas mal. (Mon premier titre était « Brèves en vrac » mais par honnêteté je l’ai changé 😀 )

 

 

« Le soleil est pour toi » de Jandy Nelson

Une nouvelle lecture, une nouvelle bonne surprise. (De manière générale j’aime beaucoup scripto. Il y a des maisons d’éditions  comme ça, qui ne me déçoivent pas… (je n’ai pas de conflits d’intérêts, ce billet est totalement libre !))

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source : priceminister

Encore une fois, je préfère vous faire mon propre résumé :

Il s’agit d’une famille : un père, une mère, un garçon et une fille – des jumeaux. Le récit se fait alternativement par les yeux du garçon, Noah, 13 ans et demi, et par les yeux de la fille, Jude, presque 3 ans plus tard (à 16 ans donc, si vous suivez bien).

Les deux jumeaux ont des caractères très différents et sont pourtant très proches. Ils ont deux visions différentes, deux manières de s’exprimer différentes et pourtant se comprennent très bien. Un lien très fort les unit : ils sont jumeaux. (Je me répète un peu…)

Au fil du récit, on s’installe dans les pensées de Jude et de Noah, ceux-ci nous apprennent chacun à leur manière les évènements qui bouleversent ou ont bouleversé leur vie. Noah parle du présent, Jude entremêle son présent avec le passé qui la hante, ainsi s’entremêlent leurs vies, leurs récits, leurs vécus, leurs visions … différents mais parallèles.

Au fil du récit on découvre ce qui les sépare / ce qui les a séparé peu à peu.

Pour finir, ça a peut-être de l’importance pour certains, ça se passe aux États-Unis, sur la côte (Est ou Ouest je ne sais plus…), tout proche de l’océan.

Ce que j’en ai pensé :

J’ai beaucoup aimé cette écriture alternante. J’ai beaucoup aimé me plonger dans la peau des personnages. Il m’a fallu cependant un certain temps d’adaptation, je n’ai pas accroché tout de suite. J’ai bien aimé la vision poétique du monde qu’ils ont chacun (je me suis sentie plus rapidement proche du monde de Noah). J’aime beaucoup leur manière d’analyser / d’exprimer leurs sentiments.  J’ai beaucoup aimé la folie des personnages, leur passé torturé.

Bon et puis, soyons honnêtes, c’est entre autres l’histoire d’un drame familial et j’aime bien lire des histoires de drame familial. (Pourquoi ? Je ne sais…)

C’est aussi des histoires d’amour, ça ce n’est pas trop mon truc mais ça parle de  l’apprivoisement des sentiments, et ça me parle déjà plus. Mais aussi l’acceptation et le choix (ou non choix) de sa vie, ça aussi ça me parle. C’est aussi l’histoire de personnages qui se cherchent et se découvrent, qui mentent – aux autres mais aussi à eux-mêmes – qui n’osent pas parler, n’osent pas se montrer tels qu’ils sont…. ça encore ça me parle. (Le dernier épisode est tout récent… c’est ici)

Pourtant, malgré tous ces ingrédients que j’aime, j’ai failli abandonner.

Parce que les chapitres sont trop longs pour moi. Je préfère m’arrêter à la fin d’un chapitre, or là si j’attends la fin du chapitre… Je lis trop longtemps ! C’est dû au souhait de l’écrivaine de faire alterner les voix de Jude et de Noah, et forcément pour que ça ait un sens et qu’on ne s’y perde pas, il faut raconter tout un évènement… et donc c’est long. Je pense que le livre aurait gagné à être découpé en parties puis chapitres, ou chapitres et sous-chapitres…

Parce qu’ il m’a fallu un certain temps pour entrer dans le monde de Jude mais aussi pour « accepter » l’écriture attachée à Noah. (Question de traduction ou du style de l’écrivaine ?) Il m’a fallu aussi un certain temps pour me détacher de ce que j’avais lu en quatrième de couverture. (Ne lisez donc pas la quatrième de couverture 🙂 ) J’attendais quelque chose qui ne venait pas. Il y a eu mésentente entre la quatrième de couverture et moi. Ou alors l’éditeur et moi n’avons pas la même vision de l’histoire. Ou alors la quatrième de couverture va beaucoup trop loin dans l’histoire…

Cependant, j’ai bien fait de m’accrocher, j’ai finalement été happée par l’histoire, par les personnages, par leurs sentiments. J’en ai beaucoup retiré à propos de la vérité et du mensonge, du cours de la vie, du choix et non-choix, du rapport aux autres.

Je suis contente de m’être accrochée même si ça m’a fait aussi un peu peur et mal. C’est poétique et plein d’amour. Mais aussi plein (plein) de douleur, de haine et de tristesse. Je vais mettre un petit temps à m’en remettre je crois. (Bref, il faut avoir le cœur bien accroché quand on commence, je crois.)