Un jour-un livre #13

Un livre qui est un plaisir coupable.

En lisant cette phrase, allez savoir pourquoi, j’ai tout de suite pensé à un livre de cuisine… Pourtant, tout le monde sait que jai horreur de cuisiner et que je ne suis surtout absolument pas du tout gourmande ! 😀

Il faut savoir que dans ce domaine j’ai complètement hérité de ma mère : j’ai tendance à partir d’une recette pour faire mon propre méli-mélo (voire partir d’une idée et associer des aliments et des goûts comme je l’entends, pour expérimenter !) La plupart de mes livres de cuisine me servent donc très peu… (mais un peu quand même…)

Mais, il y en a un que j’utilise vraiment et dont je suis vraiment les recettes, d’un bout à l’autre (en partant des ingrédients et leur proportions jusqu’au temps de cuisson, en passant par l’accomplissement des actions dans l’ordre indiqué…), un livre vers lequel je me tourne quand j’ai envie de concocter un plat plus élaboré que d’ordinaire…

 Une cuisine grande comme un jardin, édité par Rue du Monde,écrit par Alain Serres (directeur de la maison) et illustré par Martin Jarrie.

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Ce livre est un plaisir pour les yeux, pour la tête (les recettes sont majoritairement simples à réaliser et bien expliquées et, cerise sur le gâteau, l’auteur a de l’humour…) et pour les papilles et l’estomac.
Ce livre peut être un excellent cadeau de Noël, je dis ça je dis rien


La même maison d’édition a édité plusieurs autres livres de cuisine, tous autant recommandables (je viens de découvrir qu’il y en a un sur les soupes… il me fait de l’œil !)

 

Un jour – un livre #9

Un livre que je pourrais offrir à n’importe qui.

Noël approche, avec lui les cadeaux à offrir et parfois les idées manquent.
C’est comme l’inspiration pour écrire…

Un livre, c’est pour moi le cadeau basique, mais ce n’est pas le cadeau au rabais. Quand je choisis d’offrir un livre, je choisis celui-ci avec soin, en fonction de la personne, de son caractère et de ses goûts.

Alors, le livre que je pourrais offrir à n’importe qui, c’est un livre que j’ai particulièrement beaucoup aimé et qui peut toucher, à mon avis, à un public très large.

Ce livre je vous l’ai déjà présenté : Ensemble c’est tout d’Anna Gavalda.

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J’avais dit que je ne donnerais pas deux fois, le même livre mais là je fais exception, c’est l’exception qui confirme la règle…
Parce que ce livre je l’ai vraiment beaucoup aimé et parce qu’il peut vraiment toucher n’importe qui…

Mes petits bonheurs de novembre

Après tant d’horreurs, de tristesse, de chagrin et de morosité, je crois que je n’ai rien de mieux à vous raconter que ces petits rayons de bonheur, de joie, d’amour et d’espoir glanés de ci de là et de la vie qui reprend le dessus… et de partager avec vous mon humeur joyeuse…

Depuis la semaine dernière, il faut bien le dire, il pleut beaucoup, il fait gris, il fait froid, il y a du vent. La météo s’est mise au diapason des événements…(eh, ça rime !) Mais je vous assure, j’ai guetté, et il y a toujours eu un moment d’éclaircie et d’ensoleillement une fois par jour, plus ou moins long et plus ou moins fort selon les jours, forcément. Mais je me régale de ces instants où je remarque d’un coup la lumière qui entre à flot dans mon appartement….

Coté thé, je suis très difficile, ma mère vous le dira, ça la vexe beaucoup, je n’aime aucun, ou presque, des thés qu’elle a…. Mais, je suis fan des infusions florales, fruitées, et/ou épicées, j’en fait une grande consommation et mon stock s’enrichit de jour en jour….

Je suis en train de me découvrir une nouvelle passion, j’ai envie d’acheter plein de bougies parfumées… je crois que je vais aller faire une folie chez N&D…

J’ai vu beaucoup d’amies cette semaine et je les adore, vraiment, elles sont géniales… On a beaucoup raconté de bêtises, évidemment, beaucoup ri, forcément, et nous ne nous sommes jamais autant dit à quel point nous comptions les unes pour les autres… C’est tellement important !

Passer la serpillère c’est très peu enthousiasmant, certes, mais après l’appartement propre et beau (je l’aurais bien mis en blanc mais vous n’auriez pas pu lire, c’est embêtant…)
L’appartement propre et beau
... c’est formidaaable !

Je suis en plein casse-tête cadeaux de Noël, j’aime offrir et faire plaisir…. (eh, ça rime encore) ( et là prise de conscience, Noël c’est dans presque un mooois, je vais voir ma famiiiiille, et aaaah, c’est bientôooooot !!!)

Je crois que je n’ai jamais reçu un aussi beau compliment que « ton rire me manque » (non en fait je ne sais pas quel est le plus beau compliment que j’ai reçu, tous ceux que je reçois sont tous plus beaux les uns que les autres mais celui-là ❤ ❤ ❤ )

Bon je pense que vous avez dû le sentir je suis complètement sur-excitée (et ça a franchement augmenté tout au long de la rédaction, en plus !), je ne sais pas vraiment pourquoi, peut-être parce que ça fait trois heures qu’il fait un temps radieux ? (un ciel comme j’aime, bleu avec quelques nuages blancs pour bien souligner que le ciel est bleu…) ou peut-être parce que vraiment, tant pis la guerre, l’horreur, la cruauté gratuite,  j’ai une vie magnifique et géniale ?

Ps : si l’abondance de couleurs rend cet article (ou d’autres…) illisible, il faut me le dire, hein,  je ne voudrais pas vous rendre aveugles…

 

Objectifs de l’année 2015

Cette année ne sera pas comme les autres, cette année je redouble pour repasser un module. Cette année je vais donc avoir peu d’heures de cours et beaucoup de temps pour moi, beaucoup de temps libre, dont je peux faire ce qu’il me plaît.

J’ai beaucoup de projets qui vont bien vite remplir ce temps libre (et dilapider ma fortune d’étudiante.) Je vous les livre sur un plateau d’argent :

  • Travailler pour arriver à mes fins, c’est-à-dire passer en master à l’École.
  • Faire un ou deux stages professionnels, j’ai du temps, c’est l’occasion ou jamais d’acquérir de l’expérience.
  • Aller à la piscine une fois par semaine (et en plus de me faire plaisir je pourrais m’améliorer !) (et là c’est bien parti, ça fait déjà un mois que c’est en place…)
  • Améliorer mon niveau en anglais, là aussi c’est le moment ou jamais.
  • Améliorer ma vitesse de frappe à l’ordinateur (c’est la peine que je me répète ? « C’est le moment ou jamais » !)
  • Visiter Paris, les jardins et les bibliothèques en particulier… et les rues (et les bons petits restos)
  • Aller à toutes les expositions qui me font envie (y en a toujours des tas…)
  • Aller au cinéma, à l’opéra, au théâtre
  • Lire !!! (c’est déjà entamé)
  • Écrire ici (ça aussi)
  • Aller à la prière Taizé hebdomadaire à côté de chez moi
  • Cuisiner (je n’ai pas de four 😦 😦 tant pis je ferais plein de mousses au chocolat, na !)
  • Prendre soin de moi (ça changera…)
  • Si, après tout ça, il me reste quelque chose (que l’on nomme communément argent…) (ne parlons pas du temps, lui je le trouverais…) j’aimerais rendre visite à une amie, un week-end, dans le pays de l’autre côté de la mer (qui me fait tellement rêver) où elle étudie cette année. Et un week-end dans la ville de Queen Lizzie aussi, tant qu’on y est, soyons fous ! (je suis riiiiiche ! sans le savoir… et sans que ma banque le sache non plus, c’est surtout là le problème)

J’avais aussi 3 autres idées en tête mais elles m’auraient pris pas mal de temps et quand même, là ça fait déjà pas mal (oui j’en suis consciente…mais, avouons-le, je suis une fille incapable de rien faire de ses journées… Sinon, c’est que je suis -ou que je vais être- déprimée), et je ne veux rien lâcher (surtout pas les 3 premiers points, mes priorités absolues…) et puis c’est trois choses pour lesquelles je n’étais pas motivée à fond, alors j’ai choisi de les écarter, ce sera pour plus tard.

En une phrase cette année je veux me faire plaisir et « améliorer mes points faibles » *

(*je trouve cette expression bizarre mais je n’en ai pas trouvée d’autre, si vous avez je suis preneuse…)

PS : J’ai écrit tout ça à une heure indécente (c’est maintenant que je m’en rends compte… C’est à cause de la piscine, ça m’a donné une pêche et une crampe incroyable) avec la musique de Ludovico Einaudi dans les oreilles, je suis définitivement fan… (je le savais déjà 🙂) (allez écouter par ici et par …)

Exposition : « Chagall, Soulages, Benzaken… Le vitrail contemporain »

Je suis allée voir l’exposition sur le vitrail contemporain à la cité de l’architecture et du patrimoine (dans le palais Chaillot) (elle y est jusqu’au 21 septembre).
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Je connaissais déjà quelques exemples : les vitraux de Marc Chagall à la cathédrale de Metz, les vitraux de Henri Matisse dans la chapelle du Rosaire de Vence (toute entière pensée par Matisse jusqu’au mobilier et aux vêtements liturgiques), les vitraux de Pierre Soulages dans l’église Sainte-Foy de Conques…  et c’est pour ça, pour approfondir ce sujet, que je voulais y aller, et je ne regrette pas : c’est une très belle exposition !

Une belle expo parce que il y a de belles œuvres, bien sûr, mais cela ne suffit pas pour que je trouve qu’une exposition est belle. Tout l’environnement est important. L’organisation et la clarté du parcours, l’organisation et la clarté du discours, la manière dont les œuvres sont exposées, les explications qui les accompagnent … Tout cela a une importance dans la réussite d’une explication à mes yeux !

L’expo se déroule dans une unique très grande salle rectangulaire divisée pour l’occasion en 2 travées, elle est organisée suivant un  parcours chrono-thématique simple, chaque portion se focalisant autour d’un monument ou d’un artiste clé dans le développement et l’évolution de l’art du vitrail. Chaque portion commence par une suite de photos défilant sur un petit écran, montrant les monuments qui vont être évoqués ensuite. Le cheminement est  simple, linéaire, sans allers-retours ou zig-zags (comme cela arrive malheureusement souvent et je trouve ça désagréable, ça brouille les idées…). Pour chaque portion une série de petites œuvres (dessin, détail d’un vitrail…) fait face à une œuvre de plus grande dimension (une baie entière, un dessin préparatoire grandeur nature…) Donc, déjà, bon point pour le parcours !

J’ai aussi beaucoup apprécié les textes : ils sont clairs et concis, compréhensibles par tous, mais comprenant les détails nécessaires pour satisfaire les attentes de spécialistes : c’est un équilibre que les commissaires d’exposition ont bien souvent du mal à trouver : soit les explications sont très généralistes et laissent au spécialiste (et parfois même au visiteur lambda) un sentiment de frustration (il manque le nom de la technique utilisée, l’explication de l’iconographie, par exemple…) soit les explications sont beaucoup trop pointues, dans un jargon incompréhensible au non-initié, or je trouve important qu’une exposition ne soit pas dirigée vers un public ciblé de connaisseurs au contraire elle a plus pour intérêt de faire connaitre !
Ici, j’ai trouvé  les textes bien complets : dénomination de l’œuvre, nom de l’artiste-peintre (qui a réalisé le dessin du vitrail), nom de l’atelier de verriers (qui est en charge de la réalisation technique), localisation (monument, ville, département), matériaux, technique(s), puis des explications concises mais suffisantes sur le contexte de création et/ou l’iconographie et/ou la spécificité de la technique… Chacun peut piocher les  informations qui l’intéressent sans être noyé ! 
NB : j’ai apprécié la  lisibilité des textes écrits en noir sur blanc, avec des caractères de taille correcte, à une hauteur contentant tout le monde… (même si les caractères auraient peut-être pu être encore un petit peu plus gros et que je me suis  penchée 2 ou 3 fois pour lire -mais vraiment je chipote…)

J’ai apprécié la diversité des médias utilisés : l’exposition ne montrait pas seulement des vitraux mais aussi des dessins préparatoires à différentes échelles et en différentes techniques (peinture sur papier, crayon sur papier, papiers gouachés découpés….), et je l’ai déjà dit, il y avait aussi des écrans montrant des photos des monuments, ce qui est à mon sens très important car cela permet de remettre les œuvres en contexte, mieux comprendre ce qu’a voulu l’artiste (car l’artiste ne crée pas un vitrail indépendamment du lieu, il y a toujours une réflexion sur l’environnement, le vitrail n’est pas un tableau posé sur un mur mais une œuvre qui fait partie intégrante du monument, le rapport entre les 2- vitrail et monument/architecture, voire même rapport entre les 3 – vitrail, monument/architecture et environnement, est très important et c’est cette dimension que les photos permettent d’appréhender et je pense que sans cela l’expo aurait été vidée d’une partie de son sens !

De plus, l’exposition se termine par une projection de plusieurs vidéos d’environ 15 minutes chacune, dans une salle séparée, j’en ai vu 2 : un échange avec Pierre Soulages à propos des vitraux de l’église Sainte-Foy de Conques, très intéressant pour comprendre son œuvre, et une vidéo expliquant la fabrication et la mise en place de vitraux du peintre Gérard Collin-Thiébaut et maître verrier Pierre-Alain Parot à la cathédrale Saint-Gatien de Tours, qui permettait de mieux comprendre l’aspect technique.

J’ai aussi beaucoup aimé cette exposition car elle m’a fait faire des découvertes, des découvertes qui m’ont donné envie  d’aller voir plus loin par moi même, sans sentiment de frustration, juste de la curiosité et du plaisir d’apprendre …

Oui, c’était vraiment une très belle expo ! (une fois n’est pas coutume je vous préviens assez tôt pour que vous puissiez aller la voir ! )

NB : Il y a un point qui me titille. En soit l’expo est tout à fait accessible aux fauteuils roulants (et pour ceux qui auraient besoin des fauteuils roulants sont en prêt à l’accueil, comme dans la plupart des musées parisiens); les textes, les écrans et les œuvres sont tous à une bonne hauteur …  Mais je me suis demandée après :  les lumières ne sont- elles pas gênantes ? ; c’est une  question qui me titille souvent j’ai remarqué que bien souvent les lumières sont placées en réfléchissant à un spectateur de taille standard mais si on est plus grand ou plus petit les reflets deviennent gênants, c’est donc compliqué de contenter tout le monde … Comment faire ? Mais ici je n’ai pas l’impression que les lumières soient gênantes, je n’ai pas eu un seul reflet, mais je ne saurais pas dire pourquoi… peut être que toutes les lumières étaient indirectes ?