Première expérience chez l’ostéopathe

Ça fait un certain temps que j’en entendais parler dans mon entourage, un certain temps que j’en entendais les bienfaits et que je voulais tenter l’expérience tout en hésitant.

Il faut bien l’avouer j’avais un peu peur.

D’abord parce que je ne vais pas tant que ça chez le médecin et que je ne suis jamais à l’aise lors des premiers contacts pour expliquer mon handicap (même dans le milieu médical certains ne connaissent pas l’IMC ou alors quand ils le connaissent ils peuvent réagir en disant « ah oui mais ça aurait pu être bien plus grave… Vous avez de la chance ». NB : Je le sais, pas besoin de ton avis, pas venue pour ça. ) Je peux dire l’origine sans problème mais cela n’explique pas par le menu toutes les conséquences que cela comporte, or je ne peux pas les donner vu que je ne suis pas médecin ! Je connais certaines choses, des trucs conseillés ou au contraire contre indiqués, mais certainement pas tout ! C’est donc important que celui qui me prenne en charge connaisse la pathologie.

J’avais aussi peur que l’ostéopathe modifie quelque chose qui « empire » la situation. Je m’explique : je sais que l’IMC a pour conséquence de me faire favoriser certaines postures qui peuvent être considérées à première vue comme mauvaises mais parfois c’est le seul moyen que mon corps a trouvé pour fonctionner. Parfois cela a même pu entrainer des déformations osseuses (mes pieds plats par exemple.) Je craignais donc que l’ostéopathe modifie quelque chose qui était pour moi primordial pour fonctionner. C’est peut-être irraisonné et impossible, aucune idée. (Mais ce n’est pas en demandant à un médecin ou kiné conventionnels que je vais avoir la réponse ^^)

Bref, avec toutes ces craintes, j’ai fini par me décider pour aller chez l’ostéopathe familial réputé très doux et à l’écoute. Ma mère m’a un peu poussé, elle ne semblait pas partager ces craintes et en plus, j’ai lu plusieurs témoignages de personnes IMC allant régulièrement chez l’ostéo et ça n’avait pas l’air de leur poser problème.

Bilan des courses : c’était très bien !

1° bon point, il connaissait l’IMC et n’a fait aucun jugement. 2° bon point, il était effectivement très doux et à l’écoute. Il ne cherchait absolument pas à forcer.

Ça m’a procuré un moment de détente assez similaire à la kiné. Pour les suites par contre c’est différent : après le kiné je suis détendue, alors qu’après l’ostéo j’ai bien senti les points qui avaient été travaillés. Et rien n’a été détraqué ! (logique puisqu’il n’a rien forcé.)

J’ai bien apprécié aussi qu’il m’explique TOUT  ce qu’il observait et faisait et dans quel but, c’est rassurant. Il était aussi très clair sur ce qu’il voulait que je fasse moi (inspirer profondément et tout relâcher au moment de l’expi. Où mettre mes bras, si je pouvais les bouger ou pas, etc.) ce qui me rassurait aussi et m’aidait bien à me détendre. Enfin, c’était très « satisfaisant » d’entendre tout ça parce que ça faisait écho à tout ce que me disaient mes kinés.

Sans surprise (parce que c’est toujours le cas) la jambe droite était plus raide. Il a d’ailleurs remarqué que du coup j’étais plus contractée sur le côté droit aussi en haut du corps (ça peut aussi être une conséquence du fait que je suis droitière : je mobilise beaucoup plus mon bras droit -> épaule plus tendue de ce côté là.) En revanche je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit si raide que ça. Je ne m’en été pas aperçue. L’année prochaine il faut vraiment que je retrouve un kiné.

Autre point sans surprise j’étais très contractée vers l’épaule/la nuque (plus du côté gauche), ça ne m’étonne pas parce que je sais que c’est le premier endroit que je crispe (avec la mâchoire.)

Par contre, lui (et moi) avons été surpris de la bonne mobilité de mon bassin. Apparemment il le trouvait assez souple (en tout cas en sachant que j’avais une IMC). j’étais assez contente qu’il me le dise parce que c’est un point qu’on avait beaucoup travaillé avec ma kiné et ma psychomotricienne au lycée. Et que j’essaie de maintenir tout ça par des étirements réguliers.

Il m’a aussi fait remarquer que mon diaphragme était très contracté, comme s’il restait toujours en position haute, je ne le relâche jamais entièrement. Pour moi c’était une découverte. Il m’a donné un exercice de respi pour essayer d’y remédier. J’ai pu constater à l’occasion que je ne savais toujours pas dissocier la respiration du ventre et celle du thorax. Avec toutes les expériences en chorale et en yoga que j’ai, ça me désespère pas mal.

Là où j’ai pu apprécier qu’il connaissait vraiment l’IMC c’est quand la spasticité s’est manifestée. Il n’a pas marqué de surprise particulière. Une première fois alors qu’il était en train de tester ma jambe droite, il a remarqué qu’elle s’est crispée d’un coup, il a compris que ce n’était pas le moment, est passé à autre chose et est revenu dessus quelques minutes plus tard. Ensuite alors qu’on était en train de s’occuper du haut (l’épaule je crois), il y a eu une réaction spastique relativement forte pour moi. Les deux jambes se sont entièrement crispées en même temps. Ce n’est pas extrêmement étonnant, c’est fréquent que la spasticité se manifeste quand je suis concentrée sur autre chose, mais là la réaction était tellement forte que j’ai été surprise, il me semble qu’il l’a forcément senti, ça a quasiment fait un sursaut. Pourtant il n’a rien dit et pas bougé d’un iota. En fait la réaction n’était pas forcément plus forte que certaines fois où je suis assise à mon bureau à travailler mais je l’ai ressentie particulièrement forte car j’étais très connectée à mon corps à ce moment-là. (D’ailleurs ça me perturbe pas mal, j’ai l’impression que je sens plus ma spasticité qu’avant. Je ne sais pas si elle est effectivement plus présente (parce que je vieillis ou parce que je n’ai plus de séances de kiné depuis un bout de temps) ou si c’est simplement parce que je comprends mieux ce que veut dire ce mot et que donc je ressens plus le phénomène… Peut-être un combo des deux.)

Je ne pense pas qu’aller chez l’ostéo aussi régulièrement que chez le kiné ou quasi (certains parents d’enfants IMC le font) soit réellement bénéfique.
Certes ça m’a donné la même sensation de relaxation mais ce n’est pas la même chose ! Le « désordre squelettique » que « règle » l’ostéo n’est qu’une conséquence des problèmes musculaires (d’ailleurs cet ostéo ne faisait pas craquer, il travailler indirectement par le relâchement des muscles). C’est donc assez inutile de faire une séance ostéo régulière si le kiné ne suit pas derrière. Et en une semaine, deux semaines ou même un mois, je doute qu’un changement notable apparaisse au point de devoir être traité immédiatement. Tous les six mois ou même une seule fois tous les ans ça me semble suffire largement. (Surtout que vu que mon bras m’a « tiré » pendant une semaine après la séance je ne me verrais pas avoir une séance hebdomadaire, ni même mensuelle.)

Mais oui, j’y retournerais certainement.
Le problème c’est que celui-ci est dans le sud, donc je ne peux pas me dire que j’irais le voir la prochaine fois que j’ai un mal de dos persistant (ça fait assez longtemps que je suis tranquille de ce point de vue là, youpi !) Et je n’ai pas envie de piocher un ostéo dans un annuaire…

Je suis ouverte à toute remarque ou question 🙂

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Questionnaire de Flow : 73 à 82

73) Quand vous êtes-vous senti nerveux pour la dernière fois ?
En ce moment c’est assez diffus, tout le temps. Bon, le dernier pic c’était début mai pour le rendu du mémoire. Autre (plus petit) pic avant ma première visite chez un ostéopathe (j’ai un article en préparation) (j’ai plein d’articles en préparation… Je me retiens pour écrire trop pourtant…)

74) Qu’est-ce qui fait que vous vous sentez chez vous dans votre maison ?
Bonne question. Ma déco je crois, c’est-à-dire les photos et cartes postales au mur, en fait. Sans elles, mon chez-moi me semblerait un peu trop blanc, sans couleurs… un peu vide et sans âme…

75) Comment vous tenez-vous informé ?
Par la radio et parfois Fb ou ma boîte mail me font remarquer que j’ai manqué une info capitale, je vais alors chercher sur des sites plus sûrs pour savoir ce qu’il en est vraiment.

76) Quel est votre passe-temps préféré ?
écouter de la musique et lire et écrire sur ce blog (oui ça fait 3, je sais)

77) Que trouvez-vous amusant ?
Je suis très bon public donc beaucoup de choses… (c’est bizarre comme question !)

78) Faites-vous régulièrement de l’exercice ?
Ahah, je crois pas, non. La piscine est en déshérence depuis un certain temps, MAIS il m’arrive de marcher l’équivalent d’un arrêt de bus le long de la Seine quand il fait beau.

79) Pensez-vous que l’on se souvient facilement de vous ?
Sans aucune vantardise je crois que oui. Les profs parce que j’étais bonne élève, les élèves parce que j’étais différente, parfois il semblerait que les gens retiennent ma bonne humeur aussi.

80) Quelles sont les deux choses indispensables pour vous ?
Hum manger et dormir. Ou alors si on parle de matériel : mes orthèses et un bloc-note avec stylo.

81) Quand avez-vous fait abstraction de vos peurs pour la dernière fois ?
J’ai du mal à considérer que je fais abstraction de mes peurs comme si je les effaçais, ce n’est pas le cas, je les surpasse plutôt. Bon, donc la dernière fois : la première semaine de mai j’ai envoyé un mail à mes directrices de mémoire pour leur expliquer pourquoi mon mémoire était une catastrophe. J’avais mis un point d’honneur à ne pas montrer /parler de mon handicap pendant toute l’année car j’avais peur d’être jugée différemment. Finalement j’en parle en fin d’année parce que c’est la cata, c’est pas très intelligent… (pas d’en avoir parlé en fin d’année, mais au contraire de ne pas en avoir parlé avant.) (cette phrase est beaucoup trop emberlificotée…)  Ah non, tiens, la vraie dernière fois ça doit être la semaine dernière quand j’ai fait lire une lettre de motivation à mon père ! (ceci est un rajout de dernière minute…)

82) Qu’est-ce qui vous rendait heureux quand vous étiez plus jeune ?
C’est vaste… Je vais donc limiter le « plus jeune » à l’école primaire : les croissants du dimanche matin, le vélo dans la rue derrière, le cours d’arts plastique du vendredi soir chez la voisine, les jeux dans le parc avec les copines, l’histoire du soir, aller à la bibliothèque le mercredi après-midi, le bain moussant, les gaufres pour chaque anniversaire, être invité à un anniversaire, les week-end scout, Rougemuraille à la TV…….

Citation d’actualité…

Il ne sert de rien à l’homme de gagner la lune s’il vient à perdre la Terre.

François Mauriac

Voilà. Attention on va atteindre le point Godwin et ça pourrait revenir souvent…

Puisque certains semblent oublier l’Histoire, il faut sûrement faire un rappel. (Extrêmement simplifié mais qui suffit pour avoir peur et comprendre qu’on fonce droit dans le mur.)

En 1923 Hitler a fait un putsh raté, mais en prison il écrit Mein Kampf (Mon Combat en allemand.) et en 1933 il est élu chancelier. « Personne » ne croit qu’il est dangereux, sauf Churchill qui n’est pas écouté. (Entre 1933 et 1939, rien n’a été fait !)

Pour un rappel des faits historiques, c’est bien ici.

Et ça mène à des atrocités, toutes annoncées par Mein Kampf. Pour se les remémorer on peut très bien lire Si c’est un Homme de Primo Levi, Être sans destin de Imre Kertesh, voir La Liste de Schindler, Amen de Costa Gavras (des mois après j’en ai encore l’estomac retourné. Mais c’est le plus représentatif des questions que je me suis toujours posées, sans aucune réponse hélas.) (J’avais pensé en faire un article mais ça m’avait tellement remuée que je n’ai pas réussi. à voir avec le coeur bien accroché, et sans les enfants… Il n’y a aucune image violente, ce sont les idées et les silences, les sous-entendus qui le sont. C’est le film qui m’a le plus parlé et marqué sur le sujet.)

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Malheureusement à force d’agiter le point Godwin il semble que l’on  ne voit même plus quand ça vient vraiment. Malheureusement il semblerait qu’il ne faille même pas attendre la mort de tous les témoins de cette horreur pour qu’elle soit déjà oubliée.

Je me rappelle quand je lisais les livres d’Histoire, je me disais comme tout le monde : « Comment ça a pu arriver ? Comment on peut en arriver là ? Qu’est-ce qu’on peut faire pour l’empêcher, surtout une fois que la machine est en marche ?  » Eh bien aujourd’hui encore je me pose la question. Et aujourd’hui, alors que ça recommence, je n’ai toujours pas de réponse.

J’ai toujours été bien consciente en lisant mon livre d’Histoire, que se demander ce qu’on aurait fait si on y était n’avait aucun sens. On n’y était pas. Et c’est inimaginable. Comment peut-on présumer de nos actes face à une situation inimaginable ? Et on  ne peut connaitre la réalité de nos actions qu’une fois qu’on y est  vraiment. Eh bien là ça y est, on y est. Ce texte est une petite goutte d’eau dans l’océan pour que j’aie l’impression d’agir, pour montrer ma protestation, pour dire que non je n’ai pas oublié l’Histoire. Autre goutte d’eau dans l’océan en signe de protestation et de solidarité ici : https://secure.avaaz.org/campaign/en/president_trump_letter_loc/?aGelYgb . C’est un petit peu rassurant de voir les signatures augmenter très rapidement en temps réél…

On ne peut pas dire qu’on a pas été prévenu. Autrefois « ah mais on n’avait pas lu Mein Kampf » « non mais ça semblait infaisable… » versus aujourd’hui « non mais Trump ne sera jamais élu » « non mais Trump ne mettra jamais ses paroles en actes » ou aussi : « non mais il n’y aura pas le Brexit ». Ah bah si, en fait. Bon. Et alors « Non mais le FN ne passera jamais, Marine Le Pen ne sera pas élue, il y aura un mouvement de masse… » Ah.

Moi je vois toujours pas vers qui on va pouvoir tourner le mouvement de masse. C’est divisé dans tous les sens et il n’y a pas un con pour rattraper l’autre.

Sauf Charlotte Marchandise-Franquet… mais il faudrait qu’elle soit d’avantage connue et que les gens y croient un minimum… Croire que quelqu’un qui n’a pas fait de carrière politique peut nous gouverner (vu à quoi mènent les carrières politiques moi je suis plutôt 100 fois pour ! Et puis elle n’a pas d’idée dangereuse, on ne perd rien à essayer !) Croire que le système qu’elle propose peut fonctionner. Franchement quand on l’entend parler ça donne trop envie : elle se renseigne, demande l’avis de spécialistes , est-ce que ça marcherait je ne sais pas mais au moins elle, elle ne plane pas, elle ne nous embrouille pas par des beaux discours irréels, elle est au contact de la réalité. Et c’est ça qui manque aujourd’hui. Elle a un vrai projet et veut essayer, pas faire carrière  ! ça aussi ça manque… Alors oui, peut-être qu’elle pourrait… Si elle était davantage connue…

Pour la connaitre : ici, ici (là je réécoute et vraiment ça m’enthousiasme.) et en vidéo. (Vous trouverez de multiples articles aussi en tapant son nom sur votre moteur de recherche. Mais je trouve intéressant de l’entendre directement parler…)

Revenons à notre actualité, aujourd’hui on est prévenu : Trump a clamé haut et fort ses intentions et les met déjà en pratique. Marine a aussi clamé haut et fort qu’elle était d’accord avec tous ses faits et gestes… Que c’est ce qu’elle souhaite mettre en pratique.

Ce qui me fait super peur, au delà de toutes ces élections, c’est l’état global du monde actuellement. Dans les années 30, les fuyards se sont réfugiés aux USA et au Royaume-Uni. Aujourd’hui… C’est plutôt le mouvement inverse… Mais où vont-ils se réfugier ? En France c’est mal embarqué, comme dans tous les autres pays d’Europe. Au Canada, peut-être oui…. Je sais qu’il est grand mais quand même… Les Syriens ne sont pas sortis de leur merdier… (oui je suis vulgaire, faut que ça sorte.)

Quand j’ai copié la citation de Lilo je n’ai pas imaginé que ça laisserait sortir un tel flot… Mais ça fait du bien de mettre des mots sur la tristesse, la peur et la colère. (et de partager un peu d’espoir, malgré tout…)

 

Dragon’s Loyalty Award

C’est très inattendu et surprenant et pourtant… Bulline m’a taguée pour le Dragon Loyalty Award. Merci Buline !

dragons-loyalty-award

Mais qu’est-ce donc que cela ? C’est une récompense pour les lecteurs les plus réguliers (loyaux donc) et en particulier les plus présents dans les commentaires…

Comment ça marche ? Au premier abord c’est plutôt simple, il faut : 

  • Poster l’Award sur son blog. (c’est simple et c’est fait 😉 )
  • Annoncer que l’on a gagné et mettre un lien vers la personne qui vous a nominé. (tout aussi simple et également fait !)
  • Présenter 6 blogs qui méritent l’Award et mettre un lien vers leur blog et leur faire savoir qu’ils ont reçu un Award. (ça c’est déjà plus compliqué, j’ai toujours du mal avec les nominations. Je n’ai pas envie de forcer la main. Pas sûre de trouver 6 nominations pertinentes…)
  • Écrire 7 choses intéressantes sur soi. (ça aussi c’est compliqué… « intéressantes » ça se définit comment ? Pas sûre d’avoir 7 trucs intéressants à vous apprendre !)

Donc, mes nominations :

  • AnnickAnnouck, ça me semble difficile de ne pas te nommer, tu es devenue une lectrice assidue et qui regrettait autrefois de ne pas oser commenter, tu t’es largement lancée et rattrapée depuis 😉 ! Nous avons plusieurs points communs et réflexions communes, donc forcément ses écrits (sur les états d’âme, la connaissance de soi, la confiance en soi, l’estime de soi…) m’inspirent beaucoup !
  • Le Souffleur de Mot, sans hésitation non plus, tu es également parmi ceux qui commentent le plus… Pour ceux qui ne connaissent pas encore aller voir ses magnifiques photos ! (d’ailleurs il fait aussi des vidéos parlant de la surdité maintenant, à découvrir aussi…)
  • Bibouman, tu n’hésites pas à commenter assez régulièrement aussi, c’est chouette ! 🙂 La réciproque est beaucoup moins vraie en revanche, autant en lecture qu’en commentaires, mais dernièrement son rituel de l’Avent a retenu mon attention ! (je viens de remarquer du coup qu’elle avait aussi été taguée par Buline… Bon, tant pis, je laisse quand même… Pas pour que tu recommences mais comme tu le dit si bien toi-même pour marquer que tes commentaires sont importants pour moi !)
  • Voilà trois personnes et je sèche… Pourtant j’ai des lecteurs très bien et très recommandables et j’ai des commentaires aussi, mais souvent c’est occasionnel, voire c’est quelqu’un de passage… Et puis j’ai plusieurs anciens lecteurs-commentateurs moins présents sur la blogosphère actuellement, donc il me semble que ça n’a pas grand sens de le nommer pour un tag… Et puis il y a plusieurs de mes lecteurs-commentateurs qui ne sont pas des pratiquants de tag, donc ça n’a pas grand sens non plus… Bref : trois personnes c’est bien, non ?
  • (Puis aussi il faut le dire, c’est injuste, Buline, fait partie de mes plus fidèles lecteurs-commentateurs… (Merci Buline !) Mais elle m’a nommée, si je la re-nomme on ne s’en sort plus ! :D)
  • J’en profite du coup : merci à tous ceux qui laissent des commentaires que ce soit fréquent ou occasionnel, j’apprécie vraiment beaucoup d’avoir tous vos retours !

Nous arrivons donc aux choses intéressantes sur moi. 7 choses intéressantes ! (C’est beaucoup !)

  1. Je ne sais pas, n’aime pas, parler de moi. Quand un ami me demande « Alors quoi de neuf ? » ou « Qu’est-ce tu as à me raconter ? » Je suis toujours bien embêtée… « Pas grand chose de bien intéressant en fait… » (Je suis exactement dans le même état d’esprit actuellement, voyez-vous ?)
  2. Je préfère très largement écouter. J’ai une grande grande grande capacité d’écoute. Même pour des trucs qui ne vous semblent pas intéressants. Même quand vous avez l’impression de saouler. En fait, absolument pas, j’adore écouter les gens raconter leur vie, leurs états d’âmes, leurs râleries du quotidien…
  3. Grâce à cette énorme capacité d’écoute j’étonne régulièrement mes amis proches en « devinant » leur pensée ou ce qu’ils sont sur le point de dire.  (la plupart du temps, pas toujours, heureusement que des fois je me trompe !!!) Parce qu’à force d’écouter et d’observer autant j’arrive à comprendre la manière dont ils réfléchissent.
  4. Je suis téléphono-phobique. C’est à dire que je repousse le plus possible les appels téléphoniques parce que cela me stresse énormément. (Mes parents sont LA SEULE exception). Je préfère communiquer de vive voix ou par écrit. Quand j’étais petite je détestais tout autant répondre, même à des proches, maintenant il y a du mieux : je rechigne à répondre quand d’autres peuvent le faire, sinon je réponds bien évidemment. (je pense pas que le mot existe mais la peur existe bel et bien, elle.)
  5. Je suis très émotivement sensible  : j’ai beaucoup de mal à réprimer des rires ou des pleurs. Je peux facilement me mettre à rire uniquement parce que mon camarade rit depuis quelques secondes et que je suis de bonne humeur, même si je ne sais absolument pas pourquoi. La plupart du temps je le vis très bien mais parfois c’est gênant…  (surtout qu’une fois que je suis lancée il est difficile de m’arrêter !)
  6. Mon plus grand péché-mignon c’est le chocolat noir. Donnez-moi du chocolat noir sous n’importe quelle forme, je suis heureuse !
  7. Jusque là c’est venu assez spontanément (même si je suis dubitative sur l’intérêt.) mais pour la septième j’ai séché longtemps. Finalement voilà : à cause de mon handicap je n’ai pas le droit au ski alpin et je suis une catastrophe en ski de fond (tenir debout ok mais tenir debout et glisser c’est trop me demander, sinon je peux glisser sur les fesses, c’est pas mal, mais alors sans les skis c’est un peu plus confortable quand même…) Bref ce n’est pas ça l’info intéressante. Ce que je voulais dire : j’ai eu la chance d’expérimenter le ski-fauteuil /fauteuil-ski (en duo / en tandem, c’est-à-dire que c’est un moniteur debout derrière moi qui conduit) et c’est vraiment génial, j’adore !! (j’espère en refaire un jour…)

    Ce n'est qu'un exemple, il existe des tas de modèles différents....

    Ce n’est qu’un exemple, il existe des tas de modèles différents….

Madeleine de Proust météorologique

Depuis hier j’avais envie d’écrire un article pour me changer un peu les idées, un truc léger et insouciant. Un truc sans prise de tête. Je regardais mes 46 brouillons et rien ne me convenait. Je voulais un truc spontané, improvisé. Je cherchais l’inspiration mais rien ne venait. Puis, d’un coup, elle est tombée du ciel ! (Non, non, je ne suis pas folle !) Donc voilà.

La météo et ses changements incessants et capricieux c’est quand même un phénomène extraordinaire. Chaque situation (mis à part la grêle et les phénomènes exceptionnels comme les cyclones) a son charme.

J’aime contempler le soleil régnant dans un ciel bleu immaculé, mais j’aime aussi observer les nuages qui le côtoient parfois, qu’ils soit légers, fins et vaporeux ou opaques, gros et cotonneux. J’aime quand un nuage cache le soleil puis le découvre l’instant d’après, poursuivant sa course. J’aime la lumière dorée du matin et celle rosée du soir. J’aime quand il y a un vent à décorner les boeufs, c’est vivifiant. J’aime quand il pleut et que soudain le vent s’en mêle, par bourrasques, rendant inutiles et inutilisables tout parapluie (je ne prends jamais de parapluie.) J’aime aussi quand l’horizon gris ardoise se déploie peu à peu sur le ciel tout entier. J’aime quand l’orage éclate, j’aime entendre les bruits secs ou les roulements du tonnerre et me laisser surprendre par le flash puissant des éclairs. J’aime quand la pluie tombe à gros gouttes (et que je suis tranquille à l’intérieur… Mais l’excitation de courir sous la pluie parfois c’est bien aussi 😀 ) (rappelons-le : je ne prend jamais de parapluie !) et j’aime aussi quand soudain elle s’arrête. J’aime moins quand c’est un petit crachin insidieux et perpétuel, mais ça a au moins l’avantage de me laisser marcher –sans parapluie donc– sans me retrouver in fine trempée jusqu’aux os. Et si je suis abritée, j’aime beaucoup contempler les gouttes glisser sur la vitre les entendre toucher le sol.

Après avoir lu tout cela, je pense que ça ne vous étonnera pas si je vous dis que j’aime garder la fenêtre ouverte. Quand il fait beau pour laisser la lumière et la chaleur du soleil entrer à flots (ou sentir un courant d’air en été) mais aussi quand il fait moins beau (même si la fenêtre est brillante de propreté, elle fait perdre un tantinet en luminosité) et quand il pleut (oui il faut qu’il y ait un rebord au-dessus de la fenêtre) pour entendre la pluie tomber.

Oui bien sûr je la ferme parfois (même probablement plus de 50% du temps et encore plus en hiver) mais je peux la rouvrir à plusieurs moments de la journée pour profiter quelques instants du dehors, surtout quand -comme en ce moment- je sors très peu.

J’aime aussi quand le ciel gris prend une couleur inopinée (il y a des jours où même un temps nuageux et gris peut-être extrêmement lumineux, je trouve cela très mystérieux et génial !) Il y a aussi des jours où la lumière prend une couleur jaune-dorée comme si il allait y avoir une tempête de sable. J’aime aussi le blanc si particulier du ciel précédent la neige. (J’aime aussi quand la neige tombe mais est-il besoin de le préciser…)

Bien sûr comme tout le monde au bout de plusieurs jours sans soleil je désespère et déprime mais j’aime énormément cette diversité capricieuse, imprévisible et étonnante.

Mais pourquoi diantre je vous parle d’une madeleine de Proust ?! Patience, j’y viens !

J’ai écrit cet article en hommage à l’orage qui vient d’éclater -fenêtre ouverte. Le ciel était sombre il est maintenant beaucoup plus lumineux. Nous avons eu des trombes (et un peu de vent j’ai dû par instants fermer ma fenêtre) maintenant le dehors s’égoutte et ça les nuages lâchent une petite bruine (je viens de vérifier, c’est aussi un truc que j’aime faire : mettre mon bras sous la pluie.) Nous avons eu des claquements secs et des roulements bref, la joie ! Mais je crois que ce que je préfère c’est quand l’orage éclate une fois la nuit tombée. D’abord parce qu’il y a la joie de voir les éclairs. Mais aussi je crois grâce à mon enfance. Bien sûr comme tous les enfants j’ai eu peur de l’orage. Cet idiot m’empêcher de dormir. Mais justement (oui!).

Pour dédramatiser, mon père racontait souvent l’histoire des Schtroumpfs (oui, chez nous c’est les Schtroumpfs et pas les Belges, plus intemporel et plus respectueux, plus long et difficile à écrire aussi) :

Pourquoi les Schtroumpfs vont-ils à la fenêtre quand il y a de l’orage ? (connaissez-vous la réponse ??? Oui je suis une gamine 😀 )

Et puis même si ça me faisait peur j’aimais beaucoup écouter les différents sons des coups de tonnerre et surtout nous nous amusions à compter entre l’éclair et le tonnerre pour connaitre la distance.

Et puis j’ai grandi à la campagne, quand l’orage éclatait souvent c’est qu’il avait très lourd et chaud les jours précédents et la terre avait besoin de pluie. C’était donc nécessaire et bien.

Peut être aussi parce que quand l’orage éclatait en journée nous étions obligés d’éteindre tous les appareils électroniques : plus de télé, plus d’ordi, plus de musique ! Au moins le soir et la nuit je n’étais privée de rien.

Peut-être aussi parce que c’était alors une excellente excuse pour aller toquer à la porte de leur chambre et demander un câlin.

En tout cas, l’orage qui éclate le soir c’est pour moi la meilleure madeleine de Proust météorologique.

En écrivant j’ai pensé à cette chanson. Elle est parfaitement dans le thème : pluie, orage, éclairs, tonnerre, câlins et retour en enfance…

… Je suis gentille, je vous offre une deuxième chanson pour vous enlever la première de la tête (elle est culturellement plus élevée comme l’âge de mes lecteurs… 😀 )

Et une dernière pour la route (parce que… jamais 2 sans 3… voilà !)