questionnaire de Flow : 83 à 91

83) Laquelle de vos tenues trouvez-vous la plus seyante ?

264857616-gpl_prd_3s

Comme ça mais … en rouge tomate, qui arrive au genoux avec deux poches sur les cuisses (pas tout à fait comme ça donc…) source : Les 3 suisses

J’ai beau réfléchir, la réponse est indubitablement la robe rouge courte et droite à laquelle j’ai immédiatement pensé. Ça me surprend… que cette tenue soit une robe (je n’en mets que rarement), que cette tenue soit une qui montre mes jambes (que je n’aime pas trop montrer pourtant). Et c’est un peu nul car ça implique que c’est une tenue que je ne porte que lorsque je ne porte donc pas mes attelles… donc rarement… (heureusement j’ai d’autres habits que je trouve seyants !)
(Grâce à cette recherche je vais être inondée de pubs de robes super belles dans les semaines qui viennent… Ils perdent leur temps, j’admire beaucoup mais en achète rarement !!!) (D’ailleurs cette robe est une récupération d’une amie qui ne la mettait plus… et ne vient pas des 3 suisses !)

84) Qu’y a-t-il sur votre table de chevet ?
Je n’ai pas à proprement parler de table de chevet mais bon… à mon chevet il y a : ma montre, mon radio-réveil, mes lunettes. Parfois, il peut y a avoir, en plus un livre, un mouchoir, une paire de boucles d’oreilles (si je n’ai pas ma paire habituelle que je peux garder la nuit) et souvent une bouteille d’eau, aussi.

85) Êtes-vous patiente ?
Oui.

86) Qui est votre héros déchu ?
Je ne sais pas … Je n’en ai pas !)

87) Quelle est votre capacité à poser des limites ?
AHAHAH ! (j’y travaille… enfin… j’y pense :D)
88) Lequel de vos amis est le plus ancien ?
Joker, je n’aime pas cette question.

89) Aimez-vous méditer ?
Ce n’est pas dans mes habitudes, mais ça pourrait être une bonne idée. (Pas sûre, cependant, de réussir à ne penser à rien.) (Pas sûre non plus de réussir à m’y astreindre de manière régulière. J’ai beaucoup de mal à tenir une routine…)
(J’entends méditer au sens de « faire de la méditation »… Parce que dans le sens de « synonyme de penser », comment dire, c’est perpétuel…)

90) Comment vous remontez-vous le moral après une mauvaise journée ?
Manger quelque chose de bon et réconfortant (des quenelles ou un truc sucré) (les quenelles sont une spécialité lyonnaise et c’est TRÈS, TRÈS bon) et en plus du chocolat, boire une tisane, regarder un film.

1535-1_00391) Quel est votre livre préféré ?
Je réponds beaucoup trop souvent à cette question et la réponse ne change pas. Le comte de Monte-Cristo.

Rencontrer ses limites

J’ai beaucoup parlé ces derniers temps des aménagements scolaires et des avantages et inconvénients qui y sont indéfectiblement liés. Ce mélange d’avantages et d’inconvénients qui fait que la solution est toujours bancale. Aujourd’hui je m’y trouve assez durement confrontée.

En début d’année le médecin qui s’occupe du choix des aménagements m’avait proposé un délai supplémentaire pour le rendu du mémoire. Parce que c’est un peu dans le même ordre d’idée que le tiers temps finalement. Sauf que j’ai refusé.

Parce que si je connais bien le tiers-temps et son utilité, je ne suis pas habituée à avoir un délai supplémentaire pour un rendu et que je ne voyais pas l’utilité. C’est à dire que gérer un rallongement de temps sur un temps court et limité de quelques heures, dans un lieu encadré entièrement dédié au devoir à rendre, ok. Gérer en roue libre un rallongement de temps sur une année entière (donc de plusieurs semaines ou mois) ? Ça ne me semblait être qu’une illusion, un moyen de procrastiner un peu plus et c’est tout. Je voyais surtout les inconvénients : ça va me distinguer des autres, ça va rallonger le temps pour travailler dessus mais de toute façon à la fin je serai fatiguée…

J’ai donc refusé. Aujourd’hui encore, alors que je viens de passer deux semaines éprouvantes pour boucler mon mémoire et que je n’en suis pas satisfaite (du tout), je ne sais pas si j’ai eu raison ou tort. Probablement plus tort, parce que j’aurais pu l’accepter et ne pas l’utiliser, qu’au moins j’aurais pris « tous les moyens possibles » pour y arriver et que de toute façon j’ai fini par me faire remarquer puisque j’ai dû m’expliquer auprès de ma directrice de recherche.  Sauf qu’aujourd’hui encore je suis persuadée que je n’aurais pas su l’utiliser efficacement et que j’aurais de toute façon été tellement fatiguée que ça n’aurait pas permis de tout compenser.

J’arrive donc aujourd’hui à mes limites. Je sais depuis longtemps que je n’ai pas envie de les toucher, maintenant que c’est fait je vous confirme que je n’aime pas du tout.

Il y a quelques mois encore j’avais très envie de continuer le cursus dans cette école parce que ça a l’air encore très intéressant, j’hésitais un peu avec tous les sons de cloche que j’en avais qui me décrivaient cette suite comme encore plus dure et chargée. Mais je l’envisageais quand même. Aujourd’hui j’ai beaucoup plus de mal, je suis en train de faire une croix dessus et de chercher les alternatives.

J’ai informé la personne en charge de toutes les questions liées au handicap de mes difficultés. (Je l’ai informée parce que mes parents ont insisté, sinon j’aurais laissé courir, considérant que de toute façon c’était passé et ça ne servait plus à rien….) Elle m’a répondu en me disant de ne pas hésiter à retourner vers lui pour discuter de ce qui peut être fait pour améliorer l’année prochaine.

Il a raison. Sauf que...(Je vais me répéter un peu, désolée) je ne vois pas ce qui peut être fait pour m’aider : me donner plus de temps je ne saurais pas gérer et ça ne règle pas le problème de la fatigue sur le long terme…

Bon, après ma mère n’a pas tort, il y a peut-être aussi  – très certainement – une nécessité de lâcher prise… d’accepter de recevoir de l’aide… sans se sentir impostrice…. C’est pas gagné. (Rien qu’à y penser je me sens impostrice « non mais il aurait suffit que tu travailles plus pendant l’année… Si tu procrastinais un peu moins… »)

Pourtant ça pourrait sembler assez logique : je monte dans les études > plus de difficultés > plus d’aménagements. Mais mon cerveau a pas l’air trop décidé à avaler ça. Syndrome de l’imposteur puissance 10 000. Un hémisphère entend bien les arguments, l’autre lutte (« non mais attends t’es pas si handicapée que ça, tes camarades rencontrent exactement les mêmes problèmes, eux aussi ils étaient à la bourre à la dernière minute, eux aussi ils étaient super fatigués… Au fond c’est pareil » Bon…)

Bref en ce moment (depuis une semaine environ…) je suis énervée contre moi-même. Moi qui ne suis pas capable d’accepter / de demander de l’aide sans avoir l’impression de quémander. Moi qui me sabote toute seule en ne voulant pas me faire remarquer et souhaitant faire comme les autres. Avec tout ça j’ai fait foncé dans le mur et fait une overdose : j’ai peut-être même réussi à foirer mon année. Je vais « renoncer » à cette formation de M2 parce que  j’ai pas été capable de demander de l’aide assez tôt avant qu’il ne soit trop tard et que j’y laisse toute mon énergie et ma volonté.

En commençant à écrire ce texte j’étais un peu coincée sur une nouvelle sensation d’échec, sensation d’être au pied du mur, confrontée à mes limites. Écrire ne m’a permis de trouver des solutions mais je me suis rappelée que l’échec n’est que relatif et apporte toujours beaucoup de nouvelles pistes derrière. Bon, il va me falloir encore un petit peu du temps avant d’avaler la pilule (notamment passer la soutenance, ahem ) mais j’ai déjà un peu avancé et dépassé un blocage. J’irais pas en M2 à l’Ecole c’est pas grave il y a plein d’autres choses bien ailleurs. Je suis un peu moins énervée.

(A suivre… probablement après la soutenance, dans un peu plus d’un mois donc.)