Tag lecture de A à Z

J’avais lu ce tag il y a trèèèès longtemps chez Blanche du Bélier. J’avais beaucoup aimé le principe donc j’ai décidé de le reprendre ! (Mes réponses vont être très différentes). Alors, c’est parti !

A pour Auteur : Auteur dont tu as lu le plus de livres 

Certainement Lemony Snicket, étant donné que sa série, Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire est composée de treize effroyables et magnifiques tomes et que je les ai bien évidemment tous lus. (J’en ai déjà un peu parlé ici)

B pour Best : la meilleure « suite » de série

3072509507_1_3_qrxt4sblLa même ! C’est du génie pur et pour tous les âges (enfin pas trop jeune quand même, il faut pouvoir/savoir rire de l’humour noir.) Il a un grand sens du détail qui nous a régalé ma soeur et moi (dans les derniers tomes on retrouve des références parfois très surprenantes et subtiles aux premières histoires) et c’est un régal pour les amoureux du français.

C pour Current, lecture en cours 

Je commence à lire L’éloge de la faiblesse d’Alexandre Jollien.

D pour Drink, la boisson qui accompagne tes lectures

Je ne bois pas quand je lis. (Maladroite comme je suis, ça finirait mal. Surtout que je lis principalement allongée dans mon lit ou dans le bus maintenant. Et puis même, les rares fois où j’ai essayé, j’oublie ma tasse de thé, il refroidit, c’est dégueulasse…)

E pour e-book : e-books ou romans papier ? 

Papier ! J’ai besoin de la matérialité du livre, toucher les pages, les entendre bruisser, sentir l’odeur de vieux ou de jeune livre…

F pour Fictif : Un personnage fictif avec lequel tu serais sortie au lycée 

J’trouve paaaas ! Pourtant il y en a eu, c’est sûr !

G pour « Glad » – Un roman auquel tu es contente d’avoir donné une chance.

J’ai été très réticente à lire du théâtre, pendant longtemps (au collège surtout : Molière, Molière et Anouilh et encore Molière) je détestais ça. (Pourtant il y a des Molière pas mal, mais je préfère les voir que les lire.) Et un jour, j’ai dû lire Cyrano de Bergerac d’Edmond Ronstand. Grande révélation, je pouvais aimer ça… Alors l’été suivant mon père m’a mis Phèdre de Racine dans les mains. Je l’ai ouvert à reculons (pour dire « j’ai essayé ») et finalement j’ai adoré !!! Maintenant j’ai envie de lire Bérénice, le Cid… (Peut-être que je suis plus faite pour lire des tragédies ?!)

9782258104501H pour « Hidden » – Un roman que tu considères comme un joyau caché. 

Il y en a tellement plein. Disons À la Grâce des Hommes d’Hannah Kent.

I pour « Important » – Un moment important dans ta vie de lectrice. 

Phèdre ? Le Comte de Monte Cristo ? Bon, ok, trouvons autre chose… Ah je sais, Sans Famille d’Hector Malot. Enfin c’est pas tellement dans ma vie de lectrice, surtout dans ma vie « d’enfant » : notre institutrice nous avait montré le film en primaire (CE1 ou CE2…) et j’avais été complètement traumatisée, par plusieurs scènes. Si bien que j’ai attendu la 4° pour lire le livre. (Légèrement décalé par rapport aux autres lectures de « classiques » que je pouvais avoir à côté.) Ça a mis du baume sur mon traumatisme (parce que j’ai pu « m’approprier » l’histoire et que c’était moins visuel donc moins choquant.)

51azmclffzl-_sx195_J pour « Juste » – Le roman que tu viens juste de finir.

Les pleurs du vent de Shun Medoruma. Ce n’est pas un coup de coeur mais j’ai bien aimé et c’est tout à fait ce qu’il me fallait : court et facile à lire.

K pour « Kind » – Le genre de romans que tu ne liras jamais.

Les livres d’horreur avec morts vivants, fantômes et tout ça, ça ne m’attire pas du tout.

L pour « Long » – Le roman le plus long que tu aies jamais lu. 

Il semblerait que ce soit Le Vicomte de Bragelone. (Ouf, on j’ai évité de justesse le point Edmond Dantès…)

M pour « Major » – Le roman qui t’a causé le plus gros « book hangover » (« trop plein » livresque – tu ne pouvais plus rien lire après ça).

Je crois que j’ai eu un grand temps d’arrêt après Une journée d’Ivan Denissovitch  dAlexandre Soljenitsyne, ça m’avait bien pompée.

N pour « Nombre » – Le nombre de bibliothèques (meubles) que tu possèdes. 

J’en ai qu’une, alors que je rêverais d’en recouvrir mes murs. (Mais bon, j’emprunte énormément aux bibliothèques municipales c’est mieux pour l’Amazonie et mon budget.)

O pour « One » – Un roman que tu as lu plusieurs fois. 

L’ennui quand on fait plein de tags de lectures (ou quand on commence à devenir un ancien de la blogosphère) c’est que ça devient difficile de ne pas se répéter…
Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne, c’était un des livres préférés de mon enfance.

P pour « Préféré » – Ton endroit préféré pour lire. 

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Nicolas Dupin, Lit-clos.

 

Mon lit, depuis la nuit des temps. Mais c’est uniquement parce que je n’ai pas une alcôve-banquette devant une fenêtre avec des coussins et des rideaux. Le rêve ultime. (Exactement comme sur l’image mais avec une fenêtre dans le fond…)
Petite parenthèse en passant : j’ai appris il y a peu que le Rijksmuseum d’Amsterdam avait mis libres de droit toutes ses images en haute résolution (c’est-à-dire que vous pouvez télécharger une image de bonne qualité et en faire ce que vous voulez en étant dans la totale légalité.) Du coup maintenant j’en mets partout ! Et on trouve de tout, la preuve j’ai trouvé ça  en cherchant simplement « alcôve ». Ma nouvelle bannière hivernale je l’ai trouvée là-bas aussi. Voilà, fin de la parenthèse.

 

Q pour « Quote » – Une citation, d’un livre que tu as lu, qui t’inspires ou qui te fait ressentir plein d’émotions. 

ça c’est trop dur comme question, je trouve pas. (En général c’est le livre en entier qui me fait ressentir plein d’émotions, pas une phrase…)

R pour « Regret » – Un regret de Lecteur.

Pierre Bottero est mort trop jeune. Et avant d’avoir fini Les Âmes Croisées

S pour « Série » – Une série que tu as commencée mais jamais finie (et dont tous les livres sont sortis). 

Les chevaliers d’Emeraude. 1) C’est plat et répétitif. 2) J’arrivais à la fin de ma période boulimique des livres d’héroic fantasy. 3) La série est beaucoup trop longue.

0291057_11535-1_003T pour « Trois » – Trois de tes livres préférés de tous les temps.

  • Le Comte de Monte-Cristo. (Hum)
  • De la part de la Princesse morte.
  • Trop dur d’en choisir un 3°, je peux pas.

 

U pour « Unapologetic » – Quelque chose/Quelqu’un pour lequel tu n’éprouves absolument aucun remords d’être fan(girl). 

Pierre Bottero. C’est tellement un génie. Désolée de me répéter…

V pour « Very » – Un roman dont tu attends la sortie avec grande impatience, plus que celle des autres. 

Aucun, pour ça il faudrait déjà être au courant de ce qui va sortir… (et je ne lis plus trop de livres en série.)

W pour « Worst » – Ta pire habitude livresque. 

Rester éveillée très très tard pour finir un livre ?

X pour « X » – Commence à compter en haut à gauche de ton étagère (la plus proche) et prends le 10ème livre. 

J’avoue, j’ai triché, c’est pas en haut à gauche (livres de cours) mais en bas à gauche et en plus y’en a plein qui dépassent … Bref Les Fleurs du mal de Baudelaire.

Y pour « Your » – Ton dernier livre acheté. 

Hanayoi de Yuka Murayama. Je l’ai acheté d’occasion, attirée par l’aspect « kimonos » et découverte de la culture japonaise. En relisant le résumé à l’instant je m’aperçois que j’avais complètement les cinq dernières lignes qui laissent entrevoir une histoire érotique. Bon. (C’est le genre de livre que j’aurais pu mettre dans la rubrique K. Mais là j’ai envie de lui donner sa chance quand même, il a piqué ma curiosité…)

Z pour « ZzZ » – Le livre qui ta volé ton ZzZ (le dernier livre qui t’a tenue éveillée bien trop tard la nuit). 

J’ai déjà vu cette question ailleurs et c’est toujours la même réponse : le Saut de l’Ange. Très mauvais, je ne conseille pas. (Oui, en plus il m’a volé mon sommeil pour des cacahuètes.)

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Comme d’habitude, j’ai failli oublier mais bien sûr, vous pouvez reprendre ce tag si vous en avez envie ! (comme pour tous les tags que je fais…)

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Lecture coup de cœur de l’été

Dans le tag lecture, je disais que je voulais lire le prochain livre avant la rentrée. Eh bien c’est chose faite, mes cours débutent lundi et j’ai fini aujourd’hui À la grâce des hommes, premier roman de Hannah Kent. Ce fut une belle découverte. Tellement belle que j’ai envie d’en parler tout de suite avant que les mots à mettre sur mes impressions ne m’échappent !

9782258104501J’ai découvert ce livre grâce à une bibliothèque municipale parisienne (c’est tellement bien les bibliothèques !), il est assez récent (mai 2014) et était donc présenté dans les nouveautés. Je l’ai pris parce que la 4ème de couverture le présentait comme une sorte de polar et que pour moi les histoires policières font partie des lectures les plus reposantes. (Pourquoi ? Je ne sais…) et puis ça semblait être assez noir, et j’avais envie de lire des trucs noirs. Donc voilà.

Bon finalement, ça ne ressemblait pas du tout à ce que j’imaginais derrière le mot polar. J’ai donc été surprise. Mais j’ai adoré.

Pour vous le présenter brièvement sans dévoiler toute l’histoire :

ça se passe en Islande en 1828 – 1829. Agnes Magnúsdóttir est accusée de complicité pour le double meurtre de Natan Ketilsson et de Pétur Jonsson. En attendant la confirmation de sa condamnation à mort et son exécution elle est placée dans une famille de fermiers.

L’histoire tourne donc effectivement autour d’un meurtre. Mais il n’y a pas d’enquête policière. C’est l’histoire d’un meurtre, ou l’histoire d’une criminelle, question de point de vue. L’enquête c’est l’écrivaine qui l’a menée (l’histoire est basée sur des faits réels et elle a visiblement fait d’importantes recherches) et le lecteur la mène presque à son tour au cours de la lecture. Je dis « presque » parce que je n’ai pas eu l’impression de mener l’enquête. Pourtant malgré moi j’ai glané des indices, des clés de compréhension. Ce n’est pas une enquête au sens policier du terme mais plutôt une quête. Au fur et à mesure du livre on découvre ce qu’il s’est passé. On découvre les lieux, on découvre l’époque, on découvre la culture, on découvre les personnages. Et plus on découvre plus on se pose de questions (ce fut en tout cas mon impression), plus on découvre plus ça se complexifie. Tout le roman (environ 430 pages) est dédié à cette quête, quête de la vérité, quête de l’humain. C’est passionnant.

Bien dissimulé derrière les découvertes et derrière de nombreuses descriptions (pas du tout inutiles ni ennuyeuses) se cache un véritable suspense qui dure jusqu’au bout : est-elle vraiment coupable ? Que s’est-il vraiment passé ? Comment a -t- elle pu en arriver là ? Sera -t-elle vraiment condamnée à mort ? Ces questions tournent en boucle dans la tête des personnages mais aussi dans celle du lecteur. L’enquête n’est pas faite par un policier ou un détective, elle est tissée de mots. Les mots (vrais ou faux ou même parfois les silences) des uns et des autres.

Meurtre, (en)quête et suspens. Il s’agit donc finalement bien d’un polar.

Sauf qu’il y a tellement plus. Il y a cette description par petites touches de l’Islande, de ses modes de vie et coutumes, de son climat. Il y a cette profondeur humaine de chacun des personnages (au moins les plus importants.) Et il y a le style, incroyable. J’ai été complètement embarquée, j’ai partagé la pensée de certains personnages qui sont pourtant à des années-lumière de ce que je vis.

L’écriture est à la fois très dynamique (je ne me suis jamais ennuyée) et très tranquille : l’histoire est ponctuée de « pauses » (la description d’un paysage ou d’une action quotidienne par exemple). Je crois que c’est ce qui m’a le plus étonné et plu, cette capacité à mêler dynamisme et tranquillité. C’est tellement tranquille que j’ai été surprise de ressentir une sorte de suspense sur la fin. Ce n’est pas un suspense haletant mais plutôt quelque chose qui accroche, qui donne envie de poursuivre le chemin (mais pas forcément à toute allure.) C’est assez étonnant pour un polar, je trouve.

Bref vous aurez compris que j’ai adoré… J’ai beau chercher je ne trouve pas de défaut, c’est un véritable coup de cœur. Je vous le recommande donc très fortement et serais très heureuse d’avoir votre propre critique si vous l’avez lu / le lisez un jour…