La dyspraxie visuo-spatiale si bien expliquée

On dit régulièrement des femmes qu’elles se perdent facilement. Nous sommes nombreux finalement à ne pas avoir un bon sens de l’orientation, parfois parce que nous n’avons pas prêté attention aux repères autour de nous, parfois parce que, effectivement, notre sens de l’orientation laisse à désirer. Cependant, cela ne signifie pas que nous souffrons tous […]

via Dyspraxie visuo-spatiale — Au bonheur d’apprendre

J’ai vraiment vraiment pas le temps d’écrire en ce moment (tellement pas le temps que je n’ai même pas d’idées qui me trottent en tête, c’est dire…

Pourtant je suis OBLIGEE de revenir vers ici pour partager cet article parce que C’EST TELLEMENT CA !!!

Je nuancerai seulement les points suivants (ce qui signifie que j’adhère TOTALEMENT à tout le reste…

Coller une gommette dans les chaussures afin de savoir si elle va à gauche ou à droite.
là ce n’est pas une nuance mais une précision : il faut coller une gomette que d’un seul côté, parce que le truc des pataugas avec un point d’interrogation et un point d’exclamation rouge / vert… ça ne m’a jamais aidé, c’est interchangeable. Alors que effectivement si on décide que la montre est à la main droite… C’est la main droite ! (Moi j’avais un bracelet brésilien (je l’avais comme pacte d’amitié, pas pour repérer ma gauche de ma droite mais ça a quand même parfaitement rempli cet office  : le truc parfait je ne l’enlevais jamais pas même sous la douche ou pour dormir.)

Proposer un jeu appelé « Au Nord, Au Sud : j’ai pas bien compris l’intéret du jeu… (si quelqu’un comprend je prends l’explication 😉 )

Utiliser un GPS pour éviter de se perdre : j’ai trop dû entendre mon père pester contre les GPS, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée. Si je suis le GPS, je ferai encore moins attention, alors si d’un coup le GPS est perdu, je le serais deux fois plus… Mais il est vrai que pouvoir se passer de lire les panneaux… C’est tentant…

Proposer des cahiers avec des lignes larges : je suis en même temps d’accord et pas d’accord. Pour l’enfant dans les premiers temps oui +++ Mais pour la suite, j’ai remarqué que moi je suis plus perturbée / je trouve ça plus difficile à relire, quand je n’ai pas suivi la ligne des feuilles américaines (lignes simples) que quand je n’ai pas suivi les lignes des feuilles à carreaux. (ou que j’ai écrit de travers sur une feuille blanche.) Ne me demandez pas pourquoi, j’en ai aucune idée. Enfin si c’est un peux comme si deux lignes claires s’interrompaient sans cesse  (ligne droite de la feuille et ligne courbe puisque montante et descendante, de l’écriture) sur la feuille américaine. Alors que sur la feuille à carreaux, quand je relis, les petites lignes sont un fond, pas au même niveau de lecture que l’écriture…Je ne suis pas sûre de m’être très bien expliquée… Les feuilles américaines : il y a deux signaux que je vois sur un pied d’égalité et donc qui se parasitent alors que sur les feuilles à grands carreaux le quadrillage s’efface au profit de l’écriture que celle-ci suive les lignes ou pas… (par contre on oublie les petits carreaux, définitivement, c’est une catastrophe.)
Pour conclure les feuilles américaines c’est très bien quand j’ai le temps de m’appliquer piurs suivre les lignes… Pour la prise de note c’est non. (Mais pour les courriers officiels c’est très bien, ça me permet d’écrire droit…)

Manipuler au maximum, en particulier en mathématiques : là ce n’est pas du tout une réserve mais juste que je ne l’ai – je crois – jamais expérimenté. Mais effectivement ça me parait une bonne idée. Et verbaliser +++ (et mettre de la couleur) en maths aussi, c’est méga important.

Lorsque c’est possible, éviter les balles et ballons qui « disparaissent », privilégier les balles et ballons colorés. Oui, oui, oui, et oui. (Même colorés ils disparaissent parfois du champ de vision sans que l’on ne comprenne… Alors si en plus ils sont petits / peu visibles…)

Proposer une place dans les buts : je ne sais pas (jamais expérimenté) peut-être… Mais alors il faut insister pour valoriser les victoires et minimiser les échecs. Parce que moi j’aurai très mal vécu de faire marquer un but à mon équipe en loupant le ballon parce que distance mal évaluée… (mais l’idée de minimiser les points d’attention et laisser à un point fixe n’est pas mauvaise, c’est vrai.)

Les couleurs associées au livres de cours et aux matières dans l’agenda… je le fait toujours… (et j’aime bien choisir des couleurs qui collent bien avec l’idée que je me fais de la matière : par exemple du marron pour l’Histoire (parce que le bois des bibliothèques) (Mais c’est parfois lointain par exemple violet est resté pour l’espagnol et bleu pour le français simplement parce que j’aime beaucoup ces couleurs et ces matières…)

Et j’ai utilisé jusqu’à mon bac toujours le même code couleur dans la hiérarchie des titres -quel que soit le cours. Rouge puis vert puis noir. Ou rouge puis vert puis violet / bleu turquoise.Toujours une couleur plus « pétante » pour le grand titre, pour aller vers du plus discret (tout est relatif) ensuite.

Pour être plus précis, le code couleur (et la manière de souligner / mettre en page) est resté le même pendant tout le collège au lycée, ça changeait d’une année sur l’autre parce que des « exigences / besoins  » se rajoutaient. J’ai augmenté la gamme des stylos de couleur. Ainsi je pouvais écrire une traduction en bleu turquoise, les mots-clés de philo ou de vocabulaire en rose, faire des renvois en marron.
Mais les grands titres restaient rouge puis vert puis noir… Ou rose puis violet puis bleu turquoise dans certaines matières. (La littérature et l’espagnol pour ne pas les nommer. Les titres dans ces matières avaient moins d’importance, c’était surtout pour repérer des grandes idées, beaucoup moins pour donner une hiérarchie, je pouvais donc me permettre des fantaisies…)

Je pensais pas que j’écrirais autant…

J’ai un peu du mal à comprendre comment je vais passer au travers des dix jours qui arrivent… Mais bon… De toute façon, quoi que je fasse, ça passera (c’est bien finalement, le temps… Que ce soit réussi ou pas, ça passe…. et ça se retrouve forcément derrière nous à un moment ou à un autre… (Soyons positifs.)

(D’ailleurs, message perso pour V. : Je ne t’oublie pas, d’ailleurs ce serait difficile avec ce que je viens de poster… Carrément avec des conseils pour le code… Mais il est très probable que la réponse à ton mail va attendre jusqu’à début mai…)

L’agrandissement des polycopiés

Je continue ma série sur les aménagements scolaires.

Rappelons le principe : que toutes les photocopies soient au format A3 au lieu de A4 (donc le double.)

Dans quel but ? Un élève dyspraxique se repère mieux. Moins de risque de sauter une ligne. Moins de fatigue pour le lire le texte. Accessoirement -c’est un effet collatéral, je suis pas sûre que les inventeurs de l’aménagement y avaient pensé- ça permet aussi d’avoir plus de place pour écrire les réponses/ ajouter des annotations, quand tu as une écriture brouillon, que tu écris gros, c’est assez appréciable.

Il y a donc bien des bénéfices : moins de fatigue, une lecture et un travail sur le texte facilité.

Mais dans la réalité qu’est ce que ça donne ?

Je connais bien puisque c’est un des aménagements qui a été mis en place dès la primaire pour moi. Assidument respecté en CM1 et CM2, par l’instituteur et donc par moi, je m’en suis ensuite progressivement détachée au cours des années à cause des inconvénients de plus en plus présents.

Ça pose principalement des problèmes de rangement et de manipulation : le prof fait exprès des feuilles A4 pour que tu puisse les coller dans le cahier (il y a une idée de rentabilisation du cahier très poussée, par peur de gâchis de papier mais aussi par peur qu’un seul cahier ne suffise pas pour l’année),  donc quand la feuille est en A3 pour la rentrer il faut la plier en 2 : donc elle n’est pas dans le même sens que la feuille à coté et tu ne peux pas avoir les 2 d’un seul coup d’œil… et pour la lire il faut donc tourner la cahier, occasion rêvée pour faire tomber tout ce qu’il y a autour. Même avant le rangement d’ailleurs, avant qu’elle soit collée on peut déjà facilement faire tomber tous ses stylos parce que la feuille déborde et qu’on ne maitrise pas tout…

Ça pose aussi la question de l’implication de l’enseignant : c’est à lui de faire la photocopie agrandie, il faut qu’il y pense, il faut qu’il ait le temps, et l’envie (pour ça il faut qu’il ait compris l’intérêt…) et il faut le faire la première fois, après coup, quand le travail sur le texte a déjà été fait ça n’a plus de sens ! et il faut le faire régulièrement, pas une fois sur deux…

Comment ça s’est passé dans ma scolarité ?

En primaire, l’instituteur me donnait la feuille spécifique, comme il donnait la feuille A4 aux autres élèves. Aucune impression de discrimination. Il y pensait tout le temps (ou quasiment, et il s’excusait quand il avait oublié…)

Les feuilles A3 étaient perforées à l’endroit de la pliure, ça permettait un rangement dans le classeur avec beaucoup moins de manipulation. Ou alors la feuille A3 était coupée en 2 ainsi je pouvais la ranger dans une pochette plastique en recto-verso sans problème.)

 En 6° cela était respecté la plupart du temps. Parce qu’il y avait une bonne communication entre les profs et que la prof principale avait bien compris et expliqué l’intérêt aux autres.

Certains profs ou instituteurs avaient fait l’effort d’imprimer les textes sur des feuilles A4 mais avec des plus gros caractères et des interlignes plus grands, j’avais beaucoup apprécié: ça permettait de dépasser les  problèmes de rangement et de manipulation, ça marquait une réelle attention et une réelle compréhension du problème de départ, cerise sur le gâteau, c’était finalement bien plus adapté puisque cela permettait de choisir la grosseur des caractères (en A3 parfois ça fait un peu too much…). Par ailleurs, ça permet aussi de changer la police de caractères (certaines polices sont plus lisibles que d’autres.) Bref, c’était vraiment très appréciable mais je comprends que tous les profs ne le fassent pas, ça prend vraiment du temps de recopier les textes (je dis ça sans aucune ironie.)

C’est à partir de la 5° (dans mon nouveau collège) que cela s’est compliqué. Bien sûr, le secondaire est  beaucoup moins personnel que le primaire  chaque prof a plusieurs classes de 30 élèves qu’il ne voit que quelques heures par semaines là où mon instituteur ne s’occupait que d’une classe de 20… Mais il n’y pas que ça. Ma sixième en est la preuve.

Je n’osais pas / voulais pas réclamer, de peur de me faire remarquer et d’embêter le prof. Me faire remarquer était ma dernière envie. J’étais déjà bien suffisamment remarquée à mon goût : un ascenseur, une place obligatoire dans les premiers rangs, un double-jeu de livres, quelques minutes en plus qui pouvaient m’être accordées, des bonnes notes (et un raton-laveur.)

La plupart des professeurs ne comprenaient pas le pourquoi de cette mesure (cette partie de mon handicap est totalement invisible et je crois que la dyspraxie était encore assez méconnue) et donc ne la mettait pas en pratique (alors qu’en soit, cela étant inscrit sur le PPS, ils devraient la mettre en pratique sans se poser de question.) Nombreux étaient les profs qui arrivaient en classe et au moment de distribuer les feuilles me disaient « oh, je n’ai pas fait l’agrandissement, tu en as vraiment besoin ? Je peux y aller maintenant si vraiment ça te pose problème / Je pourrais le faire pour la prochaine fois… »

Bah oui j’en ai besoin. Je n’avais pas encore assez confiance en moi pour l’affirmer bien fort. Après tout je pouvais bien lire le texte sans. Donc tant pis pour cette fois-là (parce que bon, l’agrandissement c’est surtout au moment de travailler sur le texte que j’en ai besoin, pas après… Et puis y aller, là, pendant l’heure de cours, sérieusement ?)

Sauf qu’au bout d’un moment (un, deux, trois oublis…) les profs ont pensé « ob bah en fait elle se débrouille très bien sans, hein, ça va… Pas besoin que je m’embête à appuyer sur un bouton »

Et donc forcément les autres élèves me regardaient comme une bête curieuse, que ce soit devant ces profs oublieux (non, mais ça va, tu vas pas nous mettre en retard, là, c’est bon…) que devant les autres (mais pourquoi ils te font cet agrandissement alors que tu n’en as pas besoin ?) et me posaient des tas de questions auxquelles j’avais bien du mal à répondre.

Et puis plus on avance dans la scolarité plus l’idée de rentabiliser le cahier est importante, donc le rangement compliqué. J’ai donc abandonné. Au lycée l’aménagement figurait toujours dans mon PPS mais je n’ai jamais eu aucune photocopie agrandie, sauf parfois d’une prof d’anglais qui avait un fils dyspraxique et qui connaissait donc le problème.

Mes parents insistaient pour que je l’utilise, et même que  le réclame parce que selon tous les spécialistes de la dyspraxie et médecins scolaires il y a bel et bien un bénéfice… Mais moi, devant tous les problèmes subis (mauvaise volonté du professeur, regards en coin lors des maladresses, remarques sur le temps de rangement / l’inesthétique du cahier…) j’ai fini par ressentir cet aménagement comme une contraire qui m’était imposée par mes parents/ le médecin scolaire et je trouvais ça infantilisant : c’est les enfants qui lisent en gros caractères, les livres des adultes c’est en petit, c’est les enfants qui font tout tomber par terre… Mes parents pensent que j’ai besoin de l’agrandissement mais les nombreux oublis montrent bien que je me débrouille parfaitement sans ! Les profs « oubliaient » de me faire l’agrandissement je n’allais pas le réclamer non plus ! Voilà à peu près ce que je pensais.  Si l’attitude de l’enseignant avait été différente, la mienne l’aurait probablement été aussi…

Pour en revenir au bénéfice, je ne doute pas qu’il existe et ça semble même assez logique : quand tu te repères plus facilement dans un texte forcément tu vas plus vite et tu te fatigue moins, mais pour qu’il existe vraiment il faut que les conditions favorables soient réunies : que le bureau soit plus grand, que l’on puisse mettre en place un système de rangement adapté (cahier + porte-vue par exemple ou juste un classeur comme c’était le cas en primaire),  ou que l’agrandissement soit fait autrement comme cela a parfois été fait pour moi (des caractères plus gros sur une feuille format standard. Mais cela nécessite une implication du professeur), que les profs le fassent d’eux-même pour qu’il ne soit pas nécessaire de réclamer tous les jours.

Je vais donc probablement me répéter mais : l‘attitude de l’enseignant joue beaucoup sur l’attitude des enfants. Quand l’enseignement donne directement le format adapté à l’enfant, au même moment et dans le même geste que pour les autres élèves qui ont le format normal, l’élève est inclus dans la classe. Il a son format adapté, c’est normal, si le prof lui donne, c’est qu’il en a besoin. C’est un état de fait qui n’a pas à être remis en cause. A partir du moment où c’est l’élève qui réclame ça pose question : parce que le fait est pointé du doigt, parce que c’est l’élève qui semble décider à la place du maitre, comme s’il réclamait un privilège.

De plus, généralement quand l’enseignant intègre ainsi l’aménagement dans le déroulement de la vie de classe, c’est qu’il accepte, qu’il est à l’aise avec, donc que si des camarades posent des questions / émettent des critiques, il est prêt à répondre, à remettre les choses à leur place. Ce ne sera pas à l’élève de se justifier mais l’enseignant qui rappellera le cadre.

Je vous assure que les effets de l’attitude de l’enseignant sont très perceptibles. Non, les enfants ne sont pas cruels. Ils reproduisent simplement ce qu’ils entendent, voient, vivent, mais de manière plus naturelle et spontanée, sans filtre. Et c’est cette « pureté » qui peut faire ressentir leur comportement comme extrêmement violent. Alors que ce n’est qu’une reproduction de l’adulte -parent ou enseignant.

Donc si l’enfant voit que son camarade a un aménagement (ici une feuille plus grande mais c’est pareil pour tout) il va l’accepter comme tel (éventuellement en jetant des regards inquisiteurs / posant des questions parce que l’enfant est curieux) sauf si l’enseignant leur fait sentir que ça l’embête, que c’est pas normal, que l’élève peut bien se débrouiller sans.Même l’adolescent, c’est pareil. Il serait probablement plus critique et moqueur mais si l’enseignant recadre…

J’ai donc peu utilisé cet aménagement en cours, en revanche je l’ai utilisé pour tous mes examens (brevet et bac.)

Ce qui est bien aux examens c’est que tu as un grand bureau donc tu peux bien t’étaler.
Le seul moment où cet aménagement m’a posé question c’est pour l’épreuve d’histoire géo en terminale: le croquis de géographie est 2 fois plus grand ! Il y a donc  fois plus à colorier (vive le 1/3 temps 🙂 ) mais aussi une perte de repères ! Pendant l’année, je me suis entrainée sur des cartes A4, est-ce que j’allais m’y retrouver le jour de l’examen ? (Cette épreuve était une de mes plus grande hantise, j’ai eu énormément de mal à apprendre mes croquis.) Ce qui m’a finalement un peu rassurée c’est quand je me suis dit que je pouvais tout aussi bien refuser l’aménagement et demander une copie taille normale. (Parce que je voyais bien l’intérêt pour un planisphère où il faut mettre plein de petits symboles dans petits pays, moins sur un gros plan d’une région ou d’un pays comme l’Amérique du sud ou l’immense Russie. ) Finalement : le jour de l’examen j’avais l’exemplaire agrandi + l’exemplaire taille normale sans même avoir eu à le demander ! J’avais même 2 exemplaires agrandis et j’avais apprécié, ça voulait dire que je pouvais recommencer si je faisais une erreur / si c’était trop brouillon. Ils ont été très forts ! Finalement j’ai donc fait mon croquis sur le format agrandi (alors que c’était la Russie… ) Et j’ai bien fait, ça m’a permis de faire les choses bien proprement… et j’ai eu 17…

Les aménagements scolaires : le revers de la médaille

J’ai écrit un préambule ici.

Donc le PPS est établit au cours d’une réunion avec l’instituteur / le professeur principal + le directeur/principal/proviseur de l’établissement + le médecin scolaire; l’infirmière + différents intervenants (le kiné, l’ergothérapeute, l’éducateur spécialisé) + l’élève et son ou ses parents.) Au cours de cette réunion sont proposés puis décidés tous les aménagements qui pourraient aider l’élève. Il y en a de toutes sortes. Des qui sont très courants, bien désignés par des mots, d’autres qui sont faits sur-mesure pour répondre aux besoins spécifiques de l’élève et correspondre aux possibilités de l’établissement.

Il faut savoir que c’est toujours l’élève qui a le dernier mot : l’aménagement est une proposition, « un bonus ». L’élève y a droit (donc droit de le réclamer si ce n’est pas respecté, en théorie). Mais il a aussi le droit de le refuser, de ne pas l’utiliser (en fonction de ses besoins du moment, de sa fatigue.)

Vous vous demandez sûrement pourquoi refuser alors que pourtant tout le monde en rêverait (d’avoir plus de temps, d’éviter la file d’attente…) sauf que quand le commun des mortels voit les aménagements il ne remarque que les points positifs mais pas du tout tous les inconvénients qui y sont inexorablement attachés. Et pourtant…

Voilà ceux que j’ai expérimenté ou vu de mes yeux (cette liste est donc forcément non exhaustive.) Je peux vous dire que chacun a son lot d’avantages et d’inconvénients.

L’ascenseur

  •  Principe : donner à l’élève la clé de l’ascenseur pour qu’il puisse accéder aux étages sans passer par les escaliers.
  • Avantages : l’élève se fatigue moins, ne se fait pas bousculer (évidemment s’il est en fauteuil : l’élève peut monter/descendre des étages !)
  • Inconvénients (oui il y en a) : isolement du reste de la classe, jalousie des autres élèves, rallongements des distances et temps de trajets, pannes.
  • Mon expérience : développée dans un autre article.

Aller à la cantine sans passer par la file d’attente

  • Principe : l’élève passe par une autre entrée pour éviter la file d’attente, accompagné d’un camarade.
  • Avantages : limite la fatigue due à la longue station debout et aux bousculades.
  • Inconvénients : isolement du reste de la classe, jalousie, entrée pas toujours pratique (souvent l’entrée se fait par la porte de sortie et donc il faut remonter la chaîne du service à contre-sens.)
  • Mon expérience : En 6° j’allais à la cantine tous les jours. J’avais désigné des copines par alternance (pour éviter les batailles.) N’empêche ça n’était pas pratique : on était obligées de manger en duo solitaire parce que pour manger avec les autres il aurait fallu les guetter debout, ce qui enlève une partie du bénéfice et je me suis faite engueulée par le CPE quelques fois à cause de ça. (Aujourd’hui avec le portable ça serait plus facile, il suffirait d’attendre à un endroit assise le temps que les copains arrivent. Mais à cette époque c’était pas assez répandu pour que des gamines de 6° en aient, eh oui 😉 ) Les autres années du collège je n’ai pas eu ce problème, j’étais externe (et vu mon intégration dans la classe heureusement). Au lycée cela a varié selon les années. En seconde, je n’aimais pas l’heure du repas, c’est l’heure où je me retrouvais le plus facilement seule : ceux avec qui j’aurais voulu manger étaient externes, les autres avec qui je pensais m’entendre bien et avec qui j’aurais voulu aller manger partaient sans m’attendre (parce qu’ils ne me considéraient pas dans la bande, j’ai mis longtemps à le comprendre, ou plutôt ils ont attendu longtemps pour me le dire.) Donc je me retrouvais seule, je passais donc par la sortie et remontais la queue à rebrousse-poil. Pas pratique et surtout pas agréable du tout : j’avais l’impression que tous les regards étaient braqués sur moi, tout le monde remarquait forcément encore plus que j’étais seule. Honte et solitude décuplées. En première et terminale, je me suis peu à peu fait des amis, qui, eux, préféraient manger à la cafét’ (moins de queue + on pouvait profiter du soleil -du sud- dans la cour. 😀 ) ça m’allait parfaitement, je suivais. On allait parfois à la cantine quand on avait des horaires décalés donc qu’il n’y avait pas ou peu de queue, j’allais alors directement avec eux. (Je suis même pas sûre que ces copains savaient que j’avais un aménagement qui m’autorisait à passer par la sortie…)

La dispense d’assiduité ou dispense de certains cours :

  • Le principe est dans le titre : avoir l’autorisation de ne pas aller à certains cours.
  • Très utilisé pour l’EPS bien sûr, mais ça peut aussi être pour d’autres cours pour permettre à l’élève de se reposer / d’avoir un emploi du temps plus léger (je l’ai vu faire pour certains de mes camarades malades) ou si on considère que l’élève serait trop pénalisé dans une matière (par exemple, pour moi, une année avait la médecin scolaire avait évoqué la possibilité d’une dispense de la technologie – idée rejetée par mes parents et moi.)
  • Le défaut : les autres te voient comme une privilégiée/planquée/chanceuse…
  • Autre défaut : chaque cours en moins est une rupture dans la vie de la classe, tu ne partages pas certains moments, certaines blagues,… Tu sors du cadre et de la bande puis tu y retournes mais entre les 2 il y a un trou. (Quand c’est un autre cours que le sport c’est aussi sensible au niveau du savoir : tu manques des infos et doit tout rattraper pour après !)

La majoration de temps :

  • Principe : donner à l’élève plus de temps que celui donné aux autres élèves pour réaliser un exercice, un contrôle, un examen.
  • C’est un des aménagements phares, qui est très fréquemment évoqué mais c’est pourtant le plus difficile à mettre en place – à respecter. Il est très souvent évoqué parce que très connu pour les examens sous la forme du tiers-temps (pour les aménagements des examens le tiers temps est la base.
  • Je développerais plus dans un post séparé. Il y a beaucoup à dire.

L’agrandissement des polycopiés.

  • Principe : que les photocopies soient agrandies du A4 au A3 (=le double d’une feuille A4) Là encore je développerais dans un post séparé.
  • Avantage : cela facilite la lecture à l’élève dyspraxique (ou autre, mais pour moi c’était pour ça.)
  • Inconvénients : difficulté de manipulation, de rangement, oublis, isolement du reste de la classe.
  • Mon expérience : développée dans un autre article.

Dans mon PPS, dès le collège, a aussi été mis en place un système de double jeu de livres

  • Principe : l’élève a chaque livre en double : un pour l’école / un pour la maison.
  • Avantage : ça permet d’alléger le poids du cartable.
  • Inconvénient : en théorie aucun… Mais pas en pratique.
  • Mon expérience : Au collège, le livre était conservé par le prof, dans sa salle, il me le sortait à chaque cours (quand il l’utilisait 🙂 ) Le problème c’est qu’au moment de rendre les livres j’avais parfois de mauvaises surprises : sans que je puisse savoir pourquoi ni comment ni quand, des livres avaient disparus… et alors c’est moi qui en était responsable.
    Au lycée c’était encore une autre affaire. Là les profs n’avaient pas forcément de salle attitrée et surtout pas d’armoire dans celle-ci. Du coup le 2° jeu de livres était chez les surveillants. J’allais chercher les livres dont j’avais besoin à chaque récré ou mi-journée.Le désavantage c’est que ça limitait moins le poids, que j’étais obligée d’y passer (des allers-retours en plus). L’avantage (gros) c’est que ça me servait presque de casier, je pouvais y laisser aussi des cahiers ou classeurs. Et pas de problèmes de pertes ! C’est finalement la solution que j’ai préférée. Parce que j’étais responsable de mes affaires, comme les autres, pas à demi.

L’ordinateur :

  • Principe : l’élève dispose d’un ordinateur pour la prise de notes. Il tape ses cours à l’ordi, fait ses exercices à l’ordi, fait ses contrôles à l’ordi.
  • Avantage : permet à tout élève ayant des problèmes d’écriture qu’elle qu’en soit l’origine (physique -> mobilité réduite des mains ; cognitive -> troubles dys ; ou sensorielle -> malvoyant) de prendre ses cours en autonomie et d’avoir ses propres cours (pas les cours d’un copain, qui sont toujours impersonnels et donc plus difficiles à apprendre.)
  • Inconvénient : l’élève est à la merci de tout problème technique, cela nécessite d’adapter tous les exercices pour qu’ils lui soient accessibles. Si l’élève fait tout à l’ordi, il est devant un écran toute la journée. Moi ça me donnerait des migraines…
  • Ceci les inconvénients sont de moins en moins forts avec le développement des technologies : les ordinateurs sont mieux connus de tous donc chaque problème est plus vite résolu et réaliser des exercices accessibles devient plus facile, une imprimante n’est plus forcément nécessaire (le rendu peut se faire par clé usb.) (mais restent les migraines !) (et il faut se méfier des trucs à faire par les enseignants aussi, ça dépend de la bonne volonté de celui-ci…)
  • Mon expérience : cet aménagement peut prendre diverses formes en fonction du besoin et des capacités de l’élève. Me concernant, je ne maniais pas assez bien le clavier pour que cela me soit profitable (frappe au clavier pas plus rapide ni facile que l’écriture manuscrite) mais j’avais quand même un aménagement qui me permettait d’utiliser l’ordinateur pour réaliser les exercices de géométrie (et certains exos de SVT.) ça m’évitait la galère du papier millimétré, de la manipulation des outils et me permettait de rendre un travail propre. Mais cela a demandé un apprentissage (pour savoir se servir du logiciel) et posé parfois quelques problèmes (la manipulation du logiciel n’est pas toujours évidente.)

Vous allez me dire : non mais là tu exagères tu es en train de dire qu’en fait rien ne marche. Non ça n’est pas mon but.

J’ai voulu montrer ici que les aménagements sont rarement des solutions idyliques qui résolvent d’un coup tous les problèmes. Il y a les contraintes techniques de l’établissement, la bonne volonté des enseignants, l’acceptation des autres élèves de la classe… qui entrent en comptent et c’est loin d’être négligeable.

Je vous explique simplement pourquoi je n’ai pas fais la chasse quand mes droits inscrits dans le PPS n’étaient pas respectés, quand on doit se battre, tous les jours avec 5 profs différents, d’un coup les défauts vont prendre le dessus, on va se convaincre que finalement on se débrouille bien sans, qu’ils ont sûrement raison finalement on en a pas si besoin. C’est un énorme frein…

C’est aussi pour répondre à tous ceux qui pensent « Han la chance qu’il/elle a ! » NON s’il y a un aménagement c’est qu’il y a un problème à la base et la solution n’est jamais idyllique, extérieurement on voit l’avantage mais pas l’inconvénient qu’il y a derrière. Parce que l’herbe est toujours plus verte chez le voisin. Ceux qui jalousent réfléchissent à leur propre vécu, leur propre capacité, ils voient l’aménagement comme une chance, un super-bonus alors que pour l’élève concerné c’est juste un besoin, pour combler une défaillance.

Oui j’ai du temps en plus mais ce n’est pas juste pour 5 minutes pour bâcler ma conclusion c’est juste pour avoir la possibilité de rendre un travail de qualité équivalente. (Pouvoir écrire une troisième partie.)
Oui c’est vrai j’ai de meilleurs notes quand j’ai le tiers-temps mais c’est justement parce qu’il m’ait nécessaire pour pouvoir révéler toutes mes capacités, pas parce que j’ai écrit plus que toi. (La quantité ne fait pas la qualité.)

NB : Maintenant que j’ai monté un niveau et que j’ai expérimenté le rôle du cancre, je peux le dire : Quand on ne sait pas, on ne sait pas quel que soit le temps dont on dispose pour y réfléchir (ça ne donne que le temps d’imaginer des ristournes pour noyer le poisson…), en revanche quand on sait, il faut le temps nécessaire pour pouvoir exprimer ce savoir de la bonne manière. C’est ce temps de réflexion qu’il me manquait quand je n’avais pas plus de temps. Soit je compensais en écrivant plus vite mais donc pas joli. Soit, j’écrivais que la moitié de ce que je savais, ou de manière désorganisée. Soit carrément les  deux.

La jalousie et l’isolement causés par les aménagements sont un énorme problème. (et ça les concerne quasiment tous…) ça ne fait que décupler la mésestime de soi, le syndrome de l’imposteur. Qui sont pourtant déjà bien installés. C’est un énorme frein psychologique. Il y a comme un fossé entre la réunion de début d’année (« ah oui ça ce serait bien pour toi ça, ça pourra t’aider ! Penses à le réclamer si les profs n’y pensent pas. ») et la pratique pendant l’année : certes il y a quelques profs étourdis mais il y a surtout des profs que cela en*quiquine, qui ne veulent pas se fouler ou qui sont juste indifférents, voire méprisants (« non mais elle se débrouille parfaitement, d’ailleurs elle n’est absolument pas handicapée. ») Un énorme frein psychologique.

Pour que les inconvénients se réduisent c’est très simple : il faut que les mentalités changent, que les professeurs et les élèves soient réellement sensibilisés (or les élèves sont en premier lieu sensibilisés… par les profs ! Par leur attitude, leurs paroles, leurs habitudes.)

Comme vous avez pu le constater pour plusieurs rubriques j’ai dit que j’en parlerai dans un article plus développé… Je déclare donc la série « Aménagements scolaires » ouverte 🙂 (même s’ils sont déjà tous bien avancés en rédaction, ils ne vont pas venir tous les uns à la suite des autres, mais plus au fil de l’eau, pour changer un peu et que vous ne fassiez pas une indigestion…)

Les aménagements scolaires : préambule

Je me suis rendue compte en réfléchissant à comment écrire cet article qu’il serait pas mal déjà de commencer par expliquer comment les aménagements scolaires sont mis en place. Évidemment ça n’est pas simple (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, je vous le demande, surtout quand ça concerne des personnes en situation de handicap et leur scolarité par-dessus le marché (quel gros mot ! J’exagère à peine.)

J’ai fait des recherches du coup, c’est assez rare mais je veux vraiment dire des choses précises et fiables. (Avant je savais les choses « en gros-vite fait » et d’après mon expérience seulement : un tout petit prisme donc.)

Je vous l’ai dit, c’est compliqué, attention donc la suite est aride, indigeste, rébarbative, barbante, tout ça…

Le 11 février 2005 a été votée la –très célèbreloi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées (si ça vous intéresse le texte original est là -je vous préviens, comme toute loi c’est difficile à lire mais intéressant par moments…) Cette loi, qui englobe des problématiques très larges autour du handicap, (vous aussi vous avez remarqué le « participation » au milieu de l’intitulé qui veut rien dire et qui tombe comme un cheveu sur la soupe ?) notamment la scolarité. (Titre IV : Accessibilité > Chapitre Ier : Scolarité, enseignement supérieur et enseignement professionnel.)

Mais vu que c’est indigeste et rempli de renvois (tellement que ça en devient incompréhensible), il vaut mieux aller directement dans le code de l’Education – qui n’est rien d’autre qu’un regroupement de lois dans un livre 😉 – (Code de l’éducation > Partie réglementaire > Livre III : L’organisation des enseignements scolaires. > Titre V : Les enseignements pour les enfants et adolescents handicapés. > Chapitre Ier : Scolarité. > Section 2 : Le parcours de formation des élèves présentant un handicap )

Et si vous n’avez pas envie de vous plonger dans les textes de loi (le Code est relativement clair mais c’est long…) vous pouvez aussi faire plus simple et lire ce document synthétique que l’on trouve un peu partout : quel_plan_pour_qui

Donc pour résumé le résumé pour les élèves avec un handicap / une maladie invalidante, il y a, selon la situation,  3 possibilités :

  • le PPS : Projet Personnalisé de Scolarisation (c’est celui qui va nous intéresser ensuite) pour les élèves dont le handicap a été reconnu par la MDPH.
  • le PAI : Projet d’Accueil  Individualisé, pour les élèves ayant une maladie chronique (asthme, diabète…), une allergie ou un trouble alimentaire. C’est une procédure plus légère pour permettre la prise de traitement et d’aménagements liés à sa santé.
  • le PAP : Plan d’Accompagnement Personnalisé (il faudra que quelqu’un m’explique pourquoi un coup plan, un coup projet, si ce n’est pour embrouiller…)
    Intéressant notamment pour les élèves dys (dont le handicap n’est pas toujours reconnu par la MDPH)

Maintenant que le cadre est posé, je vais parler de ce que moi je connais le mieux : le PPS !

NB : celui-ci doit être demandé par les parents et ça doit passer par la MDPH (pour la première fois au moins puis à chaque changement d’établissement il me semble. Au sein d’un même établissement d’une année sur l’autre un renouvellement suffit.)

Ce plan décide de l’orientation de l’élève en milieu ordinaire ou établissement spécialisé (et dans ce cas lequel : ULIS, CLIS….) et des aménagements mis en place.

Pour ma part j’ai toujours été en milieu ordinaire. Je ne peux donc parler que de cette expérience-là. (je n’ai pas eu les nombreux problèmes d’orientation en établissements spécialisés, mon PPS parlait seulement d’aménagements.)

C’est de cela que je vous parlerais dans mon prochain article (le vrai article annoncé dans le sondage 😀 ) (auquel vous pouvez toujours répondre…)

(Chers parents d’enfants en situation de handicap, je suis sûre que vous serez tout à fait ravis de savoir que dans mes recherches je suis tombée sur un document (celui-ci : maif-guide-scolarisation-enfants-handicap mais ne vous infligez pas cette lecture, moi-même je suis déjà énervée par les seules bribes lues en diagonale et en plus c’est même pas complet…)
Donc je suis sûre que vous serez ravis d’apprendre que « la scolarisation des élèves en situation de handicap constitue une priorité nationale. » et que « le nombre d’élèves scolarisés dans les écoles et les établissements scolaires a connu une augmentation significative (multiplié par 2 depuis 2006). Le nombre des élèves bénéficiant d’une aide humaine a été multiplié par 4 sur la même période. » (Ce document date de 2015…….. 2006 > 2015, je connais pas les chiffres -j’aimerais bien les avoir, avec la proportion de ceux non scolarisés et de ceux qui n’ont pas pu obtenir d’Avs aussi- je suis pas sûre que multiplié par 2 et 4 ce soit tellement énorme en quasi 10 ans … ) Voilà voilà, au secours …

(Pour les autres qui ont lu le dernier paragraphe, non bien sûr ma scolarisation n’a jamais été menacée et je n’ai pas eu besoin d’Avs, mais j’ai entendu tellement de témoignages, y compris d’amis proches…)

 

L’intelligence … Qu’est-ce que ça veut dire ?

Albert Jacquard, biologiste et généticie, parle d’intelligence, de douance, (de « surdoué » et HQI), de notre incroyable cerveau, de l’idiotie et de l’effet des paroles sur les enfants.

Une vidéo GE-NIALE ! J’aime cet homme ! À regarder du début jusqu’à la fin, en ouvrant grand les oreilles ! À partager, à voir et à revoir jusqu’à la connaitre par cœur !

http://apprendreaeduquer.fr/vraie-intelligence/

 

NB :  » Généralement on dit que ceux qui sont surdoués y arrivent mieux et c’est vrai, ça se vérifie » dit la journaliste…
Alors non, hein, ça ne se vérifie pas toujours, certains dit élèves dit « surdoués » à cause du calcul de leur QI n’y arrivent pas du tout à l’école !