Première expérience chez l’ostéopathe

Ça fait un certain temps que j’en entendais parler dans mon entourage, un certain temps que j’en entendais les bienfaits et que je voulais tenter l’expérience tout en hésitant.

Il faut bien l’avouer j’avais un peu peur.

D’abord parce que je ne vais pas tant que ça chez le médecin et que je ne suis jamais à l’aise lors des premiers contacts pour expliquer mon handicap (même dans le milieu médical certains ne connaissent pas l’IMC ou alors quand ils le connaissent ils peuvent réagir en disant « ah oui mais ça aurait pu être bien plus grave… Vous avez de la chance ». NB : Je le sais, pas besoin de ton avis, pas venue pour ça. ) Je peux dire l’origine sans problème mais cela n’explique pas par le menu toutes les conséquences que cela comporte, or je ne peux pas les donner vu que je ne suis pas médecin ! Je connais certaines choses, des trucs conseillés ou au contraire contre indiqués, mais certainement pas tout ! C’est donc important que celui qui me prenne en charge connaisse la pathologie.

J’avais aussi peur que l’ostéopathe modifie quelque chose qui « empire » la situation. Je m’explique : je sais que l’IMC a pour conséquence de me faire favoriser certaines postures qui peuvent être considérées à première vue comme mauvaises mais parfois c’est le seul moyen que mon corps a trouvé pour fonctionner. Parfois cela a même pu entrainer des déformations osseuses (mes pieds plats par exemple.) Je craignais donc que l’ostéopathe modifie quelque chose qui était pour moi primordial pour fonctionner. C’est peut-être irraisonné et impossible, aucune idée. (Mais ce n’est pas en demandant à un médecin ou kiné conventionnels que je vais avoir la réponse ^^)

Bref, avec toutes ces craintes, j’ai fini par me décider pour aller chez l’ostéopathe familial réputé très doux et à l’écoute. Ma mère m’a un peu poussé, elle ne semblait pas partager ces craintes et en plus, j’ai lu plusieurs témoignages de personnes IMC allant régulièrement chez l’ostéo et ça n’avait pas l’air de leur poser problème.

Bilan des courses : c’était très bien !

1° bon point, il connaissait l’IMC et n’a fait aucun jugement. 2° bon point, il était effectivement très doux et à l’écoute. Il ne cherchait absolument pas à forcer.

Ça m’a procuré un moment de détente assez similaire à la kiné. Pour les suites par contre c’est différent : après le kiné je suis détendue, alors qu’après l’ostéo j’ai bien senti les points qui avaient été travaillés. Et rien n’a été détraqué ! (logique puisqu’il n’a rien forcé.)

J’ai bien apprécié aussi qu’il m’explique TOUT  ce qu’il observait et faisait et dans quel but, c’est rassurant. Il était aussi très clair sur ce qu’il voulait que je fasse moi (inspirer profondément et tout relâcher au moment de l’expi. Où mettre mes bras, si je pouvais les bouger ou pas, etc.) ce qui me rassurait aussi et m’aidait bien à me détendre. Enfin, c’était très « satisfaisant » d’entendre tout ça parce que ça faisait écho à tout ce que me disaient mes kinés.

Sans surprise (parce que c’est toujours le cas) la jambe droite était plus raide. Il a d’ailleurs remarqué que du coup j’étais plus contractée sur le côté droit aussi en haut du corps (ça peut aussi être une conséquence du fait que je suis droitière : je mobilise beaucoup plus mon bras droit -> épaule plus tendue de ce côté là.) En revanche je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit si raide que ça. Je ne m’en été pas aperçue. L’année prochaine il faut vraiment que je retrouve un kiné.

Autre point sans surprise j’étais très contractée vers l’épaule/la nuque (plus du côté gauche), ça ne m’étonne pas parce que je sais que c’est le premier endroit que je crispe (avec la mâchoire.)

Par contre, lui (et moi) avons été surpris de la bonne mobilité de mon bassin. Apparemment il le trouvait assez souple (en tout cas en sachant que j’avais une IMC). j’étais assez contente qu’il me le dise parce que c’est un point qu’on avait beaucoup travaillé avec ma kiné et ma psychomotricienne au lycée. Et que j’essaie de maintenir tout ça par des étirements réguliers.

Il m’a aussi fait remarquer que mon diaphragme était très contracté, comme s’il restait toujours en position haute, je ne le relâche jamais entièrement. Pour moi c’était une découverte. Il m’a donné un exercice de respi pour essayer d’y remédier. J’ai pu constater à l’occasion que je ne savais toujours pas dissocier la respiration du ventre et celle du thorax. Avec toutes les expériences en chorale et en yoga que j’ai, ça me désespère pas mal.

Là où j’ai pu apprécier qu’il connaissait vraiment l’IMC c’est quand la spasticité s’est manifestée. Il n’a pas marqué de surprise particulière. Une première fois alors qu’il était en train de tester ma jambe droite, il a remarqué qu’elle s’est crispée d’un coup, il a compris que ce n’était pas le moment, est passé à autre chose et est revenu dessus quelques minutes plus tard. Ensuite alors qu’on était en train de s’occuper du haut (l’épaule je crois), il y a eu une réaction spastique relativement forte pour moi. Les deux jambes se sont entièrement crispées en même temps. Ce n’est pas extrêmement étonnant, c’est fréquent que la spasticité se manifeste quand je suis concentrée sur autre chose, mais là la réaction était tellement forte que j’ai été surprise, il me semble qu’il l’a forcément senti, ça a quasiment fait un sursaut. Pourtant il n’a rien dit et pas bougé d’un iota. En fait la réaction n’était pas forcément plus forte que certaines fois où je suis assise à mon bureau à travailler mais je l’ai ressentie particulièrement forte car j’étais très connectée à mon corps à ce moment-là. (D’ailleurs ça me perturbe pas mal, j’ai l’impression que je sens plus ma spasticité qu’avant. Je ne sais pas si elle est effectivement plus présente (parce que je vieillis ou parce que je n’ai plus de séances de kiné depuis un bout de temps) ou si c’est simplement parce que je comprends mieux ce que veut dire ce mot et que donc je ressens plus le phénomène… Peut-être un combo des deux.)

Je ne pense pas qu’aller chez l’ostéo aussi régulièrement que chez le kiné ou quasi (certains parents d’enfants IMC le font) soit réellement bénéfique.
Certes ça m’a donné la même sensation de relaxation mais ce n’est pas la même chose ! Le « désordre squelettique » que « règle » l’ostéo n’est qu’une conséquence des problèmes musculaires (d’ailleurs cet ostéo ne faisait pas craquer, il travailler indirectement par le relâchement des muscles). C’est donc assez inutile de faire une séance ostéo régulière si le kiné ne suit pas derrière. Et en une semaine, deux semaines ou même un mois, je doute qu’un changement notable apparaisse au point de devoir être traité immédiatement. Tous les six mois ou même une seule fois tous les ans ça me semble suffire largement. (Surtout que vu que mon bras m’a « tiré » pendant une semaine après la séance je ne me verrais pas avoir une séance hebdomadaire, ni même mensuelle.)

Mais oui, j’y retournerais certainement.
Le problème c’est que celui-ci est dans le sud, donc je ne peux pas me dire que j’irais le voir la prochaine fois que j’ai un mal de dos persistant (ça fait assez longtemps que je suis tranquille de ce point de vue là, youpi !) Et je n’ai pas envie de piocher un ostéo dans un annuaire…

Je suis ouverte à toute remarque ou question 🙂

Questionnaire de Flow : 56 à 72

(Aujourd’hui c’est un gros morceau, je l’ai écrit petit à petit avant de me décider à finaliser la mise en forme pour le publier.)

56) Pourquoi avez-vous choisi le travail que vous faites actuellement ?
Je transforme la question : Pourquoi j’ai choisi les études que je fais actuellement ?
J’en ai déjà parlé plusieurs fois ici : l’enseignement proposé par cette école m’attirait beaucoup, il était à la croisée de plusieurs domaines qui m’intéressaient. Et j’ai continué dans cette école après le premier cycle (équivalent de la licence) parce que en y étudiant j’y ai découvert des métiers qui me plaisaient et le deuxième cycle était la suite logique pour y arriver.

57) Quels films préférez-vous regarder à la maison plutôt qu’au cinéma ?
Au premier abord j’ai eu envie de répondre aucun, le cinéma c’est trop bien. Mais en fait, il y a quand même des films que je ne paierais pas pour aller les voir au cinéma mais que je regarde avec plaisir quand ils passent à la télé : j’appellerais ça les films « divertissants » (certains films d’action, certains films à l’eau de rose : les acteurs / le scénario / le tournage ne sont pas forcément excellents mais ça fait passer un bon moment) et aussi les films très très commerciaux que je n’ai pas envie d’enrichir davantage  en allant au ciné.

58) À quel point vos jugements sont-ils indulgents ?
Je suis généralement très (parfois sûrement trop) indulgente. Je pense toujours qu’il peut y avoir derrière ce que je juge une raison que je ne connais pas (un handicap, un travail difficile, un quotidien compliqué, une journée pourrie…) et que le moment X que je vois n’est forcément représentatif. Mais il y a quand même certains domaines où je le suis beaucoup moins : l’orthographe par exemple, la curiosité gustative aussi (ne pas manger que pâtes-jambon.) Et les jugements sur moi-même ne sont pas du tout indulgents, au contraire.

59) Dormez-vous bien ?
Oui, j’ai cette grande chance, même quand je suis stressée je dors bien (dans ce cas le plus difficile est de s’endormir mais ça arrive toujours et après tout marche comme sur des roulettes.)

60) Quelle est votre dernière découverte ?
Question difficile : découverte à quel niveau ? Niveau gustatif j’ai découvert le poulet cuit à la vapeur froid c’est super bon ! (par contre chaud j’aime moins.) Niveau pro j’ai découvert le métier d’iconographe (enfin j’en avais déjà entendu parler avant mais là j’ai eu une présentation beaucoup plus complète qui m’a fait vraiment découvrir le métier.) Niveau études j’ai découvert des cursus très intéressants pour ce métier…. à Lyon (et quelques uns à Paris aussi).

61) Croyez-vous à la vie après la mort ?
Hmmm encore une question difficile. Oui j’y crois fermement. Une vie physique je ne sais pas (j’ai du mal à apréhender le concept de « résurrection de la chair » … je suis une mécréante 😉 ) mais spirituelle clairement oui.

62) Êtes-vous en colère contre quelqu’un ? Si oui, qui ?
Il y a quelques jours j’aurais dit « contre moi-même » mais ça va mieux. Et du coup, actuellement : non.

63) Prenez-vous souvent les transports en commun ?
Oui, minimum deux fois par jour en semaine (il est fréquent que je ne sorte pas le dimanche ou alors juste pour marcher.)

64) Qu’est–ce qui vous a causé le plus de chagrin ?
Et encore. Je ne sais pas. La mort de N. peut-être. Ou le divorce des parents de C. Ou le constat que je ne partageais plus rien avec C. qui était pourtant ma meilleure amie d’enfance (cette-même C.)

65) Êtes-vous devenu ce que vous vouliez être quand vous étiez enfant ?
Quand j’étais petite enfant (vers 4/5 ans je pense) je voulais être dresseuse de dauphin ou boulangère. Bon, c’est pas le cas. Mais quelques années plus tard j’avais dans l’idée d’être jardinier (pas le cas non plus mais je n’abandonne pas l’idée de remplir mon chez moi de plantes) ou archéologue ou bibliothécaire. Je m’en approche je crois ! Et puis si je sors du domaine des études, enfant je voulais devenir autonome, ça j’ai réussi !

66) Quelle chanson vous donne envie de danser toute la nuit ?
Je suis pas très danse… Du coup rien ne me vient…

67) Quel trait de caractère appréciez-vous vraiment chez un proche ?
La tolérance / l’ouverture d’esprit.

68) Quel a été votre plus gros achat ?
Mon ordinateur, acheté grâce à un gros chèque reçu pour mes dix-huit ans.

69) Donnez-vous une seconde chance aux gens ?
Oui beaucoup (l’indulgence tout ça…) parfois même une troisième, mais alors ce n’est généralement pas une bonne idée….

70) Avez-vous beaucoup d’amis ?
Non. Enfin, si je compte mes amis actuels – par « amis j’entends personne à qui je suis prête à me confier et que je sais qu’ils me répondront si je demande de l’aide – j’arrive à 13. Ce qui est plutôt pas mal. Mais, pour une raison que je ne comprends pas mes relations amicales ne durent jamais dans le temps. Je ne parle plus à mes amis du lycée ni à mes rares amis du collège, encore moins à ceux de primaire… Sur les 13 : j’en ai connu une au lycée, 10 depuis mon bac (à l’école ou au foyer étudiant), et deux cette année (à l’école.) J’ai l’espoir que mes amis post-bac résistent au potentiel déménagement… On verra.

71) Quel mot vous fait grincer des dents ?
L’expression « si j’aurais » pour la grammaire et tous les mots insultants utilisés contre une personne (dans le but d’insulter) pour le sens…

72) Avez-vous déjà eu le coup de foudre ?
Non.

Rétrospective : petits bonheurs de juin

Le mois de juin c’est les derniers partiels (les oraux) puis le repos bien mérité (avec une vie amicale et culturelle débridée…)

En juin, rappelez-vous la météo était complètement folle (il n’y a pas que moi qui était débridée), et pendant que certains souffraient de grandes inondations, moi je me réjouissais des gros orages et averses qui éclataient d’un coup et j’ai découvert le Zouave de l’Alma à cette occasion. (J’ai l’air d’une grosse égoïste dit comme ça… J’étais en révisions, ça passe comme excuse ?)

Le mois de juin c’était les oraux, ce qui est peu réjouissant au premier abord et pourtant : ils étaient bien organisés (ça change) donc sans stress ajouté, et, cerise sur le gâteau, pendant ces oraux j’ai reçu des félicitations en direct, pour un devoir particulièrement réussi et apprécié (c’est le genre de compliment qui fait doublement plaisir puisque qu’au simple plaisir du compliment s’ajoute le plaisir de savoir que c’est juste et mérité, que le travail a été considéré à sa juste valeur…)

Ensuite, bien évidemment, c’était les vacances, ce qui est un bonheur en soit.

J’ai choisi délibérément de rester tout le mois de juin à Paris pour profiter de ma solitude, ma liberté et mon temps libre.

La météo a continué à faire sa capricieuse : de la pluie…de la pluie…de la pluie… DU SOLEIL… de la pluie… des nuages… un temps gris… DU CIEL BLEU

Comme il pleuvait, je suis allée au cinéma, j’ai vu Julietta de Pedro Almodovar. (La fin est dure et inattendue mais Ohlala que c’est beau ! -même là que je vous ai dit ça, si vous le regardez ce sera toujours dur et inattendu, je n’ai rien spoilé…)

J’ai découvert le Théâtre de Poche, avec une pièce magnifique…

J’ai découvert la Philarmonie lors des journées portes ouvertes, c’est un beau lieu, j’ai appris plein de trucs sur son fonctionnement (acoustique et régie), j’ai assisté à un concert d’orgue très intrigant, j’ai discuté, j’ai assisté à un concert de percussions tout aussi original.

J’ai passé un samedi extra au Musée du Quai Branly (chanson russes, guide-conteuse, toit-terrasse avec belle vue et bougies)

Je suis allée au musée Rodin voir une superbe exposition d’art contemporain (une des rares fois de ma vie j’ai trouvé que de l’art contemporain ça pouvait émouvoir), puis j’ai continué par la visite du musée que j’ai encore plus aimé : je trouve certaines œuvres super émouvantes, elles parlent beaucoup à ma sensibilité… et c’est un musée accessible.

Pour bien terminer la visite, il y a là-bas un très beau jardin avec pleeein de fleurs, j’ai donc pris pleeein de photos (je suis accro aux photos de fleurs.)

J’ai lu un livre dans mon lit (Cette histoire-là d’Alessandro Baricco, j’ai beaucoup aimé, merci AnnickAnouck pour la découverte !)

J’ai bu un très bon capuccino avec un bon cheescake, dans un endroit très agréable (tellement que j’y suis retournée deux fois depuis, le coup de cœur n’a pas été démenti, je vais me ruiner !)

Et puis, comme il faisait beau aussi de temps en temps, j’ai pris des photos, des photos et encore des photos…

Tout ça c’était la dimension culturelle, et généralement solitaire, de mon mois de juin mais ce mois a aussi été plein d’amitiés.

Il y a eu une ballade nocturne avec M. et N. (Paris la nuit avec des amis, c’est le top…), il y a eu un coup de téléphone de C., avec des vacances en perspective… (ça fait partie des petits bonheurs des vacances !). Il y a eu un message de B., encore en vadrouille et toujours attentive. Il y a eu beaucoup de bavardages et de rires autour d’un repas coréen. Il y a eu une crêpe au chocolat avec M. C’est bien quand les amis vont bien ! (Ceux que tu n’avais pas vus depuis longtemps et qui vont encore mieux que quand tu les avais laissé ou ceux qui n’allaient pas bien la semaine d’avant, c’est pareil, bien pareil.). Il y a eu une carte postale de B., j‘adore les cartes postales (autant les écrire que les lire…). Enfin, il y a eu un super repas aux côtés de E., M, N et C. (du bien aux papilles et au cœur en même temps, que demander de plus !)

°°°

C’est étrange de repenser à tout ça maintenant. ça semble si loin alors qu’en fait pas tellement. Mais il s’est passé tellement de belles choses entre temps ! Et ça semble si proche alors qu’en fait pas tellement. Tellement de choses on changé entre temps ! 3 mois. 2 mois de vacances, 1 mois de rentrée.

Je ne traduirez pas mes 2 mois d’été et de vacances en petits bonheurs ici. Parce qu’il y aurait trop à dire, parce que c’était tellement bien que j’aurais du mal à le transcrire ici, parce que je ne veux pas tout raconter et que j’aurais l’impression de trahir la réalité en ne racontant que la moitié. Ils sont tous bien notés dans mon carnet et gravés dans ma tête. C’était très très très super. Je ne l’oublierais pas de sitôt.

Par contre le mois de septembre va suivre (peut-être couplé avec octobre…)

Les Jeux Paralympiques

J’en savais déjà quelque(s) chose(s). Mais j’étais loin de me douter d’une telle richesse.

Je savais que les Jeux Paralympiques étaient divisées en catégories de handicap elles-mêmes sous-divisées selon le degré de handicap. Je connaissais les catégories, plus ou moins. Mais j’ignorais l’étendue des sports existants  dans chaque catégorie.

Je savais que des personnes non ou mal-voyantes pouvaient faire de la course ou du foot, mais je ne connaissais pas la natation, ni le lancer de poids, ni le saut en longueur, ni le vélo de piste, ni le judo.

Je savais qu’il existait du tennis et de l’escrime fauteuil mais je n’en avais jamais vu (et vraiment ça vaut le coup ! Le tennis surtout, je trouve ça beaucoup plus intéressant et spectaculaire que le tennis normal !)

En fait, voilà : il  y a des choses que je savais, que j’avais déjà vues et que j’ai revues avec plaisir (Marie-Amélie Lefur est géniale !), des choses que je savais mais que j’ai vu pour la première fois et qui m’ont impressionnée (le céci-foot, le tennis-fauteuil,…) et des choses que je ne savais pas et que j’ai découvert avec grand plaisir (le judo par des personnes non/mal-voyantes, le foot à 7, …)

J’ignorais que des personnes ayant une déficience intellectuelle participaient, que des personnes de  petite taille participaient et surtout (ce qui m’intéresse 🙂) que des  personnes ayant eu un AVC ou des IMC participaient. Parce que, oui, il y a des IMC qui font du sport de haut niveau ! (J’ai vu de la course, du foot (foot à 7 donc) et du lancer de poids (pour des IMC plus lourdement handicapés).

Rio2016_AO

En bref, je savais probablement plus qu’une personne lambda (certains ne connaissent même pas l’existence de ces Jeux…) mais je ne savais quand même pas grand chose, ou vaguement. La rediffusion de beaucoup d’épreuves des Jeux Paralympiques de Rio à la TV a été l’occasion d’en apprendre beaucoup et de m’enrichir.

En particulier, vous l’aurez compris; en découvrant donc tous ces sportifs de haut niveau IMC (Infirmes Moteurs Cérébraux) (Il me semble plus juste de dire « sportifs de haut niveau IMC » que  « IMC sportifs de haut niveau ».)

Donc je les ai découverts et…. Ils m’ont impressionnée. Fascinée même.
Rien ne prédestine ces gens à faire du sport. Rien de rien. C’est même contradictoire. Mais ils y vont quand même… C’est génial…
Moi j’ai appris à cultiver mes points forts, mes qualités et mes capacités, pour pallier mes points faibles. Eux pas du tout. Ils ont une faiblesse… et ils foncent dedans. . Ces gens ils se battent contre vents et marées pour un objectif qui est tout sauf intuitif. Ça moi j’ai appris à le faire bien tard. (En gros, ces gens poussent le conseil de Coluche à l’extrême)

« Ce que l’on vous reproche, cultivez-le »

Bien sûr je suis aussi impressionnée par les sportifs qui se remettent au sport de haut niveau après un accident (je vous ai déjà dit mon admiration pour Marie-Amélie Lefur ?) mais ça n’est pas pareil à mes yeux. Ils ont déjà eu l’expérience du sport et du plaisir que ça leur procure, ils ont déjà développé ce goût avant. Vraiment je ne dis pas que je ne les admire pas : il faut bien du courage pour se dire qu‘on peut encore, il faut bien de la confiance pour se dire que oui, on peut retrouver un niveau équivalent voire meilleur à celui d’avant. En quelque sorte eux aussi ils foncent dedans. Sauf que je vois ça aussi comme une manière de renouer avec leur ancienne vie, un défi qui permet de remonter la pente. (Mais peut-être que je me trompe.) Peut-être même que je devrais être plus admirative encore, en fait. Parce que quand ils reprennent après l’accident, ils prennent le risque d’être déçus. Déçus parce qu’ils ne réussissent pas à retrouver un niveau qu’ils savaient avoir avant. Alors qu’une personne IMC elle ira juste au plus haut qu’elle peut. Pas d’avant pour comparer.
Juste le présent, et le futur peut-être encore meilleur.

En fait au fond, les sportifs handicapés de naissance et ceux handicapés par accident sont probablement finalement très proches : il y a la même volonté de défi,  la même volonté d’aller au-delà de la barrière imposée par le physique.
La même volonté d’aller au-delà des préjugés.

C’est vrai, ils sont très proches, sauf que l’affectif joue aussi sur mon jugement.

Quand je les vois je ne peux m’empêcher de m’identifier à eux. De penser à toutes les barrières qu’ils ont dû surmonter depuis tout petits pour en arriver là. D’essayer de comparer, en imagination, leur point de départ et leur maintenant. Et surtout, je sais (ou je crois savoir, puisqu’au fond, justement, je n’ai pas tout leur entraînement qui fait la différence) aussi ce qu’ils continuent de braver à chaque instant de leur course. La hantise du faux-départ, le mauvais équilibre, les trébuchements, la mauvaise coordination, les muscles qui se raidissent et se tétanisent. Tout ça. Et je ne peux m’empêcher de me demander comment ils en sont arrivés là. Eux que rien ne destinaient à ça, un jour ils se sont dit « Bah oui, je vais faire de la course / du foot en compétition » Logique.
(C’est un de mes regrets dans le programme TV. Dans ce que j’ai vu (je n’ai pas tout vu, loin de là) il n’y a pas eu le témoignage d’une personne handicapée de naissance. Que des personnes handicapées par accident. Dommage. J’aurais vraiment entendre leur explication de comment ils en sont arrivés là…)

Du coup, voilà, c’était ma révolution-révélation de l’année : il y a des gens comme moi qui font de l’athlétisme ou du foot. C’est LA preuve que notre handicap ne nous définit pas. Je suis IMC, eux aussi. Je n’ai jamais eu envie de jouer au foot ou de faire de l’athlétisme. Eux si. Et ils en font. Voilà. Ce n’est pas parce que je suis IMC que je ne fais pas de foot, c’est parce que je n’aime pas.

Moi je vais rester à la piscine et au vélo de campagne. Eux ils font du foot, de la course ou du lancer de poids en compét’.

(Sont-ils plus proches de moi, IMC comme eux, ou de sportifs de haut niveau comme eux non handicapés ? Pas de réponse. Sans doute équidistants. C’est pourquoi je préfère dire Sportifs de haut niveau IMC, c’est beaucoup plus valorisant !)

Ce sont mes héros.

Dublin #3 : Et moi alors ?

Je vous ai donné beaucoup d’informations mais je n’ai parlé de moi qu’en filigrane… Mais, comment j’ai vécu mon voyage en fait ?

Super bien !!!

Pour commencer, aucun problème à l’aéroport… Il faut dire que voyager sans bagage en soute c’est vraiment plus facile et moins stressant ! (Il faut que je m’en rappelle pour les prochains petits voyages : restreindre le bagage c’est casse-tête mais ça vaut vraiment le coup !)

Là-bas (deux heures de vol c’est vraiment pas long surtout quand avec le « décalage horaire » tu as l’impression de rajouter une heure à ta journée !)( ça a un côté surréaliste dans ma tête : décollage 13h-arrivée 14h, durée de vol : 2h !! ben voyons, c’est tout naturel 😀), là-bas donc, je retrouvais une amie en Erasmus, je n’avais donc pas besoin de chercher un logement, ni de m’inquiéter de l’organisation pratique ni de me soucier de mon orientation spatiale pourrie (je ne l’ai pas quittée d’une semelle 😀 mon amie je veux dire…) Tellement de stress en moins ! (Vous vous rappelez ce que je vous avais raconté ici et ?)

D’ailleurs, je dois dire qu’au delà du voyage et de la découverte, ce séjour fut un chouette moment amical. Ça compte dans les bons souvenirs que j’en garde !

J’ai eu une chance inouïe : en 4 jours il n’y a pas eu de pluie ! Juste un petit crachin à la fin en guise d’au-revoir…C’était quand même plus pratiques pour toutes nos pérégrinations…

Je garde un très grand souvenir de la bibliothèque de Trinity, de la Chester Beatty Library et de notre passage sur la côte irlandaise (on peut rejoindre la côte très rapidement et facilement en train.)

Mes billets d’avion étant pas très chers et les musées étant gratuits, je me suis un peu lâchée sur les souvenirs… Pourtant je ne suis pas du genre consommatrice mais là… j’ai fait exception… Que des petits trucs mais plein ! Cartes postales, cartes à jouer, livres, magnets, sous-verres… J’ai presque autant dépensé en billets d’avion qu’en souvenirs…

J’ai aussi beaucoup aimé parcourir les rues du centre-ville (Dublin est une ville assez petite en fait… heureusement pour moi ! 😀)

J’ai beaucoup marché : je savais que ça en valait la peine et je voulais vraiment en profiter à fond, du coup j’ai un peu repoussé mes limites sur ces quelques jours… Pour compenser je dormais beaucoup (sieste systématique en fin d’après-midi avant de ressortir le soir) et je ne regrette absolument pas ! Surtout que cette escapade m’a fait tellement de bien au moral que finalement la semaine suivante je n’étais pas aussi fatiguée que je le craignais (ou je n’ai pas ressenti la fatigue… C’est possible aussi…)

Ce voyage je l’ai surtout apprécié parce que c’était une belle découverte culturelle. C’est pour ça que j’aime les voyages : voire la diversité des modes de vie, des habitudes vestimentaires, culinaires et tout le reste… Tous les petits détails qui font la différence… (tous ces petits détails dont je vous ai parlé en première partie …)

Je m’aperçois d’ailleurs que j’ai oublié de vous parler  de l’accent irlandais ! Absolument charmant / très mignon (je vous laisse choisir l’expression que vous préférez…)

Pour conclure, on ne me change pas : les pubs irlandais c’est trop génial  et la Guiness c’est très très bon !!!

 

Voilà voilà j’ai dit tout ce que j’avais à dire sur Dublin…
J’ai plein d’autres articles sur plein d’autres sujets en réserve…
Ça arrive tout doucement, l’un après l’autre !