Férié ?!

Le 1er novembre est un jour férié, par tradition catholique, pour la Toussaint (donc Fête de Tous les Saints, à ne pas confondre avec le Jour des Morts qui est, dans la liturgie catholique, le 2 novembre.) (Parce que oui, la République Française est laïque – elle resptecte donc, au moins en théorie, toutes les religions- mais elle est historiquement de tradition catholique.) Mais bon, je peux comprendre que cela ne signifie rien pour certains et qu’ils aient envie de supprimer ce jour férié, comme tous les autres qui ont trait à la religion (Pâques, l’Ascension, la Pentecôte, Noël) (ouais, Noël aussi c’est religieux, à l’origine.)

Bref, j’ai pas l’habitude de parler religion  et catholiscisme et rassurez-vous ça s’arrête ici. C’est juste l’introduction pour bien souligner ce qui m’énerve.

Le 11 novembre aussi est un jour férié. En commémoration de l’armistice de la Premiière Guerre Mondiale. Là la religion n’entre aucunement en compte, on parle juste d’Histoire. Comme le 8 mai, commémoration de l’armistice de la  Seconde Guerre Mondiale, le 14 juillet, commémoration de la prise de la Bastille et enfin, le 1er mai pour la « fête du Travail ». (J’ai failli l’oublier celui-là, coincidence ?) (Il y a un article intéressant par-là.)

Pourtant, même pour des faits purement historiques, qui devraient donc avoir du sens pour tous, le jour férié est en train de disparaître.

Petit point étymologique et lexical : férié est un adjectif qui provient du latin « feriatus » c’est-à-dire « oisif » pour une personne. Le verebe « ferier » a ensuite été utilisé au Moyen-Âge pour signifier « fêter, chômer ».

A l’heure actuellle, en l’occurence les jours fériés sont effectivement des jours de fêtes (religieuses) ou commémorations (historiques), en tout cas des jours où l’on chôme (normalement.)

D’ailleurs, c’est même la définition du TFLI (ici) :

Caractérisé par la cessation du travail, et lié à la célébration d’une fête (civile ou religieuse).

Hé bien moi j’ai l’impression que ces jours fériés disparaissent petit à petit, année après annnée.

D’ailleurs, c’est bizarre, le Larousse est plus prudent (là) :

Se dit d’un jour de fête légale en principe chômé.

Je note trois faits particuliers.

  • On oublie l’origine du jour férié. Il devient l’occasion d’un week-end prolongé, d’une pause dans la semaine ou de l’admiration du défilé. Mais on oublie la signification de la date, l’importance de la commémoration.
  • On oublie d’autant plus la signification-fonction du jour férié qu’on fait des ponts. (Le « jeudi » 11 novembre de l’année X est férié en commémoration de la signature de l’armistice de la guerre de 14-18. On chôme donc ce jour-là pour la commémoration mais pourquoi chôme-t-on le vendredi 12 ? Pour faire un week-end prolongé. Exit l’importance du jour férié.
  • Pour finir (vous devez l’avoir vu venir depuis longtemps) : de plus en plus de magasins sont ouverts sur les jours fériés. Ce ne sont donc plus des jours fériés (chômés)…. Ou alors seulement pour les plus riches ?

Ça m’a d’autant plus choquée aujourd’hui samedi 11 novembre.

** Attention je suis reprise par ma frénésie de peut-être dans les lignes qui suivent** (Je note au passage que c’est une manière pour moi de tempérer une trop forte émotion de type colère.)

Peut-être parce que du coup je ne voyais mon propre intéret d’avoir un jour chômé dans la semaine.

Peut-être parce que j’ai d’autant plus vu la bêtise, l’hypocrisie : d’un côté certaines administrations font de longs ponts tandis que de l’autre des magasins ouvrent sur des jours fériés, même lorsque c’est un samedi.

Peut-être parce que si, comme j’ai pu le dire au début, je comprends qu’un jour férié « religieux » n’est pas de signification pour tous, je ne comprends pas qu’on efface ainsi une commémoration historique. (2016 centenaire de la bataille de Verdun, 2017 centenaire de la bataille de la Marne… L’année prochaine centenaire de l’armistice… ça va changer(a) quelque chose ?)

Ou peut-être que mes études, à forte connotation historique, sont en train de me monter à la tête…

Bref, cette société capitaliste, consumériste et de loisirs m’excagace de plus en plus. Je comprends de moins en moins. Je sais pas si c’est une vue de l’esprit, qu’à l’échelle humaine on ne peut pas se rendre compte, qu’en fait ça a toujours été un peu comme ça… J’ai l’impression d’être une grande réac’ en pensant qu’on est en train de perdre le sens de l’Histoire, que « c’était mieux avant ». (Et pourtant, cette phrase m’énerve tellement !!)

** Message de service. **

Avec cet article (et son intro) j’ai grande crainte d’attirer les grands coincés de « c’était mieux avant », « c’est plus ce que c’était », « tout se perd ma pauvre dame », « vous êtes des paiens / mécréants allez bruler en enfer »… Pas la peine vous pouvez passer votre chemin. Je garde ma République mixte, laïque, ouverte, tolérante et tout ça qui ne vous plait pas.

**Fin de la communication.**

Pour conclure, au cours de la rédaction de l’article je me suis posée deux questions :

  1. pourquoi et depuis quand le 31 décembre est-il férié ? Célébration de la nouvelle année ? (ça ne me réconcilie pas avec la nouvelle année, ça, dis-donc.) (D’ailleurs, c’est marrant, il y a des anciens articles sur lesquels mon avis a dû évoluer, notamment ceux que j’ai écrit sur le sujet du handicap, mais alors celui-là pas du tout. Je pourrais le réécrire tout pareil.)
  2. Est-ce que l’effacement des jours fériés au profit du capitalisme (sans mauvais jeu de mots) est purement français ou ça se retrouve dans d’autres pays ? (Je pense surtout aux pays occidentaux.)

Toutes les réponses sont bienvenues…

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Sortir du cercle vicieux

Sachant que je fais constamment l’éloge de « la part du colibri » ce serait abusé de ne rien faire… Et en plus, l’idée d’être empêché d’un projet (en particulier dans les études) par l’argent ça m’énerve… Donc voilà. Si vous pouviez au moins le lire, voire – soyons fous – participer à la cagnotte. (Certes, vous ne la connaissez pas… Moi non plus. Mais avec un peu d’imagination vous pouvez en faire un symbole de revanche contre cette société capitaliste qui marche sur la tête, ou bien un symbole de votre première action « reconnue » de colibri, ou bien un symbole de votre envie de promouvoir la naturopathie… Bref, soyons inventifs ! 🙂 )

Le problème de la réorientation, lorsqu’on est en recherche d’emploi, c’est que ça nous rend dépendant de trop de facteurs : Le bon vouloir de Pôle Emploi, de Cap Emploi ou d’autres organismes comme l’Agefiph : ils ont généralement leur propre carnet de formations, choisies en fonction de secteurs qu’ils jugent porteurs, et ça s’arrête […]

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