Les soldes, un plaisir ?

Chaque été c’est la même chose, chaque été je re-découvre les difficultés que j’ai à m’habiller et chaque année je re-découvre que vouloir faire les soldes ne me fait pas du bien, en fait…

En hiver, maintenant ça se passe plutôt bien : pas besoin de se poser de questions, c’est normal de porter des jeans en hiver. J’ai même quelques pantalons « autres » (de couleur marron surtout). Pour les hauts aussi c’est assez simple, je n’ai pas de mal à trouver des t-shirts qui me conviennent et avec des jeans ce n’est pas difficile à assortir. En plus, j’adore les pulls et gilets. Bref en hiver tout va bien.

Mais dès qu’arrive la saison de l’été avec les températures chaudes le casse-tête commence : je cumule les problèmes.

  • La visibilité des attelles

Je n’aime pas montrer mes attelles et pourtant j’en ai besoin la plus grande partie du temps. Il faut donc que je trouve des habits légers (pour ne pas trop mourir de chaud) qui les cachent. Pendant plusieurs années cette recherche était difficile, tout ce que je trouvais ne me plaisait pas ou me semblait vieillot / démodé. ça s’améliore parce que la mode des pantalons « fluides » se répand. J’ai maintenant 3 pantalons de ce style qui me plaisent beaucoup. Ajoutons à cela 2 autres pantalons au tissu léger et une sorte de jean d’été (tissu jean gris clair et forme plus aérée) plus anciens qui correspondent certainement moins au canon de la mode mais que j’aime personnellement tellement et qui sont si confortables que j’arrive à dépasser cette idée. Ensuite, un pantalon blanc très léger mais que je n’arrive plus à mettre parce que j’ai trop peur de le salir et 2 autres pantalons au tissu léger marron, que je n’aime pas mettre car j’ai l’impression d’être un sac à patates. Il faudrait que j’arrête de les garder en pensant qu’un jour ils me serviront… (Pour la mi-saison j’ai aussi un pantalon noir au tissu assez souple, mais c’est quand même trop chaud pour être mis en été.) Pendant longtemps, même en dehors de la question des attelles je détestais les shorts parce que je détestais mes jambes, depuis le lycée ça va beaucoup mieux : j’ai 4 shorts (1 gris, 1 écru et 2 marron) et un pantacourt (marron). Évidemment je ne les porte que lorsque que je n’ai pas mes attelles OU lorsque je suis en famille (depuis 2-3 ans j’arrive à ce que mes attelles soient visibles quand je suis en famille, comme si le fait d’être accompagnée m’offrait une protection aux regards… Enfin, c’est surtout que ça me permet de penser à autre chose qu’à ça…) J’ai aussi quelques jupes : une courte (donc même configuration que les shorts), deux mi-longues (qui laissent les attelles un peu visibles pour qui m’observe attentivement mais ça ne saute pas aux yeux donc ça va) et des robes (la plupart sont courtes.)

  • L’harmonie vêtements-chaussures

Pour les jupes et les robes, qu’elles montrent ou pas les attelles je suis gênée par les chaussures : je trouve que jupe / robe + converses c’est moche. Ma mère m’a soutenu plusieurs fois l’inverse. Sauf que, sans être totalement à côté de la plaque, ce n’est pas non plus une experte en matière de mode ET elle pourrait dire ça pour me décomplexer. Ça ne me convainc donc pas du tout ! (Je suis une grande complexée des robes, il y a tellement de belles robes, mais je ne les mettrais jamais, à quoi ça me servirait ?!)

Mais comme si ça ne suffisait pas il n’y a pas que les vêtements du bas qui me posent question, les hauts aussi !

  • Un problème d’assurance : sur les autres OUI, sur moi NON

Le nombre de t-shirts où je me dis « oh c’est super beau… mais jamais je n’oserais porter ça » quand je le vois en magasin ou sur internet OU  « ouah j’aime beaucoup son t-shirt… mais ça ne m’ira jamais » est faramineux. Je ne mets pas de débardeurs à fines bretelles car je trouve que ça me fait de grosses épaules, et PIRE je n’arrive pas à me dire que je pourrais porter un t-shirt avec certains motifs. Comme si ça faisait enfantin / ridicule / pas sérieux. Par exemple celui-là que je trouve pourtant super beau (la page de mon panier reste ouverte dans l’attente de mon paiement) et aussi tous ceux-là. Pourtant il y a bien des gens qui les portent ! Et à chaque fois que je les vois, je me dis qu’ils sont beaux, ça devrait suffire… Bref… (ça vous semble ridicule ces dessins ?)

  • Problèmes de confort et de facilité

Le confort est primordial dans mon choix de vêtements, ce qui ne colle pas toujours avec la mode ni même avec mes goûts : je ne porte pas de bustiers ou t-shirts sans épaules parce que je trouve ça inconfortable mais je trouve ça tellement beau ! La facilité d’utilisation aussi : si je ne peux pas enfiler un t-shirt toute seule ou que j’y passe 10 minutes parce que je me perds dedans, c’est inutile de l’acheter ! J’accepte ces deux faits assez facilement, ça ajoute juste des contraintes qui font que j’ai l’impression que je ne pourrais jamais ressembler aux filles bien habillées que j’admire.

  • A tous ces problèmes sus-cités qui relèvent plus du physique s’ajoutent deux problèmes plus psycho-éthiques.

Entre des finances non extensibles et une philosophie de vie qui s’oppose à la sur-consommation, mes parents m’ont toujours poussé à réfléchir chaque achat : est-ce que j’ai vraiment besoin de ça ? est-ce que je suis vraiment sûre qu’il me plait que je vais le mettre ? Combien d’argent je suis prête à y mettre ? A chaque fois que j’ai envie d’acheter des vêtements pour me faire plaisir je suis donc rattrapée par une sorte de culpabilité de dépenser. Et comme j’ai en même temps envie d’acheter de manière plus éthique… c’est plus cher ! Bonjour le cercle vicieux… C’est pour ça que mes parents nous emmenaient plutôt dans des friperies / brocantes / à Emmaüs : on n’achète un vêtement en seconde vie donc on ne participe pas à la demande…  Sauf que du coup, on trouve plus difficilement encore ce que l’on recherche exactement… Re-bonjour cercle vicieux. Ça a aussi participé à mon complexe d’être démodée… Quand tu n’as pas des vêtements neufs et de marque, c’est forcément nul… C’est difficile de se défaire de cette idée qui a été si souvent soulignée.

Pour finir, je n’aime pas faire les magasins quand il y a plein de monde : faire les magasins c’est déjà fatiguant parce qu’on piétine beaucoup, avec le monde c’est pire. Donc je fais sur internet. Sauf que du coup, je ne peux pas essayer : donc je me décourage d’autant plus. (Et si je me trompais de taille, et si ça ne m’allait pas vraiment ? Et 10 euros de taxe c’est tellement abusé…)

(L’état de ma page internet est un bon résumé : après avoir supprimé trois articles sur 5, j’ai fermé l’onglet modetic et j’ai la page de Bonobo en attente mais elle va suivre le même chemin. (Si j’ai le courage j’irais voir direct en magasin.))

Ne pas acheter est encore la meilleure manière de faire des économies… C’est aussi le meilleur moyen de ne pas avoir une garde-robe qui me convient vraiment.

Chaque été je redécouvre cette déception – frustration après m’être dit « Oh, cette année je m’achèterais bien un t-shirt pour remplacer celui-ci et un t-shirt de plus qui puisse aller avec ce pantalon ». Ça va se finir par un achat en période hors-soldes si j’ai un coup de cœur en passant : donc cher et non-éthique, formidable, je m’exaspère.

Certes, ce n’est que de l’apparence, c’est pas très important. Sauf que les vêtements sont quand même importants pour se sentir bien. Et même si on s’en fout totalement (il fut un temps -lointain-, c’était mon cas, je mettais ce dans quoi j’étais bien, tout simplement) ce n’est pas le cas de la majorité dans la société actuelle… Donc ça nous retombe dessus. (Je suis déçue, quand même, de remarquer à quel point le regard des autres impacte sur mes décisions en terme d’habillage…)

Bref, pour la confiance en soi on repassera, pour le moment détente/bien-être aussi, et le plaisir des soldes tout ça, connaispas !

 

 

Trouver un rythme

[Hier j’ai écrit ça. Pour me mettre un coup de pied au derrière en quelque sorte, sauf que maintenant je trouve ça ridicule/je me trouve ridicule, j’hésite donc à le publier… et l’effet coup de pied perd de son ampleur… Je vais le publier quand même parce que il y a bon nombre de choses que je trouvais ridicules qui ont finalement trouvé écho (et parce que rien que le fait de publier est un véritable effort-coup de pied en soi. Vraiment.) Mais s’il disparait du jour au lendemain, ne vous étonnez-pas.]

Déjà l’année dernière j’avais eu un peu ce problème mais cette année, comme elle est plus chargée, c’est encore plus flagrant : depuis que je vis seule je n’arrive pas à m’imposer un rythme quotidien régulier. Je me lève à n’importe quelle heure, je me couche à n’importe quelle heure, je mange à n’importe quelle heure… Les seules contraintes étant les cours. Et les éventuels autres rendez-vous.

Le reste c’est n’importe quoi. Et ça m’énerve parce que je ne me comprends pas… Je ne comprends pas pourquoi je suis devenue cette fille semi-paresseuse qui repousse les devoirs au dernier moment, qui préfère sauter un repas que se faire l’effort de le préparer. Je n’ai pas l’habitude d’âtre paresseuse comme ça. Je n’ai pas l’habitude de ce manque de volonté, ça m’énerve, c’est pas moi. Vraiment pas. Et pourtant, si.

Je sais qu’il y a déjà 3 facteurs :

  • je suis toute seule.
  • je suis beaucoup trop sur internet, or c’est difficile de s’en détacher une fois qu’on y est.
  • Je suis stressée.

Prenons chacun l’un après l’autre.

  • Bon le premier je ne peux pas y changer grand chose. Il faut que je me prenne en main un point c’est tout.
  • Concernant internet, le problème c’est que dans ma vie actuelle j’ai sans cesse besoin de l’ordinateur et d’internet : pour lire mes mails, mon principal moyen de communication avec l’extérieur, pour écouter de la musique, pour chercher une recette de cuisine, pour des questions de cours, pour des powerpoint de cours… Et donc une fois que j’y suis j’y traine. Il faut que j’arrive à changer cette habitude : écouter de la musique à la radio, pour toutes les activités sur ordi, débrancher internet le plus possible (pas besoin d’internet pour lire les cd sur mon ordi ni pour lire des powerpoint de cours.) Regarder mes mails à des horaires fixes et surtout pas le matin (en espérant que cette résolution puisse tenir avec les impératifs des études…). Retourner à des loisirs hors internet. (mandalas, promenades, lectures…)
  • Je suis stressée, en fait ça n’est pas en rapport direct avec internet mais surtout avec la procrastination intensive de cette année, procrastination qui trouve une application facile sur internet ! Sauf que le serpent se mord la queue là : je suis stressée-je procrastine-je stresse encore plus. Parce que je me vois en train de foncer dans le mur, c’est méga énervant. Parce que, en plus, évidemment comme je procrastine en ayant jamais l’esprit tout à fait tranquille et ne faisant que rarement des vrais loisirs, j’ai l’impression de travailler tout le temps, de ne jamais me poser vraiment. Je me répète mais : c’est méga-énervant.

Je me vois foncer dans le mur sans arriver à bifurquer mais là j’en ai vraiment marre, je profite du changement de semestre pour tenter une remise en ordre.

Au semestre prochain, j’aurais cours certains jours le matin (9h et 9h30) d’autres l’après-midi, d’autres pas du tout. Cours à 9h ça implique de se lever à 7h30. Je décide donc d’essayer de me réveiller tous les jours à 7h30. Jour de cours : je me prépare pour le cours. Jours de pas cours, je peux rester écouter la radio dans mon lit (il y a les infos à 7h30 sur France Inter ou alors la matinale sur France Musique) jusque 8h ou me mettre au yoga, j’ai un livre qui n’attend que ça depuis des mois. (Peut-être que ça pourrait aider à me déstresser ?)

à 8h je me lève -douche et petit-déj’-, 9h je suis prête pour bosser (hors internet impératif.)

à 12h je regarde mes mails /12h30 je me mets au repas (horaire qui fonctionne pour tous les jours même quand j’ai cours l’après-midi) et puis ça me permet d’écouter « Le jeu des 1000 » à 12h45 sur France Inter.

L’après-midi je bosse (avec des pauses loisirs) jusqu’à quand je peux. Soit chez moi soit en bibliothèque. à 18h ou 19h je cale un temps internet. (Avant ça je peux aller faire mes courses/ma lessive. ) 19h30 je me prépare le repas (possiblement plus long/complexe que le midi.) Puis selon la charge de travail, je bosse ou je me détends.

Vais-je arriver à m’y tenir ?

Pour m’aider : Les bibliothèques qui obligent au sérieux. La radio le matin, ça pourrait m’aider beaucoup… Et il faut que je recommence à faire des listes pour m’organiser.

Ce texte sert de témoin-lancement.

(Bon, en revanche, je crois que je pars avec problème dès le départ : le premier facteur de ma procrastination intensive c’est le stress, or aujourd’hui, 24h après avoir rédigé tout ça, il est déjà de retour à son maximum et je n’ai absolument aucun remède contre : je ne me sens absolument pas capable de faire ce qui est attendu de moi -à savoir : écrire un mémoire… De nouveau je me sens en décalage avec mon niveau d’études… Cette mauvaise impression m’aura donc laissé tranquille environ 6 mois…  J’en ai marre…)

L’incertitude…

Je déteste l’incertitude. Bien sûr, comme tout le monde je dois parfois prendre mon mal en patience (et ça tombe bien, il se trouve que la patience est une de mes grandes qualités) pour attendre les résultats des examens, par exemple… C’est stressant, c’est sûr mais c’est comme ça alors j’attends…

Mais ce qui m’énerve plus que tout ce sont les gens qui te laissent dans l’incertitude alors qu’il leur serait si facile de lever le doute. Ou les gens qui te font attendre sans justification alors qu’ils avaient promis quelque chose. C’est cette incertitude là que je déteste. Elle est usante.

Comme l’autre soir où j’ai décidé de me faire livrer une pizza, je commande par internet et un message m’informe que je recevrais ma pizza dans 40 minutes. Bien ! 1 heure plus tard (30 minutes après l’heure de livraison supposée), sans nouvelles, j’appelle… oui désolé on a peu de retard dans les livraisons mais le livreur est proche de chez vous, il va arriver… Ok merci. 40 minutes plus tard (donc plus d’une heure après la livraison supposée)… j’avais fait une croix sur ma pizza… ben elle est arrivée !

Ou alors cette personne avec qui j’avais eu rdv et qui devait m’envoyer un mail pour confirmer, ou infirmer, la semaine suivante… 2 semaines après, je n’ai pas reçu de mail… C’est donc infirmé par défaut ? C’est ce que j’ai décidé mais l’hypocrisie qui se cache derrière m’énerve. Je veux bien comprendre que mon profil ne les intéresse pas mais alors pourquoi adopter une attitude différente à l’oral/en face-à-face  (« oui ça devrait être possible je vous confirme ça, je vous tient au courant… ») et  à l’écrit/à distance ? Pourquoi ne pas l’avoir dit clairement à la fin de l’entretien ou par un message écrit ? Qu’est ce que ça coûte d’écrire une toute petite phrase pour dire que finalement non (à une personne que tu ne reverras jamais…) ?

Il y a aussi des incertitudes plus sournoises encore pour moi… dans le domaine de l’amitié. Quand la lâcheté et l’hypocrisie s’en mêlent…

Ce sont ces amis avec qui tu échanges régulièrement par messages (distance oblige) et qui d’un coup ne répondent plus… Sans explications.
Je préférerais mille fois avoir une explication même si elle doit me faire mal.

ça me fait penser au dicton :

« Toute vérité n’est pas bonne à dire ».

Au contraire je pense que toute vérité est bonne à dire… mais pas n’importe comment !

Il y a aussi ces amis qui te répondent quand tu leur écrit mais qui ne prennent pas de tes nouvelles quand tu ne le fais pas… Que faut-il en penser ? Est-ce que ça veut dire que nous ne sommes plus amis, que cette personne ne tient plus à moi ? Est-ce qu’elle me répond seulement par politesse-scrupule quand je lui écrit mais qu’en fait ça la saoûle ? Ou alors c’est juste qu’elle manque de temps, qu’elle remet sans cesse au lendemain, qu’elle n’est pas bien et qu’elle ne veut pas m’en parler ….?

Il y a des personnes pour qui ça ne me gêne pas plus que ça, ça me fait bizarre au début, puis j’assimile et je laisse couler l’eau sous les ponts.
Mais pour d’autres, celles à qui je tiens vraiment, ça me fait mal… Je ne sais pas où mettre la limite entre l’insistance mal placée et l’insistance parce que j’y tiens et que peut-être elle n’attend que ça… Ces personnes-là j’aimerais qu’elles soient claires et honnêtes et qu’elles m’expliquent… mais manifestement l’évitement, même à distance, est plus facile… alors je reste dans mon incertitude.

Pour l’instant j’ai décidé de rester passive, j’en ai marre de faire toujours le premier pas, en attendant d’hypothétiques nouvelles spontanées de leur part. Mais je romprais probablement ma résolution pour les vœux de début d’année. On verra.

Et vous, ça vous arrive aussi ? Vous réagissez comment ?

Je vous parle de petits plaisirs et d’avenir

Ce mois-ci a été riche : il a commencé dans ma famille dans le sud, puis je suis revenue sur Paris pour mes derniers examens, et enfin j’ai pu profiter de vacances dans la capitale pour faire ce qui me plaît tout en préparant mon année à venir ….

Dans la suite du mois de mai, j’ai beaucoup profité d’être choyée par ma famille toute entière, je suis allée régaler mes oreilles en écoutant l’examen de violon de ma sœur, j’ai mangé une glace et d’autres gourmandises, j’ai eu beaucoup de soleil…

A l’un de mes 2 oraux, j’ai revu avec plaisir la prof qui m’avait soutenue l’an passé et elle m’a félicitée de mes efforts et progrès (même s’ils n’ont pas été suffisants pour atteindre mon objectif mais c’est une autre histoire et c’est rattrapable… rien de dramatique !)

Enfin, je suis en vacances : pendant quelques jours je ne fais rien, je vis dans la lenteur et dans un rythme totalement décalé !

Puis je me déchaîne : je vais voir une amie au théâtre, je passe une bonne soirée, je fête la pendaison de crémaillère d’une amie dans un petit appart absolument charmant, je partage avec des amies un bain de foule à la braderie d’Emmaüs, nous voyons de très beaux objets artisanaux de récupération, nous flânons en faisant quelques petites folies, puis nous partageons un thé pour nous reposer, je vais voir plusieurs belles expos (dont l’expo sur le vitrail), je découvre le théâtre de l’Odéon lors d’un spectacle absolument magnifique, je vais lire dans un jardin public près de chez moi, je profite du beau temps et de la chaleur pas encore insupportable, je me balade dans la ville et prends quelques photos, je vais à la bibliothèque emprunter des livres à lire pour le plaisir, je passe avec deux amies une petite soirée pleine de rigolades dans un resto japonais (au point parfois de provoquer un grand blanc dans la salle ….), je vais voir Vice-Versa avec des amies, nous régressons, nous rigolons, nous mangeons du pop corn, j’écris plusieurs articles sur le blog, je bats mon record de visites haut-la-main avec mon article sur l’accessibilité (je ne fais pas mon blog pour la popularité mais ça fait plaisir quand même…), je vais à la piscine, j’observe le coucher de soleil et le ciel plein de nuages, entourée d’amis et une bière à la main, je planifie une semaine de vacances avec une amie, je réfléchis au cadeau de la fête des pères et je trouve, je vais à la fête de la musique et passe une très très bonne soirée (que c’est bien d’être à Pairs !), je fais un gâteau, je partage un gros repas fait-masion avec des amies, beau partage avec encore une fois beaucoup de rires, blind test musical, séance skype avec une amie commune, coup de téléphone à une autre amie commune, Je discute longuement avec une amie pas vue depuis longtemps, Avec une amie nous faisons le plein de romantisme en voyant Loin de la foule déchaînée  (un film magnifique : histoire, acteurs, esthétique, lumière, paysages, musique …)

J’ai trouvé mon logement pour l’an prochain, mes cartons sont terminés (comme vous ils vont attendre septembre pour me revoir), à part les derniers examens mes résultats sont à la hauteur de mes espérances….

Quand vous lirez cet article je serais en train de découvrir mon nouveau quartier avant de prendre le train pour rentrer dans ma famille…

Je rentre dans un nouvel espace-temps : grandes vacances en famille…
Une page se tourne, transition vers un nouveau chapitre : nouveau logement après trois ans ici bien entourée, nouveau cycle d’études (normalement, si les rattrapages se déroulent comme je l’espère) … Cela donne un étrange cocktail de bonheur-tristesse-nostalgie-peur-excitation duquel résulte cet article absolument pas structuré …

Cependant si je devais résumer ce mois-ci en quelques mots ce serait : temps pour moi, amitié, partage, avenir !

Un de mes plus grands bonheurs de ce mois-ci est d’avoir reçu tout plein de preuves et de manifestations d’amitiés, amitiés indéniables et amenées à durer malgré les séparations… Ce qui a pour moi une valeur inestimable… J’en parlerais l’an prochain !

Je pleure. J’ai pleuré, je ne pleure plus !

Aujourd’hui je pleure, et je m’en veux de pleurer, mais je continue. Ce n’est pas la première fois que je vis ce paradoxe. Souvent enfant je pleurais à cause des injustices que je vivais à cause de mon handicap, tout en culpabilisant car « il existe des handicaps tellement plus lourds, tellement plus difficiles à vivre que le mien … » Depuis j’ai appris qu’à chaque handicap lourd ou léger correspond ses peines et que ce n’est pas parce que le handicap est plus léger que les peines le sont aussi, simplement elles sont ailleurs. (et plus difficiles à cerner peut-être …)

Mais aujourd’hui, et ça je crois que c’est inédit, je pleure et je m’en veux à cause d’un échec scolaire. J’ai passé un oral (un examen pas un concours) où j’ai été nulle, minable…

Et je pleure, peut être un peu parce que j’ai été minable alors que je suis plus habituée à être brillante (mais seulement un peu par ce que j’ai appris à revoir mes ambitions « à la baisse  » depuis que je suis dans cette Ecole…) ; peut être un peu aussi parce que j’ai peur de décevoir mes proches (chose idiote s’il en est, je ne travaille pas pour mes proches mais pour moi ) ; je pleure parce que je sais que tout mon groupe a été dans la même galère, mais les autres ils s’en fichent (en tout cas ils ont l’air) ils disent que ça peut se rattraper avec le prochain (et dernier) exam ; je pleure parce que j’étais la dernière à passer, et j’ai donc accumulé le stress et que, en plus, quand je suis arrivée dans la salle on m’a dit : »Ah mais vous étiez notée absente à l’écrit ! » (or absence = 0  donc éliminatoire donc pas d’oral ) Bon finalement ils ont rapidement compris que l’administration s’était trompée, mais du coup ajout de stress avant même de commencer ….

Je pleure parce que les autres s’en fichent, ils en avaient marre de bosser (ce que je comprends, moi aussi …) et donc ils sont arrivés presque comme des touristes, alors que moi je me suis acharnée jusqu’au bout, en sachant que ce ne serait pas extra mais en pensant que ça pouvait passer … Et grande adepte de la méthode coué j’ai voulu m’en convaincre … mauvaise méthode la chute n’en est que plus rude !

Et je pleure, surtout, je crois, parce que c’est échec me fait douter de ma capacité à aller jusqu’au bout du cursus qui me plairait : mes envies ne sont pas encore bien définies mais on m’ a toujours répété qu’il vaut mieux avoir de bons résultats parce que comme ça on a le choix, et puis le master I m’attire quand même pas mal mais pour y arriver il faudrait que mes résultats de troisième année (l’an prochain) dépassent la moyenne (plutôt aux environs de 12 et avec un 14 obligatoire) alors que pour l’instant je me maintiens difficilement aux alentours de 10….

J’ai pleuré beaucoup pendant l’oral lui même un peu,puis après beaucoup, j’ai pleuré je me suis raisonnée j’ai arrêté puis j’ai recommencé et re-raisonné et re-arreté et re . Parce que je n’aime pas m’apitoyer sur mon sort, parce que je sais que j’ai une plus grande fatigabilité que les autres et que donc cette fin d’année est encore plus dure pour moi, parce que je me demande toujours si je peux vraiment justifier mes mauvaises notes par mon handicap, est ce que ce n’est pas juste une bonne excuse ?

J’ai pleuré je m’en rends compte aussi en écrivant, parce que les autres s’en fichent parce que c’est rattrapable (ce qui est vrai, si ça n’est pas fait avec le prochain oral il y a les rattrapages en septembre) et parce qu’après tout ce n’est rien, ce ne sont que les études….

Mais non, justement pour moi ce n’est pas rien,mes études décident de mon avenir, de ce qui va occuper un grand temps de ma vie, alors c’est important… Bien sûr, la santé est aussi très importante, mais l’est elle plus, je veux dire vraiment plus, je ne sais pas …
On dit que tout dépend de la santé, quand la santé va mal alors le reste va mal aussi, il y une part de vérité, mais ce n’est pas tout le temps vrai …. en plus parfois/souvent la santé est tributaire du moral… alors …
Et puis beaucoup de choses dépendent des études : le bonheur dans la vie, présente (il vaut mieux aimer ce que l’on étudie !) et  future, la chance d’avoir un travail gratifiant, la possibilité qu’un employeur soit intéressé par mon profil alors que je suis une personne handicapée et plein d’autres choses que je ne vais pas énumérer, je suis sûre que vous êtes tout à fait capables d’imaginer ….

Je pensais à tout ça et ça faisait beaucoup à penser alors j’ai décidé de mettre des mots dessus, à l’écrit par ce que c’est toujours plus facile, ça laisse le temps de penser, revenir, corriger et personne ne me coupera en plein milieu en disant  » je suis sur(e) qu c’est moins catastrophique que tu le dis », « je ne m’inquiètes pas pour toi » ( ça c’est le credo de mes cousins, oncles tantes et grands-parents: j’ai toujours eu des bonnes notes jusqu’au bac, pourquoi ça serait différent maintenant ? mais il n’y a rien de plus horrible que cette phrase)

Et maintenant ça va mieux, j’ai les idées plus claires et j’ai arrêté de pleurer, je n’ai même plus la gorge nouée, je sais pourquoi j’ai pleuré et non ça n’avait rien de ridicule finalement; oui, il y avait de quoi pleurer ce n’était pas que ma fierté de midinette !

Cet article était un peu chaotique, j’espère que je ne vous ai pas perdu en route, merci à ceux qui auront le courage de lire jusque la fin !

et j’espère aussi que je ne vous ai pas donné le cafard … parce qu’en plus ce serait inutile, je vais bien, si si je vous assure …

A bientôt pour un article plus joyeux !