Citation pour se connaitre

(Pas besoin que je vous le dise, vous savez que c’est Lilo…)
Les relations sont sûrement le miroir dans lequel on se découvre soi-même.
Jiddu Krishnamurti

 

J’aime beaucoup, beaucoup (beaucoup), cette citation…

Je pense effectivement que nos relations nous permettent de mieux nous connaitre.

D’une part parce que nos amis nous offrent un regard extérieur et objectif. Ils voient des qualités que nous ne voyons pas et détrompent des défauts que nous pensons.

D’autre part, en fonction de notre personnalité mais aussi de notre attitude les relations que nous nouons sont différentes. Chaque personne a un cercle d’amis différent, chaque personne entretient ses relations d’une manière différente aussi. Je pense donc que chaque ami reflète une facette de nous-mêmes (nous sommes amis parce qu’il y a un point commun) et la manière dont le lien est entretenu nous révèle aussi, si on y fait attention, une part de notre état d’esprit/ psychologie.

Questionnaire de Flow : 56 à 72

(Aujourd’hui c’est un gros morceau, je l’ai écrit petit à petit avant de me décider à finaliser la mise en forme pour le publier.)

56) Pourquoi avez-vous choisi le travail que vous faites actuellement ?
Je transforme la question : Pourquoi j’ai choisi les études que je fais actuellement ?
J’en ai déjà parlé plusieurs fois ici : l’enseignement proposé par cette école m’attirait beaucoup, il était à la croisée de plusieurs domaines qui m’intéressaient. Et j’ai continué dans cette école après le premier cycle (équivalent de la licence) parce que en y étudiant j’y ai découvert des métiers qui me plaisaient et le deuxième cycle était la suite logique pour y arriver.

57) Quels films préférez-vous regarder à la maison plutôt qu’au cinéma ?
Au premier abord j’ai eu envie de répondre aucun, le cinéma c’est trop bien. Mais en fait, il y a quand même des films que je ne paierais pas pour aller les voir au cinéma mais que je regarde avec plaisir quand ils passent à la télé : j’appellerais ça les films « divertissants » (certains films d’action, certains films à l’eau de rose : les acteurs / le scénario / le tournage ne sont pas forcément excellents mais ça fait passer un bon moment) et aussi les films très très commerciaux que je n’ai pas envie d’enrichir davantage  en allant au ciné.

58) À quel point vos jugements sont-ils indulgents ?
Je suis généralement très (parfois sûrement trop) indulgente. Je pense toujours qu’il peut y avoir derrière ce que je juge une raison que je ne connais pas (un handicap, un travail difficile, un quotidien compliqué, une journée pourrie…) et que le moment X que je vois n’est forcément représentatif. Mais il y a quand même certains domaines où je le suis beaucoup moins : l’orthographe par exemple, la curiosité gustative aussi (ne pas manger que pâtes-jambon.) Et les jugements sur moi-même ne sont pas du tout indulgents, au contraire.

59) Dormez-vous bien ?
Oui, j’ai cette grande chance, même quand je suis stressée je dors bien (dans ce cas le plus difficile est de s’endormir mais ça arrive toujours et après tout marche comme sur des roulettes.)

60) Quelle est votre dernière découverte ?
Question difficile : découverte à quel niveau ? Niveau gustatif j’ai découvert le poulet cuit à la vapeur froid c’est super bon ! (par contre chaud j’aime moins.) Niveau pro j’ai découvert le métier d’iconographe (enfin j’en avais déjà entendu parler avant mais là j’ai eu une présentation beaucoup plus complète qui m’a fait vraiment découvrir le métier.) Niveau études j’ai découvert des cursus très intéressants pour ce métier…. à Lyon (et quelques uns à Paris aussi).

61) Croyez-vous à la vie après la mort ?
Hmmm encore une question difficile. Oui j’y crois fermement. Une vie physique je ne sais pas (j’ai du mal à apréhender le concept de « résurrection de la chair » … je suis une mécréante 😉 ) mais spirituelle clairement oui.

62) Êtes-vous en colère contre quelqu’un ? Si oui, qui ?
Il y a quelques jours j’aurais dit « contre moi-même » mais ça va mieux. Et du coup, actuellement : non.

63) Prenez-vous souvent les transports en commun ?
Oui, minimum deux fois par jour en semaine (il est fréquent que je ne sorte pas le dimanche ou alors juste pour marcher.)

64) Qu’est–ce qui vous a causé le plus de chagrin ?
Et encore. Je ne sais pas. La mort de N. peut-être. Ou le divorce des parents de C. Ou le constat que je ne partageais plus rien avec C. qui était pourtant ma meilleure amie d’enfance (cette-même C.)

65) Êtes-vous devenu ce que vous vouliez être quand vous étiez enfant ?
Quand j’étais petite enfant (vers 4/5 ans je pense) je voulais être dresseuse de dauphin ou boulangère. Bon, c’est pas le cas. Mais quelques années plus tard j’avais dans l’idée d’être jardinier (pas le cas non plus mais je n’abandonne pas l’idée de remplir mon chez moi de plantes) ou archéologue ou bibliothécaire. Je m’en approche je crois ! Et puis si je sors du domaine des études, enfant je voulais devenir autonome, ça j’ai réussi !

66) Quelle chanson vous donne envie de danser toute la nuit ?
Je suis pas très danse… Du coup rien ne me vient…

67) Quel trait de caractère appréciez-vous vraiment chez un proche ?
La tolérance / l’ouverture d’esprit.

68) Quel a été votre plus gros achat ?
Mon ordinateur, acheté grâce à un gros chèque reçu pour mes dix-huit ans.

69) Donnez-vous une seconde chance aux gens ?
Oui beaucoup (l’indulgence tout ça…) parfois même une troisième, mais alors ce n’est généralement pas une bonne idée….

70) Avez-vous beaucoup d’amis ?
Non. Enfin, si je compte mes amis actuels – par « amis j’entends personne à qui je suis prête à me confier et que je sais qu’ils me répondront si je demande de l’aide – j’arrive à 13. Ce qui est plutôt pas mal. Mais, pour une raison que je ne comprends pas mes relations amicales ne durent jamais dans le temps. Je ne parle plus à mes amis du lycée ni à mes rares amis du collège, encore moins à ceux de primaire… Sur les 13 : j’en ai connu une au lycée, 10 depuis mon bac (à l’école ou au foyer étudiant), et deux cette année (à l’école.) J’ai l’espoir que mes amis post-bac résistent au potentiel déménagement… On verra.

71) Quel mot vous fait grincer des dents ?
L’expression « si j’aurais » pour la grammaire et tous les mots insultants utilisés contre une personne (dans le but d’insulter) pour le sens…

72) Avez-vous déjà eu le coup de foudre ?
Non.

Un trimestre de bonheurs

Cela fait un certain temps et un temps certain que je ne vous ai pas fait part de mes petits bonheurs… En mars, avec le week-end de Pâques bien occupé, c’est passé à l’as (et je culpabilisais de ne parler que de mon anniversaire :P) ..J’ai donc repoussé en avril mais comme j’étais en pleine révisions je n’ai pas privilégié le blog pour m’évader… Et en mai, suite des révisions et examens, j’ai été inspirée par d’autres sujets… Les voilà donc enfin !

En mars :

Pour mon anniversaire, j’ai reçu une invitation dans mon salon de thé préféré (et donc je me suis régalée 😛 ), j’ai reçu en cadeau une belle lecture inspirante et une jolie carte et encore d’autres belles cartes dans la boîte aux lettres (ça fait toujours très plaisir). J’ai vu une très belle exposition au Palais Galliera (sur la comtesse de Greffulhe, muse de Proust). J’ai préparé mon séjour à Dublin. Je me suis achetée quelques bouquins (en prévision des temps de voyage.) Tradition –vielle de 4 ans- oblige, j’ai retrouvé P. et son fils le temps d’une journée : un festin pour les papilles et un concert pour régaler les oreilles. J’ai profité du week-end de Pâques pour aller retrouver famille et amis et voir la mer dans le Sud. Lors d’un apéro d’au-revoir plein d’émotions j’ai retrouvé des amies perdues de vue (C. et K.) et profité du soleil sur la terrasse. Avec C. nous sommes allées au cinéma régresser en regardant Zootopie (mais quoi de mieux que ce Disney pour un dimanche soir ?!) J’ai entendu le récit -longtemps attendu- de ma naissance. J’ai trouvé des chaussures (techniquement 1/ elles conviennent, 2/ esthétiquement elles me plaisent et 3 / (bonus) elles ne sont pas trop chères : un exploit !)

En avril :

J’ai pris l’avion et j’ai découvert Dublin. J’ai écrit des jolies cartes. Je suis allée au cinéma voir The Assassin (esthétiquement magnifique) et Le Coeur Régulier (sublime à tous points de vues…) J’ai participé aux JOP au Louvre (=les Jeunes Ont la Parole), ça a été une belle expérience de partage, de parole, d’observation et d’écoute … et une bonne occasion pour recevoir des sourires et des compliments (en français ou en anglais 😉) et même une carte de visite ! J’ai découvert avec M. le quartier du canal Saint-Martin et  des aspects cachés de Paris par une belle ballade en péniche, puis nous nous sommes réchauffées dans notre salon de thé préféré, nous avons construit des châteaux en Espagne et des plans sur la comète …

 

En mai :

J’ai partagé un bon repas avec ma tante et mes grands -parents ( avec grapillage de petites anecdotes du passé et de compliments de-ci de-là),  j’ai vu une belle exposition au Musée du Luxembourg (il n’y avait pas autant de découverte de l’art hongrois que je l’attendais mais de belles oeuvres malgré tout…), je suis allée voir Brooklyn avec L. (un très beau film) et Tout sur ma mère, seule (aller au cinéma seule de temps en temps, ça a un charme certain, j’adore !) J’ai découvert le Lucernaire, un centre d’arts et d’essais, lieu très original et surprenant. J’ai attendu avec impatience chaque nouvel épisode de Game of Thrones (la série s’essouffle et manque d’inspiration mais ça reste un bon moment.) J’ai fait un joli tour au Musée des Arts et Métiers pendant la Nuit des Musées (sans surprise ce musée est encore plus magique la nuit… et c’était très intéressant !) J’ai mangé une crêpe « de fête foraine » avec M., comme ça, sans préméditation. J’ai partagé avec M. un repas impromptu à la bonne franquette et j’ai découvert la Coulée Verte (encore un autre bel endroit de Paris) par une journée chaude et ensoleillée. Par une autre journée chaude et ensoleillée, nous avons flâné dans le Marais et nous sommes régalées d’une légère tarte aux pommes avec sa boule de vanille (oui, nous mangeons beaucoup… J’assume ! 😀) Très important aussi, j’ai réussi à expliquer mon handicap clairement et succinctement (c’est-à-dire sans les perdre dans des détails inutiles) à un groupe de gens en chair et en os (donc à l’oral, pas à l’écrit derrière mon écran…) C’est assez nouveau, l’avenir me dira si c’est vraiment réussi (Ont-ils vraiment compris et vont-ils s’en souvenir ou devrais-je réexpliquer ?)

J’ai eu grand plaisir à écrire cet article et à me remémorer tout ces petits moments… Des instants qui semblent si lointains et si proches en même temps. Ce sont comme des repères, des phares, qui éclairent tout le reste et font prendre conscience du chemin parcouru…  Chaque post de petits bonheurs me fait le même effet que le feuilletage d’un album photos : tout un tas d’émotions et de ressentis qui remontent, une plongée dans le passé comme si c’était de nouveau le présent…

Mes petits bonheurs de janvier…

  • Retrouver ma maison du sud pour une semaine, avec le sapin, la crèche et tout le reste.
  • Manger tout plein de bonnes choses (parce que chez nous, la bonne mangeaille ça ne s’arrête pas aux fêtes !)
  • Profiter des soldes pour se faire un peu plaisir (cela faisait longtemps et il est très rare que je prenne plaisir à faire du shopping…)
  • Un stage qui remplit les journées (enfin !) et apprend plein de belles choses (des moins belles aussi mais toujours intéressantes). Je m’en mets plein les yeux et plein la tête !
  • Voir plusieurs enquêtes du Commissaire Maigret en replay (lectures et soirées télé favorites de mon adolescence …. !)
  • Passer 2 bons moments au cinéma (James Bond et Le Goût des Merveilles, un film visuellement, émotionnellement, narrativement et auditivement ((dans l’ordre, les 2 derniers ex-æquo )) ma-gni-fi-que….)
  • Visiter 3 très belles expos (tant esthétiquement que pédagogiquement) : Elisabeth Vigée Le Brun au Grand Palais, et surtout : Sepik au Musée du Quai Branly et Marc Chagall et la musique à la Philharmonie. (Ne m’en voulez pas, mais elles se terminent toutes les 2 demain… ce qui me rassure un peu c’est que je ne crois pas avoir de parisiens dans mon lectorat 😉)
  • Du soleil quand on ne s’y attend pas et des chants d’oiseaux en plein centre-ville.
  • Partager des tas de bons moments entre amis (je vous donne la recette idéale : gourmandises + coussins + anecdotes, racontage de vie et philosophie + rires, sourires, bisous et câlins : ça marche à toute heure !)
  • Voir des questions se dissoudre et des projets se former

Après l’incertitude le soulagement.

En écrivant cet article je me suis rendue compte qu’il était important que j’exprime ce que j’avais sur le cœur. Que l’autre ne pouvait pas rentrer dans ma tête et qu’il fallait que je m’exprime. Attendre n’était pas la solution puisque cela me rongeait, il fallait donc que j’agisse pour comprendre et la meilleure façon pour cela c’est de poser les questions. Pour arrêter de se monter la tête et de s’imaginer tout et n’importe quoi à tort ou à raison il n’y a qu’une seule véritable solution : poser les questions. Après, l’autre y répond ou pas, mais la porte est ouverte et, au moins, je peux espérer que lui me comprend un peu mieux. D’ailleurs s’il ne me répond pas c’est peut-être LE signe qui montre  que la relation est finie.
L’autre problème qui va se poser avec la réponse c’est la sincérité mais j’ose espérer que la clarté de mon discours dans ce cas n’appelle que l’honnêteté. Et que l’autre est assez intelligent pour comprendre que l’hypocrisie ne mène à rien, ne sert à rien.

Dans ce but j’ai donc envoyé un mail à l’une de ces connaissances, non pas pour renouer le contact à l’occasion d’une trêve hivernale comme je l’avais pensé avant, mais pour poser les questions et trouver des réponses.
Pour poser les mots. Pour permettre à l’autre de voir ce qu’il représente pour moi et peut-être même lui montrer ce que j’attends-espère de lui et de notre relation. Pour permettre à l’autre de me comprendre que je puisse le comprendre à mon tour.
Pour l’instant cette personne n’a pas répondu, ce qui est normal, c’est tout récent. Mais rien que de poser les maux et de savoir que c’est dit, extériorisé, que maintenant ça ne dépend plus que d’elle, ça fait un bien fou.

Mon autre amie, ma très chère amie d’enfance, c’est différent.
À elle je n’ai pas envoyé de message, je restais sur mon idée de la trêve hivernale.

Par peur, peur de comment dire, l’ampleur de son importance, l’ampleur de mes sentiments et émotions. Peur de me dévoiler. Peur de sa réponse.
Mais une coïncidence m’a donné une moitié de réponse : je vais voir cette amie peu après Noël. Dès que je l’ai su je lui ai rapidement envoyé un court message pour lui dire mon bonheur à cette perspective. Elle m’a aussi rapidement répondu par un message tout aussi bref : un message bref parce que nous allons nous voir bientôt, et que rien ne vaut les échanges de vive-voix, mais assez long pour exprimer les regrets de ne pas m’avoir écrit plus tôt du fait d’un « malaise » inexpliqué.
Nous avons donc mutuellement monté des barrières !

 Je crois qu’il faut définitivement que j’ancre en moi cette idée. Cette amie-là (elle précisément, ne généralisons pas ) ne m’oublie pas, quelque soit la rareté de ses messages.
Il faut que j’accepte que notre relation ait changé avec le temps qui passe, la distance, et le vécu mais que quoiqu’il en soit elle est là et c’est pour ça qu’elle répond toujours.
Je sais que j’ai encore du mal à l’accepter : quand je vais bien je le comprends, mais quand je vais moins bien, quand pour x raisons ma confiance prend un coup, je doute.

Tout est donc question de confiance…

(et là j’ai coupé, parce que ça partait à la dérive, mais il y a une suite à la réflexion…une suite un peu moins joyeuse…je ne l’avais pas du tout vue arriver celle-là !)