Retour dans le bazar

Je ne sais pas trop par quoi commencer. C’est comme tous les articles que j’ai  » raté » pendant l’été. Je sais pertinemment que je ne rattraperai pas tout et pourtant j’aimerais tellement ! Mais je vais être obligée de faire une sélection… Pareil pour les choses à dire : il y  en aurait tellement, ça se bouscule au portillon, mais je vais naturellement faire une sélection. Comme annoncé dans le titre il va falloir vous accrocher un peu pour suivre, c’est un peu le bazar…

Je suis partie en été avec une grande résolution, quasiment une injonction : ne pas penser à la rentrée, ne pas se prendre la tête avec… Bien évidement, comme toute injonction, ça n’a pas fonctionné. Je le savais, bien sûr, que ça ne fonctionnerait pas tout à fait, mais j’avais espoir qu’au moins un petit peu… Bilan : il y a eu quelques jours de vrais lâcher-prise et bonheur éparpillés pendant l’été mais une majorité de jours entâchés de mélancolie, renâclement, stress prématuré. (À quoi ça sert de stresser deux mois à l’avance, je me demande bien !)

Je savais bien que je penserais forcément à l’année passée et l’année qui vient à cause des félicitations des gens et de leurs questions. Savoir où on en est dans les études c’est un rituel obligatoire lorsque l’on retrouve des gens pas vues depuis un bout de temps (par exemple, un an). Déjà rien que pour ça, la première semaine de mon départ c’était foutu pour la tranquillité d’esprit. Mais bon à la limite, à ce moment-là j’étais encore occupée à digérer, donc bon.

Sauf qu’après nous avons encore pas mal bougé. Donc à chaque fois (tous les 7 jours environ) il fallait de nouveau expliquer, écouter les félicitations.

(Parenthèse –

Ces félicitations, je n’ai toujours pas l’impression de les mériter. Je suis contente de ce que je vais faire cette année mais je ne me sens pas à ma place, pas légitime, complétement catapultée.

fin de la parenthèse.)

Et puis à chaque fois entendre la version de mes parents (qui n’est évidemment pas tout à fait la mienne. Cela aussi m’a pas mal affectée. Malgré mes tentatives d’explications de ma vision ils restent complètement bornés sur la leur. J’avais l’impression qu’ils écoutaient / entendaient que la première partie de ma phrase / de mon discours. La deuxième (qui ne colle pas avec ce qu’ils ont envie d’entendre) était éclipsée voire oubliée. Je ne suis pas sûre qu’ils aient compris pourquoi je voulais partir de l’Ecole, qu’ils aient compris à quel point cette année m’avaient fatiguée. Pourtant je pensais que certains de mes coups de téléphone (vers la fin de l’année, le rendu du mémoire) avaient été suffisamment explicites. Ils se sont d’ailleurs bien inquiétés alors et je n’ai rien fait (il me semble) pour les rassurer. Alors que pourtant ça ne me plaisait pas qu’ils s’inquiètent ainsi, qu’ils s’inquiètent autant.

Peut-être que j’ai tort, peut-être qu’ils se rappellent, qu’ils ont compris. Mais alors pourquoi se comportent-ils comme si tout allait s’arranger d’un coup ? Comme si cette année à venir ce serait forcément différent ? Je crois qu’ils sont convaincus que le coup de baguette qui va tout changer ce sont les aménagements. Or, je ne suis pas d’accord, pour moi, c’est bancal. Ça aussi je croyais leur avoir expliqué, ne l’ont-ils pas retenu ? Ne l’ai-je pas assez dit ? Ou est-ce parce que leur vision des aménagements diverge trop de la mienne (il ne me semblait pas pourtant. Je croyais que ma mère avait compris le problème du revers de la médaille) ?
Ou alors c’est à cause de la distance : ils ont cru que ces quelques coups de téléphone n’était le reflet que d’une fatigue intense certes, mais passagère, dont on se remet facilement et vite. (Cela ne me réconcilie pas avec le téléphone…) Ou alors c’est parce que je les ai habitué à me relever toujours. Ou alors, je me trompe, ils n’ont pas oublié, mais cherchent seulement à me pousser vers ce qui leur semble le mieux en m’encourageant  ? (Dans ce cas, c’est maladroit, j’ai l’impression de ne pas âtre entendue.)

Ou alors peut-être que c’est moi qui me trompe (Mais peut-on se tromper sur son ressenti ? Annick ((et les autres aussi évidemment)), j’aimerais bien ton ((votre)) avis sur la question). Peut-être qu’ils se souviennent et ont compris. Peut-être que j’en fait tout un pataquès alors qu’effectivement c’est derrière et tout va mieux se passer ? Peut-être que j’ai généralisé la fatigue de la fin de l’année à l’entièreté de celle-ci mais qu’au fond ce n’était pas si terrible ? J’ai toujours très peur de ce type de réécriture de l’histoire a posteriori. Mais dans la plupart des cas j’ai justement tendance à oublier ce qui justement a été très douloureux / difficile. C’est souvent génial mais là ça ne m’aide pas, j’ai l’impression d’exagérer.

Bon, et puis de toute façon que la fatigue est été seulement concentrée en fin d’année ou générale, qu’est-ce que cela change vu l’état -psychologique- dans lequel ça m’a mis, dans lequel ça me met ?

Peut-être aussi que je me trompe, que rajouter de nouveaux aménagements va tout changer, tout arranger.

C’est peut-être là que le bât blesse. C’est peut-être là que je ne leur explique pas assez. Sauf que le manque de confiance en moi ils le connaissent ! … Mais le sentiment d’illégitimité moins. Je m’en suis aperçue cet été en parlant avec ma mère de tout autre chose me concernant (un autre domaine dans lequel eux et moi sommes en décalage.) Effectivement, ils n’ont certainement pas conscience de ça. Ou du moins, pas de son ampleur. Mais sur ça nous sommes tellement en décalage que je ne vois même pas comment leur expliquer. Je sais qu’ils me donneront une version opposée à la mienne, en bloc « bien sûr que si tu es légitime » mais sans m’écouter. En tout cas sans m’en donner l’impression. ça ne me donne pas du tout envie d’en parler…

M’ouvrir pour exprimer mon ressenti est un gros effort. Ici déjà, ailleurs -avec les gens que je connais en chair et en os- encore plus. Donc si c’est pour me faire rembarrer ou récolter du vent… Non merci.

La confiance, la légitimité, c’est pareil. Les gens voient un « manque », ils font comme si d’un coup, du jour au lendemain, ça allait s’arranger, on allait tout d’un coup avoir une confiance en béton. Pour ceux qu’ils l’ont déjà c’est facile à dire, ils ne semblent pas réaliser à quel point c’est long et fastidieux. C’est comme ma directrice de recherche qui me dit « il faut prendre confiance en soi » Ah bah oui, merci. Le problème c’est que la pression, les gueulantes pendant l’année ça n’aide pas à aller dans ce sens. Ce ne sont pas les quelques compliments de fin d’année (au milieu des évidentes critiques) qui vont arranger d’un coup les choses. (Ai-je finalement publié l’article dans lequel j’en parlais ? Non. Trop geignard. Et même pas fini…)

C’est un problème ça aussi. Je renâcle tellement de choses que parfois j’ai l’impression d’avoir dit alors que ce n’est pas le cas. Ou alors j’ai l’impression de l’avoir répété et répété alors que si ça se trouve je ne l’ai dit qu’une ou deux fois. Ou alors dix fois mais à des personnes différentes ! Et puis moi qui a une assez grande mémoire pour ce genre de choses, on me dit un truc une fois ou deux, ça y est c’est gravé. Sauf que tout le monde ne fonctionne pas comme ça, loin de là. Notamment mes parents.

Bref, voilà une partie de tout ce que j’ai ressassé cet été.

En plus évidemment d’autres trucs se sont rajoutés : ma mère s’est blessée (rien de grave mais long, douloureux, envahissant), ça m’a fait réfléchir à ma relation à elle mais aussi à ma  relation à la douleur, ça a attisé certaines tensions familiales. Et certaines de mes angoisses personnelles (« Mais qui va bien dans cette famille ? » Cet été manifestement personne. A moins que ce ne soit le filtre de mes émotions qui me joue des tours.) Et puis des nouvelles de tas de gens (famille, amis) qui ne vont pas bien.
La blessure de ma mère a eu aussi pour conséquence d’entraver nos projets, notre liberté de mouvement. Nous n’avons pas fait tout ce qui était prévu, nous n’avons pas eu les activités habituelles des vacances… Cette inaction forcée et le mal-être de ma mère ont bien évidemment accentué ma morosité. Moins tu bouges plus tu réfléchis et ressasse. Plus les autres autour vont mal, plus il est difficile d’aller bien. Les plus belles journées de ces vacances ont été les journées les plus actives…

Bien entendu, sinon ça ne serait pas moi, il faut rajouter là-dessus un ou deux soupçons de culpabilité. « J’aurais pu mieux profiter de ces vacances si je n’avais pas ressassé autant. »

Bref, ça n’a pas été mon meilleur été, il a été loin d’être aussi reposant et calmant que je l’aurais voulu. Heureusement il y a eu tout de même de belles choses et notamment ces quelques derniers jours (J’ai dit au moins 3 fois merci -j’ai compté- et remercié mille autres fois subliminalement par les mots, les gestes et tout. Pourtant j’aimerais encore le dire -même si je sais qu’ils ne me lisent pas- MERCI C. et E. pour cette semaine formidable.)

Et il me reste encore deux semaines ….

NB : Merci à ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’au bout. Désolée pour la grammaire qui laisse à désirer. Je pense que j’ai dû m’emmêler plusieurs fois entre temps passés et présents, c’est parce que ce n’est pas toujours clair. Il y a certains trucs (des ressentis notamment) je ne sais pas encore bien s’ils sont derrière moi ou pas. Par exemple je redoute un peu un rendez-vous amical de demain parce que je ne sais pas encore bien ce que je veux y exprimer ou pas…

Bref, je suis revenue… Je vous parlerai bientôt de mes petits bonheurs estivaux (souvent gustatifs), de mes lectures. Je vais essayer de déterrer des brouillons d’avant l’été, il y avait des choses intéressantes je crois bien (mais je trouve toujours difficile de renouer avec les pensées anciennes…)

Vous m’avez manqué. Le début a été dur mais ça m’a fait énormément de bien d’écrire tout ça !

 

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Vrac presque en brèves

Il y a de drôles de coincidences. Il y a peu, je remarquais que je n’étais pas capable d’écrire des articles de vrac, où j’évoquerais de manière brève divers sujets qui n’ont rien à voir les uns avec les autres.

J’ai essayé plusieurs fois mais à chaque tentative chaque idée que je voulais brève était finalement tellement développée qu’elle suffisait à faire un article entier. Bref, jusqu’ici toutes mes tentatives ont été des fiascos totaux. (il fallait que je le case quelquepart, j’aime bien le son de « fiascos totaux ».)

Et pourtant je crois bien qu’aujourd’hui je vais y arriver. Suffirait-il de constater un « échec » (en lequel je ne crois pas) pour le dépasser ?

***

Première nouvelle importante du soir : ça vaut le coup d’être culottée ça paye. (Je vous laisse vous rafraichir la mémoire ici, si nécessaire.)

Je suis complètement déphasée. Je m’aperçois que je me suis comportée jusqu’à maintenant avec l’idée que mon culot n’aboutirait pas. Qu’au fond c’était tant mieux si je n’étais pas retenue parce que de toute façon j’avais envie de changer d’air. Et pendant toute cette attente, j’ai trouvé tous les points positifs du cursus que j’allais suivre ailleurs. (Et mes amies ont abondé dans ce sens.) Depuis 3 jours j’en étais même clairement convaincue, ce cursus pouvait être formidablement enrichissant. Seul bémol : la distance (donc long trajet tous les jours ce qui n’est pas idéal pour la fatigue.)

Bref (oui, c’est censé être une brève tout de même) finalement je suis admise… Et donc j’ai le choix. Et donc je suis perdue. D’autant plus perdue que tous se réjouissent autour de moi, ils expriment tous un enthousiasme que je ne ressens pas moi.

Je me retrouve avec un choix cornélien : choisir de continuer mon école, rester dans le prestige, « l’enseignement d’excellence », aller au bout du cursus commencé. Mais accepter une année avec beaucoup de travail (ce que je ne souhaite pas.) Mes parents, et une certaine partie de ma raison, me poussent dans cette voie. Elle a d’autres avantages à ne pas oublier : le trajet depuis mon logement actuel est bien plus court : pas besoin de déménager ou de faire de longs trajets quotidiens. De plus, cela me plait tout de même beaucoup par l’immersion dans le monde pro et je suis certaine que les cours me plairont.

Choix B : aller dans une fac (où j’ai également été admise) pour acquérir des compétences plus généralistes mais très techniques (ce qui me fera peut-être défaut dans la 1° formation) Mais la fac est décentrée donc soit déménagement soit longs trajets, je n’ai envie ni de l’un ni de l’autre. Et même si la plaquette me semble prometteuse et que j’ai entendu beaucoup de bien de cette fac… Et si j’étais finalement déçue ?

Au fond, je crois bien que mon choix est déjà fait. Pour l’option A. Mais qu’il me faut du temps pour me faire à l’idée de recommencer une année chargée. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti cette peur du regret face à un choix. En choisissant l’option A j’ai peur de regretter d’avoir accepté cette nouvelle année chargée. Mais en choisissant l’option B j’ai peur de rater une occasion. Peut-être que je réfléchis trop. Peut-être que je me projettes trop loin. Peut-être que réfléchir aux amménagements, les accepter plus largement, suffirait à régler ce problème de charges.

Depuis la lecture des résultats et des admissions je retourne en boucle l’histoire du paysan indien / du paysan chinois (l’histoire est la même, seule la culture de celui qui raconte change le contexte…) Donc chaque choix est bon, chaque choix aura des répercussions différentes que je ne pas voir de là où je suis. Mais ça ne m’aide pas à trancher.

En discutant avec une amie j’ai pu saisir les différents problèmes que cela soulève et qui me remuent : il y a la confiance en moi (encore et toujours), il y a le syndrome de l’imposteur, il y a la peur de décevoir, il y a la difficulté à accepter de l’aide là où j’aimerais me débrouiller seule (tout le temps, donc) et il y a mon ego/ mon ambition.

Bref, je vais encore y réfléchir pas mal de temps.

****

J’ai plusieurs articles en brouillon écrits progressivement ce mois-ci. J’en ai notamment écrit un sur mon expérience du mémoire. Comme tout ce qui touche au mémoire, il est j’ai du mal. C’est marrant parce qu’il y a quelques jours alors que je l’augmentais encore un peu j’ai pensé attendre la publication des résultats pour le publier car ce serait une manière de tourner la page. Comme quoi, je pensais vraiment que je ne serai pas admise. Avec toutes les questions que me posent les résultats je n’ai plus envie de le publier maintenant. Peut-être plus tard … Ou peut-être pas.

***

Je me sentais enfin reposée, enfin sereine. Et puis finalement non, c’est reparti pour un tour de questionnements et de doutes. Heureusement que c’est les vacances. Car oui, c’est le deuxième élément important à retenir de ces brèves : demain je prends le train, je pars de Paris pour l’été… Je pars aussi de la blogosphère (pour l’été seulement, bien sûr !)

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Vie culturelle de l’été :

Si vous êtes à Paris ou si vous passez par là, je vous recommande l’exposition Nous et les autres du Musée de l’Homme, très instructive. Ainsi que l’exposition Rodin du Grand Palais (magnifique pour ceux qui aiment Rodin, évidemment.)

Je ne sais pas combien de temps il reste en replay mais je vous conseille aussi « Même le vent semble pleurer » sur Arte. Très beau. (mais il faut avoir le cœur bien accroché, surtout au début.)

Et merci Anick Anouck et The Miss :  deux des livres prévus (dont un déjà commencé) pour cet été sont issus de vos conseils – lectures !

Voilà, voilà, je trouve que pour un premier vrac c’est pas mal. (Mon premier titre était « Brèves en vrac » mais par honnêteté je l’ai changé 😀 )

 

 

Citation encourageante

Tout ce que tu feras sera dérisoire mais il est essentiel que tu le fasses.
Gandhi
(Merci Lilo !) (Lilo est très fort pour donner du courage !)
En lisant cette simple phrase je pense simultanément à deux choses
  • Très prosaïquement et égoïstement cette citation me fait penser à mon année, à la fin de mon année surtout. C’est ce genre de pensée qui m’a permis d’avancer petit à petit. (Comme « Si je fais cela aujourd’hui, ce sera cela de moins à faire demain, alors je pourrais m’occuper de ceci. » ou « Certes je n’aurais pas le temps de faire ça mais au moins j’aurai fais ci. »)
  • Comme Pierre Rabhi avec la part du colibri, Gandhi souligne ici l’importance que peuvent avoir nos actions dans l’avancement du monde, si dérisoires qu’elles puissent paraitre et quel que soit le domaine : être bénévole dans une association, donner son sang, aller voter, signer une pétition, envoyer un message pour encourager / demander des nouvelles, sourire au SDF dans la rue, dire bonjour et au revoir au caissier ou à la caissière, … Les exemples sont infinis et pas moins importants les uns que les autres ! Certes en tant qu’humain nous pouvons paraitre insignifiants à l’échelle de la Terre, que sont nos quelques années et nos deux petits mètres max face au gigantisme de la planète ?! Et pourtant … la disparition de la fourmi ou du vers de terre qui sont beaucoup plus petits que nous auraient déjà un énorme impact, alors pourquoi cela serait-il différent pour les humains ?

colibri orange

Conclusion : qui que tu sois et quoi que tu fasses, tu es importante et c’est important. C’est utile. Même si tu ne le vois pas (peut-être le verra-tu à terme, ou peut-être pas si ça dépasse l’échelle humaine…) Peut-être que ça ne suffira pas mais l’intention compte aussi énormément.

Conclusion bis : prends le temps de faire des choses qui te tiennent à cœur même si elles te semblent parfois ridicules / dérisoires / inutiles.

 

Recettes rapides et rafraichissantes

Point prévention – santé publique – canicule – tout ça : boire c’est très important évidemment, mais ça ne « sert à rien » si on ne transpire pas (les personnes âgées ou certaines personnes malades à cause des traitements. Alors il vaut mieux se brumiser, doucher, rafraichir le corps par les points stratégiques : pieds, mains, nuque, coudes, visage. Se mouiller les cheveux permet de garder de la fraicheur un certain temps aussi. (Et toutes ces astuces peuvent évidemment servir pour les  personnes personnes qui boivent, c’est un complément…)

En ce moment c’est la canicule, la chaleur est partout et tout le temps. Je ne cuis plus rien (ça réchauffe immédiatement mon studio, je n’en ai pas besoin merci 😉 ) Comment je fais ? Je me nourris de crudités et d’aliments déjà  cuits ! Voilà mes recettes vedettes :

Les smoothies

Je pense que tout le monde connait le principe, c’est variable à l’infini :

  • des fruits (de saison c’est mieux ; la banane est super pour sa consistance et parce qu’elle est très nourrissante : banane-fruits rouges, banane-orange, banane-abricot, banane-kiwi…)
  • du liquide (généralement du lait de vache, mais moi qui n’en boit plus depuis des lustres -par goût- je mets soit du « lait » d’avoine, soit du « lait » de riz) parfois je remplace ou complète par un yaourt ou  de la crème (de riz ou d’avoine) aussi -pour la consistance plus épaisse. Il y a tout un tas d’autres laits végétaux selon les goûts et les fortunes : soja, amande, coco, épeautre, millet, noisette, …)
  • généralement après avoir mixé tout ça j’aime bien ajouter quelques éléments croustillants (du muesli, des fruits secs, des spéculos émiettés…), on peut aussi ajouter des feuilles de menthe, des pépites de chocolat, du miel, du citron…

Un autre recette bien nourrissante pour le matin : le muesli de bananes (seule contrainte : il faut y penser la veille au soir.)

  • Le soir mettre dans un saladier des flocons d’avoine et la garniture souhaitée (graines de tournesol, graines de lin, raisins secs…) OU du muesli tout prêt. Recouvrir d’eau froide.
  • Laisser poser toute la nuit au frigo (comme ça c’est plus frais, mais en dehors ça ne craint rien.) (Mettre un couvercle pour éviter toute intrusion.)
  • Le matin ajouter du miel et une ou des bananes coupées en tranches (arrosées de citron si il n’est pas mangé immédiatement.)
  • On peut évidemment ajouter d’autres fruits (oranges, abricots, pêches, kiwis….)

Quand j’aurais une bouteille de libre je me préparerais (avec ma bouilloire électrique, ça dégage moins de chaleur que les plaques) du thé à mettre au frigo.

Pour le diner ou le souper :

La crème de betterave

  • des betteraves cuites
  • de la crème (animale ou végétale) ou un yaourt
  • un peu de citron ou une cuillère de vinaigre de cidre, une pincée de sel
  • mixer le tout
  • C’est prêt !

La soupe de concombres

  • Couper le concombre en gros morceau dans le blender, ajouter de l’ail (si on veut), mixer grossièrement le tout, (pour des raisons de matériel j’ai mixé séparément les 2 aliments…) (on peut râper le concombre au lieu de le mixer, personnellement je trouve ça plus difficile, dépensier en énergie et long.)
  • Ajouter du citron, du yaourt, des herbes (ciboulette, persil, coriandre, basilic, menthe… selon les goûts)
  • Mélanger
  • Et voilà !

Mes prochaines recettes en tête : un gaspacho, du taboulé (mais ça il faut cuire la semoule à l’avance pour qu’elle soit froide), du houmous (et ses variantes, je tenterai bien un houmous à la betterave…) et évidemment les salades  composées de crudités (ou avec des bocaux de légumes cuits aussi, du style haricots verts, asperges, macédoine de légumes…) J’agrémente souvent de fruits secs (raisins, abricots, noix, noisettes…) ou de graines ou de biscottes aillées (et coupées en petit morceaux). (Je suis la reine des salades composées !)

Évidemment si on est bien organisé et qu’il fait suffisamment frais le soir on peut aussi cuire des pâtes/ du riz/ des œufs durs/ des lentilles en avance pour enrichir les salades composées. Sauf qu’en ce moment je meurs de chaud du matin au soir et du soir au matin donc je limite les cuissons au max… Déjà rien qu’à l’idée que je vais devoir cuire mes poissons panés parce que sinon ils vont se perdre….

Ne pas oublier non plus toutes les recettes de pic-nic qui passent très bien si bien présentées (sandwich divers et variés à base de charcuterie et de fromage, crudités à tremper dans une sauce au yaourt….) NB : les poivrons crus c’est super bon ! (Pour finir, j’avoue, il m’arrive d’ajouter des chips dans mes sandwich ou mes salades pour le croustillant et le goût salé…)

Courir après le temps, tout le temps

C’est l’impression que je garde de cette année. Une grande course contre la montre. Dans laquelle j’avais / j’ai toujours du retard. (C’est pas nouveau la vitesse ce n’est pas mon truc, les courses qu’elles soient réelles ou virtuelles non plus !

Du retard pour apprendre mes cours : j’en ai sacrifié certains que j’ai décidé passer aux rattrapages.

Du retard dans ma bibliographie à lire pour le mémoire.

Du retard pour comprendre le fonctionnement des bases de données.

Arriver en retard en cours parce que trop fatiguée et donc réveil difficile.

Arriver en retard à certains rendez-vous parce que le lieu n’est pas facile d’accès et que les transports n’y mettent pas du leur.

Rendre un mémoire incomplet parce que retard accumulé. Écrire pour obtenir un délai supplémentaire, compléter, rendre un truc tout autant insatisfaisant. (à mon goût, de leur côté elles ont aussi remarqué que c’était incomplet mais également la grande avancée entre les deux.)

Se reposer un tout petit peu et enchainer sur le ddépôt des candidatures en M2, l’envoi d’un dossier -exercice d’évaluation.

Puis les révisions des rattrapages.

Puis la semaine de rattrapage et  la soutenance (relire un mémoire dont on est pas satisfaite c’est vraiment pas une partie de plaisir mais bon, la soutenance s’est bien passée), puis s’occuper de la candidature pour l’École.

Normalement la dite limite de dépôt c’était aujourd’hui, sauf que à 19h date de fermeture du magasin d’impression et dernière levée de la poste … j’avais pas fini. Et j’apprends qu’à l’École ils ont enlevé la boite de dépôt dédiée à 17h15 (heure de fermeture du pôle pédagogique mais bien avant la fermeture de l’École à 20h.), ce qui signifie très clairement qu’ils sont hyper à cheval sur la date limite, beaucoup plus que d’autres fac…

Du coup j’hésite :

option A : remodifier quand même ma lettre ce soir (parce qu’en plus j’ai vu que je n’ai pas donner la forme souhaitée / répondu à certaines attentes) et l’envoyer au culot par la poste demain (peut-être qu’ils ne regarderons pas le timbre parce que trop de paperasse ou peut-être qu’ils me feront une fleur parce qu’ils connaissent mes difficultés.)

option B : non tant pis, laisse tomber et va dormir tu en rêves, de toute façon en recevant l’enveloppe ils regarderont forcément le timbre et ils l’élimineront direct sans se soucier de qui est qui, c’est un pré-tri hyper efficace, et puis l’Ecole n’est que ton choix 3.

  • avantages de l’option A : je n’aurais pas de regrets parce que j’aurais tenté le tout pour le tout. J’ai déjà marché au culot comme ça pour une autre formation (mon choix 1, ma candidature hélas pas été retenue mais à cause du nombre de dossiers reçus pas de la date limite) et pour demander un délai pour mon mémoire, les deux fois ça  a porté des fruits.  Alors pourquoi pas tenter ?
  • défauts de l’option A : j’en ai vraiment marre de courrir, je suis juste fatiguée. Ok, ça a servi à quelque chose ces deux fois mais le résultat n’était pas ouf non plus (le 2° rendu m’a finalement tout autant déçue que le 1° et ma candidature n’a pas été retenue.) J’ai tout sauf envie de m’occuper de ça ce soir pour un résultat hypothétique. (Surtout que c’est considérer que j’ai
  • Avantages de l’option B : je dors enfin. Je ne gaspille pas mon énergie à quelque chose d’inutile.
  • Défauts de l’option B : oui, j’en ai marre de l’École mais quand même cette formation peut-être super intéressante. Ce n’est que mon choix 3 sauf que : choix 1 -> refus ; choix 2 et 2bis -> un en suspens (un entretien à passer) et un refus ; choix 4 -> acceptée (mais 4 c’est après 3 … donc…) et puis l’idée même de baisser les bras ne me plait pas. Et puis mon ego en prendra un coup parce que le choix 4 est moins prestigieux que les trois premiers…)

Bref si on regarde comme ça l’option A semble privilégiée… Sauf que la fatigue ça pèse quand même très lourd sur la balance… Je vais appeler chez moi, ils auront les idées plus claires…

J’ai donc appelé – > option B, modifications plus légères que je ne pensais… ça m’a pris une heure. Ne reste plus (pour demain, ce soir c’est finiiii !!!) qu’à assembler les autres pièces déjà prêtes, les imprimer et envoyer le tout . Alea Jacta est. (Et puis bon, peut-être que l’entretien va bien se passer et le choix n° 2 va fonctionner !)