Blog en vrac et états d’âme

(Attention, cet article n’est pas… de la substantifique moelle.) (Attention bis, je ne l’ai pas relu en détails par peur de changer d’avis, il y a donc potentiellement des fautes et tournures de phrases qui ne signifient pas grand chose [cela ne me dérange pas que vous me le signaliez]…)

J’ai envie d’écrire et j’ai plusieurs idées. En fait, j’ai plein d’idées, plein de trucs en attente depuis plus ou moins longtemps et sous une forme plus ou moins aboutie.

Mais pour ce soir j’ai exactement trois envies qui se battent en duel.

L’article sur l’accessibilité au Louvre-Lens fort intéressant mais qui n’est pour l’instant qu’une accumulation de points, qu’il faut étayer, développer et mettre en forme, ce qui nécessite encore beaucoup de réflexion et de temps. Infaisable en une soirée donc, or j’ai envie d’écrire pour publier, enfin je veux dire, j’ai envie de voir l’aboutissement de ce que j’écris ce soir. D’avoir la forme concrète aujourd’hui. Donc cet article, qui me fait pourtant fort envie, n’est pas pour ce soir.

Un autre article, auquel je pense ces derniers jours à propos de la fatigue. J’en ai déjà parlé ici et j’ai envie de développer, quels sont mes signes de fatigue, comment je la mesure… Mais j’ai l’impression de ne pas avoir assez de matière… Ou que ce sera trop redondant avec l’article sus-cité.

Un article auquel je n’ai pensé qu’aujourd’hui. A propos du tiraillement entre mon fonctionnement véritable et ce qui est attendu de moi / ce que la société me propose. ça aurait la forme d’un état d’âme écrit d’un coup d’un seul, avec l’inspiration. Sauf que… j’ai l’impression que je vais « encore » me « plaindre », autrement dit faire du sentimentalisme. J’ai beau savoir qu’à chaque fois que j’ai pensé ça il était finalement sorti un article constructif faisant beaucoup réagir, j’ai toujours du mal à m’y mettre. Et donc… j’ai du mal à m’y mettre. En plus de ça, je rentre dans une nouvelle période où je me sens nullissime donc pas sûre que ce soit une excellente idée d’écrire ce genre d’article maintenant.


Pour mettre fin à ce duel interne, j’ai donc décidé d’écrire cet article melting-pot qui n’avance à rien (pour vous, moi il me vide la tête) et tout autant sentimentaliste. J’ai du mal à écrire un article sentimentaliste alors j’en écris un autre, formidable idée (ironie)…

En même temps, encore une fois je sais qu’ils sont toujours constructifs pour moi et qu’ils déclenchent souvent beaucoup de réactions. Par ailleurs, je suis la première à apprécier ce genre d’articles d’états d’âme chez les autres. Parce que je vois bien le bénéfice qui en ressort pour eux, je vois leur évolution dans l’article, la catharsis de l’écriture toussa… Aussi parce que ce genre d’articles permet de voir que l’on est pas seul-e-s… à trop penser, à douter, à manquer de confiance, à tâtonner pour avancer et se connaître, à avoir ces états d’âme. Bref, je vais m’accrocher à cette idée pour ne pas le jeter illico à la corbeille.


Vendredi j’écrivais que les satisfactions prennent le dessus, bah ça y est la balance s’est renversée on est dans l’extrême inverse. Pourtant j’ai passé un super WE, je suis allée au marché, j’ai vu ma sœur et on a passé un bon moment, j’ai visité des magasins de déco, j’ai fait quelques aménagements et du rangement, j’ai lu, je me suis préparée de bons petits plats (et j’ai encore de beaux menus prévus) et j’ai beaucoup dormi. Plein de choses que je voulais. D’ailleurs en me réveillant ce matin j’étais bien reposée (ce qui ne m’est pas arrivé depuis assez longtemps) et ce soir encore je ne suis pas très fatiguée physiquement, malgré près de deux heures de métro.

Pourtant malgré ce très bon week-end le moral ne suit pas trop aujourd’hui. Ça m’énerve, j’ai bien pris soin de moi et voilà le résultat… Où est la logique ?

En fait cela a commencé hier soir, quand avec ma sœur et mon père on a parlé de sujets pas très réjouissants, douloureux même (genre maladie, vieillesse et autres cabosseries de la vie). Ce n’était pas la meilleure conversation pour finir le week-end.

Aussi parce que ce week-end j’ai fait beaucoup de choses mais pas tout, plus précisément j’ai fait tout – ou presque – ma to-do-list plaisir mais rien dans ma to-do-list obligations… Prendre un rendez-vous par-ci, écrire un mail à telle personne et telle autre, téléphoner par-là. Et que ces obligations je les repousse depuis plusieurs jours et que mes parents me les rappellent régulièrement. Sauf que ça ne m’aide pas, je bloque et leurs rappels ne font que me mettre davantage la pression. Peut-être que s’ils ne me le rappelaient je procrastinerais encore plus, je ne sais pas… C’est ce qu’ils pensent en tout cas. Moi je ne sais pas. Est-ce que je ne suis pas capable par moi-même de me mettre la pression nécessaire, suffisante ? Est-ce que sans cette pression en plus j’avancerais plus vite ? Moins vite ? Je ne sais. Par contre, je me sens nulle, plus nulle avec cette pression que sans, même quand les rappels sont enrobés dans du « je suis fière de toi » parce que cela ne veut alors rien dire pour moi, on est dans l’hypocrisie (alors qu’ils sont sincères) : fiers de moi alors que je ne fais pas ? ça ne rime à rien.

Bref.

A coté de ça, il y a aussi des choses que je n’ai pas faites par manque de confiance en moi et dont je reçois les retours aujourd’hui. Forcément j’ai eu tort, j’aurais dû les faire ces choses, mais je n’ai pas osé parce que… « je suis nulle », « c’est trop nul je ne peux pas lui envoyer ça » Mais en fait si. Il vaut mieux se faire reprocher la « nullité » de quelque chose (qui ne serait pas nul en fait, juste « pas très bien », avec des défauts à corriger) que de se faire reprocher de ne pas faire quelque chose qu’on savait qu’il devait être fait…

Et ça m’énerve. Je m’énerve de ne pas arriver à faire ces choses alors que je sais qu’elles doivent être faites. Je m’énerve de ne pas oser. Parce qu’en plus je sais que ça me freine (ça me prend du temps, réellement) et que cela a des conséquences (la perte de temps) et que cela m’est reproché (pas le temps – pour l’instant – mais l’absence de fait). J’aimerais tellement avoir cette confiance pour faire tout ce que je sais qui doit être fait sans me triturer la cervelle… Ce serait tellement plus facile.

Pour couronner le tout je dois envoyer CV et lettres de motiv’ pour du boulot… Tellement bien pour la confiance en soi…  Pourtant j’ai une chance inouïe, je suis dans un milieu et une forme d’emploi où le handicap peut être une extraordinaire porte d’entrée. D’autant plus en ce moment où ils se font taper sur les doigts pour ne pas avoir les 6%. Sauf que j’ai du mal à le faire valoir. Encore plus (parce que sur ce premier point je me suis améliorée) j’ai du mal avec la forme de responsabilité (=pression) que cela me donne… Responsabilité de savoir ce que je veux. Parce que ça veut dire que c’est à moi de choisir où je veux aller, faire des candidatures spontanées et pas seulement répondre aux offres existantes, sauf que c’est vachement compliqué de se vendre ! (et je ne sais pas faire hum). En plus, imaginez que même avec ce rappel à l’ordre et la nécessité personne ne veuille de moi… Je suis « vraiment nulle » alors ! … … … Bref. La chance inouïe à double tranchant et on en revient encore à la confiance. Formidable. Et je doute déjà de moi alors que je ne fais que commencer la recherche. Re-formidable.

Pas de conclusion. Le vrac portait bien son nom.

Publicités

6 réflexions sur “Blog en vrac et états d’âme

  1. Toujours intéressant les états d’âme de quelqu’un 🙂 et je comprends le sentiment de culpabilité de ce genre d’article, de se dire aussi qu’on se plaint tout le temps (s’il y a plainte, c’est qu’il y a situation injuste ou dysfonctionnelle à laquelle remédier, donc c’est utile aussi !), je ressens la même chose pour mes articles et au final j’aime ca chez les autres ^^ Se sentir moins « nulle » aussi à cause de la to-do-list obligations non remplie (je compatis, la même ici) : être plus réaliste sur le coût réel d’une action de ce genre et s’en mettre moins par jour à accomplir ?

    Hâte de lire ton article sur le Louvre-Lens mais ne te mets pas de pression, ce sera plus facile à élaborer sans trop d’attentes, probablement…

    Aimé par 1 personne

  2. Heyyy! on dirait le contenu de ma tête! 😉

    Pour en finir avec la culpabilité et le sentiment de nullitude, as-tu déjà utilisé la méthode du « je choisis de » et « je choisis de ne pas », plutôt que les to-do list et autres « faut que  » ou « je dois » qui mettent trop la pression? Parfois, pour moi, ça marche… (je choisis = j’assume de et me voilà alors maitresse de ma destinée, plutôt que victime ou bourreau de moi-même -ou des autres!-)
    Si ça peut t’inspirer, sait-on jamais!

    et le vrac, rappelons-le, c’est bon pour l’environnement (vivent les raccourcis!) 😉

    Aimé par 1 personne

    1. Je suis pas sûre de bien comprendre le « je choisis de »… Comment tu le mets en pratique ? (J’ai l’impression que c’est difficilement compatible avec les rappels de mes parents – tu as appelé machin ? Non pas encore … – mais tu sais qu’il FAUT que tu le fasses, c’est important / urgent maintenant »….)

      J'aime

      1. Eh bien je me base sur ta réponse pour expliciter: tu pars ici avec le  » il FAUT appeler machin, c’est important/urgent. » Ça donnera, au choix:
        1/ JE DÉCIDE D’APPELER MACHIN, car le bénéfice pour moi c’est :
        a/ que mes parents arrêtent de me casser les ovaires avec ça ou/et
        b/ c’est très important pour moi parce que cet appel est la condition pour obtenir quelque chose qui est important voire essentiel pour moi (ex: pour obtenir un entretien pour un job)
        ENSUITE soit je le fais tout de suite (c’est le mieux), soit je note dans mon agenda le jour et l’heure et je m’y tiens (avec une alarme si besoin)
        ou
        2/JE DÉCIDE DE NE PAS APPELER MACHIN, car le bénéfice pour moi c’est:
        a/ ce n’est pas un impératif, ça ne correspond pas à quelque chose qui m’apportera une plus-value ou, pire, ce n’est pas quelque chose qui compte ou qui vient de moi, cette « obligation » d’appeler est une contrainte imposée par d’autres qui veulent peut-être mon bien mais sont à côté de mes réels besoins. Or, mon besoin c’est de me respecter parce que je ne veux pas des conséquences que cet appel peut me couter. ou
        b/ je n’en ai juste pas envie, et suis prête à en accepter TOUTES les conséquences (j’assume ma décision, mes choix, et je prends en compte les risques qui peuvent éventuellement s’avérer délétères pour moi par la suite…)

        En gros, c’est juste binaire OUI ou NON, mais avec la ou les VRAIES bonnes raisons selon toi et toi seule, tes valeurs, tes besoins et pas ceux des autres ET assumer pleinement sa décision quelle qu’elle soit.

        J’espère que c’est un peu plus clair…??

        Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s