La confiance en soi… Encore aux abonnés absents

Cette année je suis en master 1, je dois donc faire un mémoire. Ça engendre beaucoup :

  • un travail de recherche (c’est nouveau et comme tout apprentissage nouveau pour moi il faut il faut long temps d’adaptation)
  • des attentes, des comptes à rendre (autrement plus importants que le contrôle de maths..)
  • Un contact direct avec des profs qui sont habituellement distants.
  • Tout ça résulte en beaucoup de stress et de pression.

La pression résulte aussi des paroles des profs eux-même.

(On me dit d’affirmer mon point de vue Ahah ahah ahah… )

On travaille en séminaire -> en groupe  : cela permet effectivement de partager des problèmes méthodologiques mais ça permet aussi de voir/penser combien les autres se débrouillent mieux (pas toujours ok), combien les autres vont plus vite, combien les autres trouvent ça intuitif, combien les autres se posent les bonnes questions.

Ça a aussi pour conséquence que les profs disent au groupe comme une généralité (sans nommer) alors qu’en fait c’est plutôt une remarque individuelle. (Je ne pense pas qu’il faille nommer juste on choisit de l’assumer et de le dire en face à face ou alors on reste correct et on ne le dit pas / dit autrement. Parce que bon : « je pense qu’il y a un manque de maturité intellectuelle »….. C’est pas tellement une remarque constructive…Je sais même pas ce qu’elle entendait par là en fait.) Cette remarque ne m’était a priori pas destinée, mais qu’elle le soit ou pas je l’ai prise pour moi (parce qu’étant déclarée comme une généralité ça laisse une ambigüité, un doute). Parce que c’est un peu ce que je ressens en fait « un manque de maturité intellectuelle » même si je ne l’aurais pas dit comme ça, parce que c’est hyper violent. Mais j’ai effectivement à me voir comme une adulte qui a des responsabilités, comme une adulte qui a des comptes à rendre, surtout comme une adulte qui a des capacités. Capacité à se poser les bonnes questions, capacité à faire tout ce travail qu’on attend de moi en temps voulu, capacité à avoir mon propre avis sur la question différent de X et de Y.

Ces mêmes personnes qui mettent la pression m’ont dit aujourd’hui au moins 10 fois que mon exercice-exposé était bien, que je devrais prendre davantage confiance en moi.

Alors en fait, comment vous dire, on ne prend pas confiance en soi avec la pression sur le dos, la pression c’est paralysant en fait, on prend confiance avec des encouragements et avec une conduite constante, pas des réactions en yo yo ou en clignotant…

Et puis la confiance en soi ça nous tombe pas dessus comme ça du jour au lendemain. (j’aimerais, hein, mais non…)

Je vais donc continuer à faire de mon mieux et espérer que cela ira le jour de la soutenance.

*** J’ai écrit tout ce qui précède dans une grande phase de découragement, après une séance de groupe de recherche où on nous avait fait plusieurs reproches collectifs (tout en me disant de prendre confiance en moi donc) alors que je ne comprenais toujours pas vers où je devais diriger mon travail. Ce soir-là je n’ai pas voulu le publier … et les jours suivants je ne voulais même pas le relire, persuadée que c’était pleurnichard (et parce que ça me déprimait aussi.) C’est étonnant, parce que aujourd’hui que je le relis, je trouve ça finalement plutôt neutre… Comme quoi … Je n’ai rien changé à ce que j’avais écrit ce soir-là, juste corrigé quelques fautes d’orthographe et rajouté ou enlevé quelques sauts à la ligne. Je me suis forcée à ne rien faire de plus.

***

Aujourd’hui, la situation a changé, j’ai bien avancé dans mes lectures, ça m’a donné des idées et des pistes de réflexion pour la rédaction. J’ai eu une entrevue avec ma directrice de recherche qui semble contente de mon avancée et qui m’a fait certains compliments. Nous avons pu avoir (pour la première fois depuis le début de l’année) avoir une discussion posée, où nous avons évoqué les points forts et les points faibles, ce qui a été fait, ce qu’il reste à faire. J’avais fait mon premier bilan avant d’y aller, elle m’a conforté dans mes ressentis : j’ai avancé  mais maintenant que cela prend je m’aperçois de la masse qui reste encore et le temps passe vite, il ne faut pas trainer.

Ça m’a fait du bien et mis un peu de baume au cœur de savoir que ça y est je suis bien lancée dans la bonne direction, qu’il y a des points forts dans mon travail, que je suis soutenue.

J’ai apprécié aussi qu’elle se soit rendue compte que trop de pression n’était pas bénéfique … (et je crois qu’elle a pu en apercevoir les effets !)

Mais je suis consciente qu’il reste beaucoup de travail et peu de temps… Que je risque de repasser par des zones de turbulences et de doutes. Le contexte et l’humeur ont changé mais la conclusion reste la même : la confiance en moi est loin d’être stable, je vais donc continuer à faire de mon mieux et espérer que cela ira le jour de la soutenance.

 

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7 réflexions au sujet de « La confiance en soi… Encore aux abonnés absents »

  1. Courage, j’ai fait l’université, j’ai deux masters et j’enseigne aujourd’hui au gymnase, j’ai 30 ans mais ces séminaires restent un trauma quant aux commentaires des enseignants ; ne fais pas attention, ce sont souvent des injonctions paradoxales, si on apparaît sûrs, il faut « être plus humbles » si au contraire, on montre ses fragilités il faut « prendre confiance en soi », en bref, on tape toujours là où ça fait mal et on oublie d’encourager,l’important est de faire ce que le prof souhaite et le cerner au mieux, lui faire sentir qu’il est admiré et utile…c’est aussi bête que cela, ce n’est pas toi l’enjeu majeur mais eux : souvent un égo démesuré à surtout ne pas remettre en cause sauf exceptions heureusement, courage, tu vas y arriver si tu prends de la distance par rapport à toi qui n’est PAS ton travail et qui est le plus souvent jugé de manière très PEU objective, l’abus de pouvoir subtil restant pratique courante, tu y arriveras sans problèmes,alors accroche toi, passe tes examens pour faire le job que tu souhaites, le reste tu t’en fous !!! Tu arriveras aussi à apprécier les enseignants qui en valent la peine et dont la critique est constructive…les autres restent des humains intellectuels qui n’ont pas compris que la véritable intelligence est dans la bienveillance. Bises !

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