Écrire la page qui se tourne et le remue-ménage

Voilà, les vacances d’été sont finies.

C’étaient probablement mes dernières grandes vacances. Après il y a les études, les stages et les boulots qui vont en prendre la place…

C’étaient probablement aussi mes dernières vacances en famille. Parce que la famille change. Bouge. Se disperse. C’est normal, c’est la vie, le temps qui passe et la transmission de génération en génération. J’aurais tort de critiquer, j’ai quand même été la première à partir…

Bref, c’était un été charnière. Mon enfance est définitivement derrière. Je rentre dans le monde des adultes. En fait j’y suis même déjà un peu… Mais je ne réalise pas… Je ne suis pas prête à travailler, à rendre des comptes, à me dire que je travaille pour les autres, que je vis sur ce que je gagne. J’en rêve (être véritablement autonome, décisionnaire et rendre service aux autres par mon travail) mais je ne veux pas. Il y a un fossé entre le rêve et la réalité. Qui me fait peur. Que je ne veux pas franchir, je ne sais même pas comment c’est possible… Et pourtant tout le monde le fait. Donc ça doit bien se faire. Si ça se trouve c’est même facile. Si ça trouve c’est comme le bac, on s’en fait un énorme film… et puis en fait, ça passe… C’est juste que je ne m’imagine pas « adulte qui travaille » dans ma tête je ne le suis pas, dans ma tête je suis toujours une petite fille dépendante… Heureusement le monde du travail ce n’est pas encore pour tout à fait tout de suite.

Bref, bref, bref, je suis partie très loin, je n’avais pas prévu d’écrire tout ça (mais maintenant que c’est là, ça va y rester)

Tout ça pour dire, donc, que c’est un été charnière qui vient de se terminer. Et que j’ai une année bien chargée en perspective (au niveau des études en particulier). Et que en ce moment on me demande beaucoup de me projeter et que j’ai du mal, et que je cogite à fond, et que ça se bouscule un peu. Moins que l’année dernière parce que je commence dans du positif (l’année dernière je devais redoubler, cette année j’entre en master) et que, mine de rien, j’ai muri et évolué pendant cette année de jachère. Je sais un peu mieux où j’en suis et ce que je veux. Et que mes cours semblent très intéressants. 

Mais quand même, je cogite et ça remue…

Et en fait, les pensées vont beaucoup plus vite que la parole ou l’écriture. Du coup c’est difficile d’écrire tout ce cafouillis. Difficile de prendre chaque pensée une à une pour y mettre de l’ordre. Difficile de mettre des mots sur un ressenti, une impression, une émotion.

Et du coup, je n’arrive pas à écrire, ni à lire d’ailleurs. Je n’arrive pas (d’ailleurs vous le voyez bien mon texte est tout décousu, avec plein de phrases commençant par « et » pour simuler un semblant de lien) et je n’ai pas vraiment envie non plus. J’ai la tête trop occupée pour ça et d’autres priorités.

Conclusion : ne vous inquiétez pas si je ne donne plus signe de vie, c’est juste une pause. Pause à durée indéterminée parce que je ne sais pas quand je retrouverais le temps et l’envie.

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3 réflexions au sujet de « Écrire la page qui se tourne et le remue-ménage »

  1. Ping : Ce que j’ai fait en 2016… Ce que j’aimerais faire en 2017 | Crevette de Mars

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