Voyager : rêve et stress aller-retour. Partie 2 : les transports

La partie 1 du périple est ici !

Je vous ai déjà avoué mon amour pour les transports en commun, c’est dans ces moments-là, les départs en voyage, que ça prend réellement tout son sens…

Parce que pour partir en voyage, évidemment il faut d’abord arriver à la gare (si le voyage est en train) ou à l’aéroport (si le voyage est en avion) (notez ma logique imparable).

Et pour cela, je vous le disais en partie 1, il faut prendre les transports avec sa lourde valise (parce que oui tout est rentré mais c’est lourd en fait ….), en espérant que tout roule comme sur des roulettes.  Ce qui donne à peu près ça :

Monter dans le bus, se déplacer dans le bus en marche avec la valise (donc avec une main en moins et un équilibre précaire), s’asseoir, se relever, marcher avec la valise dans le bus en marche (et potentiellement plein de monde et de pieds à écraser…), descendre du bus et rejoindre la gare….

Et encore je vous l’ai faite cool, en vrai ça peut aussi (souvent) se passer comme ça : se diriger vers l’arrêt de bus et apprendre qu’en raison d’une grève / d’un accident / d’un bouchon / d’un horaire tardif……… Le bus passera dans longtemps… ou passera bondé … ou ne passera pas … Se rabattre sur le métro. Marcher jusqu’au métro donc, avec sa lourde valise (et son sac à dos, bien sûr, lourd aussi, bien sûr), monter les escaliers, descendre les escaliers (parce qu’il n’y a ni ascenseurs ni escalators… bien sûr) Passer le portique (plus ou moins facilement), continuer à marcher, monter des escaliers et descendre des escaliers et enfin attendre le métro (plus ou moins longtemps, bien sûr)
Recommencer (marcher, monter, descendre…) pour une correspondance, en luttant contre le flot de parisiens pressés et en cherchant la bonne voie à suivre, remonter dans le métro… et rebelote (marche et escaliers) pour la sortie…

Enfin arrivée dans la place, chercher le quai du train (ou une place pour s’asseoir parce que je suis en avance….) (et là je pourrais sortir ma carte de priorité mais je ne le fais pas, sortir mon porte-feuille est bien trop compliqué je suis bien trop timide et mal-à-l’aise…)

La fin : m’installer dans le train, toute rouge, ébouriffée, suante et soufflante, (même si / même quand je ne suis absolument pas en retard.)

Plein de fois des gens bien intentionnés m’ont dit que je pouvais profiter de l’assistance de la SNCF pour personnes handicapées… Certes, mais pour moi ça n’est absolument pas intéressant : les agents m’accompagneraient de l’accueil de la gare au train, ce qui est pour moi presque (parce que je suis alors crevée) la partie la plus facile… Or pour ce modeste service je devrais arriver une demi-heure en avance,  ce qui ne ferait que me rajouter du stress et de la fatigue …

**** Une demi-heure ! Quelqu’un pourrait m’expliquer la raison d’une telle exigence ? Soit ils considèrent que pour se déplacer en fauteuil -archétype de la personne handicapée- il faut une demi-heure, ça veut dire qu’il y a un sacré problème au niveau des ascenseurs… et qu’ils en sont conscients mais ne font rien pour améliorer la situation, soit ils veulent dissuader les personnes handicapées de voyager (ce qui est tout de même à l’opposé de leur slogan et assez contradictoire avec l’existence du service en lui-même), soit c’est juste du foutage de gueule…****

Non, moi le seul service dont j’ai besoin c’est d’être accompagnée entre chez moi et la gare. Et ça s’appelle un taxi. (ou un ami aussi mais c’est plus facile de payer un service à un taxi même si ça fait mal au porte-feuille…)

Je vous ai donc donné la version soft et la version compliquée pour aller à la gare. Il existe encore une autre version : quand je vais prendre l’avion :

Je marche, prend le bus (vous connaissez la suite), je descends du bus, re-marche, monte des escaliers et descends des escaliers pour prendre le RER.
Là, point positif :  je m’assoies pour un long moment. ça me laisse le temps de reprendre mon souffle et de retrouver un peu d’énergie.
Puis je sors du RER et je tente de me repérer, de trouver le bon terminal, je marche et je tente de me repérer, je vais enregistrer mes bagages et les confier aux gens de l’aéroport, je marche et je tente de me repérer, je cherche des toilettes, je marche, je cherche un siège où me poser (c’est plus facile à trouver que dans une gare) et je marche et je vais passer le contrôle et enfin me poser devant la bonne porte d’embarquement (après avoir marché, évidemment…)

Et là ——> C’est parti !

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2 réflexions au sujet de « Voyager : rêve et stress aller-retour. Partie 2 : les transports »

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