Kiné, balnéo et chamallow

Quand j’étais petite fille la kiné c’était beaucoup d’exercices : de la marche (pas de fourmi, pas de géants, pas en arrière…) des sauts (pas-chassés, pieds-joints, à cloche-pied, sauts kangourou…) de l’équilibre (marcher sur un banc, tenir sur un pied, tenir sur le plateau à bascule, tenir assise sur le gros ballon, divers exercices sur le trampoline) Mais il y avait toujours déjà pour commencer une partie de la séance consacrée aux étirements musculaires.

Je ne me rappelle de l’effet que ça me faisait quand j’étais en primaire, je ne me rappelle pas non plus de comment je le supportais… Plutôt bien il me semble puisque je pouvais discuter avec ma kiné… Et je crois avoir été assez vite mise à contribution pour savoir si ça tirait bien, si elle pouvait aller plus loin, … (c’est une des rares choses de mon ressenti corporel que je maitrise bien : savoir quand ça tire, quand on peut aller plus loin ou quand il faut dire stop.) Il ne me semble pas que ces séances de kiné m’aient pesé quand j’étais à l’école. Je n’y allais pas forcément avec plaisir non plus, mais en tout cas pas à reculons. Je me suis toujours bien entendu avec mes kinés, ça aide ( ça a changé avec le déménagement hélas mais c’est une toute autre histoire qui n’a pas sa place ici.)
Mais je pense que je devais tout de même sentir un bienfait sinon je ne l’aurais pas accepté aussi facilement (je n’aime pas quand je ne comprend pas la raison de quelque chose)

Bref, en tout cas les premières séances de kiné dont je me souvient se déroulaient ainsi : quelques étirements sur la table dans la petite pièce puis on allait dans le grand gymnase pour faire les exercices. Au début c’est ma mère qui m’emmenait parfois accompagnée de ma soeur ainée, puis c’est un VSL qui est venu me chercher (soit à la maison soit à l’école) VSL = Véhicule Sanitaire Léger, mais on va dire taxi, parce que c’est plus la classe, et puis n’oubliez pas : je suis une petite fille ! 🙂 )

Puis en CE2 le Sessad s’est rajouté à la prise en charge libérale (Service Educatif spécialisé de Soins A Domicile). C’est donc la kiné qui venait chez moi mais l’idée était la même : on commençait par des étirements et finissait par des exercices. Et le Sessad a proposé que j’ai des séances de balnéothérapie, donc le mercredi après-midi un taxi venait me chercher à la maison et m’emmenait à l’hôpital pour la séance. La balnéo c’est une piscine chauffée (l’eau est à environ 30° de mémoire) : double effet bénéfique, l’eau offre une résistance supplémentaire (en même temps qu’elle porte) et la chaleur relaxe (je vais pas vous faire un dessin tout le monde a déjà apprécié un bon bain chaud.)

Le contexte était différent mais le principe toujours le même : quelques étirements puis des exercices. (qui dégénéraient facilement en jeux.) Clairement la balnéo j’y allais avec grand, grand plaisir. Les étirements étaient beaucoup plus faciles, moins douloureux et et forcément plus efficaces et en plus je m’amusais bien.

C’est à ce moment là que j’ai découvert, ou surtout que j’ai identifié, l’effet-chamallow.
L’effet-chamallow c’est un état, un ressenti, une sensation… de détente totale.

Quand je sortais de la piscine j’étais méga-détendue, tellement détendue que je m’habillais 2 fois plus lentement, que je m’endormais à moitié dans le taxi au retour et qu’une fois arrivée chez moi j’avais toutes les peines du monde à décoller de l’endroit où je m’étais assise pour enlever mes chaussures.

C’est à ce moment que je l’ai découvert-identifié tout simplement parce qu’il était à son apogée.

Depuis que j’ai arrété la balnéo je n’ai pas pu retrouvé par moi même un tel degré de perfection du chamallow mais je retrouve malgré tout ce formidable effet à des degrés divers par plusieurs moyens :

  • en allant à la piscine : je ressors tout autant détendue MAIS il faut que je m’étire après pour ne pas avoir un contre-coup terrible et l’effet et de toute façon moins durable (déjà, je ne prends pas le taxi pour rentrer !)
  • en allant chez mon ou ma kiné : si la séance a été assez longue proportionellement à l’état du jour, je peux sortir avec la sensation du bien-être chamallow mais ça ne dure hélas vraiment pas longtemps (je ne reviens pas non plus en taxi !), la séance est tout de même moins agréable (ce n’est pas le bagne non plus ! je fais toujours la discute) et surtout depuis que je suis à Paris le temps est souvent trop court, je n’ai qu’une demi-heure, là où trois-quarts d’heure/une heure seraient nécessaires pour atteindre la détente totale. C’est-à-dire qu’en hiver, quand il fait froid, ça n’arrive pas… (c’est donc arrivé une fois en février parce que la météo fait des siennes.)
    En tout cas je sais si j’ai atteint le point-chamallow avant même de me relever de la table, c’est très simple : j’ai les yeux qui picotent et je resterais bien faire une sieste…
  • en faisant du yoga ou du taï-chi. J’en ai fait en 2nde et en première, 2 heures hebdomadaires pour remplacer l’EPS. En sortant des 2 heures j’étais complétement lessivée mais j’avais atteint le point-chamallow, presque comme en balnéo …. SAUF QUE la période pendant était tout de même moins facile, je fournissais beaucoup plus d’efforts en yoga qu’en balnéo !
  • en prenant un bain : oui c’est sûr avec un bain chaud j’atteins le point-chamallow MAIS il n’y a plus de baignoire assez grande pour que je puisse m’y allonger complètement (j’ai grandi !!!)  et en plus, dans mon studio, je n’ai tout simplement pas de baignoire ! C’est un peu foutu quoi.
  • faire l’auto-étirement de la chandelle. C’est l’étirement de la mort qui tue. Si je le fais sérieusement, je suis sûre que j’aurais bien étiré mes jambes, et donc j’aurais atteint le point chamallow pour les jambes. Mais, cet étirement est vraiment difficile et je rechigne un peu à m’y astreindre (en général c’est que j’ai atteint un point critique, comme là maintenant : il fait froid, la séance de la semaine dernière avait déjà été limite insuffisante et la séance de cette semaine vient de sauter : auto-étirement devenu indispensable pour faire disparaitre (du moins je l’espère !) certaines douleurs musculaires qui résistent à l’arnica.)

Et là, vous vous dites qu’en fait, j’ai écrit cet article (beaucoup plus long que je ne le pensais) dans le seul but de me motiver… et vous avez totalement raison ! Je suis en plein processus de motivation (et ça fonctionne plutôt bien : j’ai mangé, j’ai mis la tenue adéquate, j’ai relu l’article… yapuqua allumer le chauffage, mettre mes grosses chaussettes de laine et me poser tête en bas, musique dans les oreilles pour m’auto-torturer dans la joie et la bonne humeur ! 🙂 )

 

 

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4 réflexions au sujet de « Kiné, balnéo et chamallow »

  1. Lolbje suis dans le même cas que toi et l’effet chzmallow j’adore mais depuis que j’ai accouché je n’en ai plus fait de la balneo et moi ai remplace la kine par une kine qui fait un truc avec des points d’acupuncture je te dirais le mot 10x mais la c le trou nour lol des poutous

    Aimé par 1 personne

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