Futur, ambition et manège.

Depuis toute petite cette question vient et revient, tourne et retourne :
qu’est-ce que je veux faire plus tard ?

Quand j’étais petite le « plus tard » donnait une nuance de rêve à la question « qu’est-ce que tu rêves de faire ? » puis le « plus tard » s’est fait plus pressant, et aujourd’hui plus tard, ça ne signifie plus rien, c’est trop proche.

Maintenant la question c’est : « Quel métier je veux faire. » Point.

J’ai pensé à pleins de métiers mais à chacun il y avait toujours un point noir. Par exemple instituteur ou prof (de lettres, de philo, d’histoire ou d’espagnol, le choix ne manquait pas) je suis trop timide et surtout je n’ai pas assez de confiance (encore plus à ce moment-là où on me demandait de choisir mes études) en moi pour penser être capable de faire face à des élèves et en être responsable (j’ai un gros GROS problème avec la/les responsabilité(s) )

Et il y en a beaucoup où le point noir, c’était mon handicap et c’est ceux qui me dérangent le plus, encore un peu aujourd’hui. Il y en a deux en particulier.

  • J’aurais adoré être restauratrice (tout particulièrement de livres mais bon, œuvres d’art c’est pas mal aussi…) mais avec ma grande maladresse ça n’était absolument pas envisageable.
  • J’aurais adoré être ethnologue, partir à la rencontre des peuples lointains et souvent oubliés, à la découverte de leur culture. Mais avec mon endurance physique ça n’était pas réaliste non plus.

Le métier que j’envisage aujourd’hui me plait beaucoup aussi, mais il n’a pas beaucoup de débouchés, alors ça revient et ça tourne.

Pourtant, je sais que c’est idiot parce que au fond je déplace le problème. Restauratrice ou ethnologue ne sont pas non plus des métiers où les débouchés sont plus assurés. Mais ce sont comme des rêves inaccessibles, des « et si » idéalisés. Et si j’étais plus adroite j’aurais pu restaurer des livres, et si j’avais une santé normale j’aurais pu parcourir la cambrousse. Mais ce n’est pas vrai. Avec des si on mettrait Paris en bouteille. Et si c’était le cas, je ne serais pas moi, je n’aurais pas mon caractère, ma personnalité, mes goûts, j’aurais été quelqu’un d’autre, qui aurait fait tout autre chose !

Et pourtant ça tourne et ça retourne. Et je me demande. Comment certains arrivent à se destiner à des domaines qui sont pourtant à l’opposé de leurs capacités à première vue. Des domaines qui leur demanderont plus d’efforts. Des domaines où ils n’exploitent pas leurs points forts mais au contraire se basent sur leurs points faibles. Comme cet homme, Trésor Makunda, aveugle qui depuis tout petit a décidé qu’il voulait être athlète. Ou cette femme, Magali Saby, qui a décidé de danser alors qu’elle est en fauteuil roulant. Je sais qu’il y a une part de défi, une part d’ambition, et je le comprends, moi-même j’aime me mettre au défi (venir à la capitale n’était-ce pas une forme de défi ?) Mais à ce point ? Comment fait-on pour s’engager dans une voie qui n’est pas notre point fort ? Surtout, comment fait-on pour s’imaginer dans cette voie, basée sur une capacité qui  nous fait défaut ?

Ces gens je les admire, ils doivent avoir une très grande confiance en eux…

J’envie aussi énormément les gens qui savent ce qu’ils veulent faire depuis qu’ils sont tous petits, c’est tellement plus facile que de se poser la question 1000 fois et se la reposer 1000 autres fois.

Je crois que ça y est j’ai trouvé enfin le métier qui me convient. Ce qui me manque maintenant c’est la confiance. La confiance de me dire que OUI, ce travail me plaira toujours autant après des semaines, des mois, des années. La confiance de me dire que OUI je peux y arriver, réussir mes études, réussir le concours et avoir un travail (concours et travail étant directement liés.)

Bref. Je crois que ça va tourner encore un peu.

Publicités

2 réflexions au sujet de « Futur, ambition et manège. »

    • oui mais à 20 ans quand on te demande sans cesse quel est ton projet professionnel, que tes études, ton cv doivent avoir une cohérence et que le chômage est élevé, c’est difficile de penser déjà comme ça … Et il faut quand même commencer quelque part…

      Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s