Mon mythe de l’île déserte…

L’île déserte ce grand myte, ce grand rêve, ce grand fantasme…
Qui n’en a jamais entendu parler ?

Chez moi c’est très net. Très très net. Mon concept d’île déserte est né avec Anne Sylvestre et ses Fabulettes (qui ont bercé toute mon enfance), plus précisément avec la chanson de  L’île en l’eau.

Vous pouvez l’écouter ici.

Voici les paroles :

L’île En L’eau
L’île En L’eau
moi je voudrais une île
L’île En L’eau
L’île En L’eau
Pour y vivre tranquille *

J’aime tous les paysages
Mais ce que j’aime le mieux
C’est la mer et ses rivages *
Verts et bleus
Je peux vivre au creux des villes
Je peux vivre au fond des bois
Mais dans mes rêves fragiles
Je la vois *

…L’île En L’eau … … …

J’aime déjà tant les plages *
Que j’y passerais mes jours
Une île ça n’a qu’un rivage
Tout autour *
Moi je le voudrais de sable *
Juste entouré de rochers
Et que ça soit agréable
D’y marcher *

L’île En L’eau … … …

Même si elle était petite *
Je m’en arrangerais bien
On pourrait en partant vite
Le matin
En y passant la journée
Promenade sans détour
Avoir à la nuit tombée
Fait le tour

L’île En L’eau … … …

Ce n’est pas que m’exaspèrent
Les paroles et les voix
Mais il faut aussi se taire *
Quelquefois
Et sans prendre l’habitude
De se réfugier si loin
Rien qu’un peu de solitude
Fait du bien *

L’île En L’eau … … …

On me dit bien que les îles
Ne sont plus des paradis
Et qu’on les transforme en villes
Elles aussi
Ça n’empêche pas mon rêve
D’aller voltiger là-haut
De m’offrir dans une trêve *
L’île En L’eau

L’île En L’eau … … …

C’est avec cette chanson (et probablement des dessins glanés de-ci de-là) que j’ai formé mon image idéale (dans tous les sens du terme) très précise de l’île déserte.

palmiers-sur-lile-deserte_23-2147494090

Elle un peu comme ça quoi…      (même vraiment : la taille, les palmiers, le sable jaune, l’eau et et le ciel bien bleu, le soleil éclatant

 

 

 

C’est un petit monticule de sable avec un palmier planté au milieu. Ou parfois 2 palmiers avec un hamac entre les 2 (parce que la passion du hamac à commencé tôt voyez-vous). Précisons bien que c’est un petit monticule où il y avait tout juste la place pour que quelques personnes y tiennent. C’est limite si, en étant en assise adossée au palmier (dans le prototype sans hamac donc), les jambes allongées, je n’avais pas les pieds qui effleuraient les vagues… (oui bon j’avais aussi un peu des grandes jambes dans mon imagination 😉 )

Et puis là, en la réécoutant**  j’ai compris pourquoi cette chanson m’avait à ce point marquée. Plusieurs paroles me parlent, font écho, plusieurs phrases parlent de MOI ! (Non, cet article n’est pas du tout égocentré, pourquoi ?), j’ai mis des petites étoiles ci-dessus pour que vous le voyiez bien et je vais détailler un peu ci-dessous pour que vous compreniez bien. (je ne le fais pas dans l’ordre chronologique des paroles, vous m’excuserez… Non, je ne suis pas autoritaire, pourquoi ?)

Pour commencer, comme dans la chanson, j’adore la (les) plage(s), j’y passe des heures, des journées entières avec grand plaisir, à marcher sur le sable, et même tout simplement à le toucher et à regarder la mer, les vagues et l’horizon (chercher des coquillages, écouter le bruit des vagues et du vent, sentir le soleil sur ma peu, me jeter dans l’eau, jouer avec les vagues, jouer avec mes sœurs, nager… aussi mais ça n’est pas dans la chanson).

En effet, comme dans la chanson, je n’ai pas besoin d’une grande île déserte, je me contenterais bien d’une petite, comme je l’ai déjà dit. D’ailleurs c’est logique puisque je n’ai pas envie de m’épuiser à en faire le tour : plus elle petite, plus vite le tour est fait, plus vite je pourrai m’asseoir (regarder l’horizon, jouer avec le sable…)

Je crois aussi qu’à cette époque, de manière moins logique, j’avais du mal à imaginer une ile dont on ne voyait pas l’autre bout … Dans la chanson il est dit « une île n’a qu’un seul rivage » et bien je crois que je prenais ça au pied de la lettre, c’est-à-dire que en tournant sur moi-même je voyais forcément toute l’île. Je ne sais pas à quel âge j’ai vraiment compris qu’une île c’était relativement petit mais pas à ce point-là quand même… Il me semble que ça a duré assez longtemps…

 Comme dans la chanson, j’ai rêvé d’une île pour y vivre tranquille…

Comme dans la chanson, j’ai parfois -souvent- fui les bavardages futiles, fui les remarques blessantes et recherché la solitude et le silence.

Comme dans la chanson, j’ai très vite compris que l’important ça n’était pas que cette île existe réellement mais qu’elle puisse exister dans mon esprit, que je lui laisse sa place…

** grâce à vous ça fait deux soirées que je réécoute des chansons d'Anne Sylvestre 
(et donc après j'ai les airs dans la tête forcément...)
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