Quels pogrès : les appareillages…

Pour améliorer ma marche, augmenter en rapidité et diminuer en fatigabilité (et dans ma jeunesse pour minimiser les mauvaises postures, et malformations qui en découlent) les médecins m’ont proposé différents appareillages depuis que j’ai commencé à marcher …

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NB : la petite * c’est parce que je me rends bien compte que mes descriptions sont faibles et abstraites pour les non-initiés, au pire vous vous en fichez ….

Les couleurs sont plus ou moins fidèles à la réalité suivant mes souvenirs (c’est dur de retrouver une couleur depuis un souvenir…), la lisibilité (ma peau de chamois !) et les limites de l’informatique (bleu-jean !) mais de toute façon idem que ci-dessus …

Question de vocabulaire : je dis « attelles » parce que je suis plus habituée à ce mot là et que je le trouve plus joli mais pour être exacte je devrais dire « orthèses »

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Tout d’abord, vers mes 2/3 ans, quand j’ai commencé à marcher, on a tout de suite remarqué que j’avais les pieds en varus (la pointe du pied va vers  l’intérieur), surtout le gauche. Pour tenter de corriger cela, éviter que ma croissance n’aggrave le problème j’ai donc très vite porté des attelles de nuit (sous formes de bottes en plastique ouvertes sur le devant avec des scratchs pour les maintenir*) et une attelle de jour à gauche (une sorte de chausson/coque en plastique dans la chaussure pour maintenir le pied*).

En parallèle, on me faisait régulièrement des plâtres (je suis passée par toutes les couleurs : rose, vert, blanc, bleu…)

Puis, vers mes 5/6 ans j’ai eu des semelles orthopédiques dans mes chaussures, plus d’attelles le jour mais toujours la nuit (et jusqu’à aujourd’hui encore !), en parallèle toujours des plâtres… Je me rappelle assez bien de la salle d’attente de l’hôpital et du couloir par lequel on passait pour la pose du plâtre (une sorte de souterrain avec des tuyaux de canalisation, une lumière blanche de néons et un sol vert kaki (( un peu comme dans La Guerre est Déclarée au moment de l’opération…)) Je me souviens aussi des blagues du « poseur » et quand il me demandait la couleur que je voulais, je me souviens du moment où on l’enlevait, l’excitation mêlée à un petit peu de peur (« faut pas qu’il aille trop loin avec sa roue qui tourne, là, ça chatouille un peu quand même » ((mais justement c’est ça qu’est marrant en fait !))
Ce qui est marrant aussi c’est que, si je me rappelle très bien du moment de la pose, je ne me rappelle ABSOLUMENT pas de ma vie quotidienne avec : juste quelques épisodes : une fois, alors que j’étais déjà assez grande (10 ans), c’est mon grand-père qui avait du m’amener à l’hôpital et on m’avait posé un plâtre alors que ça n’était pas prévu, il avait grogné tout ce qu’il savait en me portant dans la voiture (parce que je n’arrivais pas à sauter à cloche-pied ). Mon avant dernier plâtre était vert (un très beau vert, vert-plâtre que je n’arrive pas à reproduire en couleur !) et on m’avait mis un chausson-semelle pour que je puisse marcher avec, j’avais été super contente parce que ça m’avait permis d’aller à mon cours de violoncelle… Et le dernier, bleu marine (très beau aussi !), pour lui justement je n’avais pas eu ce même chausson et je n’avais pas pu y aller ! (Du coup, je me pose 2 questions : ça durait combien de temps et comment je faisais pour aller à l’école ? Peut-être que c’était pendant les vacances, ça ne durait que 2 semaines ?) Quoi qu’il en soit ces plâtres orthopédiques ne m’ont absolument pas traumatisée au contraire le sentiment général qu’il m’en reste est assez positif…

Pour les attelles de nuit en plastique, c’était chouette je pouvais choisir les motifs dans un catalogue : les premières étaient avec un dessin de girafes en bleu sur blanc* (je le visualise plutôt bien mais c’est difficile à décrire…) puis il y a eu des motifs de carrés blancs et roses imbriqués ou de carrés bleus et blancs imbriqués, que j’ai gardé assez longtemps je crois, puis le motif des gouttes d’eau sur fond bleu que j’ai gardé très longtemps aussi (tout le collège). A cette époque, j’ai aussi essayé le motif bleu jean mais il me plaisait moins alors je suis revenue aux gouttes d’eau après.
Au début le revêtement intérieur de ces attelles étaient en mousse mais j’ai fait une allergie alors j’ai été obligée de mettre des longues chaussettes (comme les chaussettes qu’on met dans les plâtres je crois) pour me protéger de la mousse. L’inconvénient c’est que ça me donnait encore plus chaud l’été ! Par la suite on a remplacé la mousse par la peau de chamois puis un tissu-éponge bleu…

A la fin de l’école primaire j’en ai eu marre de les mettre, j’ai fait sécession, je le mettais quand ça me chantait… alors, comme c’était vraiment  important de les mettre pour que la mauvaise posture du pied ne s’aggrave pas (surtout que la croissance est se fait principalement la nuit) le docteur m’a proposé un deal : avoir une nuit de repos d’attelles…, ça devait être un jour fixe, on a décidé le mercredi soir : un jour où j’avais kiné donc où les muscles étaient plus détendus et étirés et donc exerçaient moins de tensions sur les os qui grandissaient…

En cm2 ou en 6°, en parallèle on m’a aussi proposé de nouveaux appareillages pour le jour (rappel : avant je n’avais donc plus d’attelles mais des semelles) : des attelles en résine, portées dans les chaussures, qui formaient une coque autour du pied et passaient sur le devant du tibia (et donc maintenues par un scratch sur le haut du mollet.)* Ces attelles m’aidaient à me tenir debout, plus droite… au début ça m’a fait bizarre (en gros je me tenais droite sans aucun effort ! Une révolution ! (Au point que j’en perdais un peu mon équilibre quand je ne marchais pas, et que pour le conserver, au début, je mettais -inconsciemment- les fesses en arrières le buste en avant…) mais je m’y suis vite faite… (et ça m’a changé la vie !) Ces attelles n’ont, je pense, pas vraiment d’objectif de rééducation, elles servent plutôt à mon « confort » personnel et à l’augmentation de mon endurance.

Au début le revêtement intérieur de ces attelles de jour était aussi en mousse mais comme j’ai fait une allergie on a changé pour de la peau de chamois : triple effet bénéfique à mes yeux : je n’avais plus de réaction allergique, je transpirais moins et en plus, la couleur écrue s’accordait mieux avec le motif rougeorange que la mousse verte !

Par ce que oui, il y avait un motif ! L’appareilleur pouvait introduire un tissu dans l’attelle (ne me demandez pas comment !) pour lui donner le motif ! (et c’était nouveau à l’époque …) Ça m’a beaucoup plu comme idée, je pouvais choisir mon motif ! Seule contrainte, le tissu devait être élastique… Ça a malheureusement un peu bridé mon imagination : moi j’avais pensé à un tissu avec les couleurs de l’arc-en-ciel (ça, ça n’existait pas dans le magasin, même en non élastique.  Les gens manquent d’imagination quand même !) ou alors un tissu écossais : ben, un tissu écossais élastique, y’avait pas ! Ni rouge, ni vert, ni bleu marine ! Ah c’est sûr, y’avait de l’écossais fond noir avec lignes de couleurs mais je ne voulais pas de noir, moi ! Ah c’est sûr y avait beaucoup de tissus à carreaux de couleurs sinon, mais c’est pas de l’écossais, enfin ! Ma maman s’est démenée pour me trouver un tissu élastique qui me plaise, je me suis finalement décidée pour un tissu à fleurs, couleur dominante rouge-orange avec un peu de jaune, de violet et et de marron … Un peu déçue quand même : y’avait pas de tissu écossais élastique, quoi, non mais qu’est-ce que c’est que ce monde !
(pas de tissu arc-en-ciel, je voulais bien comprendre c’est une idée assez originale et les gens sont étroits d’esprit, c’est pas la première fois que je m’en apercevais, mais pas de tissu écossais élastique (!!!), c’est quand même pas sorcier, c’est courant comme motif ! (genre, faire un leggins écossais n’est jamais venu à l’idée de personne ?! Bon ok, c’était peut-être pas encore la mode des leggins…) (je dois vous avouer aujourd’hui encore ça m’étonne et me scandalise…)

Cette forme d’attelles (refaites une fois, donc) m’a suivie 2 ans, après il y a eu une nouvelle révolution technique dans le monde de l’appareillage : l’utilisation de la fibre carbone !

Suite au prochain épisode, demain !

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4 réflexions au sujet de « Quels pogrès : les appareillages… »

  1. J’avais été tres jalouse quand les corsets de couleurs ont débarqué: comme c’était pour mon dernier et que j’avais 17 ans, je n’y ai pas eu droit! J’ai toujours eu du blanc. Et j’avais aussi une espèce de tissu en gaze dessous, pour ne pas être en contact direct avec la mousse (blanche donc…)

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