Quels progrès ! Partie 3 : les activités sportives en milieu scolaire …

Je continue la série, vous pouvez lire les autres épisodes par ici et par là !

Quand j’étais enfant j’étais suivie dans un centre de rééducation et le médecin de ce centre avait dit à mes parents que  je pouvais participer à la plupart des activités sportives, que ça serait bien même, car ça serait une rééducation ludique et qu’il fallait que je me muscle, mais que le prof devait accepter que je m’arrête quand je voulais car c’est moi qui connaissait mes limites…. Mon parcours scolaire comporte un grand nombre de pratiques sportives, diverses et variées, j’ai eu beaucoup d’instituteurs différents et leur approche des choses changeait beaucoup, mon ressenti suivait !

Au CP, je me souviens uniquement de la danse que nous avons appris pour le spectacle de fin d’année, de la maitresse qui a fait attention à aller à mon rythme d’apprentissage, de ses encouragements. Pour les classe de CE1 et CE2, je me rappelle qu’on faisait des « jeux » du genre la clé de la Saint-Georges, parcours de gym, cerceaux, … et que c’était difficile, frustration de ne jamais gagner et moqueries des autres… A un moment, j’ai eu une tendinite, on m’a interdit de faire du sport (de toute façon j’avais mal) pendant plusieurs mois et j’ai un souvenir flou des moments où je restais par conséquent, assise sur le banc du gymnase à l’écart, partagée entre le soulagement de ne pas participer, ne pas avoir a faire tous ces efforts et la frustration de l’interdit décuplée par l’ennui et l’isolement… Ce sombre tableau plombé par le fait que je réalisais alors encore plus (puisque la seule occupation que j’avais était de les observer et analyser / réfléchir) la différence, le fossé infranchissable, entre mes capacités et les leurs… 😦

Je me souviens des ballons prisonniers et autres jeux d’équipe où les autres me faisaient bien sentir qu’ils ne voulaient pas me prendre dans leur équipe parce que j’étais un véritable boulet et qu’à coup sûr j’allais les faire perdre… alors que je sais maintenant d’expérience que s’ils avaient d’avantage cru en moi j’aurais fait mieux (même si ça n’aurait pas été miraculeux bien sûr) ! La confiance c’est un véritable cercle vicieux : quand les autres ne te font pas confiance tu ne fais toi-même pas confiance, tu ne te fais pas confiance alors tu échoues, tu échoues alors les autres te font encore moins confiance… (De même pour un complexe, tu es mal à l’aise sur un défaut, certains insistent dessus, alors tu complexe et tu es obsédée par ça, et du coup tout le monde le remarque et ça continue… la clé de tout ça c’est la confiance !!!)

Je me souviens des match de tennis, encadrés par un maitre que je n’aimais (et il ne m’aimait pas non plus : il ne vivait que par le sport, entre nous ça ne pouvait pas fonctionner !) Normalement c’était tennis une heure, vélo une heure (et en plus aller-retour à pied jusqu’à l’école) mais je ne savais pas faire du vélo assez bien pour ce qu’il voulait faire alors je restais les deux heures en tennis ! et puis la règle du médecin, aux oubliettes… au bout d’un certain temps mes parents ont dû intervenir, ça faisait un peu (beaucoup) trop … Mais il a réinterprété la règle : je ne m’arrêtais pas quand je sentais mes limites arriver, mais à la fin de l’heure (et bien sûr toujours que du tennis…) et ensuite j’attendais (sur le bord du terrain de tennis, pas du côté des vélos voyons, la variété c’est mauvais … ) Allez savoir pourquoi maintenant je déteste le tennis ! C’est vraiment un sport dont je ne comprends pas l’intérêt ! Regardez le tennis à la télévision : on entend le tennisman qui crie (« han ») puis la raquette qui frappe la balle (« poc ») puis le rebond (« poc autrement ») … et on voit les joueurs courir d’un bout à l’autre du terrain sans voir vraiment la balle tellement ça va vite … Et moi je faisais ça pendant une heure (!!!), courir d’un bout à l’autre pour rattraper la balle sans y arriver, et puis de toute façon frapper à côté, rater ses services pour la même raison … bref, des échanges inexistants pendants une heure, suivis d’une heure à regarder les autres réussir, toutes les semaines …. Je vais me répéter mais je déteste le tennis !

Heureusement pour vous et moi (je vais avoir le moral dans les chaussettes … heureusement j’écoute la musique de Vladimir Cosma à côté ! 🙂 ) les souvenirs suivants sont plus heureux (bah oui j’ai changé d’école ! je vous en ai déjà parlé ici)

Je me souviens en CM2, il y avait certes le badminton et le vélo (dont j’ai déjà parlé ici) mais aussi les sorties kayak. J’ai pas mal  galéré et sur le moment, c’était assez pénible de ne pas arriver à faire aussi bien que les autres, de ne pas faire aussi bien que j’aurais voulu aussi (c’est-à-dire pouvoir me débrouiller seule, sans aide), les problèmes de coordination et de représentation corporelle et aussi de représentation dans l’espace ont encore une fois pointé le bout de leur nez. Mais encore une fois mon instituteur a su tellement bien faire, mettre de la bonne humeur et du positif dans tout, que j’en garde de bons souvenirs : d’abord la fierté d’avoir participé à cette sortie, d’avoir fait du kayak comme toute ma classe, la fierté d’avoir réussi malgré tout à faire quelques « pagayées » toute seule sans problèmes, la promenade dans le canoë des maitres après être tombée dans l’eau 😉 … je pouvais profiter du paysage sans souci !
Je pense que si on me le proposait je retenterais bien l’expérience …

En CM2 -encore et toujours- je me souviens des après-midi d’escrime :encore une fois mon instituteur, et le moniteur, ont tout  fait pour que je sois intégrée même si je ne pouvais pas tout faire comme tout le monde. Je crois que je ne gagnais pas souvent, mais  ils ne m’ont jamais présenté ça comme le but  (alors que clairement c’était l’objectif de tous les enfants autour de moi, c’est l’objectif de tous enfants gagner. ) Le plus important était que je participe et que peut-être je m’améliore, que je progresse à mon rythme… je n’en garde pas vraiment de  souvenirs précis mais je me rappelle de ces idées, cette ambiance, de ma frustration de ne pas gagner, ce que je voulais comme tous les autres enfants, mais surtout, ce qui compensait largement, de leur gentillesse, leur soutien, leurs sourires, leurs encouragements, leur persévérance, leur confiance, leurs félicitations ….

Je me souviens de l’EPS au collège, en sixième ça ne s’est pas bien passé : les autres élèves étaient jaloux, ils considéraient que j’étais surnotée alors qu’au contraire j’avais la flagrante impression que je me démenais pour rien et que mes efforts n’étaient pas reconnus (ni par la prof ni par les autres). En revanche les 3 années suivantes j’ai eu une prof super qui a toujours cherché à  me faire participer : natation, volley, badminton, ping-pong et danse (chorégraphies), je pratiquais jusqu’au moment où je me sentais trop fatiguée (généralement 1 heure sur 2 mais parfois un peu moins, parfois un peu plus) pour les autres sports je faisais l’arbitre, puis vers la fin elle m’a dit que je pouvais rentrer chez moi (elle a dû voir que ça ne marchait pas, l’intégration n’était pas au top : les collégiens et la tolérance ça fait 2 …)

Durant ces 3 ans j’ai aussi fait un peu de gym, il y a beaucoup de choses qui m’étaient interdites ou que je n’arrivais pas (et ma mémoire les a pour la plupart occultées 😉 ) mais après pas mal d’obstination j’ai réussi à marcher sur la poutre sans tomber : LE souvenir de la gym ! et faire une « roulade » (ça a un nom mais je ne sais plus !) en avant et en arrière avec les anneaux : 2° souvenir de gym !

Je me souviens du lycée, là j’étais dispensée d’EPS, mais je suivais un cours de yoga et de Taï-chi : gros challenge ! Le yoga ça étire beaucoup et ça demande pas mal de force musculaire, mine de rien, et le Taï-chi c’est des mouvements lents enchaînés en chorégraphie, ce qui veut dire concrètement : de l’équilibre, une bonne connaissance du schéma corporel et une mémoire kynésique (des mouvements), que des choses que je n’ai pas (mais alors pas du tout ! 😉 )
Oui, ça m’a demandé beaucoup d’efforts et d’énergie, ça m’a fatiguée et courbaturée mais, à la fin d’un an de pratique la prof a trouvé que je m’étais bien améliorée et j’en suis très fière et je sais que ça m’a beaucoup apporté, même si je n’ai pas vu tous les progrès qu’elle, elle a vu …

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