Rosemonde

Longtemps au pied du perron de

La maison où entra  la dame

Que j’avais suivi pendant deux

Bonnes heures à Amsterdam

Mes doigts jetèrent des baisers

 

Mais le canal était désert

Le quai aussi et nul ne vit

Comment mes baisers retrouvèrent

Celle à qui j’ai donné ma vie

Un jour pendant  plus de deux heures

 

Je la surnommai Rosemonde

Voulant pouvoir me rappeler

Sa bouche fleurie en Hollande

Puis lentement je m’en allai

Pour quêter la Rose du Monde

 

 

extrait d’Alcools par Guillaume Apollinaire, ce génie

En souvenir d’une soirée entre amies,

à la lueur d’une bougie,

à réciter de la poésie et autre littérature belle à l’ouïe

Aux plaisirs de la vie je rajoute ceci

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